The Wantones - I want you

The Wantones


The Wantones - I want you

Bon, je l’avoue, je suis un peu jaloux de ne pas avoir eu cette idée le premier. Car, avant d’être un groupe, The Wantones est une idée, un concept. Le principe est de reprendre des titres dont le point commun est d’avoir le même titre (vous suivez ?)
Donc I want you décliné en 11 chansons de Bob Dylan à Kiss en passant par Debbie Harry (Blondie) et Tom Waits pour les plus connus.

wantones2.jpg


Derrière ce groupe se cache un ex Innocent, JP Nataf , dont la présence sur n’importe quel album justifie quasi chaque fois l’achat même s’il n’a jamais obtenu le succès qu’il mérite, le prolifique Albin de la Simone qui traîne ses claviers sur une foultitude de projets, Pascal Colomb que l’on a pu régulièrement voir avec le précédent, et , oh surprise pour moi, un John Christopher Jacq qui, sauf parfaite homonymie, pourrait bien être le Christophe J dont je parlais justement dans ma dernière newsletter. Aucune idée de qui peut se cacher derrière le pseudo Harry Vederci et je ne connais pas non plus, mes excuses auprès d’eux, les Bertrand Bonello, Bernard Viguié, Philippe Entressangle ,Christopher Board et autre Julie Gasnier qui finissent de composer ce classieux casting.

Il y en a à qui le mot reprises pourraient faire peur. Car il y a reprises et reprises Les Starac et consorts, avec leur production aseptisée, leurs synthés gluants et leurs orchestrations dans l’air du temps font parties de cette catégories. Et nos Wantones en sont loin.
Nous sommes loin sur ce I want you, de rechercher le tube radiophonique. C’est rock tant dans la forme que dans l’esprit, foutraque, essentiellement basé sur des guitares. La production est brute de e décoffrage, me faisant penser aux Costello d’avec T Bone Burnett par exemple.
Allez un rapide tout d’horizon des 11 titres pour vous donner envie.

Rien que pour nous embêter et briser le concept dès le départ le premier morceau s’intitule Someday (you’ll want me to want you). Crédité pour je ne sais quelle raison à Dean Martin (qui certes l’a reprise) parmi la foultitude d’interprètes de ce standard. Cette version a le mérite de poser le décor sonore. Version country folk presque fifties dans le traitement, accrocheuse.

kiss.jpgKiss est revisité de belle manière. Ponctué par des I want you à la Screamin Jay Hawkins, le titre prend un couleur soul qui rend justice à un titre qui initialement ne m’a jamais branché.

dylan.jpg Impossible de faire l’impasse sur le titre de Dylan quand on décide de jouer des I want you, l’une de ses plus connues. Harmonica au placard, rythme un poil plus lent, basse plus marquée, une honnête version.

On passe ensuite à mon I want you préféré. Elvis Costello est l’un de mes auteurs compositeurs favori sur la période 77-85 et ce titre l’une de ses plus belles réussites. J’étais donc curieux d’écouter le traitement qui allait lui être infligé. Globalement, une certaine fidélité. Un son actualisé, un rythme plus marqué, sans plus, bref hommage plus que re création. Mais toujours un plaisir que de réécouter cette perle.

blondie.jpg Celui signé Debby Harry, extrait d’un album solo Rockbird que je ne connais pas. Ici, une guitare à la Ramones posée sur un boite à rythme cheap très imitation maquette dans le traitement. Ca a la pèche, très Blondie avec de multiples voix chantant lead.
The Mabuses et un groupe dont je sais que peu de chose. Un album surprenant, déjanté serait plus juste, au début des années 90, un second dont je ne sais rien, réapparition, pour moi, de son pilier, Kim Fahy sur le sous estimé plus de sucre de monsieur Nataf, ce qui explique probablement sa présence ici. Version ou le chant est plus proche du mec bourré qu’autre chose. Un morceau un peu bancal dans son rythme, mais qui se tient.

Christine Perfect pour le suivant. Je ne connais pas l’album de la future Fleetwood Mac dont il est question ici. Donc pas de comparaison possible avec sa version ou l’originale de Tony Joe White parue en 1969. Les Wantones en propose une version bluesy, bien dans l’esprit de ce que le brillant guitariste Lindsey Buckingam aurait pu en faire.

Le titre suivant est signé Nataf/Bonello , un titre de la bande originale du film Quelque chose d'organique de Monsieur Bonello justement. Je ne connais ni la bande son ni le film. C’est le seul titre en français, avec des paroles plutôt bien tournées, Plus je te veux qu I want you d’ailleurs, très hypnotique dans son traitement.

christophe-j.jpg 9eme titre, signé du Christophe J sus nommé. Il n’est pas sur le fameux quoique oublié Sons of Waterloo ni sur le single suivant, Next Step seules pépites que je connaissais de lui. Peut être écrit spécifiquement pour cet album. Une ballade pop qui se laisse écouter mais qui ne laissera pas une trace impérissable.

Avant dernier titre, signé Chris Stamey. Hormis sa participation au 1er et très bon album des Db’s, je ne sais rien de sa carrière solo dont ce I want you est extrait. Une popsong très Mc Cartney période Ram je trouve. Sonne un peu bricolée, un peu explosée, étrange.

Pour fermer le ban, Tom Waits. Je suis rarement client de Monsieur Waits. Pas le style de musique qui me fait craquer ou alors à doses homéopathiques. Ici, la guitare acoustique remplace le piano pour une de ses complaintes donc il est coutumier. Mélancolie, blues, bref les ingrédients habituels qui font le quotidien de ce pianiste. Une belle manière de clôturer le disque.

Pour finir cette chronique, la pochette, extraite de photos probablement considérées comme pornographiques quand elles ont été prises (1895-1900) illustrant peu subtilement le concept I want you. Ces jeunes femmes (et le jeune homme) auraient été diablement surpris de se retrouver plus d’un siècle plus tard sur la couverture d’un produit de consommation courante..

Voilà, un disque qui sent bon l’amour de la musique rock, personnellement, j’y aurais glissé au moins le I want you des Beatles et le I want you to want me de Cheap Trick. J’aime le son des guitares, la production en général de ce disque, qui en font une œuvre une peu à contre courant de la musique formatée d’aujourd’hui mais qui fait tant de bien aux oreilles.

wantones.jpg



  1. Someday (You'll want me to want you)
  2. I want you (Kiss)
  3. I want you (Bob Dylan)
  4. I want you (Elvis Costello)
  5. I want you (Debbie Harry)
  6. I want you (The Mabuses)
  7. I want you (Christine Perfect)
  8. I want you (Laurie Markovitch)
  9. I want you (Christophe J.)
  10. I want you (Chris Stamey)
  11. I want you (Tom Waits)
      blog

Sortez Covers 3 - Taï Phong - Last Chance


Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon Radioblog,ce podcast étant mensuel (mise à jour de nouveaux artistes le 1er de chaque mois).
Par ailleurs,Tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd.ce qui signifie que vous pouvez librement les télécharger, les copier,diffuser, partager tant qu'aucune commercialisation ne leur est liée.Dans le cas contraire, il suffit de demander ;o)

Contrat Creative Commons
En ce mois de mars j’ai décidé de me faire crooner.
Le projet SortezCovers continue, après Dick Wagner et Status Quo, c’est vers un groupe français, Taï phong, que je me suis dirigé.D’eux, improprement nommés le groupe de Jean-Jacques Goldman alors qu’il a rejoint le groupe en route, hormis Sister Jane, passée à la postérité, pas grand-chose ne reste. Pourtant, en ce milieu des années 70, ou la musique dites progressive prenait ces marques, ils n’étaient pas nombreux les groupes français de cette qualité. Extrait de leur second, excellent et oublié, album, Windows (Bill Gates n’y avait pas encore pensé) Last chance est une ballade acoustique superbe que j’ai décidé d’exhumer.
Je suis plus qu’aidé dans cette lourde tâche par Corriya qui m’a concocté une orchestration aux petits oignons dont elle a le secret. Un arrangement éloigné du dépouillement original, claviers et chœurs en lieu et place de la guitare acoustique initiale un régal à chanter. C’est sur cette page que vous pourrez entendre les deux versions.

Corriya et moi avons, entre autres points communs, de l’admiration pour Henri Salvador. Elle lui avait dédié sur son dernier disque,Tout simplement, un titre appelé Hommage à Henri Salvador, que l’actualité a tristement mis à la une. Et donc, tant pour l’artiste qui nous a quitté que pour vous faire mieux connaître le travail de Corriya,je place cette chanson dans le SucrePod de ce mois ci.
Et comme, parallèlement à ma reprise mensuelle, je continue à jouer à droite et à gauche vous trouverez ce mois ci une reprise made in Sucrepop de Golden Slumbers des Beatles avec Nathalie au chant, et une version au ukulele par votre serviteur de Delilah des Plain White T’s.

Mais abandonnons les chansons revisitées pour écouter un peu ce qui se passe chez mes camarades de jeu.

Logo Sucrepop

Tout d’abord quelques chroniques,avec ce mois ci un titre par titre consacré à Swan Dive et leur album Until, un petit tour chez Rodolphe Burger et son récent No sport, un bref compte rendu d’un concert commun d’Edenmix et Marijane, un coup de projo sur la compil 15 titres d’autoproduits,téléchargeable gratuitement s’il vous plait, de Lyberty, une autre compil, ou quelques pointures, type Jeanne Cherhal et autre Adrienne Pauly se la jouent reprises également,mais pour du Claude François, 30 ans obligent, et les récentes parutions de Celle que je suis de S’mile et sur les traces de Candy Lai de Bristol.
Placemaintenant a quelques talentueux artistes qui ont eu,soit l’amabilité de répondre à mes sollicitations soit l’excellente initiative de m’avoir contacté pour paraître en ces pages.

Pluspop, pas possible. Les Spyfox, qui comme leur nom ou leur musique ne l’indiquent pas sont français, ont visiblement beaucoup écouté l’école anglo-saxonne. Ils en ont assimilé les grands lignes et vous en proposent leurs visions Orchestrations à tiroir, surprises rythmiques, une large palette d’instruments divers, une voix de tête portant le tout, bref une capacité à étonner et  à maintenir l’attention jamais prise en défaut. Rafraîchissant et surprenant.

Spyfox
Nicholas Alan

Nicholas Alan qualifie sa popd’acoustique. Il en oublie de dire le talent qui va avec. C’est lumineux, comme une ballade en amoureux main dans la main avec sa chère et tendre. Un timbre de voix à l’aise dans les aigus, avec des accents de John Mayer pour les connaisseurs. Nicholas Allan me fait penser, par la douceur et la tendresse qui se dégage de ses morceaux à un Dennis Wilson. La connection avec les Beach Boys me parait évidente, même si le côté harmonies vocales n’est pas autant mis en exergue ici

Mooli est un duo, CleaLlewellyn et BenCopland. Comme de coutume, madame au chant, monsieur au synthé et à la production, les deux co-signent la plupart des titres. Une superbe voix, évidement, sinon elle ne serait pas dans ces pages est la première chose qui saute aux oreilles chez Mooli. De ces voix pleines de soul, si rares en francophonie. Outre Manche, ils sont comparés à Massive Attack, et un avenir radieux leur est promis. A en juger par les titres de l’album à venir,Concubine, en écoute sur leur myspace, ces prédictions ont de bonnes chances de se réaliser.

Mooli
My brother woody

Toujours pop mais dans un style plus rentre dedans. C’est d’Irlande que nous vient My brother Woody. Un concentré de Beach boys, encore,matinée de Big Star. C’est fun, plus que ça, c’est classe. Je ne connais pas l’album en entier, mais ce qu’offre son myspace est du 100% pur sucre. Les plages irlandaises semblent pouvoir rivaliser avec les californiennes, et pour un  premier album, il a placé la barre assez haut. Fans de Brian, Denis, Carl et les autres, faites un saut chez frère Woody.

DirectionMalmeu, Suède. Pour yrencontrer le groupe Steso songs. En fait une jeune femme, Korro, auteur compositeur chanteuse. Du piano,des vocaux, une pop parfois enjouée (The worse), parfois mélancolique(This is for you girls). Un côté Kate Bush blonde, Suède oblige, pour la voix,ses comptines pop sont entêtantes, elle n’a pas de label pour le moment mais pas de raison que ça ne se décante pas, elle a le petit truc en plus.

Steso
Tiger Lou

Toujours la Suèdeavec Tiger Lou.Je suis tombé sur ce groupe  par hasard, en recherchant des infos sur  Stesosongs. C’est à une pop plus tonique, aux accents rock prononcés que nous convie son maître d’œuvre Rasmus Kellerman. Sombre souvent, on ne peut pas dire que leur musique respire la joie de vivre mais c’est efficace vaut le détour.

Son nouvel album est en cours d’enregistrement. Ce sera le 3eme sous son nom, et vu les deux premiers, ça devrait faire mal. Comme qui plus est la moitié créatrice de Malin Plaisir participe à l’aventure, nul doute que Laurent Dutrey signe une fois de plus un recueil de perles pop. Un nouveau morceau est un écoute sur son myspace, les villes sous la mer, plus rock que ce à quoi il nous avait accoutumé. A suivre donc avec attention.

Laurent Dutrey
Emmanuel Travier

Nous restons en France avec le tout nouveau single d’Emmanuel Travier, Fier. Avec Bertrand Louis en guest star. Fier prépare le terrain pour la sortie de l’album prévu à l’automne, et aborde franchement le sujet de l’euthanasie. Une ballade mid tempo efficace qui présage d’un album intéressant. Je connais peu l’univers du bonhomme mais il y a là de quoi vouloir en savoir plus.

Poxfil est un mystère. Je suis tombé sur ce groupe via Jamendo, évidement attiré par la pochette (quand je dis l’importance de celle-ci). Des morceaux dub, des morceaux avec une chanteuse à coller la fièvre, le site web à carrément l’air d’être celui d’un autre groupe, bref mystère sur toute la ligne. N’empêche que le disque Who’s on mysofa ?(moi aussi je voudrais bien le savoir) est sacrément bien foutu.

Poxfil
Olivier Gann

Olivier Gannaurait plusieurs albums sous la ceinture. Je suis passé au travers de sa précédente carrière, mais je me rattrape maintenant. Catégorie chanson française,sous rubrique Chedid, Souchon, Chatel et consort, bref du lourd. Son prochain album, A l’ouest semble être à la hauteur de ses glorieux aînés. Les textes sont biens vus, la voix est aussi chaude qu’on peut le souhaiter, et les chansons ont ce petit goût de revenez-y qui fait les disques de chevet. J’y reviendrais sûrement plus en détails à la sortie de l’album

Retour a une pop coupée au folk. Ou le contraire. AndrewScott, guitare à la main, balance ses popsongs comme autant de bulles de champagne. Ca pétille, ça tourne un peu latête, et parfois rend un peu triste. Il a déjà un poignée d’albums sous la ceinture, et les différents titres accessibles sur son site démontrent une belle palette. Du quasi Eagles Cut the wire au pop American Thing en passant par le mélancolique  GravelRoad Requiem,du beau travail de songwriter.

Scott Andrew
Pajaro Sunrise
Ilssont deux, Pepe et  Yuri, ils sont espagnols et forme le groupe Pajaro Sunrise. Pour vous les situer, si Cat Stevens vous manque, ils feront un substitut honorable. Sans jamais atteindre l'excellence des meilleurs morceaux du maître, ils prouvent avec ce premier album qu'il faut compter avec eux. C'est folk, évidemment,c'est lumineux comme un matin de printemps, doux et tendre, bref ça fait du bien.
Je  connais mal la discographie de Pierpoljak.Mais à chaque fois qu'un titre se glisse inopinement dans mes conduits auditifs, c'est toujours avec plaisir que j'écoute. Je ne suis pas plus branché reggaeque ça, mais un peu comme le dernier Bernard Lavilliers, son nouvel album, Je blesserai personne à un charme addictif. Quelques incursions sonores en terre d'Afrique, dont je ne saurais dire s'il est coutumier du fait,apportent une touche supplémentaire à sa palette world.  
Pierpoljak je blesserai personne
Arthur Yoria - handshakes smiles
J’aidéjà évoqué dans ses pages le sieur Arthur Yoria. 3ème album du bonhomme, nommé Handshake smiles, et il est dans la droite ligne des précédents, une power pop adoucie. entre ballade comme ce Shouldbe qui ouvre le disque, le titre bluesy qui donne son nom au disque ou le très pop Love song in G.  Si cela reste un bon disque, je le placerais néanmoins un peu en dessous de I'll be there awake, son premier et cultissime album. dispo sur Magnatune
Parmi la pléthore d'albums qui sont passés à la trappe de la postérité , en voici un que peu d'entre vous doivent connaître. J'avais acheté ce vinyl à sa sortie en 83 sur la foi je suppose d'un article dans Rock and Folk ou Best. les Inmates en backing band, le ChristopheJ en question produit un album pop avec quelques gemmes type Nathalie Weeps ou Wall of Kampa. Faute de platine vynil je n'ai pas du réecouterce disque depuis 15 ans. Tombé par hasard dessus sur le net via le site eternally yours. Ca n'a pas si bien vieilli que cela, principalement à cause du son mais, appellez ça mon syndrome madeleine de Proust, j'ai été content de le réentendre, je vous en fais donc profiter aussi. 
Christophe J wall of Kampa son of waterloo

DC Cardwell

Et pour clôturer cette sélection printanière, un irlandais qui a migré en Australie, DC Cardwell. Un son de guitares très sixties,un sens mélodique largement au dessus de la mêlée. Le clin d’œil à notre ami à tous sur Myspace, Tom, devrait vous convaincre d’aller en découvrir plus sur lui.

Côté video, pas d'hésitation c'est sur les irlandais de Pugwash que se porte mon choix. leur nouvel abum semble encore plus réussi que ces précédents, le single take me away, avec ses lignes de basse très paperbackwriter, son refrain catchy en diable devrait convaincre les plus réfractaires à la pop. Ils avaient dernièrement mis en ligne une reprise d'un morceau des Iddle Race (Jeff Lynne)  on with the show qui me réconcilierait presque avec ce group pré Electric Light Orchestra.C'est du garanti excellent, ne passez pas à côté.



Take me away - Pugwash - le clip

N'oubliez pas d'aller remercier les artistes présents sur ces pages que vous aurez apprécié. Achat de disques/mp3, concerts ou simple message, rendez leur
un peu du plaisir qu'ils vous auront donnés.
Rendez-vous le 1er avril, le printemps venu, sans poisson mais avec un nouveau titre rempli d'amour, d'ici là, Sortez Covers !

PS: Les newsletters précédentes sont accessibles ici
Phil
www.sucrepop.com
desbonbons pour les oreilles
Sucrepop,

Sucrepop sur Myspace

sansoublier Whenim64.info
newsletter

Mars - Taï Phong - Last chance


Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon Radioblog, ce podcast étant mensuel (mise à jour de nouveaux artistes le 1er de chaque mois).

Par ailleurs, tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd

.ce qui signifie que vous pouvez librement les télécharger, les copier,diffuser, partager tant qu'aucune commercialisation ne leur est liée.Dans le cas contraire, il suffit de demander ;o)

Contrat Creative Commons


En ce mois de mars j’ai décidé de me faire crooner.
Le projet Sortez Covers continue, après Dick Wagner et Status Quo, c’est vers un groupe français, Taï phong, que je me suis dirigé.D’eux, improprement nommés le groupe de Jean-Jacques Goldman alors qu’il a rejoint le groupe en route, hormis Sister Jane, passée à la postérité, pas grand-chose ne reste. Pourtant, en ce milieu des années 70, ou la musique dites progressive prenait ces marques, ils n’étaient pas nombreux les groupes français de cette qualité. Extrait de leur second, excellent et oublié, album, Windows (Bill Gates n’y avait pas encore pensé) Last chance est une ballade acoustique superbe que j’ai décidé d’exhumer.
Je suis plus qu’aidé dans cette lourde tâche par Corriya qui m’a concocté une orchestration aux petits oignons dont elle a le secret. Un arrangement éloigné du dépouillement original, claviers et chœurs en lieu et place de la guitare acoustique initiale un régal à chanter. C’est sur cette page que vous pourrez entendre les deux versions.

Corriya et moi avons, entre autres points communs, de l’admiration pour Henri Salvador. Elle lui avait dédié sur son dernier disque, Tout simplement, un titre appelé Hommage à Henri Salvador, que l’actualité a tristement mis à la une. Et donc, tant pour l’artiste qui nous a quitté que pour vous faire mieux connaître le travail de Corriya, je place cette chanson dans le SucrePod de ce mois ci.
Et comme, parallèlement à ma reprise mensuelle, je continue à jouer à droite et à gauche vous trouverez ce mois ci une reprise made in Sucrepop de Golden Slumbers des Beatles avec Nathalie au chant, et une version au ukulele par votre serviteur de Delilah des Plain White T’s.

Mais abandonnons les chansons revisitées pour écouter un peu ce qui se passe chez mes camarades de jeu.

Logo Sucrepop

Tout d’abord quelques chroniques,avec ce mois ci un titre par titre consacré à Swan Dive et leur album Until, un petit tour chez Rodolphe Burger et son récent No sport, un bref compte rendu d’un concert commun d’Edenmix et Marijane, un coup de projo sur la compil 15 titres d’autoproduits,téléchargeable gratuitement s’il vous plait, de Lyberty, une autre compil, ou quelques pointures, type Jeanne Cherhal et autre Adrienne Pauly se la jouent reprises également,mais pour du Claude François, 30 ans obligent, et les récentes parutions de Celle que je suis de S’mile et sur les traces de Candy Lai de Bristol.
Place maintenant a quelques talentueux artistes qui ont eu,soit l’amabilité de répondre à mes sollicitations soit l’excellente initiative de m’avoir contacté pour paraître en ces pages.

Pluspop, pas possible. Les Spyfox, qui comme leur nom ou leur musique ne l’indiquent pas sont français, ont visiblement beaucoup écouté l’école anglo-saxonne. Ils en ont assimilé les grands lignes et vous en proposent leurs visions Orchestrations à tiroir, surprises rythmiques, une large palette d’instruments divers, une voix de tête portant le tout, bref une capacité à étonner età maintenir l’attention jamais prise en défaut. Rafraîchissant et surprenant.

Spyfox
Nicholas Alan

Nicholas Alan qualifie sa pop d’acoustique. Il en oublie de dire le talent qui va avec. C’est lumineux, comme une ballade en amoureux main dans la main avec sa chère et tendre. Un timbre de voix à l’aise dans les aigus, avec des accents de John Mayer pour les connaisseurs. Nicholas Allan me fait penser, par la douceur et la tendresse qui se dégage de ses morceaux à un Dennis Wilson. La connection avec les Beach Boys me parait évidente, même si le côté harmonies vocales n’est pas autant mis en exergue ici

Mooli est un duo, Clea Llewellyn et Ben Copland. Comme de coutume, madame au chant, monsieur au synthé et à la production, les deux co-signent la plupart des titres. Une superbe voix, évidement, sinon elle ne serait pas dans ces pages est la première chose qui saute aux oreilles chez Mooli.De ces voix pleines de soul, si rares en francophonie. Outre Manche, ils sont comparés à Massive Attack, et un avenir radieux leur est promis. A en juger par les titres de l’album à venir,Concubine, en écoute sur leur myspace, ces prédictions ont de bonnes chances de se réaliser.

Mooli
My brother woody

Toujours pop mais dans un style plus rentre dedans. C’est d’Irlande que nous vient My brother Woody. Un concentré de Beach boys, encore,matinée de Big Star. C’est fun, plus que ça, c’est classe. Je ne connais pas l’album en entier, mais ce qu’offre son myspace est du100% pur sucre. Les plages irlandaises semblent pouvoir rivaliser avec les californiennes, et pour unpremier album, il a placé la barre assez haut. Fans de Brian, Denis, Carl et les autres, faites un saut chez frère Woody.

Direction Malmeu, Suède. Pour yrencontrer le groupe Steso songs. En fait une jeune femme, Korro, auteur compositeur chanteuse. Du piano, des vocaux, une pop parfois enjouée (The worse), parfois mélancolique (This is for you girls). Un côté Kate Bush blonde, Suède oblige, pour la voix,ses comptines pop sont entêtantes, elle n’a pas de label pour le moment mais pas de raison que ça ne se décante pas, elle a le petit truc en plus.

Steso
Tiger Lou

Toujours la Suèdeavec Tiger Lou. Je suis tombé sur ce groupe parhasard, en recherchant des infos sur Steso songs. C’est à une pop plus tonique, aux accents rock prononcés que nous convieson maître d’œuvre Rasmus Kellerman. Sombre souvent, on ne peut pas dire que leur musique respire la joie de vivre mais c’est efficace et vaut le détour.

Son nouvel albumest en cours d’enregistrement. Ce sera le 3ème sous son nom, et vu les deux premiers, ça devrait faire mal. Comme qui plus est la moitié créatrice de Malin Plaisir participe à l’aventure, nul doute que Laurent Dutrey signe une fois de plus un recueil de perles pop. Un nouveau morceau est un écoute sur son myspace,les villes sous la mer, plus rock que ce à quoi il nous avait accoutumé. A suivre donc avec attention.

Laurent Dutrey
Emmanuel Travier

Nous restons en France avec le tout nouveau single d’Emmanuel Travier, Fier. Avec Bertrand Louis en guest star. Fier prépare le terrain pour la sortie de l’abum prévu à l’automne, et aborde franchement le sujet de l’euthanasie. Une ballade mid tempo efficace qui présage d’un album intéressant. Je connais peu l’univers du bonhomme mais il y a là de quoi vouloir en savoir plus.

Poxfil est un mystère. Je suis tombé sur ce groupe via Jamendo, évidement attiré par la pochette (quand je dis l’importance de celle-ci). Des morceaux dub, des morceaux avec une chanteuse à coller la fièvre, le site web à carrément l’air d’être celui d’un autre groupe, bref mystère sur toute la ligne. N’empêche que le disque Who’s on my sofa ? (moi aussi je voudrais bien le savoir) est sacrément bien foutu.

Poxfil
Olivier Gann

Olivier Gann aurait plusieurs albums sous la ceinture. Je suis passé au travers de sa précédente carrière, mais je me rattrape maintenant. Catégorie chanson française,sous rubrique Chedid, Souchon, Chatel et consort, bref du lourd. Son prochain album, A l’ouest semble être à la hauteur de ses glorieux aînés. Les textes sont biens vus, la voix est aussi chaude qu’on peut le souhaiter, et les chansons ont ce petit goût de revenez-y qui fait les disques de chevet. J’y reviendrais sûrement plus en détails à la sortie de l’album

Retoura une pop coupée au folk. Ou le contraire. Andrew Scott, guitare à la main, balance ses popsongs comme autant de bulles de champagne. Ca pétille, ça tourne un peu latête, et parfois rend un peu triste. Il a déjà un poignée d’albums sous la ceinture, et les différents titres accessibles sur son site démontrent une belle palette. Du quasi Eagles Cut the wire au pop American Thing en passant par le mélancolique GravelRoad Requiem,du beau travail de songwriter.

Scott Andrew
Pajaro Sunrise
Ils sont deux, Pepe et Yuri, ils sont espagnols et forme le groupe Pajaro Sunrise. Pour vous les situer, si Cat Stevens vous manque, ils feront un substitut honorable. Sans jamais atteindre l'excellence des meilleurs morceaux du maître, ils prouvent avec ce premier album qu'il faut compter avec eux. C'est folk, évidemment,c'est lumineux comme un matin de printemps, doux et tendre, bref ça fait du bien.
Je connais mal la discographie de Pierpoljak. Mais à chaque fois qu'un titre se glisse inopinement dans mes conduits auditifs, c'est toujours avec plaisir que j'écoute. Je ne suis pas plus branché reggaeque ça, mais un peu comme le dernier Bernard Lavilliers, son nouvel album, Je blesserai personne à un charme addictif. Quelques incursions sonores en terre d'Afrique, dont je ne saurais dire s'il est coutumier du fait,apportent une touche supplémentaire à sa palette world.
Pierpoljak je blesserai personne
Arthur Yoria - handshakes smiles
J’aidéjà évoqué dans ses pages le sieur Arthur Yoria. 3ème album du bonhomme, nommé Handshake smiles, et il est dans la droite ligne des précédents, une power pop adoucie. entre ballade comme ce Shouldbe qui ouvre le disque, le titre bluesy qui donne son nom au disque ou le très pop Love song in G. Si cela reste un bon disque, je le placerais néanmoins un peu en dessous de I'll be there awake, son premier et cultissime album. dispo sur Magnatune
Parmi la pléthore d'albums qui sont passés à la trappe de la postérité , en voici un que peu d'entre vous doivent connaître. J'avais acheté ce vinyl à sa sortie en 83 sur la foi je suppose d'un article dans Rock and Folk ou Best. les Inmates en backing band, le ChristopheJ en question produit un album pop avec quelques gemmes type Nathalie Weeps ou Wall of Kampa. Faute de platine vynil je n'ai pas du ré-écouter ce disque depuis 15 ans. Tombé par hasard dessus sur le net via le site eternally yours. Ca n'a pas si bien vieilli que cela, principalement à cause du son mais, appellez ça mon syndrome madeleine de Proust, j'ai été content de le réentendre, je vous en fais donc profiter aussi.
Christophe J wall of Kampa son of waterloo

 

DC Cardwell

Et pour clôturer cette sélection printanière, un irlandais qui a migré en Australie, DC Cardwell. Un son de guitares très sixties,un sens mélodique largement au dessus de la mêlée. Leclin d’œil à notre ami à tous sur Myspace, Tom, devrait vous convaincre d’aller en découvrir plus sur lui.

Côté video, pas d'hésitation c'est sur les irlandais de Pugwash que se porte mon choix. leur nouvel abum semble encore plus réussi que ces précédents, le single take me away, avec ses lignes de basse très paperbackwriter, son refrain catchy en diable devrait convaincre les plus réfractaires à la pop. Ils avaient dernièrement mis en ligne une reprise d'un morceau des Iddle Race (Jeff Lynne) on with the show qui me réconcilierait presque avec ce group pré Electric Light Orchestra.C'est du garanti excellent, ne passez pas à côté.



N'oubliez pas d'aller remercier les artistes présents sur ces pages que vous aurez apprécié. Achat de disques/mp3, concerts ou simple message, rendez leur
un peu du plaisir qu'ils vous auront donnés.
Rendez-vous le 1er avril, le printemps venu, sans poisson mais avec un nouveau titre rempli d'amour, d'ici là,Sortez Covers !

PS: Les newsletters précédentes sont accessibles ici
Phil
www.sucrepop.com
des bonbons pour les oreilles
Sucrepop,

Sucrepop sur Myspace

sansoublier Whenim64.info

editoriaux-2008

Bristol - sur les traces de Candy Lai

Bristol


Sur les traces de Candy Lai.

Second album de Bristol (le premier était chroniqué ici). Un album concept, sur le thème du rapport amoureux, de la rencontre à la rupture.
La musique de Bristol revendique la filiation d’un pop léchée, d’influence sixties mais avec un son plus élaboré, plus travaillé, bref le meilleur des deux mondes.

De fait, comme pour l’album précédent, l’attention portée à la qualité du matériel sonore est immédiatement perceptible. Les onze titres composant l’album ont tous pour eux cet équilibre.

Je te vois, qui ouvre le disque, duo avec Valerie Louzia (que j'ai découvert à cette occasion et sur qui je reviendrais car elle m'a fait craquer) est en cela représentatif du disque. Des chœurs éthérés, des guitares acoustiques et électriques entremêlées, des touches discrète de clavier, la voix de Pascal Layan, bien timbrée, une rythmique simple et efficace.
bristol
Côté forme donc, Bristol est au rendez-vous. Côté fond, je serais plus circonspect. Après une demi douzaine d’écoutes répétées, aucun titre n’émerge réellement. Le sentiment d’une certaine uniformité se dégage de l’ensemble. L’atmosphère globalement plutôt mélancolique n’est pas pour me déplaire, mais, à mon sens, il manque des singles (ou au moins un) forts.

Pour revenir sur leurs influences, nous sommes plus ici chez Keane ou Radiohead que Beatles ou Beach Boys. Plus le Daho actuel que le Daho plus « commercial » des premiers temps. Si la musique de Bristol est indéniablement mélodique, il n’en reste pas moins que les mélodies ne sont pas de celles qui restent gravées dans la tête, ce n’est d’ailleurs peut être pas leur but non plus.

En fait, pour qui connaît leur premier album, c’est l’effet de surprise qui manque. Nous sommes dans la même droite ligne, un album très bien produit, réalisé au cordeau, efficacement calibré, habité mais manquant d’efficacité. Un peu comme un macht de foot ou deux équipes de haut niveau feraient une superbe prestation sans qu’un seul but ne soit marqué. On y prend du plaisir, mais une certaine frustration persiste.

Pour résumer, si vous aimez Eliott Smith par exemple, nul doute que la musique de Bristol vous parle. Elle a toute les qualités de textes et d’ambiance pour vous séduire et suivre cette Candy Lai sera un réel plaisir, si vous cherchez comme moi une pop plus simpliste peut être, mais plus tubesque, plus radiophonique vous resterez sur votre faim.





bristol


01. Je te vois
02. Faye Dunaway
03. Tomber les dominos
04. Sur les traces de ton père
05. Quand on passait le pont
06. De ton absence
07. Aux abbesses
08. Les temps nouveaux
09. J'ai construit cette ville
10. S'arrêter là
11. Rumeurs de Candy Laï
blog

Golden Slumbers - The Beatles

Golden Slumbers



Originellement Lennon/Mc Cartney



Et un autre Beatles.
Extrait de la somptueuse suite d'Abbey Road, un Golden slumbers revisité par Nathalie.
Après multiples ré-écoutes, je ne suis pas mécontent du résultat final. Une autre version, cheap de chez cheap au ukulele traine par ici
reprises

The Plain White T's - Delilah

Delilah


Originellement par les Plain White T's

Le forum francophone My dog has flea consacré au ukulele comprend une section nommés home-studio ou les amateurs que nous sommes peuvent faire écouter leur prestations. Un défi, enregistrement libre d'une chanson imposée, est parfois proposé, cette reprise de Delilah des Plain White T's en est issue. Deux versions, une au Uke simplement et l'autre moins dépouillée.

Version acoustique

Hey there Delilah what's it like in New York City ?  I'm a thousand miles away but girl, tonight you look so pretty Yes you do Times Square can't shine as bright as you I swear it's true.


Hey there Delilah don't you worry about the distance I'm right there if you get lonely give this song another listen Close your eyes Listen to my voice, it's my disguise I'm by your side.


Oh it's what you do to me Oh it's what you do to me Oh it's what you do to me Oh it's what you do to me what youdo to me.


Hey there Delilah I know times are getting hard But just believe me, girl someday  I'll pay the bills with this guitar  We'll have it good We'll have the life we knew we would My word is good.


Hey there Delilah I've got so much left to say If every simple song I wrote to you would take your breath away I'd write it all Even more in love with me you'd fall  We'd have it all.


Oh it's what you do to me Oh it's what you do to me Oh it's what you do to me Oh it's what you do to me.


A thousand miles seems pretty far But they've got planes and trains and cars I'd walk to you if I had no other way Our friends would all make fun of us and we'll just laugh along because we know That none of them have felt this way Delilah I can promise you That by the time we get through The world will never ever be the same And you're to blame.


Hey there Delilah you be good and don't you miss me Two more years and you'll be done with school And I'll be making history like I do You'll know it's all because of you We can do whatever we want to Hey there Delilah here's to you This one's for you.


Oh it's what you do to me Oh it's what you do to me Oh it's what you do to me Oh it's what you do to me.


banniere_rebus_fr.gif

ukulele-facile

S'mile - Celle que je suis

S'mile



smileCelle que je suis est le 1er et tout récent album de S’mile, un pseudo en forme de clin d’œil au réel patronyme de l’interprète, Sabine Milhl.
S’mile, originaire de Mérignac, n’est donc pas un groupe, mais une jeune femme qui, après avoir été chanteuse dans diverses formations décide de voler de ses propres ailes. Rencontre avec Philippe Duvignac, qui signe 6 des 13 titres de l’album, et en cosigne un 7ème, premiers enregistrements, constat, comme presque toujours, que côté maison de disque, ça ne passera pas et grand saut dans l’autoproduction.

Et voici donc la galette, Celle que je suis. Une pochette reprenant les textes, toujours un plus que j’apprécie, une absence de photos, absence que les sites web, Myspace ou officiel confirment, S’mile semble se préférer en voix plutôt qu’en image.

L’album s’ouvre sur le titre qui lui donne son nom. Et tout de suite, ce qui frappe c’est la similitude, quasi mimétique du timbre de voix avec Véronique Rivière. Etant un inconditionnel de cette dernière, l’impression est étrange, on croirait entendre un inédit. Cette impression perdurera tout l’album, un univers musical similaire, des voix très proches, un plaisir pour moi, Véronique Rivière tendant à se faire rare.

Côté son, ça sonne pro, le mix est nickel, les instruments se détachent bien, bref de l‘autoproduction qui peut sans rougir se comparer à des produits majors.

Am Stram gram, le second titre, plus enlevé, à tout d’un single, les chœurs qui balancent, la basse qui pousse, le petit truc qui fait la différence, tout pour plaire. Tous les maux suit et semble avoir été le premier morceau à être remarqué. A juste titre, le refrain est accrocheur, et est une bonne introduction à l’univers de la jeune femme.

Le 4ème titre, toujours signé Duvignac, s’intitule Message personnel. Alors bien sur, passer derrière Michel Berger et sont sublime titre écrit pour Françoise Hardy est mission impossible. C’est une bonne ballade, la mélodie est agréable et finalement, après quelques écoutes, fait facilement son nid entre nos deux oreilles

J’ai rêvé est le single de l’album si j’en crois ce que j’ai lu sur le net. Elle en signe les paroles, ceci expliquant peut être ce choix. Perso je ne suis pas convaincu. Ce n’est pas un mauvais titre, mais aussi vrai qu’on a qu’une seule chance de faire une première bonne impression, il ne me parait pas avoir le potentiel suffisant pour attirer l’attention sur S’mile.
smile
Avec Aimer, retour vers un titre plus rock, même si les guitares électriques sont un peu enterrées dans le mix, sûrement un moment fort sur scène.

Rêve, très dépouillé, intimiste, piano voix et quelques percussions. Basse batterie rejoignent l’ensemble à mi parcours. Une chanson d’album.

Assez, déjà le huitième titre, retour de monsieur Duvignac aux commandes. Il a clairement le truc pour écrire les mélodies les plus fortes de l’album. Presque funk (j’ai dit presque), en tout cas chargé d’une énergie latente qui ne demande qu’a exploser.

Je serais là. Coincidence ? Après l’homonymie avec Michel Berger, Sanson a également chanté un Je serais là (en réponse au Seras tu là du 1er). Cette fois guitare acoustique pour une douce promesse.

Il doit me manquer. Un des meilleurs titres, celui aussi ou le syndrome Rivière est le plus prégnant. Le refrain fait mouche et est radiophonique à souhait.

Je veux partir. Un titre qui ne m’accroche pas. Pas de faute de goût , bien réalisé mais dans le quel je n’entre pas.

Juste là, avant dernier titre, séquence émotion. Piano voix simplement, et c’est suffisant. Le frisson passe parce qu’on touche le cœur.

Et pour clôturer l’album la seule chanson que S’mile signe en solitaire, Le mendiant . La plus longue aussi, plus de 5’. Une chanson humaniste, pour terminer sur une note plus grave, sur un arrangement moins pop, plus orchestral, en forme d’ouverture vers les autres, après avoir commencé centrée sur soi (celle que je suis), un hymne à l’amour entre les hommes.

Au final, un album homogène, qui pêche peut être par une relative uniformité, excusable pour un premier album mais qui dénote aussi une réelle personnalité. Si l’on fait l’abstraction de la troublante similitude vocale avec l’artiste sus-cité, S’mile, aussi blonde que l’autre est brune, à tout pour se faire sa place au soleil. Il ne manque pas grand-chose, qu’une radio nationale ait la bonne idée de s’enticher d’Am stram gram par exemple.

smile.jpg


1 - Celle que je suis (Philippe Duvignac)
2 - Am stram gram (Philippe Duvignac)
3 - Tous les maux (Philippe Duvignac)
4 - Message personnel (Philippe Duvignac)
5 - J'ai rêvé (Sabine Milh/Jacques Mih)
6 - Aimer (Philippe Duvignac)
7 - Rêve (Patrick Delage)
8 - Assez (Philippe Duvignac)
9 - Je serai là (Sabine Milh / Jacques Milh)
10 - Il doit me manquer (Sabine Milh / Jacques Milh)
11 - Je veux partir (Sabine Milh / Jacques Milh)
12 - Juste là (Sabine Milh / Philippe Duvignac)
13 - Le mendiant (Sabine Milh)

Tous les maux

blog