
En ce mois de mars j’ai décidé de me faire crooner.Mais abandonnons les chansons revisitées pour écouter un peu ce qui se passe chez mes camarades de jeu.

Tout d’abord quelques chroniques,avec ce mois ci un titre par titre consacré à Swan Dive et leur album Until, un petit tour chez Rodolphe Burger et son récent No sport, un bref compte rendu d’un concert commun d’Edenmix et Marijane, un coup de projo sur la compil 15 titres d’autoproduits,téléchargeable gratuitement s’il vous plait, de Lyberty, une autre compil, ou quelques pointures, type Jeanne Cherhal et autre Adrienne Pauly se la jouent reprises également,mais pour du Claude François, 30 ans obligent, et les récentes parutions de Celle que je suis de S’mile et sur les traces de Candy Lai de Bristol.
Placemaintenant a quelques talentueux artistes qui ont eu,soit l’amabilité de répondre à mes sollicitations soit l’excellente initiative de m’avoir contacté pour paraître en ces pages.
Pluspop, pas possible. Les Spyfox, qui comme leur nom ou leur musique ne l’indiquent pas sont français, ont visiblement beaucoup écouté l’école anglo-saxonne. Ils en ont assimilé les grands lignes et vous en proposent leurs visions Orchestrations à tiroir, surprises rythmiques, une large palette d’instruments divers, une voix de tête portant le tout, bref une capacité à étonner et à maintenir l’attention jamais prise en défaut. Rafraîchissant et surprenant.


Nicholas Alan qualifie sa popd’acoustique. Il en oublie de dire le talent qui va avec. C’est lumineux, comme une ballade en amoureux main dans la main avec sa chère et tendre. Un timbre de voix à l’aise dans les aigus, avec des accents de John Mayer pour les connaisseurs. Nicholas Allan me fait penser, par la douceur et la tendresse qui se dégage de ses morceaux à un Dennis Wilson. La connection avec les Beach Boys me parait évidente, même si le côté harmonies vocales n’est pas autant mis en exergue ici
Mooli est un duo, CleaLlewellyn et BenCopland. Comme de coutume, madame au chant, monsieur au synthé et à la production, les deux co-signent la plupart des titres. Une superbe voix, évidement, sinon elle ne serait pas dans ces pages est la première chose qui saute aux oreilles chez Mooli. De ces voix pleines de soul, si rares en francophonie. Outre Manche, ils sont comparés à Massive Attack, et un avenir radieux leur est promis. A en juger par les titres de l’album à venir,Concubine, en écoute sur leur myspace, ces prédictions ont de bonnes chances de se réaliser.


Toujours pop mais dans un style plus rentre dedans. C’est d’Irlande que nous vient My brother Woody. Un concentré de Beach boys, encore,matinée de Big Star. C’est fun, plus que ça, c’est classe. Je ne connais pas l’album en entier, mais ce qu’offre son myspace est du 100% pur sucre. Les plages irlandaises semblent pouvoir rivaliser avec les californiennes, et pour un premier album, il a placé la barre assez haut. Fans de Brian, Denis, Carl et les autres, faites un saut chez frère Woody.
DirectionMalmeu, Suède. Pour yrencontrer le groupe Steso songs. En fait une jeune femme, Korro, auteur compositeur chanteuse. Du piano,des vocaux, une pop parfois enjouée (The worse), parfois mélancolique(This is for you girls). Un côté Kate Bush blonde, Suède oblige, pour la voix,ses comptines pop sont entêtantes, elle n’a pas de label pour le moment mais pas de raison que ça ne se décante pas, elle a le petit truc en plus.


Toujours
Son nouvel album est en cours d’enregistrement. Ce sera le 3eme sous son nom, et vu les deux premiers, ça devrait faire mal. Comme qui plus est la moitié créatrice de Malin Plaisir participe à l’aventure, nul doute que Laurent Dutrey signe une fois de plus un recueil de perles pop. Un nouveau morceau est un écoute sur son myspace, les villes sous la mer, plus rock que ce à quoi il nous avait accoutumé. A suivre donc avec attention.


Nous restons en France avec le tout nouveau single d’Emmanuel Travier, Fier. Avec Bertrand Louis en guest star. Fier prépare le terrain pour la sortie de l’album prévu à l’automne, et aborde franchement le sujet de l’euthanasie. Une ballade mid tempo efficace qui présage d’un album intéressant. Je connais peu l’univers du bonhomme mais il y a là de quoi vouloir en savoir plus.
Poxfil est un mystère. Je suis tombé sur ce groupe via Jamendo, évidement attiré par la pochette (quand je dis l’importance de celle-ci). Des morceaux dub, des morceaux avec une chanteuse à coller la fièvre, le site web à carrément l’air d’être celui d’un autre groupe, bref mystère sur toute la ligne. N’empêche que le disque Who’s on mysofa ?(moi aussi je voudrais bien le savoir) est sacrément bien foutu.


Olivier Gannaurait plusieurs albums sous la ceinture. Je suis passé au travers de sa précédente carrière, mais je me rattrape maintenant. Catégorie chanson française,sous rubrique Chedid, Souchon, Chatel et consort, bref du lourd. Son prochain album, A l’ouest semble être à la hauteur de ses glorieux aînés. Les textes sont biens vus, la voix est aussi chaude qu’on peut le souhaiter, et les chansons ont ce petit goût de revenez-y qui fait les disques de chevet. J’y reviendrais sûrement plus en détails à la sortie de l’album
Retour a une pop coupée au folk. Ou le contraire. AndrewScott, guitare à la main, balance ses popsongs comme autant de bulles de champagne. Ca pétille, ça tourne un peu latête, et parfois rend un peu triste. Il a déjà un poignée d’albums sous la ceinture, et les différents titres accessibles sur son site démontrent une belle palette. Du quasi Eagles Cut the wire au pop American Thing en passant par le mélancolique GravelRoad Requiem,du beau travail de songwriter.





Et pour clôturer cette sélection printanière, un irlandais qui a migré en Australie, DC Cardwell. Un son de guitares très sixties,un sens mélodique largement au dessus de la mêlée. Le clin d’œil à notre ami à tous sur Myspace, Tom, devrait vous convaincre d’aller en découvrir plus sur lui.
Côté video, pas d'hésitation c'est sur les irlandais de Pugwash que se porte mon choix. leur nouvel abum semble encore plus réussi que ces précédents, le single take me away, avec ses lignes de basse très paperbackwriter, son refrain catchy en diable devrait convaincre les plus réfractaires à la pop. Ils avaient dernièrement mis en ligne une reprise d'un morceau des Iddle Race (Jeff Lynne) on with the show qui me réconcilierait presque avec ce group pré Electric Light Orchestra.C'est du garanti excellent, ne passez pas à côté.
