Helena Noguerra - Fraise vanille

Helena


En préambule, ne comptez pas sur moi, dans cette chronique, sur une once d'objectivité.
J'y parle d'Helena Noguera.

Helena ...(soupir)

Je suis groupie de base de la demoiselle, artiste multi facettes, tout à tour, voir simultanément chanteuse, comédienne, écrivain, mannequin, rayon de soleil télévisuel et j'en passe bref touche à tout (sauf à moi), elle apparaît, je me liquéfie, elle chante, je fonds.

Hors donc, après sa récente participation au très sous-estimé album d'Olivier Libaux, Imbécile, auquel je vous conseille illico presto d'aller jeter une oreille et plus, revoici mon étoile qui se repose sur terre pour ajouter un fraise vanille (et non un commun vanille fraise, notez le bien) à sa discographie.

L'album aurait pu être sous-titré, Helena chante Rezvavi. Si ce nom ne chante pas à vos oreilles, nombre de ses chansons si, quelques classiques de la chanson française sont à porter à son crédit, telles la mémoire qui flanche, le tourbillon... ancrés dans la mémoire populaire et collective, ils ne sont pas si nombreux à pouvoir revendiquer ce palmarès.

helena.jpg

La belle et le pas bête donc s'accoquinent (il faut préciser à nos lecteurs qui l'ignorerait que cet hommage est rendu à un auteur compositeur qui n'a même pas l'excuse d'être mort) ajoutant entre autres guest à l'addition, Bertrand Burgalat, Vincent Delerm, Marie France (remember 39 de fièvre) et évidemment Philippe Katerine (je le hais).

Au menu, en sus des standards sus-cités, un inédit, Caresse moi, j'adore ça ou la voix d'Helena, incarnation sonore de la sensualité, fait des ravages.

L'album est tout en douceur, très acoustique, pratique courante chez Helena, qu'une simple guitare habille à merveille, voir un banjo dans Tout morose. Quelques cordes, un arpège de piano de ci delà, une discrète batterie, de légères touches pour peindre ces chansons.

Ce disque n'est qu'amour, amour pour les chansons de Monsieur Rezvani, amour dans les thème abordés puisque tout ici y transpire le seul sentiment qui en vaille la peine, déclaration d'amour ou amour passion, pour la vie ou pour l'instant. 19 titres, rien que ça, pour se faire une ballade au pays de la mélancolie et de la nostalgie.

Voilà, alors n'attendez pas la saint Valentin pour offrir ce bijou à l'élu(e) de votre coeur. Et si vous avez un coeur d'artichaut, offrez le plusieurs fois, l'artichaut se marie parfaitement avec la fraise et la vanille.

Quand à moi, je retourne sous la couette, l'hiver approche, cet album ne sera pas de trop pour y faire face.


  1. Le tourbillon
  2. Les mots de rien - Avec Vincent Delerm
  3. Adieu ma vie
  4. La vie s'envole
  5. Tout morose
  6. La vie de cocagne
  7. Les autoroutes
  8. J'ai la mémoire qui flanche
  9. La peau Léon
  10. Moi je préfère
  11. A travers notre chambre
  12. Jamais je ne t'ai dit... - Avec Marie-France
  13. Caresse-moi j'adore ça
  14. Notre folle jeunesse
  15. Minuit Orly
  16. Les mensonges
  17. Nous vivions deux - Avec Serge Rezvani
  18. Blues indolent (Vague vague)
  19. La bécasse - Avec Katerine


PS: Helena, le sucre se marie parfaitement avec les fraises et la vanille.

blog

James Blunt - All the lost souls

James Blunt



Son précédent album, son premier, à décroché le jackpot, une grosse dizaine de millions d'unités
vendues (crise du disque ?, quelle crise du disque ?). Porté par deux singles lumineux, un timbre
de voix,aigüe, aisément identifiable, et des textes simples voir simplets, niveau Mc Cartney des
grands jours, idéaux pour l'apprentissage de l'anglais en 6ème.

Le second était donc attendu comme le messie (par l'industrie musicale), allait-il rééditer son coup de maître, même si, côté
auditeur, la sur-exposition du 1er album en avait agacé plus d'un. James Blunt, lucide, sachant
que ses chances de rencontrer le même succès commercial étaient faibles, c'est, selon ses dires,
enlevé toute pression, et, tranquillement reclus à Ibiza, à écrit et composé ce All the lost
souls (toutes les âmes perdues), continuité du précédent, l'effet de surprise en moins.
Pochette James Blunt - All the lost souls
Le premier single, 1973, paru un peu avant l'abum, tient toutes les promesses de Back to Bedlam.
Accrocheur, plus enjoué que Goodbye my lover ou You're beautiful, moins mièvre, mais le reste du
disque, quoique bien réalisé, est inodore et incolore. Le syndrome Elton John est de plus en plus
prégnant chez mister Blunt, tics vocaux et style de piano compris. Mais là ou le maître parsème
de quelques mémorables perles ses livraisons, l'élève est ici à la peine avec une nette faiblesse
dans le département mélodique. Excepté le déjà mentionné 1973 et, dans une moindre mesure Annie, je ne vois pas débouler
de mega hits du niveau du précédent. Maintenant c'est sans compter sur les capacités de matraquage des radios.
Par contre, 10 titres pour moins de 40', une chose est certaine, il n'a pas forcé sur la quantité.

Si vous aviez aimé le précédent, celui ci ne devrait pas pas vous
décevoir, même type d'orchestrations, même falsetto, même chansonnettes pop calibrées grand public mais plus probablement vous laisser sur
votre faim, les ingrédients étant les même mais la recette déjà éculée. Attention, ce n'est pas un mauvais disque, loin de là, mettons
qu'il n'a pas là forcé son talent.

All the lost souls - James Blunt - 2007

  1. 1973
  2. One Of The Brightest Stars
  3. I'll Take Everything
  4. Same Mistake
  5. Carry You Home
  6. Give Me Some Love
  7. I Really Want You
  8. Shine On
  9. Annie
  10. I Can'T Hear The Music


blog

When i'm Sixty four - Beatles

When i'm 64



Lennon - Mc Cartney


Issu du site frèrot de Sucrepop, When i'm sixty four, site initié par mes soins dans le cadre de l'anniversaire des 64 ans de Paul Mc Cartney. L'idée, faire reprendre ce morceau par des artistes indépendants, carte blanche pour l'orchestration.
De fait, du hard au jazz en passant par des version pop ou a capella, nombreux ont répondu présent. Sucrepop se devait d'y participer, une version twist est donc née, qui à eu l'honneur d'être diffusée sur France info le 18 juin 2004, jour des 64 ans de Paulo.
Diffusée sans que jamais personne n'ai su que c'était Sucrepop

De plus, incognito, j'ai également concocté ma propre version chantée, à ma connaissance, personne n'a jamais repéré le fait que Sucrepop et Popercus ne faisaient qu'un. plus de 2 ans après, je dévoile le scoop et en voici la version, rasta power !


reprises

Yesterday- Beatles

Yesterday



Lennon - Mc Cartney


Sylvie, avec qui j'ai déjà collaboré pour des compos originales de Sucrepop est, comme moi, addict grave à Sir Mc Cartney.
Elle souhaitait faire une reprise de Yesterday, probablement le titre le plus couvert des Beatles. Illusoire donc de penser en faire une version vraiment à part. Du coup, en voici une toute simple, acoustique, qui laisse la part belle à sa voix.
tout est dit en 1'39, difficile de rivaliser.

Pour les collectionneurs, ma propre interprétation, à des années lumières derrière la sienne est ci dessous.



reprises

Mens moi encore - version voix

Mens moi encore

Crédits: Auteur/ Compositeur: Phil - Interprète: Julie- Guitares Gary

 


Mix alternatif


Autour de moi
je n'vois personne
au fond de moi mes pensées tournent, tourbillonnent
seul lui là-haut qui me sourit
sait-il seulement ou je suis ?
Sait-il ou j'en suis,
perdu dans ma vie

autour de moi
j'n'entends personne
au fond de moi je sais que je n'attends plus personne
je crie je hurle
mais pas un bruit
et lui la-haut qui me sourit
tout ça pourquoi pour qui ?
pour toi qui est parti

Ne m’laissez pas tomber, je m'sens abandonné
ça fait des siècles que j'suis enfermé
ne m'laissez pas tomber ou je vais m'écraser
plus bas qu'en bas foutu, cassé.

Mens moi encore~~
mens moi plus fort
mens moi encore~~
mens moi plus fort

Autour de moi
Cent mille personnes
Combien de fois faudra t'il que je m'en étonne
Je pleure je ris
Je fais comme si
Et lui là-haut, qui sait ma vie
de là tout semble petit
Mais immense vue d'ici

Ne m’laissez pas tomber, je m'sens abandonné
ça fait des siècles que j'suis enfermé
ne m'laissez pas tomber ou je vais m'écraser
plus bas qu'en bas foutu, cassé .

Mens moi encore~~
mens moi plus fort
mens moi encore~~
mens moi plus fort

Mens moi encore~~
mens moi plus fort
mens moi encore~~
mens moi plus fort
bonus

Mens moi encore

Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon Radioblog, ce podcast étant mensuel (mise à jour de nouveaux artistes le 1er de chaque mois).
Par ailleurs, Tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd. ce qui signifie que vous pouvez librement les télécharger, les copier, diffuser, partager tant qu'aucune commercialisation ne leur est liée. Dans le cas contraire, il suffit de demander ;o)

Contrat Creative Commons

Un petit mensonge automnal pour ce mois d'octobre. Alors que, depuis le début de l'année, j'avais volontairement pris l'option de faire des titres courts, compacts, format pop sous les 3'30, Mens moi encore, sans être fleuve s'approche dangeursement des cinq minutes. Sans même un solo ;o). Bref un titre qui prend son temps ou Julie, déjà aux commandes du titre de février, reprend du service. Pour les fouineurs, en cherchant bien, vous trouverez une version alternative, nettement plus dépouillée. Et, Noël avant l'heure, un second titre made in Sucrepop est au menu. Sylvie, qui a également déjà sévi à deux reprises dans ces pages, souhaitait faire une reprise de Yesterday des qui vous savez. Orchestration acoustique minimale pour laisser un max de place à sa voix. Version ultra courte mais dont je ne suis pas mécontent. Il est plus que probable que notre duo frappe régulièrement dans cette nouvelle rubrique covers du site ou vous retrouverez déjà deux versions d'un autre titre des Beatles, when i'm sixty four, issu du site du même nom.
Pinnochio mensonge

Sucrepop logo
Hormis cette nouveauté, vous pourrez découvrir également quelques chroniques d'albums. Celles du dernier Status Quo, In the search of the fourth chord,du récent Best of de Ringo Starr, Photograph, du premier album de Laurent Gatz, du bluesy Fabrice Collette etpour finir, de la miss Paradis avec son Divinydille.
Un petit onglet Podcast/radioblog est apparu dans le menu pour donner encore plus de visibilitéaux artistes qui me font le plaisir d'accepter la diffusion sur Sucrepop. J'ai sacrifié l'anuaire qui, de toutes façons était quasi vide et rarement visité. Donc visibilité accentuée certes mais, qui en bénéficie ce mois ci ?
Plastic Sky
J'ouvre le bal avec la divine Susane de Plastic Sky. A peine sortie du studio, elle a l'excellent réflexe de m'envoyer leur tout nouveau titre Here. Plastic Sky c'est d'abord une voix. A la fois rauque, sexy, carressante, portée par un groupe qui s'inscrit dans une mouvance rock alternatif. Comme les compos sont à la hauteur du talent de la belle, le frisson est garanti. Pas d'album pour le moment, le groupe prend son temps pour peaufiner titre après titre. Ce Here devrait convaincre les plus réticents de l'attention qu'il faut porter à ce trio, qui a cette rare capacité de vous accrocher l'oreille sans plus vous lacher. Vite, la suite !
Dès les premières mesures de La pluie qui tombe, reprise de Daniel Darc (Taxi Girl), il est évident qu'on tient là un truc en or. Le duo à Loulia propose ici une madeleine proustienne au doux parfum eighties , si l'ensemble des radios ne jouaient pas la même playlist, si un programmeur un peu plus intelligent que les autres lisait ces lignes, nous serions plus nombreux à siffloter cette délicate popsong. Une réussite que confirme la bonne tenue de leurs propres morceaux.
A loulia
Old future crash est un groupe espagnol qui a décidé, devant le silence radio de Jeff Lynne de reformer Electric Light Orchestra sans aucun de ces membres. Avec un brin de talent, il faut l'admettre. Une musique certes Canada Dry, le son, la couleur, de l'original, mais là ou pas mal se sont cassés les dents à tenter de reproduire la magie d'ELO, se contentant souvent du contenant, le son, sans se préoccuper du contenu, la mélodie, OFC sans sort avec les honneurs. Un album est annoncé, Outside Time, je ne manquerais pas de m'en faire l'écho ici même.
Son tout premier album est tout frais. Enregistré Live en studio, méthode qui ne laisse pas place à la médiocrité, on y découvre toute la fraîcheur et l'enthousiasme du Laurent Gatz band. Deux tubes en or massif, je traîne et qui prend son temps, je ne vous en dis pas plus, la chronique sus citée devrait suffir à vous convaincre
The mother Pride
Ils ont suisses, font la fierté de leur mère, les Mother's pride reviennent. Bon, de mon point de vue, ils n'étaient jamais partis, n'en ayant jamais entendu parler auparavant. Nés dans les années 90, ils ont sorti quelques albums, puis séparation, carrière solo, et rabibochage en 2007 avec ce nouveau single Reckless. C'est rock avec ce qu'il faut de pop pour me convaincre de vous les présenter, un orgue entêtant, des guitares à profusion, si le reste de leur discographie est à l'avenant, il va falloir s'y attarder.
C'est une des mes vieilles chansons, Bénédicte qui m'a amené sur les pages de Benedict. C'est son titre Mogador, sur son myspace, et son rythme bossa qui m'a fait y rester. Un joli timbre de voix, un ukulele dans le groupe, la fille allumette et son texte fort joliment troussé, il ne m'en fallait pas plus pour vous la présenter. Le lundi 15 octobre, elle joue à Paris avec en 1ere partie Basile, dont il fut déjà question ici même. L'occasion de faire d'une pierre deux coups.
Benedict
Alcooline
Alcooline fait dans le trip-hop. Donc, des machines, des synthés, des collages sonores, de quoi se décalaminer les tympans. La voix est intéressante et les compos oscillent entre pop (The dreamer) et nettement moins accessible (The shoes). Bref une fille qui cherche et qui heureusement, trouve. Kate Bush ne renierait pas cette enfant du rock.
On pourrait traduire leur nom par Star de pacotille. Des Cheapstar de ce calibre, c'est quand vous voulez. Bien que leur patrie soit Clermont Ferrand, c'est d'Albion que leurs influences se revendiquent. Pure pop, sans complexe et efficace. Harmonies vocales, voix lead faite de miel et de sucre, guitares délicatement arpégées, ils savent y faire pour nous concocter des morceaux addictifs. Si l'album en préparation est à la hauteur des titres déjà proposés, ça va être un must-have.
CheapStar
Tom's club
Coller une - jolie - fille au chant pour lui faire chanter de la bossa d'inspiration Astrud Gilberto et choisir le nom de son groupe, Tom's Club en référence à Tom Jobim (et non au Tom Tom Club), je soupçonne ce trio d'avoir oeuvrer ainsi uniquement pour figurer dans ces pages . Alors évidement c'est irrésistible, si comme moi, vous avez la nostalgie bossa, si la simple évocation de Françoise Hardy (version sixties) vous colle des frissons, c'est pour vous.
Eux sont belges. La bossa est leur credo également. C'est une fille - canon s'y j'en crois la photo - qui s'y colle également au chant. Le patronyme choisi est XX, choix carrément suicidaire sur le web, les retrouver en les cherchant par leur nom étant voué à l'échec. La musique, subtile, douce et vaporeuse est le parfait écrin pour la voix de la chanteuse, craquante. Le ramage est une fois encore à la hauteur du plumage, monsieur de Lafontaine n'aurait pas dit autre chose. Foin du Brésil ou du Portugal, la Belgique est plus proche et le soleil semble s'y être installé.
XX
Eric Freget
Une musique plus actuelle, variété rock à la Calogero/Obispo, c'est ce que nous propose Eric Freget. Le bougre à indéniablement le truc pour ficeler des chansons efficaces, une voix bien typée, bref la panoplie complète du winner potentiel. La présence d'un sax, plutôt rare de nos jours dans le monde de la pop, donne un cachet, sinon original, en tout cas différent et lui permet de se démarquer. Pourrait aller loin si la fée Coupdbol se penchait sur son berceau.
Le pendant féminin du monsieur ci-dessus. Ils officient dans la même catégorie, de la pop matinée de variété et de rock, ou l'important c'est d'avoir des titres formatés radio. On aime ou pas, moi j'aime. Lou Ann que j'ai découvert dans la catalogue de l'Aimsa n'est pas totalement inconnue. Apparement la demoiselle avait déjà fait parler d'elle dans Popstars. La voix assure, les deux titres proposés sont dans la lignée de ce que l'on attend de ce type de musique, bien réalisé et efficace. Dur de faire son trou dans ce style bien codifié, la chance importe probalement plus que le talent. Quoiqu'il en soit l'amour n'attend pas, le titre que je vous propose ici atteint parfaitement sa cible.
Lou ann popstars
David Keler
Lui, je le classerais dans la vague nouvelle chanson française, tendance Vincent Delerm pour le timbre de voix, même si sa musqiue est nettement plus variée. Lui, c'est David Keler. Pas mal d'expériences si j'en crois sa bio, un talent certain pour trousser des chansons. Comme il a eu l'excellente idée de m'envoyer son album, une chronique plus détaillée est à suivre prochainement dans la rubrique du même nom.
C'est sur Jamendo, inépuisable réservoir à découvertes, que Christophe Lecoq m'a titillé les tympans. Option folk mélancolique, , maintenir l'attention avec simplement un duo guitare voix, c'est déjà en soi remarquable. On pense bien entendu à des bonhommes comme Leonard Cohen. La voix, toujours sur le fil, murmure plutôt qu'elle ne chante. On est ici dans le domaine de l'intime, du doux, du cotonneux. A écouter le soir devant une cheminée ou crépite un feu de bois.
Christophe Lecoq
Lady Morose et son morceau Bitume bleuté sont mon choix pour la video de ce mois ci. Le clip est tout sauf récent, mais le morceau sonne bien, un beleffort a été mis sur la réalisation, et cela vous permettra, comme à moi, de découvrir un nouveau groupe. RDV en page d'accueil de Sucrepop
Dirigeons nous inexorablement vers l'humide, glacial et triste mois de novembre, en espérant que cette sélection d'octobre aura su vous faire découvrir des artistes qui vous auront touché.
à suivre ...

PS: Les newsletters précédentes sont accessibles ici

Phil
www.sucrepop.com
des bonbons pour les oreilles
Sucrepop,

Sucrepop sur Myspace

sans oublier Whenim64.info

newsletter

Episode 108: Mens moi encore


Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon Radioblog, ce podcast étant mensuel (mise à jour de nouveaux artistes le 1er de chaque mois).
Par ailleurs, Tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd. ce qui signifie que vous pouvez librement les télécharger, les copier, diffuser, partager tant qu'aucune commercialisation ne leur est liée. Dans le cas contraire, il suffit de demander ;o)

Contrat Creative Commons

Un petit mensonge automnal pour ce mois d'octobre. Alors que, depuis le début de l'année, j'avais volontairement pris l'option de faire des titres courts, compacts, format pop sous les 3'30, Mens moi encore, sans être fleuve s'approche dangeursement des cinq minutes. Sans même un solo ;o). Bref un titre qui prend son temps ou Julie, déjà aux commandes du titre de février, reprend du service. Pour les fouineurs, en cherchant bien, vous trouverez une version alternative, nettement plus dépouillée. Et, Noël avant l'heure, un second titre made in Sucrepop est au menu. Sylvie, qui a également déjà sévi à deux reprises dans ces pages, souhaitait faire une reprise de Yesterday des qui vous savez. Orchestration acoustique minimale pour laisser un max de place à sa voix. Version ultra courte mais dont je ne suis pas mécontent. Il est plus que probable que notre duo frappe régulièrement dans cette nouvelle rubrique covers du site ou vous retrouverez déjà deux versions d'un autre titre des Beatles, when i'm sixty four, issu du site du même nom.
Pinnochio mensonge

Sucrepop logo
Hormis cette nouveauté, vous pourrez découvrir également quelques chroniques d'albums. Celles du dernier Status Quo, In the search of the fourth chord,du récent Best of de Ringo Starr, Photograph, du premier album de Laurent Gatz, du bluesy Fabrice Collette etpour finir, de la miss Paradis avec son Divinydille.
Un petit onglet Podcast/radioblog est apparu dans le menu pour donner encore plus de visibilitéaux artistes qui me font le plaisir d'accepter la diffusion sur Sucrepop. J'ai sacrifié l'anuaire qui, de toutes façons était quasi vide et rarement visité. Donc visibilité accentuée certes mais, qui en bénéficie ce mois ci ?
Plastic Sky
J'ouvre le bal avec la divine Susane de Plastic Sky. A peine sortie du studio, elle a l'excellent réflexe de m'envoyer leur tout nouveau titre Here. Plastic Sky c'est d'abord une voix. A la fois rauque, sexy, carressante, portée par un groupe qui s'inscrit dans une mouvance rock alternatif. Comme les compos sont à la hauteur du talent de la belle, le frisson est garanti. Pas d'album pour le moment, le groupe prend son temps pour peaufiner titre après titre. Ce Here devrait convaincre les plus réticents de l'attention qu'il faut porter à ce trio, qui a cette rare capacité de vous accrocher l'oreille sans plus vous lacher. Vite, la suite !
Dès les premières mesures de La pluie qui tombe, reprise de Daniel Darc (Taxi Girl), il est évident qu'on tient là un truc en or. Le duo à Loulia propose ici une madeleine proustienne au doux parfum eighties , si l'ensemble des radios ne jouaient pas la même playlist, si un programmeur un peu plus intelligent que les autres lisait ces lignes, nous serions plus nombreux à siffloter cette délicate popsong. Une réussite que confirme la bonne tenue de leurs propres morceaux.
A loulia
Old future crash est un groupe espagnol qui a décidé, devant le silence radio de Jeff Lynne de reformer Electric Light Orchestra sans aucun de ces membres. Avec un brin de talent, il faut l'admettre. Une musique certes Canada Dry, le son, la couleur, de l'original, mais là ou pas mal se sont cassés les dents à tenter de reproduire la magie d'ELO, se contentant souvent du contenant, le son, sans se préoccuper du contenu, la mélodie, OFC sans sort avec les honneurs. Un album est annoncé, Outside Time, je ne manquerais pas de m'en faire l'écho ici même.
Son tout premier album est tout frais. Enregistré Live en studio, méthode qui ne laisse pas place à la médiocrité, on y découvre toute la fraîcheur et l'enthousiasme du Laurent Gatz band. Deux tubes en or massif, je traîne et qui prend son temps, je ne vous en dis pas plus, la chronique sus citée devrait suffir à vous convaincre
The mother Pride
Ils ont suisses, font la fierté de leur mère, les Mother's pride reviennent. Bon, de mon point de vue, ils n'étaient jamais partis, n'en ayant jamais entendu parler auparavant. Nés dans les années 90, ils ont sorti quelques albums, puis séparation, carrière solo, et rabibochage en 2007 avec ce nouveau single Reckless. C'est rock avec ce qu'il faut de pop pour me convaincre de vous les présenter, un orgue entêtant, des guitares à profusion, si le reste de leur discographie est à l'avenant, il va falloir s'y attarder.
C'est une des mes vieilles chansons, Bénédicte qui m'a amené sur les pages de Benedict. C'est son titre Mogador, sur son myspace, et son rythme bossa qui m'a fait y rester. Un joli timbre de voix, un ukulele dans le groupe, la fille allumette et son texte fort joliment troussé, il ne m'en fallait pas plus pour vous la présenter. Le lundi 15 octobre, elle joue à Paris avec en 1ere partie Basile, dont il fut déjà question ici même. L'occasion de faire d'une pierre deux coups.
Benedict
Alcooline
Alcooline fait dans le trip-hop. Donc, des machines, des synthés, des collages sonores, de quoi se décalaminer les tympans. La voix est intéressante et les compos oscillent entre pop (The dreamer) et nettement moins accessible (The shoes). Bref une fille qui cherche et qui heureusement, trouve. Kate Bush ne renierait pas cette enfant du rock.
On pourrait traduire leur nom par Star de pacotille. Des Cheapstar de ce calibre, c'est quand vous voulez. Bien que leur patrie soit Clermont Ferrand, c'est d'Albion que leurs influences se revendiquent. Pure pop, sans complexe et efficace. Harmonies vocales, voix lead faite de miel et de sucre, guitares délicatement arpégées, ils savent y faire pour nous concocter des morceaux addictifs. Si l'album en préparation est à la hauteur des titres déjà proposés, ça va être un must-have.
CheapStar
Tom's club
Coller une - jolie - fille au chant pour lui faire chanter de la bossa d'inspiration Astrud Gilberto et choisir le nom de son groupe, Tom's Club en référence à Tom Jobim (et non au Tom Tom Club), je soupçonne ce trio d'avoir oeuvrer ainsi uniquement pour figurer dans ces pages . Alors évidement c'est irrésistible, si comme moi, vous avez la nostalgie bossa, si la simple évocation de Françoise Hardy (version sixties) vous colle des frissons, c'est pour vous.
Eux sont belges. La bossa est leur credo également. C'est une fille - canon s'y j'en crois la photo - qui s'y colle également au chant. Le patronyme choisi est XX, choix carrément suicidaire sur le web, les retrouver en les cherchant par leur nom étant voué à l'échec. La musique, subtile, douce et vaporeuse est le parfait écrin pour la voix de la chanteuse, craquante. Le ramage est une fois encore à la hauteur du plumage, monsieur de Lafontaine n'aurait pas dit autre chose. Foin du Brésil ou du Portugal, la Belgique est plus proche et le soleil semble s'y être installé.
XX
Eric Freget
Une musique plus actuelle, variété rock à la Calogero/Obispo, c'est ce que nous propose Eric Freget. Le bougre à indéniablement le truc pour ficeler des chansons efficaces, une voix bien typée, bref la panoplie complète du winner potentiel. La présence d'un sax, plutôt rare de nos jours dans le monde de la pop, donne un cachet, sinon original, en tout cas différent et lui permet de se démarquer. Pourrait aller loin si la fée Coupdbol se penchait sur son berceau.
Le pendant féminin du monsieur ci-dessus. Ils officient dans la même catégorie, de la pop matinée de variété et de rock, ou l'important c'est d'avoir des titres formatés radio. On aime ou pas, moi j'aime. Lou Ann que j'ai découvert dans la catalogue de l'Aimsa n'est pas totalement inconnue. Apparement la demoiselle avait déjà fait parler d'elle dans Popstars. La voix assure, les deux titres proposés sont dans la lignée de ce que l'on attend de ce type de musique, bien réalisé et efficace. Dur de faire son trou dans ce style bien codifié, la chance importe probalement plus que le talent. Quoiqu'il en soit l'amour n'attend pas, le titre que je vous propose ici atteint parfaitement sa cible.
Lou ann popstars
David Keler
Lui, je le classerais dans la vague nouvelle chanson française, tendance Vincent Delerm pour le timbre de voix, même si sa musqiue est nettement plus variée. Lui, c'est David Keler. Pas mal d'expériences si j'en crois sa bio, un talent certain pour trousser des chansons. Comme il a eu l'excellente idée de m'envoyer son album, une chronique plus détaillée est à suivre prochainement dans la rubrique du même nom.
C'est sur Jamendo, inépuisable réservoir à découvertes, que Christophe Lecoq m'a titillé les tympans. Option folk mélancolique, , maintenir l'attention avec simplement un duo guitare voix, c'est déjà en soi remarquable. On pense bien entendu à des bonhommes comme Leonard Cohen. La voix, toujours sur le fil, murmure plutôt qu'elle ne chante. On est ici dans le domaine de l'intime, du doux, du cotonneux. A écouter le soir devant une cheminée ou crépite un feu de bois.
Christophe Lecoq
Lady Morose et son morceau Bitume bleuté sont mon choix pour la video de ce mois ci. Le clip est tout sauf récent, mais le morceau sonne bien, un beleffort a été mis sur la réalisation, et cela vous permettra, comme à moi, de découvrir un nouveau groupe.
Dirigeons nous inexorablement vers l'humide, glacial et triste mois de novembre, en espérant que cette sélection d'octobre aura su vous faire découvrir des artistes qui vous auront touché.
à suivre ...

PS: Les newsletters précédentes sont accessibles ici

Phil
www.sucrepop.com
des bonbons pour les oreilles
Sucrepop,

Sucrepop sur Myspace

sans oublier Whenim64.info
news