Sabine Paturel - Les bêtises

Les bêtises

de Sabine Paturel
Histoire d'ajouter un Gm à votre série d'accords.
Le type même de chanson que tout le monde reprend en choeur et qui fait sourire. Un peu de généalogie, c'est le père d'Ana Pankratoff, l'une des artistes les plus prometteuses actuellement, Gilles Pankratoff, qui co-signe ce titre.

Les bêtises


  J'ai tout mangé le chocolat, j'ai tout fumé les Craven A Et comme t'étais toujours pas là, j'ai tout vidé le rhum coca  J'ai tout démonté tes tableaux J'ai tout découpé tes rideaux Tout déchiré tes belles photos que tu ca chais dans ton bureau.

 


 Fallait pas m' quitter, tu vois, Il est beau le résultat, je n'fais rien que des  bêtises, des bêtises quand t'es pas là.  


  J'ai tout démonté le bahut, j'ai tout bien étalé la glue comme t'étais toujours pas rev' nu, j'ai tout haché menu menu. J'ai tout brûlé le beau tapis, j'ai tout scié les pieds du lit, tout décousu tes beaux habits, et mis le feu à la pend'rie. 


 Fallait pas m' quitter, tu vois, Il est beau le résultat, je n'fais rien que des  bêtises, des bêtises quand t'es pas là. Fallait pas casser mon cœur, m' laisser sans ba by-sitter, je n'fais rien que des bêtises, des bêtises quand mes yeux pleurent. 


 J'ai tout renversé les poubelles, j'ai tout pilé la belle vaisselle, attends c'est pas tout à fait' tout, aussi dépensé tous tes sous.


  Fallait pas m' quitter, tu vois, Il est beau le résultat, je n'fais rien que des  bêtises, des bêtises quand t'es pas là. Fallait pas casser mon cœur, m' laisser sans ba by-sitter, je n'fais rien que des  bêtises, des bêtises quand mes yeux pleurent. 



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Plain White T's - Every second counts

Plain White T's


Plain Putain ça fait du bien !
Un vrai disque pop/rock avec des chansons qui cartonnent, des guitares ébouriffantes, des fûts malmenés, une basse qui emballe le tout et des mélodies ! Des mélodies !
Vous savez les trucs qu’on sifflote sans y penser toute la sainte journée et qui nous rendent heureux.

Ce sont des ricains qui s’y collent. Plain White T’s qu’ils s’appellent. Sur la pochette, on a l’impression qu’ils n’ont pas 20 ans, ce qui expliquerait cette énergie jubilatoire.
Et en creusant un peu, on ils ont déjà quatre autres albums sous la ceinture. Pas trop d’infos sur leur site, ni sur le net en général. Ils sont 5, originaire de Chicago.
Et ils font du rock.
Le mot punk est souvent associé à leur musique, la jeunesse et la pêche qui se dégage d’eux peut être. Pour moi, ils sont plus proche de Cheap Trick que des Ramones

L’album dont il est question ici, Every seconds counts, paru en 2006, et le premier à être porté par une major, porte bien son titre. Chaque seconde compte, et les 14 brûlots délivrés ici ne dérogent pas à la règle.

Une ballade ouvre l’album, déjà un megahit au USA apparemment, Hey there Delilah est le type de chanson dont l’écoute fait dresser l’oreille de n’importe quel amateur, pressentiment .justifié par la suite. Dès le second morceau, ça part sec, attachez vos ceintures, basse batterie martèlent le tempo, les guitares ponctuent le tout de riffs jouissifs, ajoutez à ça un un refrain supersonique, bingo. Et le tout s’enchaîne sans perdre de sa patate. Hate (I really don’t like you) devrait exploser les compteurs des charts, la seconde et dernière ballade, Write you a song a le même potentiel que la première et les autres rockeries ont tout ce qu’il faut ou il faut pour séduire les plus blasés des rocks critics.

S'ils tiennent sur scène les promesses faites ici, ils devraient tenir le monde dans leur mains d'ici peu.

Depuis l’album Dead Letters des finlandais de Rasmus aucun album ne m’avait fait un tel effet dans ce style. La voix de Tom Higgenson a parfois des accents similaires à celle de Lauri Ylönen. Le même succès devrait les récompenser.

L’album sort seulement ces jours ci en France, si la pop matinée de rock est votre tasse de thé, laissez tomber votre verveine, et enfilez vous une bonne rasade de Plain White T’s, ce n’est pas si souvent qu’on à la possibilité de se faire plaisir.

Every Second Counts

  1. Hey There Delilah
  2. Our Time Now
  3. Come Back To Me
  4. Hate (I Really Don't Like You)
  5. You And Me
  6. Friends Don't Let Friends Dial Drunk
  7. Making A Memory
  8. So Damn Clever
  9. Tearin' Us Apart
  10. Write You A Song
  11. Gimme A Chance
  12. Figure It Out
  13. Let Me Take You There
  14. Take Me Away (bonus)

Francis Cabrel - L'encre de tes yeux

L'encre de tes yeux

de Francis Cabrel
Une merveille de ballade acoustique sans difficulté, qui vous permet d'ajouter un Csus4 à votre panoplie

L'encre de tes yeux


Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux, puiqu'on est fou, puisqu'on est seul, puisqu'ils sont si nombreux. Même la morale par le pour eux, J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, je l'ai puisé à l'encrede tes yeux


Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes, à trop vouloir te regarder j'enoubliais les miennes. On rêvait de Venise et de liberté J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, C'est ton sourire qui me l'a dicté.



   Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves, tuviendras toujours du côté oùle soleil se lève. Et si mal gré ça j'arrive àt'oublier J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, Aura longtemps le parfumdes regrets.


Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux, puiqu'on est fou, puisqu'on est seul, puisqu'ils sont si nombreux Même la morale par le pour eux,J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, je l'ai puisé à l'encrede tes yeux


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Pauline - Allo le monde

Pauline


Pauline Elle n’a pas 20 ans . Et a décidé de se faire un prénom avant un nom. Pauline. Et débarque avec un premier album, Allo le monde.

La chanson éponyme qui ouvre le disque est du style de celles dont même le plus demeuré des directeurs artistiques, même le plus bouché des programmateurs radio ne peuvent passer à côté.
Le smash hit comme disent nos copains ricains. Le hit en or évident, le truc énorme dont il va falloir se remettre. Un petit côté Zazie (période Zen soyons Zen ) assez prononcé dans le refrain, mais on a vu pire comme influence. D’ailleurs, en parlant de Zazie, même prestance, même silhouette longiligne, bref une jolie fille, pour ne rien gâcher.

La belle à la bonne idée de cosigner de premier coup d’éclat, comme la plupart des 12 titres qui composent cet album d’ailleurs. Nous ne sommes donc pas ici en présence d’une de ses bimbos télécommandées qui chantent et font là ou ont leur dit de faire mais à quelqu’un qui à sa propre voix, une artiste au sens noble du terme. Et cela, déjà la distingue.

Bon, donc, ok, un titre qui va faire – qui fait déjà – parler d’elle. Mais le reste ? En gros, Pauline fait sa Julie Zenatti. Je veux dire par là, même capacité vocale hors du commun, et le piano, son instrument de prédilection, en avant avec, du coup, une prédominance de ballades avec le même côté lisse parfois. L’album ne sent pas la sueur, pas de rock and roll ici.

Il y a des titres franchement bon, J’aime l’ennui, Je vis ma vie, la superbe ballade Chacun qui clos l’album, un cadeau de Martin Rappeneau, l’ordre des choses, C’est pas toi qui m’auras, clin d’œil appuyé à la libido masculine, et des chansons plus anecdotiques mais jamais médiocres.

Clairement, ses influences sont plus variété française que Whites Stripes. Plus Obispo/Calogero/Zazie que ZZ Top. A partir de là, deux options, on peut regretter le côté trop sage, la réalisation un peu convenue de l’album, à l’image de tant d’autres disques ou rien ne dépasse et ou la jeunesse de l’artiste n’est pas apparente, se dire qu’à 20 ans, c’est dommage d’être déjà si vieux. Ou au contraire, que sortir un album de cette qualité si tôt est prometteur pour l’avenir, qu’on tient là peut être une vrai auteur compositeur, une Véronique Sanson, une Zazie, et que, si les petites cochons ne la mangent pas, elle va tracer une route lumineuse qui ponctuera nos vies par ses chansons.

Je parie qu’elle en a la capacité, et c’est tout le mal que je lui souhaite, il lui faudra simplement veiller à ne pas se faire croquer par le système. En attendant, je dis chapeau bas Mademoiselle, je ne manquerais pas de prendre régulièrement des nouvelles de votre monde.

pauline

  1. Allo le monde
  2. J'aime l'ennui
  3. Vie de songes
  4. Je vis ma vie
  5. Ce n'était pas mon jour
  6. Tous pour une
  7. Mon côté fragile
  8. Plus à prendre
  9. C'est pas toi qui m'auras
  10. L'ordre des choses
  11. Chacun.


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Lizzy Ling - Un tigre dans le bungalow

Lizzy Ling


lLizzy
Lizzy Ling est une petite nouvelle dans le monde de la musique.
Elle vous dira que cet album, Un tigre dans le bungalow, est la suite de ses aventures (histoire de filles par exemple), alors mettons que, pour moi, elle est nouvelle.

D’un autre côté, pour s’attacher, dès le premier disque, les services de pointures type François Bernheim ou Jean Fauque, avoir un joli minois (quel a) ne suffit pas. Il faut, je suppose, avoir un passé solide et la promesse d’un futur radieux.

Entourée donc d’épaules solides, la belle se lance dans l’aventure chansonnière, 12 titres sous la ceinture, attachez la votre, c’est parti pour le tour de ce bungalow.

La première plage, l’hiver, annonce la couleur. Une réalisation au cordeau de Minimatic, un son actuel, nettement plus claviers que guitares ce qui prédominera tout le long de l’album, et une voix, plutôt grave, pleine de chaleur, douce et caressante, dont on comprend qu’elle ait pu faire craquer les pro sus-cités.

Le second titre est celui qui donne son titre au disque. Signé par Lizzy, un morceau au potentiel radiophonique évident, ou comment brosser une saynète érotico-comique en 3’ On entendrait presque les feulements dans la gorge de la miss.

Le troisième titre est la première (sur 5) apparition du duo Fauque/Bernheim, qui ont déjà à leur actif, entre autres, Vanessa Paradis pour le premier, Patricia Kaas pour le second. Le jour s’ennuie n’est pas un fond de tiroir, mais ne s’impose pas comme un titre exceptionnel non plus. Le reggae like qui suit, Mendie moi, à la mélodie efficace pourrait lui aussi décrocher quelques passages sur une radio avisée.

Fleurs et sortilèges est une chanson déclinée sur le mode intimiste. Portée par une orchestration moins commerciale, plus originale, elle permet à Lizzy de cosigner un titre à l’atmosphère différente.
Lizzy
Pour enfoncer le clou avec Tokyo, de mon point de vue le tube de l’album. Sur un rythme doucement latino , une popsong qui se loge dans vos tympans sans coup férir.

Tais toi, et son orgue sixties, très Gainsbourg période requiem pour un con, comme le texte d’ailleurs. Mais n’est pas le grand Serge qui veut. Pas convaincu

Tombée là par amour, un arpège de guitare, une voix. La mélodie ne casse pas trois pattes à un canard, mais l’émotion passe tout de même portée à bout de bras par Lizzy qui fait merveille ici, sortez les briquets.

Lizzy Calamity. Manquait un titre pour l’album ?

Prenons le large, encore une franche réussite à mettre à son actif. Les hey hey sont à fondre, les claviers enrobent le tout et font un parfait écrin à sa voix.

Tout es est amour est définitivement trop long. Pas assez inventif pour tenir en haleine pendant plus de 5’.

Black Butterfly clos l’album. Plus un texte qu’une chanson. Texte qu’elle signe. Sa présence sur le disque s’explique, je suppose, par l’importance qu’elle lui accorde. Faute des clefs pour décoder, je suis resté dehors. L’habillage sonore, certes habile, concocté par Minimatic, ne suffit pas à transformer en chanson ce 12ème morceau.

Voilà. Au final un album dont les titres les plus forts sont ceux que Lizzy Ling signe ou co-signe. La concurrence est rude dans le créneau choisi, et faire sa place au soleil n’est pas une mince affaire. Certains titres ont indéniablement le potentiel pour s’ouvrir la voie du grand public, un peu d’opportunisme, beaucoup de chance, c’est tout le mal que je lui souhaite.

Le tout est peut être un peu trop sage, pour le prochain album, il suffirait peut être de laisser sortir le tigre …

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  1. L'hiver
  2. Un tigre dans le bungalow
  3. Le jour s'ennuie
  4. Mendie-moi
  5. Fleurs et sortilèges
  6. Tokyo
  7. Tais-toi
  8. Tombée là par amour
  9. Lizzy Calamity
  10. Prenons le large
  11. Tout est amour
  12. Black Butterfly


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Alain Souchon - S'asseoir par terre

S'asseoir par terre

d'Alain Souchon

Superbe chanson d'Alain Souchon. Pas de complexité dans cette suite d'accord, à noter que j'ai aujouté un C dans le refrain, car les grilles sur le net ne me semblaient pas correctes.

Tu verras bien qu'un beau matin fatigué J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté eh ehTu verras bien qu'il n'y aura pas que moi Assis par terre comme ça


Le temps d'un gin et d'un film à la télé On s'retrouve à vingt-huit balais Avec dans le coeur plus rien pour s'émouvoirAlors pourquoi pas s'asseoir.


Tu verras bien qu'un beau matin fatigué J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté eh ehTu verras bien qu'il n'y aura pas que moi Assis par terre comme ça


D'puis l'temps qu'on est sur pilote automatique Qu'on n'fait pas nos paroles et pas not' musique On a l'vertige sur nos grandes jambes de bazar Alors pourquoi pas s'asseoir.


Tu verras bien qu'un beau matin fatigué J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté eh ehTu verras bien qu'il n'y aura pas que moi Assis par terre comme ça


J'appuie sur la gachette ac célérateur Y'a que des ennemis dans mon rétroviseur Au-d'ssus d'cent-quatre-vingts je perds la mémoireAlors pourquoi pas s'asseoir.


 Tu verras bien qu'un beau matin fatigué J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté eh ehTu verras bien qu'il n'y aura pas que moi
Assis par terre comme ça


La nuit je dors debout dans un RER Dans mon téléphone tu saisj'entends la mer Y'a pas le soleil dans ma télé blanche et noireAlors pourquoi pas s'asseoir.


Tu verras bien qu'un beau matin fatigué J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté eh ehTu verras bien qu'il n'y aura pas que moi Assis par terre comme ça
 


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Kiss - Beth

Beth

de Kiss

Une ballade, ovni dans leur discographie, écrite et chantée par leur batteur Eric Carr. J'ai toujours rêvé de la reprendre, en voici l'occasion.

Ma difficulté sur ce titre était- et est toujours - le passage de E à E7. Acrobatique, même sur ce morceau lent.
 

Beth



Beth, I hear you callin' but I can't come home right now,Me and the boys are playin' and we just can't find the sound.


Just a few more hours and I'll be right home to you. I think i hear them callin'. Oh Beth, what can I do? Beth, what can I do?


You say you feel so empty, that our house just ain't a home.I'm always somewhere else and you're always there a lone.


Just a few more hours and I'll be right home to you. I think i hear them callin'. Oh Beth, what can I do? Beth, what can I do?


Beth, I know you're lonely, and I hope you'll be allright 'causeme and the boys will beplayin' all night.


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