Les Eagles. S’il y a un groupe dont la probabilité de revoir un nouvel album dans les bacs était à peine supérieure à John Lennon, c’était eux.
Un des groupes qui incarne, sinon l’Amérique, en tout cas une Amérique. Plutôt blanche, californienne, son soft rock enraciné dans la country, les harmonies vocales, les tubes aériens sur lesquels des générations d’apprentis guitaristes ont fait saigner leur doigts, un slow fabuleux, Hôtel California qui à du participer activement à la naissance d’un nombre d’idylles suffisant pour remonter le taux de natalité de la vieille Europe. Un best of, l’album le plus vendu de tous les temps au USA devant Thriller et autres Jacskonneries.
Et 28 ans sans vrai album studio. Un record je suppose, même Jeff Lynne n’a pas réussi à faire mieux ;o)
Des inédits parcimonieusement distribués avec un live, accompagnants un best of (le très beau Hole in the world), ou sur un récent DVD. Depuis quelques années, des rumeurs faisaient état d’une possible réunion studio. C’est donc chose faite avec de Long road out of Eden, double album, 20 titres, plus de 90 minutes de musique, qui à revenir, ils n’ont pas lésiné.
Alors , bien sur, un double album, dans une atmosphère de fin de règne pour le CD, ou les morceaux sont saucissonnés à l’unité sur les Itunes et consorts, relève de l’inconscience ou à tout le moins, d’un anachronisme flagrant. Mais Glenn Frey, Don Henley et leur bande nous ont fait ça à l’ancienne. En route donc pour un périple titre à titre, Cette longue attente leur doit bien ça.
L’album s’ouvre avec un morceau quasi acapella No more walks in the wood. Et hop, instantanément, me voici projeté 30 ans en arrière, dans le noir de ma chambre d’adolescent, éclairé par la lumière bleutée de mon ampli Marantz, écoutant mes vinyles ou Mychele Abraham à la radio. La madeleine de Proust sonore. Un enchevêtrement de voix à coller la chair de poule, le son Eagles, ils sont là, ça le fait. Le morceau en soit n’a rien d’exceptionnel, mais d’entendre à nouveau ce son, ça fait du bien.
How long, premier single, vieux titre jamais enregistré, ou, audiblement ils tentent de nous refaire le coup de Take it easy ou Already Gone. Tempo plutôt enlevé, ce qu’il faut de son country, des guitares qui miaulent de partout. Toujours ces voix mêlées qui emportent tout. Pas un futur classique, mais une bonne réintroduction ;Les Eagles sont de retour.
Busy Being Fabulous est un des vrais bons titres de cet album. Signé Henley/Frey comme à la grande époque, nappe d’orgue, et cette voix au timbre si caractéristique, un refrain mémorable, du miel pour les oreilles les radios devraient lui faire un sort. Parfois l’attente est récompensée.
What do I do with my heart. Encore signé par le duo, histoire de marquer qui sont les patrons ? Cette fois c’est Glenn qui prend le lead vocal. Un slow qui ne nous laisse aucune chance. Quand la voix de Don Henley rentre à la fin, même si c’est un peu cliché, on s’y laisse prendre. Pour marquer que les Eagles ne sont pas que les deux sus cités, Joe Walsh y va de sa chanson Guilty of the crime. Une reprise d’un titre paru sur la bande originale de Robocop. Un rock ordinaire, rien d’indispensable ici.
Ils sont quatre dans le groupe, il faut donc laisser un peu de place à Timothy B. Schmit. Qui choisi une reprise de Paul Carrack (remember Tempted de Squeeze ?). Un son à la I can’t tell you why, moins efficace que ce chef d’œuvre, mais qui ne fait pas remplissage, comme le titre précédent de Walsh. Sa voix, bien que moins marquante que celle de Don Henley est néanmoins attachante et permet de faire de ce titre un chouette morceau.
Waiting in the weeds. Classique Eagles. La mélodie n’a pas l’efficacité de Desperado, mais quand même, quelle classe. Une mandoline, la voix de Don, une orchestration dans la droite lignée de ce qu’ils ont toujours fait et l émotion est au rendez-vous. Un travail d’orfèvre, pour vous dire, près de huit minutes pour ce titre, on ne les entends pas passer. No more cloudy days est un titre qui refait surface, il était sur le DVD Farewell tour. Un Glenn Frey à l’aise, sur un titre plutôt tranquille, probablement ordinaire par n’importe qui d’autre, mais enluminé par les Eagles, et doté d’un solo de sax ??? à la fin.
Allez, le premier faux pas, à mon avis. Fast Company. Don Henley nous fait son Bee Gees. Si si. Voir son 10CC. Falsetto sous le bras il se lance dans l’exercice d’un titre entre Funk et Disco. Ponctué par des cuivres sa présence sur ce disque est étonnante A zapper.
Heureusement, ils se rattrapent immédiatement. Do something a ce doux parfum tubesque made in Eagles. TB Smith au lead vocal, rejoint par Don dans le refrain, une steel guitare, imparable. Le style de chanson qui aurait pu sortir il y a 30 ans ou dans 30 ans. Intemporelle. Les harmonies vocales sont à pleurer Juste le savoir faire.
You are not alone est une jolie ballade guitare voix, plombée (un peu) par un batterie totalement inutile à mon sens. Rien de rédhibitoire mais ce titre aurait pu être mieux plus dépouillée. Bon nous abordons maintenantle gros morceau. Par sa longueur, plus de 10 minutes, parce qu’il donne son nom à l’album, ce qui laisse supposer de l’importance que le groupe lui confère. Bon, ils ne nous refont pas Hôtel California ici. Un texte engagé, un solo de guitare quasi Pink Floydien, ne suffisent pas à faire une grande chanson. Peut être un Américain, plus concerné par le sujet, sera-t-il plus enthousiaste. J’ai lu des qualification de chef d’oeuvre, des références à Stairway to Heaven Ce titre à du style, certes, du chien, mais me laisse sur ma faim. Pas du remplissage néanmoins , ce n’es pas un titre faible, mettons que je l’aurais trouvé à sa place sur un album solo de Don Henley, moins ici.
Peut être pour souffler un peu après l’opus précédent, un instrumental, plutôt court, pas verbeux. J’accroche rarement aux instrumentaux, celui-ci n’échappe pas à la règle, mais au moins ne donne t’il pas envie de zapper, I Dreamed There Was No War est meilleur que son titre, facile, ne pourrait le laisser penser. Une respiration à un peu plus de la moitié de l’album.
Somebody, peut être le titre qui m’a accroché le premier. Pas dans la veine Eagles du tout, Kiss aurait pu le chanter ;o). Ou plutôt , Bob Seger, c’est rock, la voix de Glenn s’en sort honorablement, même si un vrai chanteur rock aurait certainement pu l’emmener plus loin. Le solo de guitare, sans être d’anthologie fait son œuvre, bref un titre qui prendra sûrement sa dimension sur scène, et déjà, sur l’album relance bien la machine.
Qui se grippe aussitôt avec le titre suivant. Frail Grasp on the Big Picture est un attaque en règle de Don Henley sur notre société. Bon le gars n’est pas connu pour avoir sa langue dans sa poche, et pour être plutôt acerbe et critique, ce qui est gage de qualité, mais ce titre avait plus sa place sur un album solo. Tant dans le traitement musical, funk rock, que comparé avec l’atmosphère du reste de l’album. Grosse partie de guitares tout de même qui sauvent le titre. Last Good Time In Town, ou le retour de Joe Walsh, que nous avions quitté sur un titre plutôt médiocre en début d’album. Une intro à la guitare séduisante, un rythme tirant faire le funky, n’aurait pas déparé sur le dernier (et excellent) album des Bee Gees. Au final, après plusieurs écoutes, le titre accroche, même s’il surprend. Et quel son de guitare ! Mais, sept minutes quand même, une version plus concentrée n’eut pas été de trop.
I love to watch a woman dance. Un titre comme ils doivent pouvoir en produire à la chaîne. Ni mauvais ni bon, il s’écoute agréablement, ou l’oublie aussitôt après. Ceci dit, un paquet de groupes se contenterait de titres tels que celui ci
On repart sur un titre plus rock de Don Henley. Business as usual. Pour être exact, ne seraient les autres musiciens, ce n’est pas les Eagles que nous écoutons ici mais Don. Je ne craque pas. Un clin d’œil, volontaire ou non, au voulez vous coucher avec moi de Lady Marmelade est audible, le solo de guitare est enflammé.
Center of the universe, et son parfum très Crosby Nash and Youg. Une simple ballade acoustique, guitare voix et la magie opère. Pas de quoi réveiller les morts, mais pour un 19ème titre, ils ont le souffle.
Et pour clôturer la promenade, It's Your World Now. Autant de rapport avec le rock qu’Iglesias. Ou Philippe Lavil auquel ce titre, allez savoir pourquoi, me fait immanquablement penser Des cuivres très mariachi, un rythme latin, une manière étrange de refermer la parenthèse, même si ce titre, somme toute est agréable. Ils passent la main, et le voyage était beau.
Sur l’album que j’ai acheté figurait en bonus A hole in the world, un titre post 11 septembre. Superbe chanson, qui aurait parfaitement eu sa place sur ce dernier album, un vrai beau single.
Alors, après cette heure et demi passé avec les Eagles, mon bilan. Faut il acheter cet album ? oui sans hésitation. Paradoxalement, même si je ne crois pas que figure ici un futur classique de la taille de ceux qu’ils nous ont déjà donné, et ce pour la 1ere fois sur toute leur carrière, c’est probablement leur meilleur disque. Le plus uniforme, le plus homogène.
Par le passé, hormis les pépites, toujours présentent, les albums n’étaient pas d’un niveau élevé, certains titres passant mal les années. Ici, la patte Eagles est omniprésente, le son est monstrueux, les voix, lead ou d’harmonies sont une leçon pour tout le monde, et les guitares sont là ou on les attendait.
28 ans c’est long, l’album aurait peut être gagné à être simple, mais, même ramassé, concentré, il n’aurait pas été plus fort. Je suppose que le syndrome white album es Beatles a frappé. Chacun des 4 musiciens devant avoir son espace d'expression. D'ou des styles différents, passé à la moulinette Eagles.
Content d’avoir pu assisté à ce retour, ils n'ont pas déçu, et la légende n'a pas pris un coup derrière les oreilles, comme on pouvait le craindre après si longtemps, le pari était risqué. Reste maintenant à les voir live en France.
L'inconvénient avec le Ukulele, c'est que c'est addictif. Mignon tout plein, tout petit, il en existe des dizaines de formes et de couleurs. Et donc ,assez rapidement, un n'est pas suffisant. Deux, trois, quatre, c'est une maladie.
Voici donc le second de ma future collection. Un peu plus épais que mon slim, avec une projection plus importante.
Les cordes d'origine, couleurs marrons, se confondent avec le manche, peu pratique pour un débutant comme moi. Les cordes sont d'ailleurs plus proche du manche, les cases plus grandes et le tout nécessite un temps d'adaptation. Je m'y sens moins à l'aise, je dois faire plus attention, question de temps je suppose.
[Edit] Après de nombreux mois, il n'y a plus photo, mon slim black prend la poussière et je ne joue plus que de celui ci. La quais totalité des titres de la page ukulele ont été enregistré avec.
des Beatles évidement.
Extrait d'Abbey Road, une superbe mélodie de Mc Cartney, sans difficulté ukulelesque hormis l'enchaînement rapide des C-E7-Am-Dm
Golden slumbers
Once there was a way to get back home ward Once there was a way to get back home Sleep pretty darling do not cry And I will sing a lullaby
Golden slumbers fill your eyes Smiles awake you when you rise Sleep pretty darling do not cry And I will sing a lullaby
Once there was a way to get back home ward Once there was a way to get back home Sleep pretty darling do not cry And I will sing a lullaby
Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon Radioblog, ce podcast étant mensuel (mise à jour de nouveaux artistes le 1er de chaque mois). Par ailleurs, Tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd. ce qui signifie que vous pouvez librement les télécharger, les copier, diffuser, partager tant qu'aucune commercialisation ne leur est liée. Dans le cas contraire, il suffit de demander ;o)
Le titre de ce mois ci <<Elle était belle>> est directement inspiré d'un documentaire récent réalisé par Sandrine Bonnaire au sujet de sa soeur Sabine. Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, je vous renvoie sur ce lien. Inutile de m'étendre sur le sujet, il est bien assez fort ainsi. J'ai donc eu l'envie d'en écrire une illustration sonore à postériori, et si évidement, je ne saurais restranscrire l'émotion que génère le film, si cette petite contribution contribue à la réflexion sur la manière dont nous traitons nos malades en psychiatrie, elle n'aura pas été vaine. Comme je ne recule devant rien pour vous plaire, deux versions de cette chansons sont disponibles. Une version Chocolat, car made in Swizerland, puisque Corriya m'a fait le plaisir de partir de ma version pour ajouter, élaguer, mixer, bref, faire sa cuisine et vous en restituer sa vision et puis la version Sucre, made in chez moi, la classique quoi. Rendez-vous sur cette page pour les découvrir.
Sucrepop, incarné par Julie, fera une petite prestation live le 18 novembre au studio Raspail, à Paris, boulevard Raspail, dans le cadre des 30 ans de l'audioclub de la poste et France Telecom. Une demi douzaine de groupes/artistes sont attendus, certains jouant live, d'autres (dont Sucrepop) chantant sur bande orchestre. L'entrée est à 7 euros.
L'onglet Podcast/radioblog semble ne pas fonctionnersur toutes les configurations, je m'en excuse, je cherche toujours pourquoi, mais le lien lui fonctionne.Ne vous privez pas d'écouter la sélection et de la faire connaître, la plupart des artistes diffusés ici ont besoin de votre soutien. Le lien de recommandation à droite (ou ici) fera l'affaire.
Comme précisé ci-dessus, je lui ai consacré une chronique. Le nouvel Arnaud Simon, Pourquoi pas l'Angleterre est dispo. J'en remets une couche ici pour que vous ne passiez pas à côté. Truffé de superbes chansons, gorgé de mélodies mémorables, il s'est fait attendre et est à la hauteur. Ce n'était pas le plus facile. M'aimer moi et Anna, Banquette arrière, Avec ceci, Monogamme, l'émouvant Il manque une chanson pour toi, une brochette de titres qui ont tout pour vous faire fondre. Arnaud recherche un distributeur, avec un tel album, je doute qu'il cherche longtemps. En attendant, écoutez le, encouragez le par des messages, achetez son album en ligne, et faite passer l'info.
Initialement, Joe Pop est un personnage de bande dessinée créée par David Laplante. Au fil du temps, il est devenu l'incarnation du Joe Pop Band, la facette musicale de David. Le premier album, aux chatoyantes couleurs pop comme on peut s'en douter , sortira prochainement. Avec une sucrerie à la clef. En effet, Dave ayant entendu une de mes compos dans le Homemade Hit Show m'a contacté pour que j'adapte l'un des titres de l'album à venir en français et que je l'enregistre. Quelques semaines plus tard, j'ai rendu ma copie, qui semble lui avoir assez plu pour qu'il souhaite la faire figurer en bonus track sur le disque. Les ombres sur le mur, adaptation de son Shadows on the wall sera donc le 1er titre de Sucrepop à figurer sur un disque, ce qui, pour moi qui annonce la mort du CD depuis déjà un bail, ne manque pas de sel ;o) . Merci David pour ta confiance. Pour patienter, un extrait de ce futur album en clip, si ce n'est pas de la pure pop ça !
Planqué derrière une véritable mur de guitares, le sieur Boris Laborde propose également une facette pop. Actuellement aux manettes de ta totalité du projet, il cherche à s'adjoindre des musiciens pour passer au live. Imaginez un mutant, exposés aux radiations sonores, les Ramones se seraient fondu en une seule personne. Ca c'est pour le rideau de guitares. Derrière le rideau, un univers qui attire l'oreille, personnel, original. Tentez l'aventure.
La francophonie du précédent ne se devinait pas, idem pour les allemands de Dinky Drums. Je connais peu, même pas du tout la musique d'Outre Rhin, si j'en crois ce que j'écouter ici, c'est un tort. Pop en diable sur le titre que je vous propose, nettement plus rock, voir hard sur d'autres (All because you do). Le son est parfois un peu "garage", mais ils maintiennent l'intérêt chaque fois. Un album avec une réalisation à la hauteur leur permettrait de se démarquer facilement.
Un album mi perso mi with a little help from my friends, c'est l'offre de Lizzy Ling. La belle est plutôt craquante, ses compos devraient trouver des oreilles ou se nicher, la production étant efficace et le titre éponyme, Un tigre dans un Bungalow tres radiophonique. Comme ce n'est pas le seul - ma préférence va vers Tokyo que je vous propose ici - pas de raison que cela ne finisse pas percer. Juste un petit coup de pouce du destin pour lancer la machine.
Dans un style similaire, la variété de qualité, une qui a dors et déjà décroché la timbale , c'est Pauline. Il faut dire que le titre qui ouvre l'album et lui donne son nom est du genre à ne pas avoir besoin d'être écouté deux fois pour se faire un avis sur son potentiel commercial. Ce n'est heureusement pas le seul titre sur ce disque à être réussi, la toute jeunette Pauline qui en signe la plupart dévoilant ainsi un beau brin de plume.
En attendant Betty a eu l'excellente idée de prendre contact avec moi pour me faire écouter leur demo 4 titres. Assez mélancolique, sensation probablement accentuée par le choix de l'acoustique, les chansons d'En attendant Betty ont une profondeur pas si commune dans le domaine qui nous intéresse. Une vision presque littéraire de la musique, portée par une voix et une guitare, le reste de l'instrumentation permettant de les mettre en valeur. Leurs influences sont anglo-saxonnes mais leur rapport aux textes me parait plutôt francophone.
La prescription du docteur Jordanenko , c'est une prise quotidienne de Restrankyl 100. Une infusion de 10 titres reggae pop, style plutôt festif, qui déclenche irrémédiablement un sourire beat et des hochements de tête en rythme chez ceux qui écoutent. Les textes ne sont pas uniquement là pour la déco, dans la plus pure tradition des origines jamaïcaines, les JordanenKo ont des trucs à dire alors ils les chantent.
C'est un trio. Majesté Féline est leur nom. Difficile de qualifier leur musique, tant leurs diverses influences génèrent, suivant les titres, des atmosphères différentes. Une chose est sure, c'est la voix lead de Myriam qui m'a accroché. Ensuite laissez vous porter, leurs morceaux sont dispo sur leur site.
Ils font du power pop avec talent, The Smith Bros ont appris leurs lecons en écoutant à la radio Beatles, Costello et autre Teenage Fan club, objectif pour leur compos, de l'énergie et du mélodique, le power couplé à la pop précédement cité. Les 4 titres présents sur leur myspace ne laissent entrevoir aucun faux pas, ils semblent connaître leurs classiques sur le bout des doigts. Un nouvel album est annoncé prochainement, à suivre.
Les ailes de Juliana est un concept album de Manu Serve. Un univers différent de sa précédente production, plus electro rock selon ces souhaits, doté d'un clip d'animation qui a du demandé une patience infinie pour sa réalisation. Amateurs de playmobil, vous devriez y trouver votre compte. L'ensemble de l'album est en écoute sur le site qui lui est dédié.
Le cheminement qui dépose un album sur ces pages est parfois étrange. Pierre, vidéaste et photographe, accessoirement un de mes camarades de jeu au quotidien s'en va faire une ballade au pays du soleil levant. Il y rencontre, c'est son karma, une autochtone avec qui il sympathise et qui écoute, sur son mp3 un groupe canadien, The Sunshine State un duo dans les style des Weepies que je lui avais fait découvrir et qui ont changé la vie de ce monsieur ;o). Back to France, Miss Yoko lui envoie le dit album, qui, fatalement, m'arrive entre les mains. Des chansons autobiographiques, chantées par une voix aux accents séduisants, couchées dans un lit de guitares acoustiques tendance folk jazzy et enluminées par quelques percussions/batterie et une basse. . Drug dealer est un cadeau du ciel, le reste de l'album est un peu inférieur à cette magistrale ouverture mais un réel plaisir tout de même grâce à la voix d'Aleza et puis c'est la magie de la musique de porter le poids des souvenirs qui lui sont attachés. A noter une reprise de la sublimissime Nothing Compare to U, de Prince popularisée par Sinnead O'Connor.
Restons un peu dans le domaine du folk. Helene et Flo c'est de la guitare et de la flute, de jolies voix, une formation tout récente qui fait ses premiers pas. A peine éclos et déjà sur Sucrepop, si ce n'est pas de la consécration ;o). Nous sommes loin de la Starac et compagnie ici. Je suis curieux de savoir si un album finira par naître de cette union et si elles auront le souffle suffisant pour produire la douzaine de chansons nécessaires, en tout cas , c'est bien parti.
Retour en pays Pop. De Barth je ne connais que les titres dispo sur son Myspace (http://www.myspace.com/barthroom). Un frenchy qui fait une musique très personnelle tout en restant accessible. C'est une version inédite d'un titre de son second album qu'est extrait le morceau qu'il m'a envoyé et que je vous diffuse. Sur le site, un croisement entre de la musique expérimentale et une pop plus classique provoque une rencontre addictive. Ou veut il en venir, ou nous emmene t'il ?, chaque titre apporte son lot de surprise, jamais désagréable, toujours étonnant. Une bouffée d'air frais.
Et un autre duo, un. Le plus fragile des esquifs musicaux mais le plus propice à fournir de petits miracles. Isabé a intitulé son premier album A (est-ce à dire que 26 sont prévus ?) Les titres sont assez différents les uns des autres rendant complexe la définition de ce qu'ils font, mais qui permet de conserver un effet de surprise. Globalement, l'atmosphère tire plus vers une pop anglo-saxonne aux orchestrations assez fouillées quoique dépouillées la plupart du temps. Une musique plus intellectuelle que sensuelle de prime abord. Rien de rébarbatif dans leur musique, mettons qu'ils ont décidé de faire fi de la facilité, et de faire naître l'émotion de la recherche plutôt que de l'instinct. Mais le charme d'un titre comme Courant d'air agit rapidemment, allez comprendre.
Place au bricolos. Lewitt fait dans le low fi. Comprenez, une musique ou la priorité n'est pas dans la qualité sonore, les enregistrements étant cheap, à partir de bout de ficelle. Ajoutez à cela un anglais aproximatif, allez savoir pourquoi ca passe quand même (pas chaque fois mais ca passe). De l'instrumental au ukulele, Frank Netherland's Place, à des titres plus classiques quoique jamais conventionnels, ils s'essaient à l'electropop. Ils ont l'intention de faire un vrai album, je suis impatient de savoir ce que cela va donner.
Le clip du mois ne pouvait qu'être celui de Mushi dont le 1er album est sorti il y a quelques jours. Mushi, c'est Mathyld entouré d'une bande de bad boys. Mushi c'est une voix comme il y en a peu, un croisement entre d'Annie Lennox et Aretha Franklin pour vous situer le niveau (et écoutez avant de dire que j'exagère). Une énergie et une aisance sur scène stupéfiante, un groove d'enfer et un son diabolique concocté par la bande de pas manchot du manche et des claviers qui l'entourent. Comme par ailleurs, hors projecteur la demoiselle est exquise, délicieuse et charmante, transformant le chat sauvage électrique scénique en angora de salon séduisant et souriant, vous n'avez plus aucune excuse pour ne pas vous précipiter écouter et acheter leur album et surtout prendre une méga claque à les voir sur scène.le clip
Je vous donne rendez-vous en décembre, soyez sages, le Pere Noël nous regarde, et pour ceux de l'hémisphère nord, couvrez vous bien, novembre n'est pas exactement le mois le plus agréable. à suivre ...
Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon Radioblog, ce podcast étant mensuel (mise à jour de nouveaux artistes le 1er de chaque mois). Par ailleurs, Tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd. ce qui signifie que vous pouvez librement les télécharger, les copier, diffuser, partager tant qu'aucune commercialisation ne leur est liée. Dans le cas contraire, il suffit de demander ;o)
Le titre de ce mois ci <<Elle était belle>> est directement inspiré d'un documentaire récent réalisé par Sandrine Bonnaire au sujet de sa soeur Sabine. Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, je vous renvoie sur ce lien. Inutile de m'étendre sur le sujet, il est bien assez fort ainsi. J'ai donc eu l'envie d'en écrire une illustration sonore à postériori, et si évidement, je ne saurais retranscrire l'émotion que génère le film, si cette petite contribution contribue à la réflexion sur la manière dont nous traitons nos malades en psychiatrie, elle n'aura pas été vaine. Comme je ne recule devant rien pour vous plaire, deux versions de cette chansons sont disponibles. Une version Chocolat, car made in Swizerland, puisque Corriya m'a fait le plaisir de partir de ma version pour ajouter, élaguer, mixer, bref, faire sa cuisine et vous en restituer sa vision et puis la version Sucre, made in chez moi, la classique quoi. Rendez-vous sur cette page pour les découvrir.
Sucrepop, incarné par Julie, fera une petite prestation live le 18 novembre au studio Raspail, à Paris, boulevard Raspail, dans le cadre des 30 ans de l'audioclub de la poste et France Telecom. Une demi douzaine de groupes/artistes sont attendus, certains jouant live, d'autres (dont Sucrepop) chantant sur bande orchestre. L'entrée est à 7 euros.
L'onglet Podcast/radioblog semble ne pas fonctionnersur toutes les configurations, je m'en excuse, je cherche toujours pourquoi, mais le lien lui fonctionne.Ne vous privez pas d'écouter la sélection et de la faire connaitre, la plupart des artistes diffusés ici ont besoin de votre soutien. Le lien de recommandation à droite (ou ici) fera l'affaire.
Comme précisé ci-dessus, je lui ai consacré une chronique. Le nouvel Arnaud Simon, Pourquoi pas l'Angleterre est dispo. J'en remets une couche ici pour que vous ne passiez pas à côté. Truffé de superbes chansons, gorgé de mélodies mémorables, il s'est fait attendre et est à la hauteur. Ce n'était pas le plus facile. M'aimer moi et Anna, Banquette arrière, Avec ceci, Monogamme, l'émouvant Il manque une chanson pour toi, une brochette de titres qui ont tout pour vous faire fondre. Arnaud recherche un distributeur, avec un tel album, je doute qu'il cherche longtemps. En attendant, écoutez le, encouragez le par des messages, achetez son album en ligne, et faite passer l'info.
Initialement, Joe Pop est un personnage de bande dessinée créée par David Laplante. Au fil du temps, il est devenu l'incarnation du Joe Pop Band, la facette musicale de David. Le premier album, aux chatoyantes couleurs pop comme on peut s'en douter , sortira prochainement. Avec une sucrerie à la clef. En effet, Dave ayant entendu une de mes compos dans le Homemade Hit Show m'a contacté pour que j'adapte l'un des titres de l'album à venir en français et que je l'enregistre. Quelques semaines plus tard, j'ai rendu ma copie, qui semble lui avoir assez plu pour qu'il souhaite la faire figurer en bonus track sur le disque. Les ombres sur le mur, adaptation de son Shadows on the wall sera donc le 1er titre de Sucrepop à figurer sur un disque, ce qui, pour moi qui annonce la mort du CD depuis déjà un bail, ne manque pas de sel ;o) . Merci David pour ta confiance. Pour patienter, un extrait de ce futur album en clip, si ce n'est pas de la pure pop ça !
Planqué derrière un véritable mur de guitares, le sieur Boris Laborde propose également une facette pop. Actuellement aux manettes de ta totalité du projet, il cherche à s'adjoindre des musiciens pour passer au live. Imaginez un mutant, exposés aux radiations sonores, les Ramones se seraient fondu en une seule personne. Ça c'est pour le rideau de guitares. Derrière le rideau, un univers qui attire l'oreille, personnel, original. Tentez l'aventure.
La francophonie du précédent ne se devinait pas, idem pour les allemands de Dinky Drums. Je connais peu, même pas du tout la musique d'Outre Rhin, si j'en crois ce que j'écoute ici, c'est un tort. Pop en diable sur le titre que je vous propose, nettement plus rock, voir hard sur d'autres (All because you do). Le son est parfois un peu "garage", mais ils maintiennent l'intérêt chaque fois. Un album avec une réalisation à la hauteur leur permettrait de se démarquer facilement.
Un album mi perso mi with a little help from my friends, c'est l'offre de Lizzy Ling. La belle est plutôt craquante, ses compos devraient trouver des oreilles ou se nicher, la production étant efficace et le titre éponyme, Un tigre dans un Bungalow très radiophonique. Comme ce n'est pas le seul - ma préférence va vers Tokyo que je vous propose ici - pas de raison que cela ne finisse par percer. Juste un petit coup de pouce du destin pour lancer la machine.
Dans un style similaire, la variété de qualité, une qui a dors et déjà décroché la timbale , c'est Pauline. Il faut dire que le titre qui ouvre l'album et lui donne son nom est du genre à ne pas avoir besoin d'être écouté deux fois pour se faire un avis sur son potentiel commercial. Ce n'est heureusement pas le seul titre sur ce disque à être réussi, la toute jeunette Pauline qui en signe la plupart dévoilant ainsi un beau brin de plume.
En attendant Betty a eu l'excellente idée de prendre contact avec moi pour me faire écouter leur démo 4 titres. Assez mélancolique, sensation probablement accentuée par le choix de l'acoustique, les chansons d'En attendant Betty ont une profondeur pas si commune dans le domaine qui nous intéresse. Une vision presque littéraire de la musique, portée par une voix et une guitare, le reste de l'instrumentation permettant de les mettre en valeur. Leurs influences sont anglo-saxonnes mais leur rapport aux textes me parait plutôt francophone.
La prescription du docteur Jordanenko , c'est une prise quotidienne de Restrankyl 100. Une infusion de 10 titres reggae pop, style plutôt festif, qui déclenche irrémédiablement un sourire beat et des hochements de tête en rythme chez ceux qui écoutent. Les textes ne sont pas uniquement là pour la déco, dans la plus pure tradition des origines jamaïcaines, les JordanenKo ont des trucs à dire alors ils les chantent.
C'est un trio. Majesté Féline est leur nom. Difficile de qualifier leur musique, tant leurs diverses influences génèrent, suivant les titres, des atmosphères différentes. Une chose est sure, c'est la voix lead de Myriam qui m'a accroché. Ensuite laissez vous porter, leurs morceaux sont dispo sur leur site.
Ils font du power pop avec talent, The Smith Bros ont appris leurs lecons en écoutant à la radio Beatles, Costello et autre Teenage Fan club, objectif pour leur compos, de l'énergie et du mélodique, le power couplé à la pop précédement cité. Les 4 titres présents sur leur myspace ne laissent entrevoir aucun faux pas, ils semblent connaître leurs classiques sur le bout des doigts. Un nouvel album est annoncé prochainement, à suivre.
Les ailes de Juliana est un concept album de Manu Serve. Un univers différent de sa précédente production, plus electro rock selon ces souhaits, doté d'un clip d'animation qui a du demandé une patience infinie pour sa réalisation. Amateurs de playmobil, vous devriez y trouver votre compte. L'ensemble de l'album est en écoute sur le site qui lui est dédié.
Le cheminement qui dépose un album sur ces pages est parfois étrange. Pierre, vidéaste et photographe, accessoirement un de mes camarades de jeu au quotidien s'en va faire une ballade au pays du soleil levant. Il y rencontre, c'est son karma, une autochtone avec qui il sympathise et qui écoute, sur son mp3 un groupe canadien, The Sunshine State un duo dans les style des Weepies que je lui avais fait découvrir et qui ont changé la vie de ce monsieur ;o). Back to France, Miss Yoko lui envoie le dit album, qui, fatalement, m'arrive entre les mains. Des chansons autobiographiques, chantées par une voix aux accents séduisants, couchées dans un lit de guitares acoustiques tendance folk jazzy et enluminées par quelques percussions/batterie et une basse. . Drug dealer est un cadeau du ciel, le reste de l'album est un peu inférieur à cette magistrale ouverture mais un réel plaisir tout de même grâce à la voix d'Aleza et puis c'est la magie de la musique de porter le poids des souvenirs qui lui sont attachés. A noter une reprise de la sublimissime Nothing Compare to U, de Prince popularisée par Sinnead O'Connor.
Restons un peu dans le domaine du folk. Helene et Flo c'est de la guitare et de la flute, de jolies voix, une formation tout récente qui fait ses premiers pas. A peine éclos et déjà sur Sucrepop, si ce n'est pas de la consécration ;o). Nous sommes loin de la Starac et compagnie ici. Je suis curieux de savoir si un album finira par naître de cette union et si elles auront le souffle suffisant pour produire la douzaine de chansons nécessaires, en tout cas , c'est bien parti.
Retour en pays Pop. De Barth je ne connais que les titres dispo sur son Myspace (http://www.myspace.com/barthroom). Un frenchy qui fait une musique très personnelle tout en restant accessible. C'est une version inédite d'un titre de son second album qu'est extrait le morceau qu'il m'a envoyé et que je vous diffuse. Sur le site, un croisement entre de la musique expérimentale et une pop plus classique provoque une rencontre addictive. Ou veut il en venir, ou nous emmene t'il ?, chaque titre apporte son lot de surprise, jamais désagréable, toujours étonnant. Une bouffée d'air frais.
Et un autre duo, un. Le plus fragile des esquifs musicaux mais le plus propice à fournir de petits miracles. Isabé a intitulé son premier album A (est-ce à dire que 26 sont prévus ?) Les titres sont assez différents les uns des autres rendant complexe la définition de ce qu'ils font, mais qui permet de conserver un effet de surprise. Globalement, l'atmosphère tire plus vers une pop anglo-saxonne aux orchestrations assez fouillées quoique dépouillées la plupart du temps. Une musique plus intellectuelle que sensuelle de prime abord. Rien de rébarbatif dans leur musique, mettons qu'ils ont décidé de faire fi de la facilité, et de faire naître l'émotion de la recherche plutôt que de l'instinct. Mais le charme d'un titre comme Courant d'air agit rapidemment, allez comprendre.
Place au bricolos. Lewitt fait dans le low fi. Comprenez, une musique ou la priorité n'est pas dans la qualité sonore, les enregistrements étant cheap, à partir de bout de ficelle. Ajoutez à cela un anglais aproximatif, allez savoir pourquoi ca passe quand même (pas chaque fois mais ca passe). De l'instrumental au ukulele, Frank Netherland's Place, à des titres plus classiques quoique jamais conventionnels, ils s'essaient à l'electropop. Ils ont l'intention de faire un vrai album, je suis impatient de savoir ce que cela va donner.
Le clip du mois ne pouvait qu'être celui de Mushi dont le 1er album est sorti il y a quelques jours. Mushi, c'est Mathyld entouré d'une bande de bad boys. Mushi c'est une voix comme il y en a peu, un croisement entre d'Annie Lennox et Aretha Franklin pour vous situer le niveau (et écoutez avant de dire que j'exagère). Une énergie et une aisance sur scène stupéfiante, un groove d'enfer et un son diabolique concocté par la bande de pas manchot du manche et des claviers qui l'entourent. Comme par ailleurs, hors projecteur la demoiselle est exquise, délicieuse et charmante, transformant le chat sauvage électrique scénique en angora de salon séduisant et souriant, vous n'avez plus aucune excuse pour ne pas vous précipiter écouter et acheter leur album et surtout prendre une méga claque à les voir sur scène.Je vous donne rendez-vous en décembre, soyez sages, le Pere Noël nous regarde, et pour ceux de l'hémisphère nord, couvrez vous bien, novembre n'est pas exactement le mois le plus agréable. à suivre ...
Le sieur Arnaud Simon, je l’ai à l’œil de puis un bout de temps maintenant. A l’œil et à l’oreille surtout. Parce qu’il a eu l’excellent réflexe de mettre ses compos maquettées en ligne d’abord, qu’un forum Beatles a relayé l’info puisque l’un des titres évoque un fameux moment des garçons dans le vent et que le fabourivore que je suis c’est précipité écouter. Et ça l’a fait. D’aguichantes compos, pas véritablement liés aux Beatles dans la forme, nous sommes au XXIème siècle, mais avec le même attachement à tenter de créer de fortes mélodies.
Hors donc, ces maquettes déjà forts goûteuses ont donc été passé à la moulinette studio pour une mise en couleur et en relief, avec l’adjonction de quelques titres que je n’avais pas la chance de connaître.
Tout frais sortie de presse, l’album Pourquoi pas l’Angleterre ? atterrit donc sur nos platines.
Ouverture des hostilités avec le premier single choisi Avec ceci ce sera tout. Petit riffs de guitares, break de batterie introduisant la voix, c’est parti. Lumineux. Le son à pris du coffre, de l’ampleur, les guitares se font plus mordantes, les chœurs sont plus présents, bref tout est plus et c’est classe. Inclus la phrase qui me tue, les filles n’aiment pas les hommes qui s’arrêtent à l’orange.
On passe sur la banquette arrière pour le titre suivant. Cette fois c’est un arpège de piano qui amène basse et batterie. Un texte nostalgique, une mélodie qui fait mouche. Ajout par rapport à la maquette, un pont à la Polnareff, chapeau bas
Pourquoi pas l’Angleterre est également un des titres du disque. Inconnu pour moi à ce jour. Plus rock que les deux précédents, la basse ronronne à qui mieux mieux, le tout est bien emballé mais je reste sur ma faim.
Monogame me renvoie aussi sec en orbite. Un côté pop/folk, une orchestration très Beatles et un texte spécial mecs sur la tentation. Si ça ne tape pas dans les mains en concert c’est à n’y rien comprendre. Avec cette chanson, les filles devraient mieux nous comprendre ;o).
Le cinquième titre, Trop belles m’était également inconnu. Une jolie et tendre ballade, ponctuée par les chœurs d’une demoiselle. Un arrangement de cordes pour ajouter de la douceur. Et toujours ce sens mélodique mis en exergue. Elle marche, tubesque à souhait, groove bien comme il faut, et devrait faire le bonheur de quelques playlist de radio inspirées.
Sans doute, la déclaration d’amour que les demoiselles rêvent qu’on leur écrive. Un titre mid-tempo efficace, plus porté par le texte que par la musique à mon avis.
M’aimer moi était un de mes titres préférés, il transforme l’essai sans soucis. Une superbe chanson, description d’une fille-mère, arpèges de guitare acoustique et un beau jeu de cordes pour en rajouter dans le pathos, et on a un grand titre, on a l’impression de connaître cette maman et son Anna. Superbe.
Nouvelle enfance. Vu le niveau de la précédente, on retombe un peu fatalement. Mais ce n’est pas un mauvais titre, il n’y en a pas sur ce disque, simplement, quand on vole si haut on est parfois au dessus des nuages parfois dedans. D’où probablement la transition avec ce titre météo, gris froid et humide. Encore un futur single sous la ceinture. Du pop rock réalisé avec talent, efficace dès la première seconde.
Serre moi est le titre avec lequel j’ai découvert l’univers d’Arnaud Simon. La référence Beatles ayant attiré mon oreille. Encore du très haut niveau. Rien d’autre à écrire, juste à écouter, quand il se met à être bon, pas grand monde ne lui arrive à la cheville. Juste une belle et grande chanson.
Avant dernière chanson avant de réécouter le disque. Stations services abandonnées, des titres que je ne connaissais pas avant la sortie du disque, c’est incontestablement le meilleur. Un refrain qui tourne dans la tête assez rapidement.
Et pour clore les 50’ que nous aurons passé en sa compagnie, une pépite. Il manque une chanson pour toi. Finir en beauté. En apothéose. En moins de deux minutes, seulement une guitare, une voix, et la chair de poule. Il reste a se retirer sur la pointe des pieds et à remettre le disque sur la platine.
Au départ, je me suis interrogé : Les chansons qui, pour moi, sortaient du lot, étaient celles que je connaissais déjà. Coïncidence ou réalité. Le fait que j’avais eu le temps de m’en imprégner jouait il en leur faveur ? Après une bonne dizaine d’écoute je reste sur mes positions, sur les 13 titres composant ce disque, 8 m’étaient familiers, et ce sont les meilleurs. Arnaud à peut être simplement bossé d’abord sur les chansons qu’ils jugeait les plus fortes. Les autres ne sont pas du remplissage, loin de là, mais son un ton en dessous.
Au moins 5 titres ici écrasent toute la concurrence. Des gars qui savent écrire de bonnes chansons, ce n’es pas ça qui manque, ma sélection est là pour le démontrer tous les mois. Des mecs capables d’écrire de grandes chansons, c’est déjà plus rare, mais d’en caser autant sur un album, on frôle l’exception. Si le talent doit être récompensé, alors Arnaud Simon a un bel avenir devant lui. Me reste un regret, apparemment, il a déjà réalisé d’autres albums précédemment, dont je ne connais rien. D’autres perles s’y trouvent elles aussi ?
Pourquoi pas l’Angleterre ? Inutile, avec des artistes de ce calibre, la francophonie n’a pas de soucis à se faire.
Paroles et musique Dave LaPlante et Joe Payne (Joe Pop Band) Adaptation francaise: Phil
David m'a contacté après avoir entendu Sucrepop dans le Homemade Hit Show. Il souhaitait que j'adapte l'un des titres du prochain album du Joe Pop Band en français et que je l'enregistre. Quelques semaines plus tard, j'ai rendu ma copie, qui semble lui avoir assez plu pour qu'il souhaite la faire figurer en bonus track sur son album. Les ombres sur le mur, adaptation de Shadows on the wall sera donc le 1er titre de Sucrepop à figurer sur un disque. Et accessoirement à s'ajouter à ma liste de reprises. Merci David pour ce cadeau.
les ombres sur le mur.
La version originale est dispo ici
Et toi que je vois tous les jours Je me demande pourquoi Tu m’as toujours caché Ton âme Ta flamme Ton banjo toujours logé dans son flight T’as toujours dis j’essaie
Quand j’pense au passé Moi j’entends Herb Alpert jouer Notre maison est mon univers La vie est facile Et le monde n’est qu’inconnu Je n’en vois que des ombres sur le mur Oh oh Oh oh
Chez nous Ta fascination pour la couleur orange Tu jouais tes disques et nous dansions parfois Et la neige dans le poste
Quand j’pense au passé Cette balle de caoutchouc que j’avais Et moi si p’tit le monde géant La vie est facile Et le monde n’est qu’inconnu Je n’en vois que des ombres sur le mur Oh oh Oh oh Je n’en vois que des ombres sur le mur Oh oh Oh oh Je n’en vois que des ombres sur le mur