Une artiste originale, une femme-enfant couche ses cauchemars sur des comptines pop.
C'est une histoire belge...
Mais pas l'histoire d'un mec, l'histoire d'une girl qui, tombée dans une marmite de potion musique quand elle était petite, et depuis ne pouvait faire autrement qu'assembler bruits, samples, accoupler des 0 et des 1 sonores pour en faire de la pate à chansons.
Parce qu'a plusieurs on est plus fort que seule, Lunabee s'entoura d'autres olibrius issus d'une marmite similaire et vogue la galère.Et la galère finit par flotter sur des flots bleus pour finalement jetter l'ancre près de nos oreilles.
Hors donc, prenez garde aux flots bleus est une expérience ou une voix de femme-enfant (reminiscente parfois de Clemence Lhomme, remember Blues Trottoir ?) nous compte des histoires qui elles ne sont pas pour les enfants.
Entre naïveté et perversions, humour noir et univers sombre, Lunabee nous propose des textes ou l'on torture les petits chats, ou les rats mangent amants et amis, ou elle vous met, gentiment, un peu de sel sur vos plaies, avant de vous enterrer vivant.
Lunabee se propose également de se faire anthropophage par amour, et je ne vous raconte pas la ballade lors de la promenade au Zoo.
Le tout chanté sur des musiques beaucoup moins sombres entre simplicité pop et recherche expérimentale, bref Lunabee et ses comparses sont un tantinet fêlés du bocal et nous propose un univers très personnel, une vraie identité originale, loin des produits manufacturés et formatés.
Ce refus de la facilité n'empeche pas les tubesques Les Rats ou m'a préféré Un petit peu de vous squatter les tympans sans relâche. L'univers de Lunabee est tres imagé, certains titres sont presque des scénarios et plus qu'un clip, j'imagine déjà les courts - métrages possibles.
Au final, Lunabee propose un monde cruel sur des mélodies pop ou le second degré est omniprésent. Si le sucré-salé, le doux-acide vous attirent habituellement, vous ne manquerez pas de craquer pour l'abeille lunaire.
Les titres de l'album :
1. Apocalypse
2. Le remords au frigidaire
3. Les rats
4. Quand maman n'est pas là
5. L'ordinateur
6. Transfert
7. Poupée de chair
8. Coeur brisé
9. Un petit peu
10. Faim de toi
11. Léo
12. Le lion des mers du sud
13. Ce matin
14. Margot au zoo
15. Manèges
En direct de Finlande, du pop-rock plein les valises, The Rasmus arrivent
En boucle sur mon walkman, The Rasmus.
Tout le monde connaît In the shadows qui fait les beaux jours des FM. Ce groupe de petits jeunes Finlandais débarque en France avec un album Dead letters dont est extrait le single sus-nommé. Et c'est tout sauf le groupe d'un single.
Le 1er titre, the first days of my life ouvre le feu. Guitares en avant, voix voilée dans la belle tradition des hard-rockers seventies et un refrain qui se plante droit dans votre lobe cervical et qui n'en bougera plus. Petits riffs de guitares dans tous les sens, mélodie limpide, rien à dire, fort de chez fort. coup de chance ?
Le second titre étant In the Shadows, on en conclura qu'effectivement les jeunots sont très chanceux.
Après un honnête 3eme titre, le 4ème enfonce le clou. In My life est le style de titre qui ne peut pas rater sa cible, vous ! un premier riff entre la batterie, second riff, le chant avec une mélodie imparable, vous êtes piégés.
Guilty finit de vous enfoncer dans le canapé, vous devriez beugler le refrain jouissif dès la 1ere écoute La ballade Not like the other girls vous laisse à peine respirer que Back in the picture vous achève .
10 titres dont au moins 6 sont des tubes imparables, les autres tout sauf du remplissage la dernière fois que ca vous est arrivé remonte à quand ?
Mais moi, quand un groupe me propose un album de cette qualité, le curieux que je suis ne peux s'empêcher de remonter un peu le court du temps pour voir si c'est une coup de chance ou si c'est une confirmation.
L'album précédent, Into, est du même tabac, un méga tube F F F Falling, des titres comme heartbreaker ou can't stop me ont un potentiel de hits évident, le reste vole haut aussi.
Le curseur de ma machine temporel toujours bloqué sur arrière, je tombe sur le single de l'album précédent, Liquid. et là je tombe a genoux et je dis , comment font-ils.?un putain de morceau, une ballade lumineuse, le meilleur qu'ils aient fait. Que ces mecs soient restés inconnus partout sauf en Finlande, pays d'origine, tout ce temps est proprement stupéfiant. On était ou ? moi j'étais ou ? et vous ? les majors qui nous sortent de la sombre daube à tour de bras elles faisaient quoi ?c'est pop, c'est rock, ca sonne d'enfer, c'est lumineux, c'est jeune, frais tout ce que je ne suis plus, ma fontaine de jouvence ;o).testez Liquid sur votre peer 2 peer préférez et donnez m'en des nouvelles.Ensuite courrez en Finlande acheter ce qui manque à votre collection. Ils seront à Paris le 24 avril, à l’Elysées Montmartre, et je n'y serais pas, il n’y a plus de place
Etre et avoir été. sujet de philo ou simple constat à l'écoute de chaos and creation in the backyard, le dernier Mc Cartney paru aujourd'hui.
Le Mc Cartney nouveau est arrivé. 4 ans après sa dernière livraison, l’homme qui a donné ces lettres de noblesse à la pop, le compositeur le plus titré nous propose son 20 eme opus studio post Beatles. Un album on ne peut plus solo puisque il y est crédité de la plupart des instruments, comme à l’époque du Mc Cartney II (ce qui n’est pas pour me rassurer).
Chaos and creation in the Backyard, tel est son nom.
Mc Cartney, comme pour tant d’autres, est celui qui m’a amené à la musique. Au top de mon panthéon personnel, j’avoue néanmoins que depuis une quinzaine d’années, je ne suis plus convaincu. Son dernier top 10 remonte a 1987 et cet étalon or de la pop musique n’a pas écrit une vraiment bonne chanson depuis un bail. La ou l’Elton, pourtant plus prolifique, réussi encore a séduire, Mister Paul se contente de nous balancer sa voix reconnaissable entre toutes (qui n’a pas un morceau des fab four coincé entre les oreilles) et des chansons toutes plus dispensables les une que les autres.C’est donc un brin désabusé que j’ai abordé cet album, que je m’en vais vous détailler piste à piste.
Une petit résumé pour les ceussent pressés, un signe qui ne trompe pas, je suis totalement incapable de vous siffloter un des titres du Macca nouveau après 5 à 6 écoutes, cherchez pas le hit, il n’y en aura pas. Co-produit par Nigel Godrich (Radiohead), sa signature n’est pas omniprésente, la plupart des titres auraient pu se trouver sur Driving rain ou Flaming pie sans choquer.
Allons y pour le tour du propriétaire
1- en ouverture, le single français, Fine line. Un piano, un petit rock comme il doit pouvoir en écrire 10 par jour, c’est un des titres les plus accrocheurs de l’album c’est vous dire ou se trouve le niveau des autres. Ceci dit, pour une reprise de contact avec sir Paul, ça peut le faire. Ce n’est pas loin de sonner comme le pire ELO. Si vous aimez la musique qui bouge un peu, vous pouvez vous rendormir, le reste du voyage sera encore moins violent
2- How kind of you, pas désagréable après plusieurs écoutes, même si on ne voit pas très bien ou il veut en venir. On pense à une chute de Press to play, mémorable four, album pour lequel j’ai néanmoins une certaine tendresse.
3- Jenny Wren. Ou la guitare acoustique prend la parole et ou la comparaison avec Blackbird, récurente dans les différentes chroniques que j’ai déjà pu lire n’est pas à son avantage. Cette ballade est néanmoins attachante, et si elle n’est pas mémorable c’est la 1er heureuse surprise. Un solo original, si ce titre ne fait pas date on y retrouve, à défaut de l’inspiration, le coup de patte du maître.
4- At the mercy. Piano voix. Bon, c’est du Mc Cartney au kilomètre. Inoffensif, inodore, totalement dispensable. Ou sont les Warm and Beautiful, Pipe of Peace et autres chefs d’œuvres.
5- Friends to go. Qu’est ce qu’il fout le Paulo. 4 ans de compositions, ça se résume à ca ? Merde, on attend autre chose de lui. Enfin MOI j’attends autre chose. Peut être que lui est loin de cela, qu’écrire des chansons que tout le monde connaît par cœur, que tout le monde chante, qu’enregistrer des disques qui touche les gens, il a déjà fait, ça ne l’intéresse plus. Mais quand même, il n’y a personne pour lui dire que ces chansons ne cassent rien. D’un autre côté, elles sont sous les 3 minutes, c’est déjà ça. Ca n’est pas mauvais , entendons nous bien. Ca s’écoute. Mais pas lui. Pas de lui, pas par lui.
6- English tea fait enfin dresser l’oreille. Un rythme à la For no one (mon titre préféré) des cordes comme s’il en pleuvait, un solo atterrant de prime abord puis finalement simplement surprenant, 2’12 de qualité.
7- Too much rain. Et hop, on replonge en apnée. C’est mou, désespérément mou. Voir creux. La voix sauve la baraque, comme d’hab.
8- A certain softness. Un rythme aux ambiances latine, m’évoque somebody who cares de Tug of war, dans un registre moins éclatant
9- Riding to vanity fair. Le titre le plus long de l’album (5’06) et malheureusement, ça se sent. Il n’en finit pas de s’étirer ; à se demander ce que fout le producteur. 0 la sortie de ce titre, on est au fond du trou, plus que 4 titres, va t’il sortir enfin un atout ?
10- Follow me, la ballade folk de rigueur, un titre déjà connu, dont j’espérais que ce serait le titre le plus faible de l’album à venir. Perdu, c’est l’un des meilleurs. Une vague réminiscence de Two of us
11- Promise to you girl. Une intro prometteuse, ou le Paul nous la joue harmonie vocale comme au plus beaux jours de Because. Puis le morceau se lance un peu, premier réveil un peu rock depuis Fine line. Alternance de parties plus lentes et plus rapides, il n’est jamais si bon que quand il nous fait son Beach boys.
12- This never happened before. I l’a fait. La 1ere mélodie qui tient vraiment la route. 12 titre pour arriver là. Carrément au dessus du lot. Ce n’est pas le grand Mc Cartney, mais c’est celui qui a ce p… de talent. Apres tant d’attente, la patience enfin récompensée, elle ne vaut pas à elle seule l’achat de l’album mais ça fait plaisir.
13- Anyway.Le soufflé ne retombe pas complètement, ce titre maintient l’attention, et reste plaisant.
14- Il l’a fait. Succomber à l’imbécile morceau caché qui une fois e plus eut mieux fait de le rester. Un instrumental, juxtaposition de parties sans autre lien que la décision de leur créateur. La partie du milieu sur un bel arpège de piano aurait pu se détacher du lot.
Bon voilà, le tour a été fait. Un album raté (du point de vue qui est le mien, c'est-à-dire de celui qui attend des miracles du messie ;o) Pas de hits, rien qui vous colle le frisson, un enchaînement de titres ni mauvais ni bons, ordinaires. Un inconnu proposant cela a une maison de disque n’aurait aucune chance de signer, ni aujourd’hui, ni il y a 20 ans.
Soit Mc Cartney ne peut plus écrire ses mélodies, il a a perdu le secret, soit il ne veut plus aller dans ce sens, après tout pourquoi pas, au risque de décevoir une fois de plus, les zillions de gens qui attendent, non pas les Beatles, mais au moins des mélodies pour se faire des souvenirs. Il a pendant si longtemps la bande son de notre vie que ça fait toujours un peu de peine de devoir continuer sans lui.
Je ne sais pas si l’on peut être et avoir été, j’espère simplement qu’il sera.
Ce nom évoque évidemment l'Angleterre, terre de pop, et c'est l'influence clairement revendiquée par les 5 membres de ce groupe français. Une pop inspirée des sixties, mais au son plus actuel, Coldplay, The Doves ou Keane, sont en ligne de mire.
Le site, www.bristolmusic.net, pose la donne. C'est pro. Une vidéo, celle du single, "Des lendemains", nous accueille. Titre efficace qui donne le ton, plutôt guitares, un mid-tempo qui décolle bien, à la mélodie d'une redoutable efficacité, de la chair à radio, ça sonne nickel et cette ouverture d'album laisse augurer de belles promesses.
Le second titre, ton doux visage est de la même veine, l'esprit années soixante n'est pas si perceptible que cela finalement, une sorte d'intemporalité plutôt, des chansons "classiques" dans la forme et le fond, avec ce brin de talent qui fait la différence. Tout est fignolé, bien en place, les musiciens sont audiblement des gens qui maîtrisent leurs instruments, un important travail sur les arrangements à été effectué, on sent que tout ici est méticuleusement pesé, et tout l'album respire cette réflexion, cet achèvement, cette plénitude.
La voix lead a son cachet propre, qui permet d'ajouter encore de la personnalité aux chansons, et arrivé au terme des 12 titres, la douceur qui se dégage de l'ensemble charme et donne envie de réécouter l'ensemble.
Même si cette musique, de part la qualité de sa réalisation sonne très studio, Bristol semble régulièrement donner des rendez-vous sur scène. Je suis curieux de voir (et d'entendre) si leurs prestations sont à la hauteur du disque, car ils ont placé la barre assez haut.
Bref un album attachant, qui n'amène rien de révolutionnaire, mais ca n'était pas son objectif, qui était de balancer 12 bonnes chansons, comme à la grande époque.
Bristol, album sorti en mars 2005
- Des lendemains
- Ton doux visage
- Retour à Paris
- Sur ma tombe
- Je crois ce que je vois
- La voix de Mary
- L'ombre de l'Eté
- Ici et maintenant
- La confusion
- Sous le Soleil d'Oaxaca
- Vers le Nord
- Laisser Tivoli
Le groupe a été sélectionné dans le cadre de l'opération Les Imprévus d'AOL Radio parmi 500 groupes
La rentrée Bristonienne commence le 23 septembre 2005 à 21h30 au Shannon River - 153 rue Chevaleret - Paris 13ème.
Un groupe pop-rock lyonnais qui démontre une fois de plus que le talent est là, manque l'exposition au grand public
Phyltre c’est un groupe lyonnais de 4 musiciens dans la mouvance pop-rock. Apres un single puis un E P6 titres, le 1er album Solal est paru il y a quelques mois.
Un groupe s’inspirant pour un titre de l’écrivain Albert Cohen était de bonne augure, le disque allait il être à la hauteur de cette référence ?
Un 13 titres, avec l’excellente idée de promotion suivante, vous téléchargez l’album, gratuitement, et en échange vous en gravez 5 exemplaires que vous donnez autour de vous. Phyltre vous transforme en Père Noël. Elle est pas belle l’idée ?
Mais quid de la musique !
L’album s’ouvre sur un riff de guitare imparable, millésimé Daytripper au moins. Un chouette son bien rock, une voix un peu en retrait, ce 1er contact est accrocheur. Comme le second donne son titre à l’album, on peut s’attendre à du solide. Et bien Solal tient tout ces promesses. Et un tube, un ! Le gimmick de guitare, la mélodie du chant, les arrangements variés, tout fonctionne au quart de tour. Perfect ! c’est de l’efficace et de l’intelligent. Nettement plus rock que pop les Phyltres.
Je ne vais pas vous faire le détail des titres, ils sont tous dispos, je l’ai dit plus haut. Sachez simplement que d’autres pépites parcourent ce Solal. Le single évident, Download, qui, si la vie était bien faite devrait caracoler en haut des charts depuis la sortie de l’album, il est déjà en écoute dans mon radioblog best of the web, Occidental Psycho, et son côté sombre et sa capacité a vous accrocher, Nina et son refrain entêtant, un seul titre que je n’apprécie guère, celui qui clôture l’album, dans une veine un peu expérimentale.
Le son est très propre, Phyltre semble maîtriser leur home-studio sur le bout des doigts, les guitares sont présentes, les claviers très discrets, voir absents sur la plupart des titres.
Côté textes, on sent la volonté de dire quelque chose, soit de manière engagée type Croyons ca ira mieux, soit avec humour. Une maturité certaine se dégage de tout le disque, et en filigrane, une énergie latente que la scène devrait permettre de concrétiser.
Bref une fois de plus, un bel album autoproduit, avec une poignée de titres tout à fait excellent, le reste de facture plus qu’honnête. Plus que prometteur, j’espère que la suite de leur carrière sera à la hauteur de leur meilleurs titres
Phyltre - Album : Solal - 13 titres :
01) Fuzz
02) Solal
03) Croyons ca ira mieux
04) Mektoub
05) Historique histoire
06) Nina
07) Un peu d'air
08) Survol
09) L'apparat
10) Occidental Psycho
11) Download
12) Le change
13) L'alter
I will survive
At 