Après avoir proposé quelques titres aux thèmes un peu sombre ces derniers mois, m’est venu l’envie de faire dans le léger, le bucolique, bref d’être en symbiose avec la saison actuelle, le printemps. Le passage à vide ukulelesque d’avril étant passé, cette composition a donc été écrite avec la petite bête à 4 cordes. Initialement je pensais faire un titre d’inspiration folk, America et son Horse with no name en ligne de mire, mâtiné d’un côté douceur/crooner d’inspiration Henri Salvador. Finalement, la faute au dernier McCartney, dont j’ai aimé l’atmosphère et dont l’auteur reste, après tout, l’influence majeure de Sucrepop, j’ai tiré plus que prévu cette popong vers un côté jazzy, ou nonchalance et décontraction sont les deux principales qualités du titre. Côté texte, saison des amours oblige, un encouragement net à laisser tomber la sainte Trinité métro, boulot, dodo pour pratiquer l’amour buissonnière à grande échelle. Ce credo en bandoulière, Voici la bande son de votre mois de mai, j’ai déjà vu pire programme. Julie assure la partie vocale, Slobo est absent pour cause de jazz Cette récréation s’écoute en cliquant ici, bonne ballade.
Côté reprises au ukulele, Laura étant partie bosser ces 15 derniers jours, je vous propose les grilles de quelques titres, sans les versions audios - nous les enregistrerons dès que possible la version Brune d’Amour buissonnière dans la foulée également. Au menu, Un Walt Disney, extrait du Livre de la jungle, I wanna be like you, un Supertramp, Goodbye Stranger, un George Harrison, My sweet Lord, et un Claude Nougaro, Armstrong (Merci Patrick pour la grille). Prédominance plutôt anglo-saxonne seventies donc, normal, j’ai profité de l’absence de Laura pour choisir les morceaux
Sachant que je pars pour le boulot une dizaine de jours à La Réunion je sais, il y a pire comme situation et Julie à New-York, tenir les délais va être tendu, puisque, comme d’habitude, je n’ai pas la moindre note de musique ni la moindre syllabe du prochain titre. Raterons-nous le rendez-vous du 1er pour la première fois depuis plus de 10 ans ? Vous le saurez en suivant le prochain épisode, d’ici là, bon vent à toutes et à tous.
PS: le dessin d'illustration est tiré du blog http://lizdoucefolie.blogspot.fr/
Paroles & musique: Phil
Chant version blonde: Julie
Arrangements : Phil
Le mp3 est téléchargeable en cliquant sur le bouton de droite du lecteur
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Cette chanson qui souffle à nos oreilles
le printemps n'est pas qu'pour les abeilles
mois d'avril ou mois de mai
s'il faut faire ce qu'il nous plaît
Moi c'est l'amour que je choisirais
la douceur des rayons du soleil
la chaleur de mes sens qui s'éveillent
j'ai bien le temps de lire mes mails
mon boulot n'a rien d'essentiel
j'opte pour un tour au 7ème ciel
de cette journée il nous faut faire
une journée d'amour buissonnière
regarder les feuilles à l'envers
aujourd'hui comme hier l'amour buissonnière
En douce se faire l'échappée belle
aux orties les remords éternels
mois d'avril ou mois de mai
moi je fais ce qui me plaît
et c'est avec toi que je le fais
de cette journée il nous faut faire
une journée d'amour buissonière
regarder les feuilles à l'envers
aujourd'hui comme hier l'amour buissonnière
et partout toujours tout comme aux premiers jours
sécher la routine comme on séchait les cours
mois d'avril ou mois de mai
moi je fais ce qui me plaît
et c'est avec toi que je le fais
l'amour.
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Pour être franc, hormis La couleur des blés, leur premier - et seul ? - hit et les minots de Zero de conduite de ma jeunesse, Blankass est un groupe à côté duquel je suis totalement passé. C'est dire le peu d'attente que j'avais de leur nouvel album, le sixième ? Et ne voilà t'y pas que c'est un sacrément bon album que les deux gaillards nous livrent là. Pas un chouette disque non, un super bon album, fourré aux hits, Le Rendez-vous d'ouverture par exemple, plus efficace, tu meurs. Allez savoir pourquoi je m'attendais à un rock musclé, et si les guitares ne donnent pas leurs parts aux chiens -Summertime - la facette pop est loin d'être mise en retrait. Deux titre en anglais, pourquoi diable ? une production au cordeau, des refrains dopés à l'EPO, des textes intelligents, il ne manque rien aux frères Ledoux pour cartonner à nouveaux, si ce n'est un coup de pouce du destin. Les chevals, mauvais titre de disque à mon sens, est sortie en février et je n'ai pas l'impression que le résultat commercial soit pour le moment à la hauteur du bel album que voici. Il serait bien qu'une radio un peu influente pousse ce disque qui le mérite bien.
Second disque pour la jolie canadienne, après l'hommage jazzy/bossa à Henri Salvador, la voici qui nous revient avec une autre série de reprises sous le bras, légèrement teintées country cette fois ou la guitare acoustique est l'élément dominant. Une belle version de d'How deep is your love des Bee Gees en guise d'appât, L'encre de tes yeux de Francis Cabrel, Everybreath you take de Police ,Hijo de la luna de Meccano et autre Pendant que les champs brûlent de Niagara, la miss arrive à se dégager des versions originales et à se fabriquer son univers, pour amener ces chansons dans d'autres directions, tout en les respectant assez pour ne pas déconcerter l'auditeur. Always on my mind est par exemple une belle réapropriation d'un titre qui pourtant en aura connu des interprètes. Un album intimiste, un peu lounge, Mademoiselle ayant fréquenté les bars. Après deux beaux albums certes, mais sans grande prise de risque, nous aimerions que la miss qui pétille nous propose un disque avec des chansons originales, j'ai ouïe dire que le prochain serait conçu ainsi. En attendant, comme il n'y a pas de mal à se faire du bien, prenez quelques plaisirs coupables, satisfaction garantie. Sa page Facebook
Oscar du titre d'album le plus long depuis un bail, Quixote, groupe berlinois, n'a pas que cet artifice pour nous intriguer. La fille nue sur la pochette, comme aux plus belles heures de Roxy Music, en nettement moins glamour, et bien entendu et avant tout leur musique. Préparez vous à être pas mal secoué en tentant de suivre le quintet dans ses différents délires. The big man en ouverture pop song déjantée au refrain déchiré annonce la couleur, de l'originalité, un mix d'influences bien digérés, une explosion de sons. Drinking the rain from the pud, virage sur l'aile, un orgue façon Doors, un rythme bluesy, une voix habitée - Cameron Laing est définitivement un grand chanteur, des guitares qui viennent griffer l'ambiance pour annoncer une fin apocalyptique. Même principe sur Whisky fists, départ doucereux avant de lancer la voix à l'assaut des tympans, performance vocale de chaque instant, ne cherchez plus The voice, elle est là. Je ne vais pas passer les 12 titres en revue, sachez que Quixote propose l'un des disques les plus intrigants de ces derniers mois, et n'ayant pourtant qu'un lointain rapport avec la pop que j'écoute habituellement , un univers bien particulier, courant un spectre sonore conséquent, de la ballade piano/voix comme l'Elephant final au quasi pop Belly en passant par du progressif dans The Fall, bref de la bel ouvrage.
3 albums en un an, le bougre ferait passer Sucrepop et ses 12 titres annuels pour un dilettante . Au 1er coup d'oeil, titre anglais, photo bucolique, on pense à un album de folk-rock américain. Bingo, au détails près qu'en réalité l'album est chanté en français, Lovers, High et Week-end étant les 3 instrumentaux du disque. Tous les instruments, hormis le violon, sont joués par Thomas Saddier, le Sadd en question. On est clairement dans l'autoproduction ici, côté réalisation, le son est un peu fluet, particulièrement côté batterie, ça manque d'emphase et je n'accroche pas trop au timbre de voix. Si l'on omet les 3 instrumentaux sus nommés - mon désintérêt pour ce type de musique étant légendaire - et l'intro à rallonge de Lucy K- la plupart des titres font montre d'une belle patte mélodique, Ma londonnienne ferait un single tout à fait décent. Les textes sont assez fouillés pour maintenir l'intérêt tout au long des 16 titres du CD. Dans l'ensemble, les morceaux gagneraient à mon sens à être plus ramassés, plus compacts, mais c'est essentiellement une question de goût, d'autres apprécieront ces digressions musicales. Un détour dans le progressive rock avec ses longs développements conviendrait peut être plus à l'humeur de Sadd, comme il semble changer de styles à chaque sortie de disque, qui sait ...
Un classique du toulousain.
Claude Nougaro - Armstrong
Armstrong,
je ne
suis pas
noir
Je suis
blanc de
peau ![]()
Quand on
veut chan
ter l'es
poir
Quel man
que de
pot.
Oui, j'ai beau voir le
ciel, l'oi
seau
Rien,
rien,
rien ne
luit là-haut
Les anges...
zéro
Je suis
blanc de
peau.
Armstrong,
tu te
fends la
poire
On voit
toutes tes
dents
Moi, je
broie plu
tôt du
noir
Du noir
en de
dans.
Chante pour moi,
Louis, oh
oui
Chante,
chante,
chante,
ça tient chaud
J'ai froid,
oh moi
Qui suis
blanc de
peau
Armstrong,
la vie,
quelle his
toire
C'est pas
très ma
rrant
Qu'on l'é
crive
blanc sur
noir
Ou bien
noir sur
blanc.
On voit surtout
du rouge, du
rouge
Sang,
sang,
sans trêve
ni repos.
Qu'on soit,
ma foi
Noir ou
blanc de
peau.
Armstrong,
un jour,
tôt ou
tard
On n'est
que des
os
Est-ce que
les tiens
seront
noirs ?
Ce serait
rigo
lo.
Allez Louis,
allé
luia
Au-de
là
de nos ori
peaux
Noir et blanc sont
ressemblants
Comme deux
gouttes
d'eau.
