Laurent Voulzy Concert Acoustique Europe 2

A priori un concert datant de 1994 (aux spécialistes de le confirmer). Qualité sonore très honorable

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Julia Nunes - Settle Down

Julia_Nunes.jpgElle, ça fait un bail que je la suis. Ces clips sur youtube, essentiellement des reprises, ukulele en avant, montés par elle même, ont fait d'elle l'une des artistes à sortir de l'anonymat par ce media. Il faut dire qu'elle respire la bonne humeur, elle s'éclate et ça se sent et s'entend. Du coup, la demoiselle s'est prise au jeu et a monté son petit business, loin du monde des majors, ça marche, et voici déjà le quatrième album de la miss. 18 titres, dont 3 intermèdes , qu'elle appelle vignettes, et quelques reprises de titres de ces albums précédents, la souscription qu'elle a lancé via Kickstarter ayant rapporté près de 80 000 dollars (pour 15 000 demandés). Elle fait partie de cette nouvelle génération de musiciens qui arrivent à faire leur trou et vivre de leur musique via internet, en gardant une proximité avec sa fanbase, elle montre la voie de ce que peut être l'économie musicale. Pour en revenir à l'album, ce que je reprocherais à ses chansons, c'est de n'être pas à la hauteur de leur interprête. C'est indéniablement quelqu'un qui a un vrai univers et ces covers sont souvent très inspirées, mais ses propres compos manquent souvent d'efficacité. Heureuse surprise, Stay awake le 1er titre est de loin le meilleur titre qu'elle ait écrit à ce jour, mélodiquement parlant s'entend, accrocheur, radiophonique, je lui souhaite qu'il lui ouvre tout grand les portes du succès. Le reste me laisse encore sur ma faim, les musiciens dont elle a pu s'entourer cette fois donne un peu plus de corps à ses chansons, le tout est plus étoffé, mais à mon goût, les compos sont biens trop "ordinaires" pour faire la différence. Reste qu'elle fait plaisir à voir en entendre dans ses clips.  

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Elias - Des Roses En Hiver

Elias.jpgEt un autre album produit par des internautes, cette fois chez akamusic. Elias est le nom de ce jeune homme, et ma foi, les internautes ont bon goût. Certes le bonhomme  a beaucoup écouté les Goldman/Obispo/Calogero mais, pour ce qui est d'une variété/pop à la française, on peut difficilement choisir d'autres parrains. Et le long des 10 titres Elias nous prouve qu'il existe un chemin en dehors des majors.  Le titre éponyme, Des roses en hiver est aussi bon que n'importe quel Grégoire, avec des accents de JJG dans la voix par moment, et si les médias se mettaient enfin à relayer cette flopée d'artistes hors majors, ferait un single d'excellente qualité. Changer les mots, premier single rivalise avec un Mikael Miro, refrain tubesque en diable, La valse à trois temps doit donner envie à Pascal Obispo de se remettre à écrire de bonnes chansons, et le reste est à l'avenant. Du beau boulot qui ne prendra vie que si le relais se fait, par nous par vous par les radios, les télés, le talent est là, même pas besoin de se baisser pour le ramasser.

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LA GRANDE SOPHIE - La Place Du Fantôme

La-grande-sophie.jpgJusqu'à cet album, je n'avais jamais été pleinement convaincu par les disques précédents. Bien sur, à chaque fois quelques titres faisaient mouche, mais je n'accrochais pas plus que cela. D'ou l'heureuse surprise de ce 6ème album, La place du fantôme, qui tient tout le long des 10 titres ces promesses. Bye bye etc.. presque electro, ouvre le disque avec un son plus lourd qu'habituellement, là ou Peut être jamais renoue avec une pop plus classique, au refrain entêtant, probable single à venir. Ne m'oublie pas squatte les ondes actuellement, et à juste titre, choeurs superbes, mélodie envoûtante, piano obsédant, du nanan. Sucrer les fraises opère un changement de style mais conserve cette légèreté musicale, même si le texte est nettement moins futile. Dans ton royaume, un funk/rock spécial move your bottom, réussie en tout point, et déjà le 6ème titre, Ma radio, un brin déjanté, déconcertant mais addictif. Tu fais ton âge reviens sur un sujet qui semble hanter Sophie, un orgue en nappe de fond, quelques sons "industriels" en appoint, une franche réussite. Quand on parle de toi renoue avec un peu de gaîté, plus enlevé, orchestration originale, le morceau touche juste. Ecris-moi  privilégie le texte tout en conservant une originalité musicale certaine, c'est l'acoustique Suzanne qui clôt se disque, guitare/voix, en décalage complet avec l'atmosphère du reste de l'album, probablement la place du fantôme. Un beau disque, celui de la maturité est il d'usage d'écrire, ne passez pas à côté.

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SoKo - I Thought I Was An Alien

Soko.jpgLe prototype même de l'artiste telle qu'on l'imagine. Bourrée de talent, pas mal barrée, imprévisible, indomptable, chieuse aussi probablement. Après un succès indéniable avec une chanson bricolée façon low-fi, I'll kill her, qui date de 2007 et un EP, So kute dans le même moule dans la foulée, elle prend peur devant le succès qui l'attend inévitablement et plaque tout. L'album tourne à l'Arlésienne, et quasi nos news pendant tout ce temps. La voici qui comeback avec un album et un film, sans rapport l'un avec l'autre. Et donc l'extraterrestre atterri avec un album finalement assez proche de ce à quoi l'on pouvait s'attendre, désespérant et attendrissant, low-fi toujours mais imitation low-fi. Le 1er titre, I just want to make it new with you, donne la couleur. Une boite à rythme sortie de la naphtaline, une basse basique et une voix nimbée de réverbe, et on retrouve la Soko girl perdue. La voix est toujours aussi instantanément identifiable unique hésitant entre le parlé et le murmuré. Aucune chance qu'elle fasse The Voice un jour, et preuve éclatante qu'il n'est pas besoin d'avoir 4 octaves pour se faire un nom. 15 titres qui chuchotent son intime, qui flirtent avec le déprimant - For Marlon - et l'enjoué quasi comptine You have a power on me, le folk Treat your woman right et sa voix tremblotante, même sir globalement on est plutôt dans le spleen dépressif. Bref elle est là ou on l'attendait, et ça n'était probablement pas si simple. Un album profondément personnel, à l'os, bref une réussite.  

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Roberta Flack - Let It Be Roberta

Roberta_Flack.jpg Roberta Flack Sings the Beatles dit le sous titre. 75 ans aux fraises, âge absolument indécelable à l'écoute, ni d'ailleurs dans le traitement plutôt aventureux de la poignée de titres des fab four proposée. Car si vous êtes fans des scarabées mais n'appréciez pas les versions un peu "décalées" il y a des chances que cet album vous désarçonne. Car de fait, les arrangements originaux sont loins. Ici tout est passé à une moulinette electro/downtempo avec quelques accents jazzy de ci delà. A vrai dire, plus que la voix de Madame Flack, traitée de manière plutôt secondaire ici,  ce sont les orchestrations qui font tout le sel, ou le plantage au choix, du disque. I should have known better est par exemple quasi impossible à reconnaître, mélodie rabotée et option dancefloor en prime. Le traitement des autres morceaux est moins drastique et les présente sous un éclairage certes nettement différents mais qui, perso, me va bien. J'ai lu pas mal de chroniques qui dégomme l'album, c'est pourtant pour moi l'un de ceux qui tourne le plus sur mon lecteur mp3. Un titre dénote un peu, celui qui ferme l'album, une reprise live au piano, datant de 1972, d'Here there and everywhere, tout à fait décalée quand à l'atmosphère du disque, mais qui démontre que Roberta n'a pas attendu ses producteurs d'aujourd'hui pour se réapproprier complètement une chanson. Reste que s'il lui prend l'envie de faire un volume II je suis preneur

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Maxime - Dis moi maman

Maxime.jpgDans la famille Grégoire, je voudrais la fille. Issue également du site/label My major company - vous savez le site ou vous pouvez être producteurs - son principal compositeur, Franck Authié est le réalisateur du susnommé, qui signe d'ailleurs un titre (Dessine moi). Et le disque qu'ils ont mis 5 ans à peaufiner est de ceux qui sont une agréable surprise. Plus pop que rock, il est fourré aux ritournelles efficaces, on se surprend à fredonner aisément la plupart des morceaux, ce qui n'est pas une simple affaire, j'en sais quelque chose. Entre popsong énergique - Les filles - ou mélancoliques - Normale, Une parenthèse ... - Maxime sort chaque fois on épingle du jeu et, à vrai dire, sur les 10 titres proposés, un seul, la tentative rock Josie et Claude, m'a paru faible, le timbre de voix acidulé de la demoiselle s'accordant mal, à mon goût aux sons un peu musclés. Les neufs autres ont tous leur charme, ont pour la plupart un parfum de hit potentiel,  et donnent au final un des bels albums de ce début d'année.  

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