K's Choice - Little EchoesJ'écoutais plutôt distraitement le petit dernier de nos amis belges, qui pioche essentiellement dans leur dernier opus, Echo mountain, pour en extraire quelques titres et en donner une version plus acoustique. Un petit Split Enz pour commencer, Message to my girl m'a fait lever un sourcil, Rejoint par le second sur une version dépouillée du fameux titre des Pointer Sisters, I'm so excited, moins orgasmique que l'original certes, mais bien foutu tout de même. quand est arrivé le 7ème morceau, Someone just like you, un petit nouveau si je ne m'abuse. Et là, finie la distraction, place à la concentration, cette chanson, guitare voix au départ, un piano ensuite est une pure merveille, le style à faire dresser les poils des bras, et les autres. La voix de Sarah Bettens, légèrement voilée colle le frisson, carrément un des tous meilleurs titres de 2011. Et non content d'avoir frapper en plein coeur avec cette perle, un second titre m'achève, une reprise de Damien Rice, Cannonball, superbe d'émotion et de retenue. L'originale était déjà grandiose, ils l'emmènent encore plus loin. Du coup j'ai ré écouté, plus attentivement le disque, encore et encore. En boucle, en alternance avec le Voulzy. C'est un vraiment bel album, doux, mélancolique, à l'unisson d'une période pré festive, de l'indispensable pour cette fin d'année, il figurera probablement dans mon top ten de cette année et si vous étiez passé à côté d'Echo Moutain, cette session de rattrapage remet les pendules à l'heure.
Marijane - Marraine de papierLe troisième album de Marijane aura pris 5 ans à maturer. Enregistré cet été, le voici qui se pose doucement sur nos platines. On y retrouve la Marijane que l'on connait, chroniqueuse du quotidien, amoureuse de l''écriture et de la vie. Alors que sur l'album précédent, Les petits bonheurs, elle avait laissé un peu la main à d'autres auteurs/compositeurs, elle reprend le contrôle pour signer ou co-signer les dix titres qui composent Marraine de Papier. Si l'ensemble reste plutôt dans des couleurs mid-tempo - Marijane n'est définitivement pas une rockeuse - il faut tirer son chapeau à la nouvelle équipe qu'elle a réuni autour d'elle, des superbes orchestrations du contrebassiste Philippe Rivoallanou Drevet aux musicien(ne)s - piano, flûtes, guitares, violoncelle et batterie sans oublier l'ingénieur du son du Studio Malambo qui ont tous su se mettre au service des chansons. Les points forts de l'album : Le titre éponyme, l'un des plus beaux morceau de sa discographie, un lit de percussions, une superbe guitare qui répond à la voix, une belle mélodie et un texte qui n'est pas que mots sur le papier puisque une partie des bénéfices des ventes du CD iront à l'association Enfants d'Asie pour l'animation d'une bibliothèque à Pursat, au Cambodge, où elle parraine le petit Den. Absence, ou en quelques mots, un piano et et beau violoncelle elle évoque la douleur de l'absence. Elle se la joue quasi folklorique sur Rêve de maison en Bretagne, aborde les côtes latines avec 4/20 et comme bien entendu un album de Marijane n'en serait pas un sans un clin d'oeil à l'Italie, c'est au dernier morceau que revient cet honneur, La prima volta. Qui dit points forts dit point faible et ici c'est clairement la durée. L'album peine à dépasser les 27', on a certes pas le temps de se lasser, mais, à raison d'un rendez-vous tous les 5 ans, on aurait aimé passer un peu plus de temps en sa compagnie. Si vous cherchez à faire d'une pierre deux coups, une bonne action et un cadeau de Noël, et si vous appréciez la chanson française, voilà l'occasion rêvée de vous faire plaisir utilement. Pour l'achat, c'est par ici.
Et voilà qui referme le chapitre 2012 des compos made in Sucrepop. Reste encore 2 ou 3 reprises sur le feu pour compléter l'album Pop ou encore qui sera dispo dans la rubrique téléchargement le 24 décembre. Le titre de décembre décoiffe un peu. Mon ambition initiale était d'écrire un titre façon Buddy Holly meets the Ramones, en résumé, texte sans grande importance, à l'anglo-saxonne, bonne accroche mélodique, autour de 2'30 et bourré d'énergie. Du rock quoi. D'ou The Rock rock song. Sur une base rythmique basse, batterie et ukulele de votre serviteur, Slobo a couché quelques piste de guitares décapantes, 1 000 000 de mercis à lui sans qui ce titre serait resté à l'état de maquette informe. Julie a affuté ses cordes vocales et c'est parti ! Réglez vous sur la station radio rock Sucrepop, accrochez vos ceintures, on décolle. Pour faire bonne mesure, Julie a repris ma version d'I'll follow you into the dark de Death Cab for Cutie pour l'emmener là ou elle aurait du aller initialement. Côté sUKrEpop, 3 contributions supplémentaires à la cause ukulelistique, Les marionnettes de Christophe, Femme libérée de Cookie Dingler et Pour que tu m'aimes encore du couple Goldman/Dion.
Rendez vous l'année prochaine, d'ici là, bonne fêtes de fin d'année et allumez vos vies.
Paroles & musique: Phil
Chant: Julie
Guitares: Slobo
Le mp3 est téléchargeable en cliquant sur le bouton de droite du lecteur
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3 accords qui sonnent un riff à la gomme D'Lubbock aux studios Sun le rock c'est ça comme
C'est une rock rock song le reste on s'en cogne mon curiculum Fender ou Ricken
C'est une rock rock song un riff qui résonne D' Liverpool à London le rock c'est ça comme
C'est une rock rock song |
Diane Tell - Rideaux OuvertsIl aura fallu attendre 6 ans, depuis Popeline de 2005, pour avoir le plaisir de découvrir un album de chansons originales signées Diane. Et encore, c'est pas hasard, en passant sur son site, que j'ai appris la sortie de ce disque. Quand j'écris signées, plutôt co-signées, ce disque s'étant fait à plusieurs mains, plusieurs plumes. près de la moitié des musiques sont de notre canadienne préférée, les textes souvent de Serge Fortin. Une petite vignette sonore en introduction ou on l'entend fredonner, avant de passer aux choses sérieuses. et d'office, ça cogne sec. En pointillé, pop song redoutablement efficace, son meilleur titre depuis des lustres. Le son est plus sec, moins sophistiqué qu'à l'accoutumé, mais cela lui sied bien. Les musiciens qui l'entourent cette fois non pas le curriculum de ses albums passés, mais non pas moins de talent. Attends, un peu moins rentre dedans nous rappelle combien cette voix nous a manqué. La mélodie est limpide, et confirme que l'option jazz est momentanément mise en veilleuse pour laisser place au rock. Peu de titres dépassent les 3'30 et, est ce fait d'être plus concentrés, plus ramassés ?, ils gagnent en efficacité, ne se diluent pas. Cette histoire à quelques effluves reggae, peu courante dans sa discographie. C'est arrivé au 5ème titre que la belle se fait plus douce, Sur ta plage, un départ piano/voix, doté d'une mélodie de Benoit Sarrasin de haut vol, un succès prévisible tant ce titre est efficace, J'te laisse un mot s'ouvre sur des guitares électriques, pour poursuivre dans une ligne presque country, Diane semble délaisser la son de la vieille Europe pour laisser l'Amérique du Nord prendre le pas et ce changement d'atmosphère donne un coup de fouet bienvenu à son inspiration. Le morceau suivant ,qui donne son nom à l'album renoue un peu avec la Diane plus "classique". Avec Il m'chatouille les papilles, cette fois, le doute n'est plus permis, elle a sorti son chapeau de cowboy, americana à fond, mais sans jamais tomber dans la caricature. L'astre qui me veille, guitare acoustique, discrets arrangements pour que l'émotion puisse prendre toute la place. L'amour Vacarme relance la machine, la bande de petits jeunes derrière tricotent une orchestration musclée. Le duo des deux Fortin s'épanouie sur Au décor, l'un de mes titres favoris et l'album se clôt comme il s'était commencé, sur le titre Je sais bien qu'un jour, cette fois non fredonné, futur probable classique de Miss Popeline, au texte émouvant. Les textes d'ailleurs, tournent tous, peu ou prou autour de l'amour et ses différentes déclinaisons. Au final ces rideaux s'ouvrent sur une bien jolie oeuvre, la collaboration avec les canadiens a revigoré Diane qui nous propose l'un de ces tous meilleurs disques et à coup sur l'un de ses plus équilibrés. La légère touche country/rock lui va comme un gant, sa voix est de plus en plus belle, en espérant que le succès soit au rendez-vous pour ne devoir attendre trop longtemps avant le prochain.
J'ai tenté d'intégrer le player de son site, pas autorisé, , voici donc le cour teaser de l'album.
Alain Souchon - A cause d'ellesBon, là, il y a foutage de gueule. Que le grand Alain décide de gagner encore un peu plus de sous en sortant juste pour Noël un nouveau dixe, why not. Mais plutôt que de finir l'arlésienne d'album duo avec l'ami Voulzy annoncé promis depuis des années, il décide de nous chanter les chansons qui illuminèrent son enfance. Et roule pour une version A capella de L'hirondelle que n'importe qu'elle maîtresse de vos bambins chante aussi bien, un Chuck Berry ?? Memphis Tennesse bouclé/baclé en 2' chrono, un En sortant de l'école - Les frères Jacques ou Yves Montand pour les plus connus - et une dizaine d'autres souvent assez obscures pour moi. ajoutez une reprise de J'ai 10 ans, son 1er "tube" made in Voulzy et un original composé avec son fils, affublé d'une chorale d'enfants (rappel, je hais les voix/choeurs d'enfants) . Et je pose une question au sieur Alain. Pourquoi ce disque, pas mauvais au demeurant, n'est il pas dispo gratuitement sur son site ? chanter du Théodore Botrel (domaine public depuis un bail) soit, mais pas sous la pression du marketing pour une sortie fin novembre. Alors certains écriront, plaisir, nostalgie, enfance, madeleine de Proust et patati et patata. Ouais, bof, pas convaincu. Dommage, le titre du disque laissait augurer un beau concept album. Raté !
Florent Marchet - Noel's songL'année dernière, même époque évidemment, un 5 titres. L'EP a grandi, 15 classiques de Noël revus et corrigés par le talentueux Florent. accompagnant la ressortie de Courchevel. En soit, cet album bonus tient très bien la route tout seul, que les titres revisités soient des ultra classiques - Vive le vent, Douce nuit ou l'inévitable Petit Papa Noël, ici en version instrumentale, ou des titres qui, à moi en tout cas, sont totalement inconnus. On y retrouve le fin talent d'orchestrateur du bonhomme, qui arrive à ajouter son cachet à des morceaux pourtant mille fois revisités. Au final un album sympa qui n'a rien à faire parmi les cadeaux de Noël puisqu'il est partie intégrante de Noël. De quoi retomber en enfance avec un sourire béat.