Woodlander - The Most of Life

Woodlander-The_Most_of_Life.jpgWoodlander - The Most of Life

Plus de 10 ans que l'on attend un nouvel album de Jeff Lynne. Annoncé imminent depuis 2009, même les fans les plus endurcis finissent par se lasser et ne plus y croire. Pablo, qui a participé à quelques sucreries a décidé de s'y coller et nous propose, avec son groupe Woodlander, un titre original à la manière d'Electric Light Orchestra. Avec ses complices habituels - Alvaro à la guitare, Fran à la basse et Nathalie au chant, il re créee l'atmosphère de L'ELO du milieu des années 70. Les cordes façon Louis Clark, la programmation de batterie, les choeurs, l'orchestration, tout est en place pour y croire. un sacré beau job, un album complet du même style ne serait pas pour me déplaire.

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Thé à la menthe ou t'es citron ?

The-A-La-Menthe-Ou-T-Es-Citron.jpgThé à la menthe ou t'es citron ?

Une pièce qui a une vingtaine d'années au compteur (signée Patrick Haudecoeur), actuellement au théâtre Fontaine à Paris et qui fait un carton, à juste titre. En pleine semaine - mardi soir - salle pleine comme un oeuf, même les strapontins étaient loués. Et de fait, si vous souhaitez prendre une bonne pinte de fous-rires, c'est l'endroit ou aller.  Le pitch ? Une troupe d'acteurs de seconde zone (voir pire), un metteur en scène du même acabit, un technicien à l'unisson, répètent un vaudeville ringard 48 h avant la première.
Lors du 1er acte on assiste aux répétitions, au second, à la première, avec, bien entendu, les catastrophe qui s'enchaînent sans répit. La première partie, un peu plus faible, fait sourire, le second acte est une explosion de rires, au point qu'il est parfois impossible d'entendre les acteurs, tellement la salle croule de rire. A la sortie, le rimmel de ces dames a coulé et les yeux des messieurs sont pleins de larmes tellement l'efficacité comique est au rendez-vous. Un spectacle à ne pas manquer si vous avez envie d'avoir mal aux cotes. Rires 100% garantis

 

 

 

 


 

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Noel Gallaghers High Flying Birds

Noel_Gallagher.jpgNoel Gallagher's High Flying Birds 

Quoique grand amateur de pop devant l'éternel, de préférence britannique, Oasis ne m'a jamais mis à genoux. Inexplicablement, probablement parce que pendant les années 90 j'étais moins musico dépendant.. Quand ja'i lu récemment qu'en Angleterre, What's the Story,  Morning Glory ? était considéré comme le meilleur album rock de tous les temps j'ai ré écouté. Comprends pas. Autant dire que la séparation d'Oasis ne m'a fait ni chaud ni froid et que l'album solo d'un des frangins Gallagher, le compositeur des morceaux les plus connus, ne me faisait pas trépigner d'impatience ni baver d'envie. Et il s'avère que le Noël nous sort un album des plus plaisants, meilleur à mon sens que l'Oasis sus cité..  Everybody's on the run, qui ouvre le disque, après une intro un peu grandiloquente, voix déchirée, mélodie addictive,  il frappe fort d'entrée, et place la barre assez haut. Dream on ne déçoit pas, guitare acoustique, choeurs très Beatles, toujours cette efficacité mélodique, des cuivres ?? pour finaliser le tout, nickel. If I had a gun est une balade de hard rocker, à la Alice Cooper, qui traînait, version demo depuis des lustres, donc période Oasis. The death of you and me, premier single mérite largement cet honneur, parfum seventies, guitare acoustique et cuivres à nouveaux au rendez-vous. Record machine, avec un beau jeu de cordes affiche ces couleurs beatlesque, on reste dans le mid-tempo, le rocker semble s'être calmé. What a life a tout d'une chute de studio de Venus and Mars des Wings, pas moins, la basse ronflante, le piano trépidant et le refrain imparable. McCartney court après un titre comme celui ci depuis des lustres. Pour l'instant, on est sur un sans faute. La panoplie du rockeur est visiblement posé dans un coin car voici le titre le plus pop, Soldier Boys And Jesus Freaks, toujours quelques cuivres pour répondre à la voix. Broken arrow et Wrong poursuivent la série, Liam semble être parti avec les grosses guitares, laissant Noel avec la classe et un rock moins violent mais tout aussi redoutable. déjà cet album s'avère comme l'un des meilleurs de 2011. Et c'est Stop the clock, qui date d'une dizaine d'années, qui à la lourde charge de fermer la marche. Démarrage tout doux pour finir en apothéose sonore, un final de toute beauté. Gallagher signe là le meilleur album de sa carrière, je connais un petit frère qui va avoir du mal à s'en remettre.

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Quartier lontain - Jiro Taniguchi

Quartier-lointain-theatre.jpgQuartier lontain - Jiro Taniguchi

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le monde du manga est assez éloigné de moi. J'ai du en lire 2 en tout et pour tout, et n'avais jamais entendu parlé de l'auteur ou de ce Quartier lointain, pourtant prix du meilleur scénario à Angoulème en 2003 et dont un film a été riré en 2010. Bref ignorance totale.  L'adaptation au théâtre d'une bande dessinée ne doit pas être simple, et le metteur en scène suisse Dorian Rossel a relevé le challenge de fort belle manière. La scène, au début du spectacle est vide, une sorte de drap blanc recouvre simplement tout l'espace. une demi-douzaine de personnages arrive alors, et l'un deux présente, façon voix off, le lieu et le personnage principal. L'histoire qui nous est raconté est celle de d'un japonais de 48 ans qui se retrouve propulsé dans le passé à l'âge de 14 ans, en ayant conservé ces souvenirs d'adulte, quelques temps avant que son père ne quitte définitivement le domicile familial, sans explication. L'idée maîtresse étant de savoir si l'on peu modifier ce qui c'est passé. Le décor reste extrêmement dépouillé tout le long de la pièce, plusieurs comédiens jouent, parfois simultanément, le personnage principal, le tout ponctué par deux musiciennes violon et sorte de sax. Bref, présenté comme cela, on s'attend au truc intello chiant. C'est parce que j'en parle mal, car au final, le tout est très prenant, sans longueur, avec de belles trouvailles scéniques - enfin pour moi qui ne suit pas un habitué du théâtre - et se révèle l'une des pièces les plus intéressantes que j'ai pu voir. Du coup, je m'en vais lire le mange et voir le film. Plus qu'une semaine pour le voir à Paris, si vous cherchez à passer une bonne soirée, n'hésitez pas.

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Gérard Lenorman - Duos De Mes Chansons

Gerard_Lenormand.jpgGérard Lenorman - Duos De Mes Chansons

J'ai une tendresse particulière pour le bonhomme. Le 1er 45 tours que j'ai acheté, sur un marché, c'était Quelque chose et moi (en fait pour la face B, Soldat ne tirez pas) Pour mes futurs biographes biggrin mon premier 33 tours quelques années plus tard, était un best of de Chuck Berry, ma première cassette un peu avant, Magical Mystery tour et mon premier CD ou mon premier mp3, je n'en ai pas idée. Mais revenons à nos moutons, ma maman écoutait, comme tout le monde dans les années 70, cet artiste à la collection de tubes assez impressionnante. Disparition des écrans radars dans les années 80, je ne saurais dire pourquoi,  même s'il continue à sortir régulièrement des albums. Comme d'autres ( Fugain, Delpech, Sanson ..) il nous revient avec un disque de duos de ces chansons les plus connues. Des petits nouveaux - Zaz, Grégoire, Joyce Jonathan - des grands anciens - Pagny, Maurane, Fiori - tout ce petit monde de nous pousser la chansonnette dans des versions très nettement revues et corrigées, lifting qui leur va d'ailleurs plutôt bien. Premier titre et première surprise, soit j'ai tout oublié de son timbre de voix, soit le Gérard tourne Springsteen, timbre rauque, râpeux, les fêlures de l'âme qui apparaissent ? Si tu n'me  laisses pas tomber, piano et quelques touches de cordes, Le Pagny de service n'en fait pas trop, ce mettant au service de la chanson, ça démarre fort. Tina Arena se colle à la version enlevée de Voici les clefs, trompettes façon Penny Lane, ça le fait.. Michelle, dont Joyce Jonathan avait fait une honnête version récemment est ici chantée par Grégoire, le Gerard Lenorman du XXIème siècle. Je ne vais pas toutes les passées en revue, sachez que tous les tubes y sont. Mentions spéciales à Zaz qui illumine La balade des gens heureux, à Maurane, qui chante toujours aussi divinement , à la lumineuse Anguun sur Il, Mention sans intérêt pour la participation d'Amaury Vassili sur Et moi je chante, et je reste circonspect quand à la version façon Gypsy King de Si j'étais président. Des retrouvailles réussies.

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Steph! - Chansons a voir

Steph.jpgSteph! - Chansons a voir

Je reçois parfois des albums qui me font dire, pourquoi moi ? Pourquoi le tout puissant m'en veut il à m'envoyer des disques pareils, non non, mad , pourquoi moi dans le sens, mais qu'est ce qui peut bien faire croire à l'expéditeur que je vais apprécier sa musique ? Indépendamment de la qualité ou non du disque en question, vous pouvez m'envoyer tous les albums de rap / hip hop que vous voulez, je ne suis juste pas outillé pour en faire une chronique de valeur, pas de références adéquates. A réception de l'album de Steph!, pas d'a priori, jamais entendu parlé de cette jeune femme auparavant, le dossier de presse accompagnant le disque, indique une option jazzy, swing, mettant en avant les textes, la plupart sont d'ailleurs dans le livret. Soit, pas plus ma tasse de thé que cela, mais why not ?  Premier titre, Dans la panade, contrebasse piano et voix. cry, sur les titres suivant, une flûte traversière parfois. Et on en arrive à mon introduction. Je ne sais pas quoi écrire là dessus. Je dirais que c'est le titre de ce disque qui donne la clef. Ce n'est pas un disque à écouter mais à voir, comprendre, on se prend par la main et on va voir la demoiselle sur scène. L'abattage éventuel de Steph! emballe peut être le tout, une fois dans l'ambiance. Là, sur la rondelle, tout sonne plat, à mes oreilles en tout cas. Les textes ne m'arrachent pas l'ombre d'un sourire et la musique me semble dater d'avant Trenet, c'est dire. Je ne suis pas client de ce type de musique, pas le coeur de cible comme ils disent au marketing. Pour vous faire votre propre idée, vous pourrez la retrouver tous les vendredis à 22h30 au Théatre des Blanc Manteaux à Paris à compter du 14 octobre 2011. D'avoir décroché ces dates confirme que cette chanteuse a des qualités que je n'ai pas su percevoir.  

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Camille - ilo veyou

Camille.jpgCamille - ilo veyou

Dans la famille "Givré comme un citron" je demande la fille. A l'image d'une Bjork ou dans un autre style d'une Arielle Domsbale, Camille, chanteuse hors pair, est barrée dans un univers très personnel, souvent déroutant, et à tout le moins étrange. Après Music Hole, trop intellectuel et abscons pour séduire vraiment ,voic son 4ème opus, Ilo Veyou, inspiré par sa récente maternité. Ça démarre sur les chapeaux de roue avec un intro façon slam entourée de sons de la nature. De quoi plomber direct l'avis sur cet album. Elle redresse heureusement l'a barre immédiatement avec peut être le titre le plus accessible du disque, L'étourderie. presque une chanson 'normale', rythmé par des cordes en pizzicato (l'album est majoritairement soutenu par des cordes).  Allez allez allez, comptine frapadingue dont elle est coutumière, précède une très jolie ballade acoustique, Wet boy, guitare sèche et voix, tout en émotion qui démontre s'il en était besoin qu'elle exceptionnelle chanteuse de folk elle peut être. She was et son quartet  de cordes, garde le cap sur la qualité. On continue avec le quasi pop, et toujours en anglais, Mars is no fun, presque étonnamment ordinaire dans son univers. Le berger nous ramène au coeur de sa musique,  qui m'évoque une période médiévale, un peu longuet tout de même. Bubble lady, fantaisie vocale entre Beach Boys et Bobby Mc Ferrin serait une chouette illustration d'un dessin animé. Le titre éponyme est du pur Camille, ou le fille à la voix élastique s'amuse, sans moi. Message a tout du jingle publicitaire, avant qu'elle ne s'attaque à une parodie de chanson réaliste, voix façon avant guerre, La france a tout d'un gag, qui m'échappe un peu. My man is married but not to me approche l'univers de Kate Bush, Pleasure ressemble plus à un exercice d'échauffement vocal qu'à une vrai chanson. Le banquet la voit frayer avec ce folk délicieux ou elle excelle, l'album se clôt avec Tout dit, variation a capella de sa marque de fabrique. Bref un album déconcertant, à son habitude, ou les atmosphères s'enchaînent sans véritable lien entre elles hormis la voix, fil conducteur de l'ensemble. 

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