Et un chef d'oeuvre de Abba, autobiographique et parfaitement réussi
The winner takes it all
I don't wanna talk About the things we've gone through Though it's hurting me Now it's history I've played all my cards And that's what you've done too Nothing more to say No more ace to play
The winner takes it all The loser standing small Beside the victory That's her destiny
I was in your arms Thinking I belonged there I figured it made sense Building me a fence Building me a home Thinking I'd be strong there But I was a fool Playing by the rules
The gods may throw a dice Their minds as cold as ice And someone way down here Loses someone dear . The winner takes it all The loser has to fall It's simple and it's plain Why should I complain.
But tell me does she kiss Like I used to kiss you ? Does it feel the same When she calls your name ? Somewhere deep inside You must know I miss you But what can I say Rules must be obeyed
The judges will decide The likes of me abide Spectators of the show Always staying low. The game is on again A lover or a friend A big thing or a small The winner takes it all
I don't wanna talk If it makes you feel sad And I understand You've come to shake my hand I apologize If it makes you feel bad Seeing me so tense No self-confidence But you see
The winner takes it allThe winner takes itall
Bon, la photo ne sort clairement pas des studio Harcourt, mais nous sommes ici pour discuter musique, pas coiffure ou chiffons. Et pourtant, ce cliché donne une indication précise de ce que nous allons trouver sur ce premier opus 6 titres, du naturel. Cet hollandais chantant, résident en France, propose un folk élevé à la pop, qui ne réinvente rien, certes, mais qui est nettement dans le haut du panier. La guitare acoustique est bien entendu l'instrument principal, mais quelques percus et quelques cordes viennent agréablement réhausser les orchestrations. On associe souvent ce type de musique à un trip mélancolico tristoune, surtout avec des influences avouées type Nick Drake. Nous n'y coupons pas totalement - Lucy - mais Apeldoorn, le morceau le plus catchy du disque est la preuve que notre Neeskens n'est pas totalement dépressif. Groenlo, chanté en néerlandais est aussi attractif qu'inattendu, et au final, on s’ennuie pas une seconde pendant les 20 minutes passé en compagnie de l'homme à l'anorak.
Leur nom sonne à lui seul comme un étendard pop. Le premier album de ce trio francophone originaire de Metz fait preuve d'une belle maturité. Option electro pop, ou la pop n'a pas été oublié au rayon pertes et profits It, qui ouvre le disque en a tout d'un - de hit - Mélodie salement accrocheuse, rythme spécial piste de danse, voix autotunée façon Cher, la FM se pencherait sur ce titre qu'elle ne s'en porterait que mieux. Le Drive Fast qui suit se tourne vers une pop plus classique en conservant l'efficacité mélodique. Thirteen, à l'image de son réveil d'intro, ajoute une touche d'énergie, agrémentée de quelques arpèges de piano alternat avec des guitares plus mordantes, la voix est encore soumise à de sérieuses maltraitances . Bullet, est le seul titre à être chanté en français, plus étrange, plus expérimental, toute proportion gardé, le contrepoint de la voix féminine est bienvenue. Déjà le 5ème titre et mon petit préféré, Atropine, une pop song bien balancée, des volutes de synthé poussent au cul un refrain efficace. Lose control met un peu de temps avant de démarrer, on ne voit pas trop ou nos Stereostar veulent en arriver, mais tout fini par se mettre en place, pas le sommet de l'album, mais pas du remplissage non plus. Je suis en règle générale fâché avec les instrumentaux, Switch 21 n'échappe pas à mon désintérêt, Breathless, seul morceau à dépasser les 4', et même les 5, un talk over qui m'a évoqué le Gainsbourg de Melody Nelson, on a vu pire comme référence. Les 46 secondes de l'Ecstatic qui ferment le disque m'échappent complètement. Au final, deux hits potentiels, et un album assez diversifié et finement arrangé qui pourrait séduire du monde si les bonnes fées veulent bien se pencher sur le berceau.
Leur site, encore assez chiche en infos. http://www.stereostar69.com
Hors Fleetwood Mac, point de salut. Guitariste d'une rare inventivité, totalement sous-estimé, le Lindsey n'a jamais réussi en solo a atteindre une popularité pourtant méritée, écrasé par le phénoménal succès du quintet ou le duo magique qu'il formait avec Stevie Nicks. Ce n'est pas ce nouvel album, 6ème en solo, qui remettra les pendules à l'heure. Enregistré seul à la maison, il tend simplement à prouver qu'il bosse mieux entouré. les deux premiers morceaux reprennent le chemin autrefois balisé par The chain, un picking très stylé, un timbre de voix reconnaissable à 100 lieues, bref, il s’empêtre dans une formule dont il ne s'extirpe que difficilement. Le mi Beach Boys Mi Fleetwood When she comes down est le titre qui m'a le plus accroché, quoique noyé dans une réverb pâteuse. Sa douce et intime reprise d'un titre qui m'est totalement des Rolling Stones, She Smiled Sweetly, est également une belle réussite à mettre à son actif. Pour le reste, l'album reste un must have pour les fans du bonhomme, qui reste malgré tout un sacrément bon guitariste, mais il ne déchirera pas l'ombre du grand Fleetwood cette fois encore.
Les quelques critiques que j'ai pu lire avant de rédiger la mienne oscillaient entre l'enthousiasme et le dithyrambique, d'ou vient que je suis encore passé à côté. Maurane est, haut la voix, l'une des chanteuses les plus douées, les plus chaleureuses que nous ayons en francophonie. Une signature vocale unique, des capacités d'interprétation hors norme, bref une interprète de rêve. Et , de mon point de vue, totalement sous estimé suite à un choix de chansons souvent étonnant. Je suppose qu'elle et moi n'avons pas la même idée de ce qu'est une belle mélodie, elle a pourtant fréquenté Michel Berger de près et a donc été à bonne école. L'album précédent frôlait le naufrage, cette fois la barre se redresse un peu, elle s'est entourée de pointure, mais elle mérite tellement mieux - Sur que si d'aventure elle lit ces lignes je ne vais pas me faire une amie . Le titre éponyme, qui ouvre l'album et est le premier single, c'est dire l'importance qui lui est conféré, à un léger parfum reggae, qui, après multiples écoutes, fini par faire son trou, principalement parce qu'elle chante si divinement. mais, si on excepte les deux titres signés François Morel, l'inédit Face B, hommage à Henri Salvador, et la reprise Pas Belle, le reste se partage entre saoulant - Le désespérant Mon ange veille, peut être à sa place sur scène mais sur disque ? - ou l'insignifiant, à peu près tout le reste. C'est super bien réalisé, - Gil Goldstein - le son, les arrangements, frôlent l'exceptionnel, mais les mélodies... Franchement, le Julien Clerc, pourtant mélodiste énorme, il n'avait pas mieux dans sa besace que Qu'est-ce que je vais te dire ? et Juliette qui recycle sa superbe chanson de son dernier album Rhum pomme en un médiocre tango Le diable dans la bouteille. C'est encore par elle même qu'elle est la mieux servi avec le joli Opus en si bel homme majeur. Bref, comme souvent avec Maurane, des textes intéressants et des mélodies insipides. Elle dirait peut être qu'elle n'est pas une France Gall, de la chair à hit parade mais moi, avec une voix comme la sienne, je rêve de standards, de chansons qui resteraient dans le coeur des gens.
Ne me demandez pas d'être objectif, il s'agit d'Alex Beaupain, et je suis totalement acquis à sa cause. Pas encore vu le film de Christophe Honoré, avec lequel l'Alex collabore systématiquement, mais la musique de cette comédie musicale est une fois de plus superbe. Comme pour le superbe Chanson d'amour, ce sont les acteurs qui chantent, - Chiara Mastroiani, Louis Garel, Catherine Deneuve ... - , et évidemment, c'est quelque chose qui s'entend, les voix ne sont pas toujours assurées, on est parfois sur le fil, mais qui ajoute au charme des mélodies. Les paroles continuent de papillonner autour du thème des amours qui se nouent, se délitent, avec la délicatesse et l'originalité qu'on connait à l'auteur. On pourrait lui reprocher de labourer toujours le même champ, musical et lexical, mais qu'importe puisque le blé qu'il y moud est d'excellente qualité. Que la bande son d'un films tienne la route sans le support des images est déjà un bel exploit.
L'album précédent, à l'énorme succès, porté par la sublime Need you now, ressemblait plus à un coup de bol qu'autre chose, les autres titres entourant cette pépite étant d'une veine nettement plus quelconque. J’espérais, sans trop y croire vraiment, que ce Own the night concrétiserait l'essai. Leur credo, une country aromatisée à la pop - ou le contraire - l'un prenant alternativement le pas sur l'autre au fil des titres. L'option partage des vocaux est toujours de mise, Hillary Scott, la voix féminine, a indéniablement une sacré présence vocale, et aucun titre n'est franchement à jeter. Sur que faire suite à un tel succès est un challenge difficile à tenir, et mettons que Lady Antebellum limite la casse. Quand ils durcissent un peu le propos - Friday night - je ne suis pas convaincu, mais sur les ballades classiques dont regorge le disque, le titre éponyme, Cold as stone, Singing me home, ou le premier single Just a kiss, qui lorgne l'air de ne pas y toucher sur Need you now la magie opère. De quoi tenir jusqu'au 4ème disque.