Alice S'emerveille

août 19, 2007 Temps de lecture: 3 minutes

Alice s'émerveille

Le site
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Alice s'émerveille (c'est son nom d'artiste), nous propose son 1er album, Etoile moi.

Après quelques années à se former, se chercher dans différentes formations, Alice finit par faire le grand saut et se lance dans le bain, coller ses propres mots sur ses musiques.

12 titres arrivent donc sur ma platine dans un luxueux digipack, rouge flamboyant, livret avec textes et crédits, bref, les choses ne sont pas faites à moitié.

Avant d'aborder la partie chanson, un mot sur la réalisation de cet album. L'architecte sonore a pour nom Jean Pascal Boffo. Je ne connais pas le bonhomme, mais je dis chapeau. Les orchestrations, le son, le mixage bref l'ensemble de ce disque sont d'une rare qualité, pour ceux qui feraient, a tort, rimer autoproduction avec cheap, écoutez moi cet album et prenez une leçon.

Le morceau titre, Etoile moi, est une bombe. Le style de morceau qui ne peut que faire mouche. Un chouette groove, une basse languide, une voix accrocheuse, des choeurs imparables, une franche réussite, un single évident.

Le reste de l'album est un ton au dessous de ce coup de maître, difficile de faire autrement, la barre ayant été placé très haute. Les titres naviguent entre electro pop type Zazie avec quelques incursions jazzy, la voix, proche de Maurane parfois, pour vous situer le niveau, est l'élément mis en avant, autour du quel tourne l'ensemble du disque.

Les textes m'échappent un peu, très élaborés, visiblement travaillés au millimètre, l'abondance des idées, la juxtaposition des images ne me parlent pas, mais c'est plus du à une déficience de ma part qu'à un réel défaut, d'autres y trouveront au contraire matière à débrider leur imaginaire.

Alice cherche distributeurs, éditeurs et tout ce qui fini en eur, pour que son étoile brille encore plus au firmament, avis aux amateurs.

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  1. Etoile moi
  2. Dans tes traces
  3. Sur le fil
  4. Les autres
  5. L'amant
  6. Sur terre
  7. En rêve
  8. Occitane
  9. Sonatine
  10. L'engagement
  11. Alice
  12. en l'air


      Etoile moi (alice semerveille)

Michel Borla - Tuer le temps

août 19, 2007 Temps de lecture: 3 minutes

Michel Borla


Le site



Michel Borla, je ne sais plus trop si c'est lui qui m'a contacté ou si c'est moi qui suit tombé sur son site. Peu importe.
Ce dont je me souviens bien c'est que sa page biographie m'a plu. Le fond, la forme, du style, bref, ce n'est pas courant pour moi mais c'est sa prose qui m'a donné d'écouter la petite musique qui tourne derrière.
Même génération, donc influences communes je suppose, même si l'itinéraire qu'il trace est loin du mien, les groupes qu'il cite pas dans mon panthéon.

J'en fait donc une des mes news habituelles sur ma mensuelle, avec le titre Tuer le temps, qui est le titre de son album mais également un excellent morceau tout court.
Gentillement, il me propose de m'envoyer son album.

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C'est ce qui nous différencie, il a fait le pas de se faire son album, de s'offrir se grand plaisir.

L'album s'ouvre sur un arpège de guitares, après tout, c'est un peu de la faute de cet instrument si nous en sommes tous là.

Un timbre de voix un peu haut, celle ci doublée le plus souvent par une voix féminine, les influences avouées, CNSY, les Stones le folk teinté d'électricité ne sont pas si prégnantes, le côté produit à la maison n'est pas perceptible, ca sonne bien, calme et serein.

Je m'attendais à plus d'harmonies vocales, à un côté plus Eagles, America, Firefall alors que c'est l'atmosphère Cabrel qu'évoque plutot Michel.

Les compos sont racées, mélodiques, les orchestrations collent au sujet, les textes n'en sont pas pour autant négligés, petites histoires plutôt mélancoliques.

Au final, un album sans rien de révolutionaire, mais fait avec un plaisir communicatif, un album d'artisan, qui travaille par amour du métier, l'amateur au sens noble et premier du terme et qui nous livre 11 titres pour tuer le temps et qui y parviennent sans nous ennuyer une seconde.


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  1. toutes tes villes
  2. invincible
  3. tuer le temps
  4. Cape Cod
  5. Sidonie dit
  6. je pars
  7. jour après jour
  8. quand tu n'es pas là
  9. solide et solitaire
  10. les belles images
  11. une chambre à soi


Concert Clyde - Gilliane Kim - Leonard Lasry

mai 24, 2007 Temps de lecture: 7 minutes

L



Il m’arrive, quoique rarement, de sortir de ma cave pour aller écouter quelques faiseurs de bruits. Il s’avère que ce 23 mai, un même concert réunissait Clyde, dont j’ai récemment dit le grand bien que je pensais de son album, Gilliane Kim, favourite of mine, et un troisième larron que ne je connaissais ni des lèvres ni des dents, Leonard Lasry.
Cette affiche ayant l’excellente idée de se produire à quelques encablures de la cave sus citée, je décidais d’affronter le monde.

Rendez-vous dont à l’Etage (c’est le nom de la salle), 77, rue du Faubourg du Temple
75010 Paris au pied du métro Goncourt.
Salle qu’évidement je ne connaissais absolument pas, mon champ d’action habituel étant circonscrit à mon pâté de maison.
Quelques mots sur celle-ci, alliant bar, restaurant et salle de concert. Plutôt spacieuse, agréable, les gens m’y ont l’air charmant et le 1er menu étant à 16 euros, pour un repas de qualité, concert compris, vous comprendrez aisément que je recommande chaudement d’aller y faire un tour. Deux – petits – bémols, j’ai trouvé l’éclairage vraiment très succinct, probablement efficace pour un rendez-vous galant, mais en l’occurrence …
Et puis l’on y fume. Bon, dans quelques mois ce problème n’en sera plus un mais en attendant …

Clyde
Passons à ce qui m’avait amené en ces lieux. Début du concert annoncé à 20h30, à 29 pétante, l’ami Clyde, une guitare à la main se met en place.
Bon. Comment dire. Quand on a entendu l’album, ces orchestrations sophistiquées, les chœurs, brefs, tout l’arsenal du poper de choc, les chansons toutes nues, ça ne le fait pas. Enfin, à moi, ça ne l’a pas fait. Il chante bien le Clyde, rien à dire, quoique les paroles ne fussent pas toujours bien audibles, mais même ma préférée, le même train, n’avait pas cette petite lumière. A sa décharge (et des 2 autres plus tard), il n’y avait pas 15 personnes dans la salle. Ca n’aide pas. Surtout qu’ils avaient tous l’air aussi coincé que moi ;o)
Mon avis c’est qu’un concert dans ces conditions minimales, ça nuit plutôt à ce type de musique. Jouer sur une bande avec basse batterie par exemple aurait sûrement mieux servi le compositeur et réellement fait découvrir son talent, là, la personne avec moi, qui ne connaissait pas, n’est pas entré dedans.
Une chouette reprise de Serge Gainsbourg, l’anamour, en prime et bye bye Clyde, bonsoir Gilliane.

Gillianekim-Vertige
Pour être clair, c’est surtout elle que je venais écouter. Deux sur scène, Elle, of course, et son guitariste, Patrick Matteis que l’on retrouve sur les deux beaux albums de la dame. Pas de suspens, je n’ai pas été déçu. Elle chante superbement bien, ces morceaux, plus folk que ceux de Clyde, s’accommodent mieux d’une instrumentation minimum, le fait que le guitariste ne fasse que guitarer lui permet certainement aussi d’être plus inventif, moins convenu.
Il n’y a pas, Gilliane a ce petit truc qui fait fondre, cette pointe de bonne humeur, de légèreté, contrastant nettement avec son accompagnateur, tellement concentré sur sa guitare qu’il en oubliait de monter qu’il était content d’être là. Malgré tous ses vaillants efforts pour tenter de réveiller ou au moins dérider la douzaine d’introvertis présents dont j’étais le digne représentant, le concert c’est assez rapidement achevé. Pas de chansons inédites, de reprises, normal, nous ne l’avions pas mérité. Merci Gilliane, c’était quand même bien agréable de t’entendre (de te voir aussi d’ailleurs, le plumage est à la hauteur du ramage)

Leonard
Entrée du troisième et dernier artiste Leonard Lasry. Pas eu le temps d’écouter quoique ce soit avant de venir, la découverte totale. Exit la guitare, c’est au piano que s’exprime ce monsieur.
Le 1er morceau a une chouette mélodie, l’animal sait carrément très bien jouer de son clavier.
Les titres s’enchaînent, couleur jazzy, parfois assez datée dans la manière de jouer, à noter une adaptation sympa d’un morceau de Jay Jay Johanson, pas si courant.
Au final, je me suis dit que si les chansons bénéficiaient d’orchestrations sur l’album, il y avait là peut être de quoi se rincer agréablement les oreilles. Dont acte, retour at home, je vais sur le myspace du bonhomme, touche play. Et bien les titres s’y présentent dans la même tenue, piano voix. Alors je reste sur ma faim.

Pour résumer, une salle qui vaut largement le détour, sachant qu’en plus, lors des intermèdes, des vieux titres des fifites/sixties étaient diffusés. Une pensée pour les 3 artistes qui ont du être miné de passer devant une salle quasi vide, je serais curieux de savoir si rétribution il y a eu, ou si, comme dans la plupart des salles parisiennes, ils ont joué à l’œil, sous prétexte que ça leur fait de la pub, alors que, soyons clair, c’est eux qui font de la pub à la salle.

Prochaine sortie hors de ma cave prévue, sauf tremblement de terre aux environs de mai 2008.

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Attention, talent

octobre 21, 2006 Temps de lecture: ~1 minute

Arnaud Simon

C'est un forum sur Mc Cartney qui m'a mis la puce à l'oreille.

Un musicien aurait écrit un titre inspiré de la photo du dernier concert des FAB four (celui sur le toit).

N'écoutant que mon courage (et surtout ma curiosité) j'y cours. enfin, j'y clique

Le titre en question s'appelle serre-moi. Et c'est sort. très fort.

Le gus en question,Arnaud Simon propose d'autres titres. J'écoute Il manque une chanson pour toi. Et là, le grand frisson. Rien que pour ce titre, l'Arnaud mérite une statue. Grand, géant, à réconcilier avec la nature humaine. Ou il est prouvé qu'un mec seul avec une guitare acoustique peut encore coller la chair de poule.

Comme Moi et Anna, 3ème titre est aussi lumineux, hop, Label Sucrepop illico.

Il prépare un album, il aura du succès car, parfois, le monde est juste.

Son site arnaudsimon.jpg


Le phare Pop

octobre 21, 2006 Temps de lecture: ~1 minute

Kereon

Là c'est simple.

Vous voyez Kyo et leur premier album fourré aux tubes pop/rock ?

Même facilité dans les compos pop tout en gardant un son bien rock, guitares à l'avant la plupart du temps, un gros travail d'orchestration, un chanteur remarquable, et des hits !

Ils m'ont envoyé 4 titres, je signe de suite, rien à jeter.

Si, dans la même catégorie, vous appréciez Atom, Kereon devrait aussi vous emballer.

Hey, les "vrais" maisons de disques, celles qui signent, si vous laissez passer ça, vous attendez quoi ?

Leur site

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De vous à moi

octobre 21, 2006 Temps de lecture: ~1 minute

Emmanuel Weil

Une poignée de chansons intimistes, un peu de douceur dans ce monde de brutes, difficile de ne pas se laisser convaincre par Emmanuel Weil.

La chronique de l'album est sur la page dédiée rubrique autoproduits, je n'y reviendrais donc pas, précisant simplement qu'un sans faute comme celui là n'est pas si courant.

Un album qui fait doucement son chemin pour finir par tourner régulièrement sur vos platines/mp3 et se faire indispensable.

Si douceur, émotion, sont des mots qui vous parlent, si, bien que le style soit complêtement différent, l'album Jardin d'hiver d'Henri Salvador vous apportait une sensation de bien être, vous êtes en pays ami.
Faites vous du bien, allongez vous, relaxez vous, détendez vous et écoutez.

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Ou sont passés les anges ?

avril 30, 2006 Temps de lecture: ~1 minute

Staelle


Qu'en dire.
Un ovni. Un album dont on se demande comment un directeur artistique lambda de n'importe qu'elle maison de disque peut passer à côté.

Ils veulent des hits, l'album en regorge.
2coutez ne serait ce que Ou sont passés les anges et vous êtes scotché. Ce titre est une putain de grande chanson, au son actuel, au refrain imparable, mais que fait la police ?

La chanteuse à une registre vocal qui en ferait pâlir plus d'une, ses textes racontes des histoires personnelles engagées et quand à son compositeur/ réalisateur ...
Il y a plus d'idées dans chacun des titres de ce disque que dans la discographie complète de nombres de nos ténors de la chanson.

Un son actuel, moderne, dans l'air du temps. Bref la combinaison de tout ce qui pourrait décrocher le jackpot si une bonne fée voulait bien se pencher sur eux.

Son site http://www.staelle.com/

Staelle /p>