Elle n’a pas 20 ans . Et a décidé de se faire un prénom avant un nom. Pauline. Et débarque avec un premier album, Allo le monde.
La chanson éponyme qui ouvre le disque est du style de celles dont même le plus demeuré des directeurs artistiques, même le plus bouché des programmateurs radio ne peuvent passer à côté. Le smash hit comme disent nos copains ricains. Le hit en or évident, le truc énorme dont il va falloir se remettre. Un petit côté Zazie (période Zen soyons Zen ) assez prononcé dans le refrain, mais on a vu pire comme influence. D’ailleurs, en parlant de Zazie, même prestance, même silhouette longiligne, bref une jolie fille, pour ne rien gâcher.
La belle à la bonne idée de cosigner de premier coup d’éclat, comme la plupart des 12 titres qui composent cet album d’ailleurs. Nous ne sommes donc pas ici en présence d’une de ses bimbos télécommandées qui chantent et font là ou ont leur dit de faire mais à quelqu’un qui à sa propre voix, une artiste au sens noble du terme. Et cela, déjà la distingue.
Bon, donc, ok, un titre qui va faire qui fait déjà parler d’elle. Mais le reste ? En gros, Pauline fait sa Julie Zenatti. Je veux dire par là, même capacité vocale hors du commun, et le piano, son instrument de prédilection, en avant avec, du coup, une prédominance de ballades avec le même côté lisse parfois. L’album ne sent pas la sueur, pas de rock and roll ici.
Il y a des titres franchement bon, J’aime l’ennui, Je vis ma vie, la superbe ballade Chacun qui clos l’album, un cadeau de Martin Rappeneau, l’ordre des choses, C’est pas toi qui m’auras, clin d’œil appuyé à la libido masculine, et des chansons plus anecdotiques mais jamais médiocres.
Clairement, ses influences sont plus variété française que Whites Stripes. Plus Obispo/Calogero/Zazie que ZZ Top. A partir de là, deux options, on peut regretter le côté trop sage, la réalisation un peu convenue de l’album, à l’image de tant d’autres disques ou rien ne dépasse et ou la jeunesse de l’artiste n’est pas apparente, se dire qu’à 20 ans, c’est dommage d’être déjà si vieux. Ou au contraire, que sortir un album de cette qualité si tôt est prometteur pour l’avenir, qu’on tient là peut être une vrai auteur compositeur, une Véronique Sanson, une Zazie, et que, si les petites cochons ne la mangent pas, elle va tracer une route lumineuse qui ponctuera nos vies par ses chansons.
Je parie qu’elle en a la capacité, et c’est tout le mal que je lui souhaite, il lui faudra simplement veiller à ne pas se faire croquer par le système. En attendant, je dis chapeau bas Mademoiselle, je ne manquerais pas de prendre régulièrement des nouvelles de votre monde.
Lizzy Ling est une petite nouvelle dans le monde de la musique. Elle vous dira que cet album, Un tigre dans le bungalow, est la suite de ses aventures (histoire de filles par exemple), alors mettons que, pour moi, elle est nouvelle.
D’un autre côté, pour s’attacher, dès le premier disque, les services de pointures type François Bernheim ou Jean Fauque, avoir un joli minois (quel a) ne suffit pas. Il faut, je suppose, avoir un passé solide et la promesse d’un futur radieux.
Entourée donc d’épaules solides, la belle se lance dans l’aventure chansonnière, 12 titres sous la ceinture, attachez la votre, c’est parti pour le tour de ce bungalow.
La première plage, l’hiver, annonce la couleur. Une réalisation au cordeau de Minimatic, un son actuel, nettement plus claviers que guitares ce qui prédominera tout le long de l’album, et une voix, plutôt grave, pleine de chaleur, douce et caressante, dont on comprend qu’elle ait pu faire craquer les pro sus-cités.
Le second titre est celui qui donne son titre au disque. Signé par Lizzy, un morceau au potentiel radiophonique évident, ou comment brosser une saynète érotico-comique en 3’ On entendrait presque les feulements dans la gorge de la miss.
Le troisième titre est la première (sur 5) apparition du duo Fauque/Bernheim, qui ont déjà à leur actif, entre autres, Vanessa Paradis pour le premier, Patricia Kaas pour le second. Le jour s’ennuie n’est pas un fond de tiroir, mais ne s’impose pas comme un titre exceptionnel non plus. Le reggae like qui suit, Mendie moi, à la mélodie efficace pourrait lui aussi décrocher quelques passages sur une radio avisée.
Fleurs et sortilèges est une chanson déclinée sur le mode intimiste. Portée par une orchestration moins commerciale, plus originale, elle permet à Lizzy de cosigner un titre à l’atmosphère différente. Pour enfoncer le clou avec Tokyo, de mon point de vue le tube de l’album. Sur un rythme doucement latino , une popsong qui se loge dans vos tympans sans coup férir.
Tais toi, et son orgue sixties, très Gainsbourg période requiem pour un con, comme le texte d’ailleurs. Mais n’est pas le grand Serge qui veut. Pas convaincu
Tombée là par amour, un arpège de guitare, une voix. La mélodie ne casse pas trois pattes à un canard, mais l’émotion passe tout de même portée à bout de bras par Lizzy qui fait merveille ici, sortez les briquets.
Lizzy Calamity. Manquait un titre pour l’album ?
Prenons le large, encore une franche réussite à mettre à son actif. Les hey hey sont à fondre, les claviers enrobent le tout et font un parfait écrin à sa voix.
Tout es est amour est définitivement trop long. Pas assez inventif pour tenir en haleine pendant plus de 5’.
Black Butterfly clos l’album. Plus un texte qu’une chanson. Texte qu’elle signe. Sa présence sur le disque s’explique, je suppose, par l’importance qu’elle lui accorde. Faute des clefs pour décoder, je suis resté dehors. L’habillage sonore, certes habile, concocté par Minimatic, ne suffit pas à transformer en chanson ce 12ème morceau.
Voilà. Au final un album dont les titres les plus forts sont ceux que Lizzy Ling signe ou co-signe. La concurrence est rude dans le créneau choisi, et faire sa place au soleil n’est pas une mince affaire. Certains titres ont indéniablement le potentiel pour s’ouvrir la voie du grand public, un peu d’opportunisme, beaucoup de chance, c’est tout le mal que je lui souhaite.
Le tout est peut être un peu trop sage, pour le prochain album, il suffirait peut être de laisser sortir le tigre
En préambule, ne comptez pas sur moi, dans cette chronique, sur une once d'objectivité. J'y parle d'Helena Noguera.
Helena ...(soupir)
Je suis groupie de base de la demoiselle, artiste multi facettes, tout à tour, voir simultanément chanteuse, comédienne, écrivain, mannequin, rayon de soleil télévisuel et j'en passe bref touche à tout (sauf à moi), elle apparaît, je me liquéfie, elle chante, je fonds.
Hors donc, après sa récente participation au très sous-estimé album d'Olivier Libaux, Imbécile, auquel je vous conseille illico presto d'aller jeter une oreille et plus, revoici mon étoile qui se repose sur terre pour ajouter un fraise vanille (et non un commun vanille fraise, notez le bien) à sa discographie.
L'album aurait pu être sous-titré, Helena chante Rezvavi. Si ce nom ne chante pas à vos oreilles, nombre de ses chansons si, quelques classiques de la chanson française sont à porter à son crédit, telles la mémoire qui flanche, le tourbillon... ancrés dans la mémoire populaire et collective, ils ne sont pas si nombreux à pouvoir revendiquer ce palmarès.
La belle et le pas bête donc s'accoquinent (il faut préciser à nos lecteurs qui l'ignorerait que cet hommage est rendu à un auteur compositeur qui n'a même pas l'excuse d'être mort) ajoutant entre autres guest à l'addition, Bertrand Burgalat, Vincent Delerm, Marie France (remember 39 de fièvre) et évidemment Philippe Katerine (je le hais).
Au menu, en sus des standards sus-cités, un inédit, Caresse moi, j'adore ça ou la voix d'Helena, incarnation sonore de la sensualité, fait des ravages.
L'album est tout en douceur, très acoustique, pratique courante chez Helena, qu'une simple guitare habille à merveille, voir un banjo dans Tout morose. Quelques cordes, un arpège de piano de ci delà, une discrète batterie, de légères touches pour peindre ces chansons.
Ce disque n'est qu'amour, amour pour les chansons de Monsieur Rezvani, amour dans les thème abordés puisque tout ici y transpire le seul sentiment qui en vaille la peine, déclaration d'amour ou amour passion, pour la vie ou pour l'instant. 19 titres, rien que ça, pour se faire une ballade au pays de la mélancolie et de la nostalgie.
Voilà, alors n'attendez pas la saint Valentin pour offrir ce bijou à l'élu(e) de votre coeur. Et si vous avez un coeur d'artichaut, offrez le plusieurs fois, l'artichaut se marie parfaitement avec la fraise et la vanille.
Quand à moi, je retourne sous la couette, l'hiver approche, cet album ne sera pas de trop pour y faire face.
Le tourbillon
Les mots de rien - Avec Vincent Delerm
Adieu ma vie
La vie s'envole
Tout morose
La vie de cocagne
Les autoroutes
J'ai la mémoire qui flanche
La peau Léon
Moi je préfère
A travers notre chambre
Jamais je ne t'ai dit... - Avec Marie-France
Caresse-moi j'adore ça
Notre folle jeunesse
Minuit Orly
Les mensonges
Nous vivions deux - Avec Serge Rezvani
Blues indolent (Vague vague)
La bécasse - Avec Katerine
PS: Helena, le sucre se marie parfaitement avec les fraises et la vanille.
Son précédent album, son premier, à décroché le jackpot, une grosse dizaine de millions d'unités vendues (crise du disque ?, quelle crise du disque ?). Porté par deux singles lumineux, un timbre de voix,aigüe, aisément identifiable, et des textes simples voir simplets, niveau Mc Cartney des grands jours, idéaux pour l'apprentissage de l'anglais en 6ème.
Le second était donc attendu comme le messie (par l'industrie musicale), allait-il rééditer son coup de maître, même si, côté auditeur, la sur-exposition du 1er album en avait agacé plus d'un. James Blunt, lucide, sachant que ses chances de rencontrer le même succès commercial étaient faibles, c'est, selon ses dires, enlevé toute pression, et, tranquillement reclus à Ibiza, à écrit et composé ce All the lost souls (toutes les âmes perdues), continuité du précédent, l'effet de surprise en moins. Le premier single, 1973, paru un peu avant l'abum, tient toutes les promesses de Back to Bedlam. Accrocheur, plus enjoué que Goodbye my lover ou You're beautiful, moins mièvre, mais le reste du disque, quoique bien réalisé, est inodore et incolore. Le syndrome Elton John est de plus en plus prégnant chez mister Blunt, tics vocaux et style de piano compris. Mais là ou le maître parsème de quelques mémorables perles ses livraisons, l'élève est ici à la peine avec une nette faiblesse dans le département mélodique. Excepté le déjà mentionné 1973 et, dans une moindre mesure Annie, je ne vois pas débouler de mega hits du niveau du précédent. Maintenant c'est sans compter sur les capacités de matraquage des radios. Par contre, 10 titres pour moins de 40', une chose est certaine, il n'a pas forcé sur la quantité.
Si vous aviez aimé le précédent, celui ci ne devrait pas pas vous décevoir, même type d'orchestrations, même falsetto, même chansonnettes pop calibrées grand public mais plus probablement vous laisser sur votre faim, les ingrédients étant les même mais la recette déjà éculée. Attention, ce n'est pas un mauvais disque, loin de là, mettons qu'il n'a pas là forcé son talent.
Le cas du gars Gatz. Laurent de son prénom, dont j’ai déjà évoqué dans ces pages l’intérêt que je lui portais vient de sortir un album hybride. Hybride ? Kesaco ? Simple c’est un album mi-live mi-studio, ou, pour être plus précis, live in the studio. De bons zicos, un bon ingénieur du son, one, two, three, quatre et c’est parti, sitôt joué, sitôt en boîte.
Pas de multiples réenregistrements, empilement de couches d’instruments, ça passe ou ça casse, à l’ancienne quoi.. Ici, évidemment, puisque j’en parle, ça passe.
Pour vous situer le bonhomme, la première influence qui me vient à l’idée c’est Michel Berger. Pas le mentor de France ou le génial compositeur de Starmania, non le Berger solo des premiers albums. Pas seulement parce que Laurent Gatz est également pianiste, mais parce que le timbre de voix, certaines inflexions vocales font irrésistiblement penser au pianiste à groupies.
Voilà pour la présentation, mais quid des 7 titres de l’album (le 8ème étant un titre enregistré at home, performance piano voix uniquement ).
Qui prend son temps en ouverture. Une guitare incisive sur une rythmique piano, et c’est parti. Ca groove grave, la basse bourdonne comme il faut, le titre emballe sec, un pur single d’enfer, quel bonheur que d’entendre des musiciens prendre leur pied à jouer ensemble. Le son est nickel, le mix impeccable, chaque instrument bien défini et à sa place dans le spectre sonore. Le son de la guitare, et ce sera une constante sur tout le disque est lumineux, mordant quand il faut, toujours inspiré. L’avantage d’un tel album, c’est que vous savez d’office ce que vous entendrez sur scène, et il devrait donc vous convaincre de courir le voir si d’aventure il passait par chez vous.
Le second titre, Baby Blues, est plus jazzy. Car j’avais oublié de vous préciser que le jazz nourri la pop de Monsieur Gatz, comme le rock nourrissait le Berger sus cité. C’est le texte, humoristique, qui prend le pas ici sur la musique, près de 5’30, nous nous éloignons donc du format pop habituel, petit solo de guitare, le côté Live prend le dessus sur le côté studio.
Les titres 3 et 4, insatisfait éternel et les méchantes heures, sont sur un format plus mid-tempo, un son plus rock sur le 1er, avec une guitare plus agressive, plus musclée, plus de douceur mais aucune mièvrerie dans le second.
Le cinquième titre, je traîne, est second sommet de l’album, encore un morceau imparable, qui balance et envoie, doté d’une mélodie qui fait mouche. C’est clairement le Laurent Gatz que je préfère, quand il marie habilement la pop et sa jazz attitude pour des morceaux courts, concis et redoutablement efficace.
Agoradécadence, morceau le plus court de l’album, oscillant entre bossa et jazz séduit également, Recyclez moi, avant dernier titre, ayant à mes oreilles des réminiscences lointaines du Prince des villes de qui vous savez, peut être dû à ces ruptures rythmiques similaires.
L’album se clôt sur les voyages impossibles, piano voix accentuant la similitude avec Berger, avec une facilité mélodique certes moindre, mais tout aussi attachante. Pour les accros à ce style, sa voix , son myspace propose d’autres titres piano/voix tout aussi réussis.
Au final un album avec deux tubes et 6 bonnes chansons, à se demander ce qu’il nous fera quand il entrera en studio.
33ème album de nos inamovibles boogie mens. Comme chaque fois la question n'est pas de savoir quel son il aura, on le sait déjà, simplement si les compos seront à la hauteur de la légende, les derniers albums laissant percevoir une nette progression dans la qualité.
1ère frayeur il y a quelques semaines quand la pochette est parue. Mauvais augure, laide au possible, c'est bien connu, les grands albums ont de belles pochettes. Généralement, Status Quo excelle dans les singles redoutablement efficace. Beginning of the end, sorti un peu avant le disque, sensé nous mettre l'eau à la bouche, sonne comme une pâle copie de Quo s'essayant a faire du Quo. Je ne dis pas qu'après 10 écoutes le titre ne finit pas par vous vriller les oreilles mais qui aura le courage d'aller jusqu'a 10 ?
Retour en grace du producteur Pip William de triste réputation, donc le but semble de gommer autant que possible toute aspérité, de lisser la musique. Le résultat est moins catastrophique que sur Rockin all over the word, et le naufrage, car naufrage il y a , ne peut lui être imputé.
La recherche du quatrième accord se solde par la perte des 3 premiers. Les compos se suivent se se ressemblent désespérement. Pas au sens ou les rock critiques qui descendent le groupe régulièrement le leur reproche, ils font du boogie/blues, ils font du Quo, et perso, c'est tout ce que je leur demande. Non les compos sont simplement insipides. Ou sont les refrains catchy, les popsongs que vous fredonnez toutes la journée, dissimulées sous un coulis de guitares, portées par un couple basse baterrie simple mais d'une efficacité à toute épreuve.
Bon, il y a le slow de mes boums d'antan, Electric Arena, au solo ridicule, mais qui tient le rôle qui lui assigné et prend haut la main le titre de meilleur morceau (si on m'avait sit que j'écrirais ça du Quo un jour !). Il y a des boogies classiques, alors on tape du pied, plus par habitude que par réelle envie, pavlovien le réflexe. Bref, le tout ressemble à un groupe qui jouerait à être Status Quo.
L'album n'est pas exécrable non plus, la question est, vaut il mieux ce Quo que pas de Quo du tout ? La réponse est évidement oui, même cet album qui n'ajoute rien a leur légende (en retirerait un peu même) tourne sans effort et glisse agréablement dans les tympans. Simplement ,dans 10 ans d'ici, pas un titre de cet in the search ... ne finira sur un best of, et ça, c'est le signe ultime.
Mois je veux du single, de l'énergie, des classiques, des standards, pas l'énième recette éprouvée d'un groupe sans inspiration.
allez les mecs, au boulot, laissez tomber ce putain de quatrième accord, ca fait 40 ans que les 3 autres nous réjouissent les tympans, et vite, un autre album pour faire passer celui là.
1. Beginning of The End 2. Alright 3. Pennsylvania Blues Tonight 4. I Don't Wanna Hurt You Anymore 5. Electric Arena 6. Gravy Train 7. Figure Of Eight 8. You're The One For Me 9. My Little Heartbreaker 10.Hold Me 11.Saddling Up 12.Bad News 13.Tongue Tied 14. I Ain't Wastin' My Time 14. One By One
Le site Un nouvel album de Jil Caplan. Avec Jay Alanski. De l’ordre de l’improbable, je n’aurais pas misé un kopek dessus il y a quelques mois et pourtant
Derrière la porte déboule donc en cette mi 2007. Avec ce tandem qui avait composé une trilogie d’albums, décroissante en qualité, glissant du sublime premier A peine 21, au quelconque, en passant par le succès commercial de La charmeuse de Serpent
Il faut reconnaître à la belle d’avoir su s’apercevoir que l’alchimie ne fonctionnait plus et ensuite d’avoir su s’entourer de belles manières pour faire, entre autres, un album avec chacun des deux guitaristes des Innocents, avec un insuccès total à la clef même si les dits albums contenaient d’honnêtes choses.
Hors donc, hasard provoqué ou réel, la miss contact le sieur, ça refait tilt et hop, un album s’ajoute à la collection. Pour être franc, plus que Jil, c’est ce que Jay nous proposerait qui m’attirait dans cette histoire,le bonhomme ayant par le passé réalisé de bien belles choses passées à la trappe dont le grandissime et je pèse mes mots, Price of love, dont il faudra bien que je me décide à parler dans ces pages. Derrière la porte donc. En gros, Jay à la musique et Jil aux paroles. La voix n’a rien perdu de sa personnalité, identifiable dès les premières mesures, d’a Peine 21 à un juste un peu plus que 40, rien n’a bougé, et c’est un plaisir. Côté atmosphère musicale, priorité aux sons de synthèse, Monsieur Alanski évoluant avec talent dans cet univers depuis un bail. Les textes sont d’une tonalité plutôt sombre, voire noire et définitivement intimistes, les musiques qui les enchâssent font également dans le demi teinte. Pas de morceau up tempo, plutôt du lent et du mélancolique. Bref un album couleur d’automne qui sort au printemps, mauvais timing ?
Le single , De toutes petites choses, accroche les tympans juste ce qu’il faut, afin de montrer que le Jay a garder la patte. La plupart des titres passent la barre des 4’ , sans ennui mais sans grandes surprises non plus.
Ce qui me chagrine le plus en fait, dans cet album plutôt bien tourné par ailleurs, c’est le manque de mélodies chatoyantes. Je situe ce disque entre la charmeuse et avant qu’il ne soit trop tard. Après 5 à 6 écoutes, je serais incapable de vous en siffloter la moindre bribe, ce qui, de mon point de vue, est tout de même un signe. S’il est agréable à écouter, je doute qu’il suffise à remettre en selle Valentine. Ecrit, selon ses dire, en à peine 1 mois ½, dans l’envie, peut être que cette « précipitation » née du désir de retravailler ensemble a desservi le disque. Mais ma déception est peut être de mon fait. J’attendais un album pop d’une gamine de 20 ans et que c’est un disque de femme, un album de la maturité qui m’arrive. Aurais je aussi vieilli sans m’en apercevoir ?
Quelque chose va venir, quelque chose, vient toujours nous murmure la demoiselle dans son titre A la fenêtre. Comme elle je l’espère.
PS : Maintenant, ce que j’attends, c’est un nouvel album solo pop de Jay Alanski. Allez, au boulot !