si vous aimez le power pop façon Ramones, le rock qui dépote qui n'oublie pas le côté fun, ce 10ème album des Parasites, groupe ricain de 3ème zone devrait vous filer la patate. 14 titres sous les 3 minutes, des guitares qui ramonent, une batterie qui pousse tout ça au cul, des choeurs, des refrains , tout est là pour votre défoulement. Tant de groupes se prennent la tête à sortir des albums chiants, là, c'est sans inquiétude, il n'y a pas à réfléchir, c'est pop, donc indispensable.
Un peu déçu par cet album, moi qui suis pourtant un accro du Marc, acteur ou chanteur. Les compos sont un peu trop linéaires, lui qui savait s'entourer de mélodistes hors-pair, ici, tout est un peu sur le même moule. Certes après plusieurs écoutes, chacune des chansons fait son petit chemin, alors peut être est-ce du à une réalisation plus dépouillée, concentrée sur l'essentiel, mais autant Volume 10, la précédente livraison m'avait emballé, autant cette fois je reste sur ma faim. Pas un mauvais disque non, un peu court certainement, une grosse demi-heure, mais en demi-teinte. Les textes restent de grandes qualités, et tournent autour des sentiments et de l'intime, qu'il parle de la mort de sa mère - Ballade pour Michelle - de son frère - Auprès de toi mon frère - ou de séparation sur un rythme enlevé - j'en ai rien à foutre, single évident. Peut-être que ma relative déception provient d'un manque de surprise, l'album est dans la droite ligne des précédents, et parait donc un peu plus faible, comme un écho qui va en s'atténuant.
Pour simplifier, on pourrait dire que Mika fait la musique qu'aurait écrite un Freddy Mercury s'il avait vécu. Même exubérance, même panache, voix aussi protéïforme, orchestrations suprenantes et sens de la mélodie efficace.Bien sur, mon côté pop trouve qu'il part un peu dans tous les sens et qu'il n'exploite pas tout le potentiel tubesque qui est le sien. Il s'amuse visiblement, s'éparpille au passage, crée un vrai univers artistique ou tout n'est pas aussi rangé que je l'aimerais, mais c'est plus mon problème que le sien. Il aurait pu continuer à être une machine à singles comme son premier disque en laissait deviner la possibilité, il préfère se réserver la possibilité de sortir un truc putassier comme Elle me dit et frôler l'excellence avec Underwater. Bref être là ou on l'attend ET là ou on ne l'attend pas, sur les pistes de danse, dans les postes de radio et sur des titres moins accessibles. Curieux de voir, et d'entendre ce que le bonhomme donnera en vieillissant.
Retour aux racines pour les ricains. Du power pop mâtiné de punk rock, voici ce que nous propose ce premier album d'une trilogie à venir. Rien d'extraordinaire, juste une bonne dose d'énergie et de fun parsemés de fuck de temps à autre. C'est mélodique, compact et envoyé droit dans la face, la formule trio fonctionne à plein régime, guitare basse batterie, Green Day revient à l'essentiel. Pas de mega single façon 21 guns ou Boulevard of Broken dreams mais une bonne leçon de rock and roll
Première sortie publique d'Atom avec son nouveau chanteur. Les quelques fidèles de ces pages savent que Slobo, l'éminence grise d'Atom, illumine régulièrement de son talent mes modestes gribouillage musicaux (cf ici), et comme je suis évidement groupie de base de ses compos et de son son de guitare, je ne pouvais rater ça. Rendez-vous donc aux deux grappes d'or, chouette restau à Gentilly qui à la bonne idée d'accueillir régulièrement des rockers de passage. Par rapport à la dernière fois ou j'y suis venu, la scène est passée au fond de la salle, une bonne idée, malgré le poteau coupant un peu le groupe en deux. Le restaurant est bondé, public majoritairement féminin, signe de succès, on sait tous que ce sont les filles qui font défont les réputations Copains, copines, famille tout le monde semble au rendez-vous de la fête annoncée . Une petite heure de retard, Star-system oblige, et c'est parti ! Bon, clairement, ce n'est pas une salle de spectacle avec une acoustique dédiée, mais le son est très correct, le chant un peu en avant, et la guitare solo de maître Slobo un peu dans les oubliettes, c'est la rythmique de Didier lie la sauce avec le couple basse / batterie redoutablement efficace, le batteur assure vraiment et tient la baraque de fort belle façon. Le chanteur, David, est doté d'un sacré brin de voix et est plutôt décontract, l'exiguïté de la scène l'empêche, ainsi que les autres, de vraiment pouvoir se lâcher, mais il assure grave. Quand il se met à jouer les rockeurs - la reprise de Wonderful world par exemple - il colle les frissons. La grande majorité du set est composé des titres de l'album jamais sorti d'Atom (moi je l'ai ). Je suis client des compos et du son pop rock de Slobo, qui mériterait une exposition façon BB Brune, tant le potentiel commercial est important, il y a là du gâchis que nous ne soyons qu'une poignée à connaître ces morceaux. Le public semble connaître également les chansons et tape dans les mains sans se faire prier. Quelques reprises inattendues parsèment le set, It's a Heartache de Bonnie Tyler, histoire de mettre en valeur le timbre de David, Siffler sur la colline de Joe Dassin ou les Brunes ne comptent pas pour des prunes de Lio, le tout traité à la moulinette atomique rock emballent tout le monde. Un set un peu court (mais second groupe derrière oblige) c'est bien le seul regret de cette soirée. Allez, sortez moi ce disque et faite moi une scène à la hauteur de votre talent.

Diver, trio germano-autrichien présente un extrait de son 1er album, Kites. Du folk doux et agréable
La partie féminine de Pomplamoose sortira son album le 23 janvier 2013. Elle en a écrit tous les titres et Jack Conte arrange et produit l'album mais c'est l'album SOLO de Nataly, pas celui de Pamplamoose. Un titre pour nous faire patienter.