le premier clip d'EMILY PELLO extrait de l'album Une balançoire dans le salon. Le 3 octobre, soirée-concert évènement au Réservoir, avec la présentation publique du clip Bright light in London dont l'imaginaire so british revisite avec humour les icônes de la culture pop, entre Coup de foudre à Notting Hill, The Beatles et Monthy Python.
Sur un petit caillou perdu au bout du monde, Saint-Pierre et Miquelon, dont le nom ne m'évoque que le froid, moins de 7000 habitants au total, le rock a trouvé moyen de trouver terreau fertile. Et donc Irae (colère en latin) dont voici le premier album. Enregistré, écrit, joué sur place, c'est du home made. Un son puissant ou les guitares se taillent la part du lion. Côté influences, pas vraiment celles des Etats Unis ou du Canada, pourtant plus proche géographiquement. Le français y porte haut ses couleurs, et l'on est plus proche d'un groupe "littéraire" façon Noir Desir que d'un Superbus. L'album est luxueux, pochette cartonné, livret avec l'ensemble des textes, les chances de les voir tourner par ici sont probablement assez réduites, et donc pour les soutenir un moyen l'achat de l'album. Pour écouter, ce qui sera plus parlant que n'importe quelle chronique, c'est sur cette page.
J'ai lu d'excellentes chroniques de cet album à peu près partout, et du coup, j'ai voulu me faire mon idée, parce que, sinon, j'avoue que je n'aurais probablement pas fait l'effort d'aller me pencher sur le cas de la miss, même avec la caution d'Etienne Daho, réalisateur de l'album. De fait, là ou les albums de la sister Charlotte me sortent en général par les naseaux, ce disque est plutôt réussi et plaisant. Je ne serais certes pas aussi dithyrambique que mes éminents confrères de la critique professionnelle, manque pour me convaincre un peu plus de corps, de chair aux mélodies, et la proximité avec la voix de Soko - suis je le seul à l'avoir noté ? - me gène un peu, mais c'est à l'évidence un disque qui n'est pas celui d'une fille qui veut jouer à la chanteuse, mais d'une artiste avec son univers et ses chansons - elle les signe toutes - la patte de Daho est tout sauf envahissante, il a fait là un très beau boulot, s'effaçant derrière l'interprète. Un disque intimiste et personnel.
Franchement, un album de Ian Hunter, en 2012 qui pouvais bien attendre ça. Pour les jeunes générations qui lirait Sucrepop - ou qui se serait égaré par inadvertance sur ces pages - évoquer Ian Hunter, c'est évoquer le début des seventies, les seconds couteaux du rock, Moot the Hoople, parrainé par David Bowie, qui leur signa leur seul hit, All The Young Dudes, bref cela ne nous rajeunit pas. Et donc, un papy du rock de plus. Plus par désoeuvrement que par réel intérêt, je jette une oreille sur la galette. Premier titre, Comfortable, et mazette, la voix arrache nickel, les guitares poussent, la mélodie fait mouche, Springsteen n'aurait pas renié celui la. Fatally Flawed, ballade assassine de haute volée, il lui prend quoi au Ian, il s'est dopé à quoi ? When I'm Président, clavier façon FM en intro, des choeurs qui font lalala comme au bon vieux temps, la voix qui rocke, un refrain imparable, un hit, un vrai, le style de morceau qui ne peut pas ne pas vous retenir par les tympans, et la passe de quatre avec le rocker What For, piano façon Jerry Lee Lewis, guitares qui dépotent, et toujours cette voix aux cordes vocales éraillées, je vous fais grâce du détail du reste de l'album, tout est à l'avenant, vous l'avez compris, le Ian n'est pas revenu simplement pour faire de la figuration, et ce serait un joli clin d'oeil du destin de l'envoyer à 70 balais en haut des charts. Si vosu n'avez jamais trouvé mieux que le rock façon seventies, ce disque est le votre.
Perso, dans le nom choisi par ce groupe genevois, The Monkberry Moon Orchestra , je vois une référence à McCartney (le Monkberry moon delight de l'album Ram) et de fait, la pop et les sixties sont le credo de de quintet. Les 6 titres proposés ici oscillent entre une pop aux accents rock et un rock mâtinée de pop. Peut être est-ce du à la présence d'une femme au chant, mais ce Beat for the lovers me fait irrésistiblement penser aux deux premiers Blondie. Même production un peu sèche, même énergie, une voix affirmée, clairement du côté rock de la force (pas une once de variété ici) et même déficit de gros single cassant la baraque. On les sent au bord du hit, ça tourne autour, mais le petit truc en plus ne se passe pas. Things don't ever last en est le plus proche, peut être le plus Blondie aussi, mélodie portée par un orgue insistant, bref on frôle l'orgasme sans réussir à y parvenir. Frustrant. D'un autre côté, vu la carrière de la Debbie Harry ensuite, on ne peut que leur souhaiter la même trajectoire. Bref, un chouette EP, avec aucun titre qui ne serait là que pour faire du remplissage, mais rien pour casser définitivement la baraque. Allez, encore un effort, vous y êtes presque, l'album annoncé pour 2013, j'y crois.
S'il y en a un que je n'attendais pas, c'est bien ce bon vieux Nik, carton plein dans les années 80 avec une poignée de hits qui marquèrent leur époque, The Riddle par exemple, mais qui disparut aussi vite qu'il était apparu sur les écrans radars. Et voici Ei8ht, qui laisse supposer que 7 autres albums complètent la discographie du bonhomme. Je n'en connais pas un. Il faut croire qu'un bon songwriter ne perd pas la main avec les années car ce disque est l'une des très bonnes surprises de cette rentrée. C'est même pour le moment et haut la main, le disque le plus accrocheur. Du hit, le premier extrait The sky's the limit, en passant par l'humoristique Shoot me, une voix somme toute familière, des compos solides et bien balancée, un son qui à le bon goût de ne pas se raccrocher à l'époque des grands succès pour faire dans l'intemporel, bref le gars a de la ressource, le disque ne contient pas un titre médiocre, sacrée surprise.
L'album In Another World de Marjorie Cardwell's est sorti. Produit par Marjorie et son mari, il est composé de 10 titres signés par Madame et d'un par Monsieur, Birthday Present. Affaire de famille, la plupart des des instruments sont joués par le couple et leur fils Samuel.le tout est d'inspiration sixties/ seventies, les Beatles en influence principale. Un titre est en français.