Nouvel album - SeBTeiX Featuring Enois Scroggins
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Présentés comme la dernière merveille pop made in France, le quartet aura mis du temps à sortir son premier album. Une bonne partie des 10 titres le composant étaient déjà dispo avant, le disque peine à atteindre la demi-heure d'écoute. Mais comme la qualité et la quantité ne sont pas liées, qu'en est il ? De fait, on peut reconnaître au groupe une certaine facilité à écrire des popsongs mémorisables, ça pétille, Hello, I love you mais encore, Les anglaises, French kiss autant de morceaux et de singles en puissance. Une touche pop, une touche electro, quelques légers accents rock, emballé, c'est pesé. la voix du chanteur m'a un peu gênée initialement, dans la droite ligne des chanteurs made in france - Renaud, Nicolas Sirkins, Benabar et autre Delerm - et puis finalement, il fait le boulot. L'alternance de lyrics anglais et français, parfois au sein du même titre, façon Superbus, les aidera peut être à ouvrir un peu la porte des radios anglo-saxonne, c'est tout le mal qu'on leur souhaite.
S'il y a un groupe qui peut porter haut l'étendard de la pop en France, c'est bien Superbus. Le dernier disque, Lova lova, tendance electro, leur meilleur à ce jour, est maintenant loin, un best of est venu clôturer cette première période, les voici à l'assaut du rêve américain, avec ce Sunset enregistré en Californie avec avec Billy Bush (Garbage) à la réalisation. Exit les omniprésents synthés du précédent album, retour à la prédominance des guitares. All alone, qui ouvre l'opus est très eighties (me fait penser un peu à l'ELO de Xanadu, c'est dire, single sympa, comme le A la chaîne qui suit, de l'honnête Superbus, mélodies accrocheuses, des tempos un poil plus lent que les hits de la grande époque, mais efficaces. Smith 'n' Wesson, c'est la passe de trois, celui au potentiel radiophonique le plus patent, et son côté américain est indéniable. Mini renoue avec les popsong onomatopesque dont le groupe c'est fait le spécialiste. Porté par un orgue façon ska et une guitare Shadowsienne, c'est encore une réussite. L'annonce reprend un peu l'aventure ou Lova lova l'avait laissé. Un zeste de disco dance electro, rien de géant mais très correct, le break harpsichord relance bien le tout, les textes sont toujours autant ineptes, mais c'est un peu la marque de fabrique des compos de Jenifer Ayache. Whisper voit une vieille gloire ricaine, Richie Sambora se fendre d'un solo décapant. Encore un hit potentiel dans l'escarcelle de la bande. Calling you n'ajoutera rien à leur CV mais reste une bonne popsong qui envoie bien. Mrs Better les voient s'essayer a un powerpop new wave période Blondie, sans grand succès il faut bien le dire. Get real enfonce le clou, riff de guitare façon Kiss, c'est à dire sans aucune imaginaition, quand ils tentent de durcir le ton, la sauce ne prend pas, sur cette deuxième moitié, le groupe s'essouffle un peu. Duo, ne risque pas de relever le niveau, Marco Kamaras, chanteur du niveau d'un Nicolas Sirkis, c'est dire, plombe un titre qui n'avait déjà pas besoin de cela pour voler bas. L'été n'est pas loin ferme l'album dans sa version "simple". Bluette un peu gnan-gnan, la mélodie rattrape une peu le tout et permet de finir sur une note positive. Sur le même thème, L'été revient, d'Archimède, atomise Superbus. La version deluxe de Sunset offre 3 bonus. enfin, bonus ... La cible, ovni disco punkoïde est très dispensable, Baisse ton froc propose exactement ce que l'on peut attendre d'un tel titre, les fans de Superbus retrouveront le groupe du début, perso, je zappe. Et pour terminer une reprise des Buggles , Video killed the radiostars. Traitement assez quelconque, Jennifer n'est même pas la chanteuse lead, anecdotique. Au final, un honnête disque, un peu en dessous du précédent, même si le gros son est là, la faute à une moitié d'album plus faible. Smith 'n' Wesson en meilleur titre.
MOZERMILK DUO Minimal Rock Psyché composé de LAGUIA (chant + basse) et Keish ( guitare + machine) vous présente trois titres de leur nouvel album prévu pour 2013.
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Si la musique formatée, la soupe que nous sert la FM à longueur d'onde vous sort par les yeux et les oreilles, si vous attachez plus d'importance à l'originalité, à la démarche artistique, à la personnalité d'un artiste qu'à sa capacité à générer de la musique au kilomètre, la rencontre avec Aube L devrait vous secouer un peu. Stars in your scars est le type de disque qui ne laisse pas indifférent. Soit on estime que la dame est un petit peu trop barrée à son goût, soit on plonge en apnée dans son univers et on se laisse emporter et rouler par les vagues. Ne cherchez pas le single, ce n'est pas trop le propos ici. L'atmosphère est plutôt sombre, sans être oppressante, les arrangements sont surprenant, la voix porte l'ensemble et, pour un amateur de pop simplette comme moi, évidement que dans un premier temps, on cherche ses repères, à se raccrocher à un truc connu, une mélodie, un rythme. Peine perdue, il faut au contraire lâcher prise, oublier ses habitudes et ses réflexes d'amateurs de rock, laisser Aube nous prendre par la main et vivre l'expérience proposer. Ce n'est certes pas de tout repos, ça secoue un peu, sans jamais agresser, c'est autre chose, tout simplement. Si Bjork ou Sigur Ros vous disent quelque chose, voir une Kate Bush dans ses moments les moins pop, vous serez, sinon en terrain de connaissance, en tout cas dans la bonne direction. Bon voyage
Le titre de l'album indique la tendance, ou plutôt justement, que tendance, il n'y a pas. Joyeux fourre-tout ou George Harrison aurait surement retrouvé ces petits, les 11 titres de ce groupe lyonnais proposent une world pop décomplexée, ou j'ai parfois du mal à raccrocher les wagons - l'instrumental Indians Rock song II par exemple - mais quand l'instinct pop reprend le dessus - Je crois que ne ne t'aime plus - Le Doc Sadd Initiative démontre qu'il sait être efficace. Les titres du disque laissent à penser que l'on a là un disque concept, avec un fil conducteur, façon Melody Nelson, même si celui ci ne m'a pas sauté aux yeux. De mon point de vue, dommage que des 3 mots composant le titre du disque, c'est Indian qui tire la couverture plutôt que pop, mais indéniablement, ce groupe propose une musique qui se démarque de celle de ces petits camarades, et en soi, déjà, c'est un bel exploit.
Je suis un peu partagé sur cet album solo de la Miss Bangles, elle n'en avait pas sorti depuis 16 ans, et après deux albums de reprises avec Matthew Sweet et un nouveau Bangles, plutôt moyen, la voici de retour. L'album est clairement d'influences sixties, entre pop et folk, la Rickenbacker carillonne tout ce qu'elle peut, les arrangement s'essaient à surprendre mais globalement, la belle et son équipe ont un peu oublié en route d'écrire des chansons, je veux dire des mélodies pop qui se fredonnent sous la douche. Là, clairement, je reste sur ma faim. Alors certes cette voix qui nous rappelle tant de souvenirs, le disque qui s'écoute plus qu'agréablement, mais dont il ne reste pas grand chose à conserver ensuite. Peut être suis je un peu trop sévère, mais j'attend tellement plus d'artistes de ce calibre.