Je suis passé à travers les premiers albums de ces rockers suedois, Lex Hives est donc une découverte. Come on, répété à l'infini en titre d'ouverture, petit bombe pop vitaminée d'à peine une minute à des petits airs de Cheap Trick bien agréable. Go right ahead, le premier single est tellement pompé sur le riff de Don't Bring me down d'ELO qu'il est étonnant que personne ne le leur ai signalé. 1000 answers déboule à fond les ballons et une nouvelle fois, la référence à Cheap Trick est difficilement évitable, les inflexions de voix, certaines intonations de Howlin' Pelle Almqvist semblent directement inspiré de Robin Zander, et quand on sait l'admiration que j'ai pour le bonhomme, un des tout meilleurs chanteurs de tout les temps, le compliment n'est pas mince le dernier titre Midnight Shifter est d'ailleurs fortement réminiscent de Clock strike ten de la bande de Rockford. I want more est une ressucée plus ou moins habile d'I love Rock and roll de Joan Jett, côté compos, nos suédois ont l'air d'avoir du mal à se détacher de leurs influences. Le reste de l'album alterne entre franche débauche d'énergie, Patrolling days, If i had a cent, le quasi RamonesThese Spectacles Reveal The No, et rock endiablé, bref ils foncent pied au plancher, et si le manque d'originalité peut être déploré, la patate dégagée emporte l'adhésion.
Un premier album superbe en 2010 et voici le second et, déjà, un album de reprises. Déjà essoufflée la miss ? Mystère, mais quoiqu'il en soit, pour moi en tout cas, ce disque pourrait passer pour un album de titres originaux, l'immense majorité m'étant totalement inconnue. Boys don't cry (rien à voir avec le tube de The Cure) car les 12 morceaux choisis étaient initialement chantés par des hommes qui semblent avoir choisi ce mode d'expression plutôt que les pleurs pour exprimer leurs peines. On y trouve entre autres des compositions de Todd Rundgren, Bob Marley, Neil Young, Gilbert O Sullivan, Issaac Hayes, bref de l'éclectisme, vous en conviendrez. La similitude avec la voix de Karen Carpenter, le quasi mimétisme devrais je écrire, est renforcé ici, cette douceur, cette luminosité couplée à cette mélancolie en font un alliage irrésistible. Les arrangements sont luxueux, tout en cordes et piano, très Burt Bacharach, dont je ne doute pas un instant qu'elle finira bien par chanter quelques titres, un album de titres originaux serait le bienvenue. Quoiqu'il en soit, voici une nouvelle réussite à mettre à l'actif de la demoiselle.
20 ans depuis son dernier album solo, et ce n'est pas le boulot avec les Eagles qui doit l'épuiser, bref le gars prend son temps. Mais cela valait la peine d'attendre, Analog man nous propose ce bon vieux rock ricain efficace, ou les guitares assurent, le Joe n'est pas un manche en la matière, et ou les bons titres s'enfilent comme des perles. On retrouve le beau-frère Ringo Starr derrière les fûts, et Jeff Lynne, exceptionnellement sortie de sa retraite pour produire une bonne partie du disque, d'ou, parfois, une petit côté Tom Petty/Traveling Wilburys dans le traitement sonore. C'est bien foutu, les titres sont tous bons (après autant d'attente, il a eu tout le loisir de faire une bonne sélection. Si le rock américain issue des années 70 vous branche, vous ne serez pas déçu avec celui ci.
Non, rien à voir avec la Miss de la pub MMA, Mademoiselle Cerise c'est une jeune femme de 20 ans, qui balance des reprises comme s'il en pleuvait (guitare, ukulele, clavier et j'en passe) et quelques compos en prime Elle à un joli minois, ce qui n'est pas très important mais ne gâche rien, et son premier clip, réalisé par Emilie Dufournet est frais et craquant. Je me dis que je devrais aussi penser à en faire un, de clip.
Largement plus de 3 siècles à eux 5. Pas d'albums depuis plus de 20 ans, ils se sont brouillés, déchirés en justice, deux sont décédés, les infos annonçant un Brian Wilson ayant retrouvé toutes ses facultés faisant régulièrement surface sans qu'il y ait personne pour y croire. Ils ont raté plus d'albums et de titres qu'il n'est permis à un artiste, se sont souvent perdus, rarement trouvés, bref personne pour croire que cette réunion pour fêter les 50 années d'existence du groupe puisse avoir une autre raison d'être que d'empocher une dernière fois un pactole. Pour faire plus authentique, ils ont été jusqu'à convoquer David Marks, guitariste entre 1962 et 1963. Et puis il y a le disque. et là ... Voilà que les Beach Boys se mettent à faire un disque des Beach Boys, celui que les fans attendaient. Plongée dans les sixties, retour à la case départ. Oh, bien sur, pas de Pets sounds ici, Good vibrations ou Caroline no ne sont pas au rendez-vous. Mais tout de même, leur meilleur album depuis une éternité et demi. D'entrée de jeu, a capella, juste pour rappeler qui sont les patrons, Think about the day. Et j'entends Laurent Voulzy sangloter d'ici. A peine 1'30 au compteur et ils frappent au coeur. Et d'enchaîner sur le titre qui donne son nom à l'album That's why God made the radio. Direction American Graffiti, le rêve américain, un pur moment de magie. Quelque soi celui qui prenne le lead vocal, ç'est la chair de poule assurée. Shelter, Daybreak over the ocean auraient pu se trouver sur n'importe quel album de l'époque bénie ou ils étaient les seuls à même de faier la nique aux Beatles. From there to back again renoue avec les chefs d'oeuvre façon In my room et le disque se termine sur une plage signée, évidement, Brian Wilson, Summer's gone, composée je cite, pour être l'ultime chanson de l'ultime disque des Beach Boys. Un point final à la hauteur de la légende, le bruit des vagues pour se séparer définitivement. L'été est de retour.
Je ne sais pas ce que donne l'EP Another Shore qu'ils viennent de publier, mais les deux titres qu'ils ont clippé, Cherry Stone et Let's go insane, furieusement pop, ont un goût de revenez-y prononcé. La version acoustique de Cherry Stone enregistrée à Berlin est également fort convaincante.
Premier clip du premier EP de ce duo franco-argentin. L'influence latine dont ils se réclament n'est pas, pour ce titre en tout cas, évidente. Nous sommes là face à un rock de facture classique et efficace. A voir ce que cela donne sur la longueur d'un album.