Un 3 titres dans la poche, dont deux cosignés Miossec, un clip érotico/electro pop, Ouin Ouin, qui donne son nom à l'EP, Mouse DTC, est un duo qui affiche une insolente fraîcheur. A l'image de la pochette, version Noir et Blanche d'un célèbre jeu Atari des eighties, le groupe a le compteur bloqué à cette époque. On pense à Regrets dans les années 80, Lio of course, ne serait ce que pour les similitudes vocales (flagrant sur Dorémifacho), Jacno aussi, option pop donc fortement imprégnée d'électro. 3 titres c'est un peu court pour juger pleinement de l'intérêt de ces nouveaux venus et suffit juste à piquer la curiosité. Un album est annoncé pour la fin de l'année, on reste donc à l'écoute, et en attendant, l'été pourrait bien sourire à la souris.
Dans mon panthéon perso, tout en haut, les Beatles, Jeff Lynne puis les frères Gibb. Mélodistes hors pair, chanteurs exceptionnels, une carrière incroyable, des premiers hits sixties à l'explosion du disco, pourvoyeurs de chansons et de hits pour un paquet de stars, Diana Ross, Kenny Rogers, Dionne Warwick... ils sont l'une de mes influences majeures. Leur dernier album ensemble, Maurice Robin et Barry This Is Where I Came In était le meilleur de leur carrière. Repose en paix Robin.
Meek revient. Certes pour 99% de ceux d'entres vous qui atterrissent sur cette page, ces deux mots ne provoquent aucune émotion, vu que le Meek reste largement méconnu, voir inconnu. Alors que si les termes Pop made in France ont jamais voulu dire quelque choses c'est bien dans son cas. Jettez un oeil et vos deux oreilles sur cette chronique ou bien celle ci ou encore celle là. Meek revient, Aristocracy, son nouvel album sortira en septembre et il va falloir encore attendre quelques mois, en attendant, glissez vous ça dans le conduit auditif. La face B back to monolith, est ici.

Euhh... Comment dire ? Fan des Stooges, de la période Bowie The Idiot/Lust for life, passez votre chemin. Amateur de rock saignant, d'énergie punk, glorificateur de l'îcone rock s'il en est n'écoutez pas cet album, vous allez vous faire du mal. L'iguane nous propose certes un album punk, dans la démarche, mais pas dans la forme. Autoproduit, distribué uniquement sur le net, because fâcherie avec sa maison de disque sur la commercialisation du dit ovni, les 10 titres présentés ici, pour moins d'une demi heure de zic au total ne sont que reprises. Et quelles ! On ouvre le bal avec une reprise de Joe Dassin - si si - Et si tu n'existais pas, chouette chanson au demeurant, interprèté dans un sabir français qui donne surtout l'impression que Mr Iggy chante avec de la bouillie plein la bouche, ce qui restera une constante pour tous les titres chantés dans notre langue. Et donc, Gainsbourg, Piaf, Brassens et Henri Salvador passent à la moulinette Pop. Pour faire bonne mesure, Cole Porter, Frank Sinatra et Michelle des Beatles sont également excutées. On y trouve même du Yoko Ono, c'est dire que la bonhomme n'a pas choisi de faire dans la facilité. Et je m'imagine bien la tête du directeur artistique de la maison de disque quand il lui a proposé ce disque. Accent à couper au couteau, orchestration sans inspiration, il a beau posé dans une veste piquée à Laurent Voulzy, on s'interroge sur l'intérêt de cette récréation.
Et un autre album de reprises, et encore façon crroner/jazzy, et sur des standards. Ce n'est pas que nos stars vieillissantes manquent d'imagination, mais ça y ressemble fort. Et donc, voici que le guitariste chanteur des Eagles y va de sa galette nostalgique. De la bel ouvrage bien entendu. Comparé au dernier McCartney, de la même veine, quelques différences notables. L'album contient moins de titres obscurs, et balaie une période plus large, puisque hormis des classiques du jazz, The shadow of you smile ou For sentimentals reasons, on y retrouve la pépite Caroline No des Beach Boys ou du Randy Newman. C'est option tout confort, façon Pullman, moins jazzy que Sir Paul, un zeste rock, Route 66, un zeste country, Eagles oblige, , le très Willie Nelson Worried man, et au final un disque fort agréable, même si, pour moi, la référence dans ce style reste l'album Born 2 be blue de Steve Miller. Le résultat est néanmoins d'un excellent niveau et vous promet un agréable moment.
Quarante ans d'activité au bas mot, plus d'une trentaine d'albums à son crédit, guitariste hors pair, au son unique, l'ami Carlos est une légende du rock et aura marqué de son empreinte son passage ici bas. Mais il faut bien reconnaître que sa pléthorique discographie recèle un paquet de nanard et que depuis la fin des années 80, ses disques son pour le moins inégaux. Après un album de duo avec des stars, All that i am, histoire de se remettre en selle, pari réussi, en 2005 et un de reprises, toujours avec des invités, Guitar Heaven: The Greatest Guitar Classics of All Time, il remet le couvert avec cet album quasi instrumental entouré de quelques pointures. Ses plus grands succès sont effectivement Europa ou Samba pa ti, ou le chant était absent, donc pourquoi ne pas tenter le coup ? Résultat, un disque chaleureux, pas réservé aux musiciens, m^me si ceux ci se régaleront, ou certes, trouver le single ne va pas être une mince affaire, mais ou il démontre toute l'étendu de son talent et de sa patte unique. C'est slow, c'est rock, latin évidement par moment, les claviers ne sont pas en reste et la rythmique abat un gros boulot, bref le Carlos renoue avec l'inspiration et ça fait plaisir à entendre.