Kim - Radio Lee DooKim pour moi, c'est la Wilde. Arrive dans ma boîte aux lettres cet Ovni, présenté comme étant le 19ème album du bonhomme, multi instrumentiste de surcroît, et qui n'a pas les 107 ans que son curiculum laisse à penser mais 34 seulement. Radio Lee Doo refermerait une trilogie, soit, je veux bien le croire sur parole, de toutes façons, les 18 disques précédents me sont passer bien au dessus des oreilles. Il n'en est pas de même de celui ci, pop en diable, d'inspiration très diverses. Une intro de cordes, façon menuet, un orgue, une batterie une voix haut perchée et un sens du tube certain pour le titre éponyme, ça commence fort, Muriel, commence comme un Supertramp de la grande époque, piano électrique et voix à la Roger Hogdson, bien foutu. To Kremlin, synthé made in eighties, qui ferait le bonheur de pas mal de radios, Dolce Lee Doo tente une approche jazzy latine, avec une partie solo un peu barrée. I'm getting old, c'est l'option rock, portée par la batterie - premier instrument du Kim - Les guitares rythmiques sont un peu les oubliées, mais la voix lâche l'énergie nécessaire. Uptown le voit revenir à une musique plus grand public, quelques échos des Sparks se font entendre. The sunlights never came, encore la batterie qui guide le jeu, un peu fatigant. The candidate commence tout doux au piano pour virer Mika assez rapidement , Don Lee doo, malgré ses différentes ambiances, pop indienne matinée d'influences Beatles et son côté répétitif à son charme, et le dernier morceau, près de 7' tout de même, il faut bien ça pour dire en revoir, Goodbye Lee Doo donc, confirme que l'autodidacte est sacrément doué. On a pas tant que ça de songwriter pop made in France et le Kim en question à le truc qui fait la différence. Avec un coup de pouce d'une radio influente, qui pousserait Muriel par exemple, il pourrait bien aller loin.
She & Him - A Very She & Him ChristmasAprès le Michael Bublé, un tout autre style pour un même thème, Noël. pas de grand orchestre ici, rien de jazzy, c'est folk et essentiellement guitare acoustique ou électrique. et c'est bien entendu la voix de Zooey Deschanel qui fait tout le sel de l'album. Côté reprises,pas de compos sur ce disque, The Chrismas Walk de Franck Sinatra est revisité avec juste la petite touche de mélancolie qui va bien, Idem Pour le Blue Chrismas d'Elvis, dans les même tonalités tristounettes, quasi hawaïennes. Même Sleigh Ride, vieille scie entendue des centaines de fois fait son petit effet. Bon, rien ici qui ne me ferait me relever la nuit, et franchement ,quand on a le minois de Zooey, on peut bosser un peu plus la pochette, mais un album sympathique, même si le Bublé m'a plus convaincu.
Michael Buble - ChristmasEn Amérique du Nord, rares sont les artistes qui ne sacrifient pas à l'album de Noël. Pour 2011, c'est le crooner canadien qui dégaine le premier - fin octobre quand même - avec ce Christmas de belle facture. Alors certes, on pourrait se dire que l'on a pas exactement besoin d'une zillionième version de Jingles Bells, ou que White Christmas par Bing Crosby suffisait bien pour attendre le Père Noël, encore que lui nous offre Shania Twain en cadeau, mais dès les premières secondes d'intro d' It's Beginning To Look A Lot Like Christmas, ces cordes somptueuses, nous sommes propulsé dans l'imagerie américaine, New-York, quelques flocons de neige. Et tout est à l'avenant, luxueux, confortable, Pullman quoi. Les orchestrations sont superbes, quand les cuivres cognent, ça réveille - Santa Claus Is Coming To Town - , le tout est aux couleurs d'un jazz grand public, séduisant en diable, tout comme le Michael en question. Silent Night enchantera les enfants et les bercera doucement. Chouette c'est bientôt Noël.
Julian Lennon - Everything ChangesUn bail que le fiston n'avait pas sorti d'album (13 ans). Il faut dire qu' hormis son départ sur les chapeaux de roues avec Valotte, les 4 albums suivant ne contenaient rien de bien excitant. Et si ce 6ème disque le voit renouer avec une certaine qualité mélodique, reste que le gamin est d'un mou... Les 12 titres proposés hésitent entre le lent et le très lent, style Woman du papa, le génie en moins. Il s'acharne à rester dans l'ombre du père, option Imagine avec mention, sans, bien entendu, lui arriver à la cheville. Alors il y à tout de même quelques belles surprises, Lookin 4 luv ferait un très honnête single, le plus Beatles de ses titres et haut la main le morceau le plus accrocheur ici, Beautiful, qui ferme l'album à des accents émouvants, Never let you go revêt de légères couleurs indiennes qui aurait fait plaisir à George, mais en fait, si aucune chanson ici n'est médiocre et prise une à une, ont toutes un cachet intéressant, sur la longueur de l'album on s'ennuie. A déguster en kit.
Woodlander - The Most of Life
Thé à la menthe ou t'es citron ?
Une pièce qui a une vingtaine d'années au compteur (signée Patrick Haudecoeur), actuellement au théâtre Fontaine à Paris et qui fait un carton, à juste titre. En pleine semaine - mardi soir - salle pleine comme un oeuf, même les strapontins étaient loués. Et de fait, si vous souhaitez prendre une bonne pinte de fous-rires, c'est l'endroit ou aller. Le pitch ? Une troupe d'acteurs de seconde zone (voir pire), un metteur en scène du même acabit, un technicien à l'unisson, répètent un vaudeville ringard 48 h avant la première.
Lors du 1er acte on assiste aux répétitions, au second, à la première, avec, bien entendu, les catastrophe qui s'enchaînent sans répit. La première partie, un peu plus faible, fait sourire, le second acte est une explosion de rires, au point qu'il est parfois impossible d'entendre les acteurs, tellement la salle croule de rire. A la sortie, le rimmel de ces dames a coulé et les yeux des messieurs sont pleins de larmes tellement l'efficacité comique est au rendez-vous. Un spectacle à ne pas manquer si vous avez envie d'avoir mal aux cotes. Rires 100% garantis
Noel Gallagher's High Flying Birds