Chris Isaak - Beyond The SunChris laisse tomber ses compos pour se consacrer à un pèlerinage musical. Le Sun du titre fait allusion à la maison de disque de Sam Philipps, Sun records, légende de la musique rock américaine. Retour aux racines donc, Elvis, Johnny Cash, Roy Orbison, Jerry Lee Lewis, pour les plus connus tous issus de la même maison. Un travail d'amoureux donc, qui capture l'essence de ces musiques des années 50, berceau du rock and roll. Can't help falling in love colle des frissons tant l'ombre d'Elvis plane, hante devrais je écrire cette re-création. Plus d'une vingtaine de titres dans la version Deluxe, balayant tout un répertoire inscrit dans l'ADN de la musique de ces 50 dernières années. Certaines versions collent un peu trop aux originales, certains titres m'étaient totalement inconnus, mais au final, l'amour que Mr isaak porte à ses bijoux les éclaire d'une lumière revitalisante. Allez, je me remets un petit coup de Pretty woman, .
Meat Loaf - Hell In A HandbasketMeat Loaf ne c'est jamais remis d'avoir fait l'un des meilleurs albums de rock de tous les temps, son premier à fortiori. Irrémédiablement associé à Jim Steinman et ses compositions épiques, Bat out of Hell et ses sequels, chacun de ses albums est comparés, pour le meilleur et pour le pire à ces étalons or. Le précédent disque est à peine sorti de nos mémoires que le douzième débarque sur nos platines. La voix reste puissante, capable d'emballer n'importe quelle ballade ou rock. Mais tous les titres présents ici manquent cruellement de personnalité, hormis celle que leur infuse Meat Loaf. Les power ballade sont au rendez-vous, Another day , Our love and our souls les fusions rock/rap type Mad mad world ratissent trop large pour présenter un intérêt quelconque, sa version déjantée du California dreamin des Mama's and Papa's n'apporte rien, ni au titre ni à l'interprète, seul peut être l'acoustique Blue sky qui ferme la marche avant de s'envoler en pyramide vocale pourrait donner une peu de chair à ce disque,
Paul McCartney - Ocean's KingdomBon, là Paulo, faut qu'on cause. Faire des albums toutes les Saints Glinglin, après tout, pourquoi pas, tu as déjà bien donné. Mais s'il te plait, quitte à faire de la zic, tu pourrais pas faire un peu de pop ? Tu sais, le truc avec des chansons qui se fredonnent, qui rendent heureux les gens, le truc que tu as su si bien faire avant. Non parce que là, même les fans les plus assidus font finir par se lasser. C'est limite si on ne se moque pas de moi quand je confesse mon admiration pour toi. De la musique pour ballet !!
, franchement, t"es sérieux là ? Mais les gens, tu savais les faire danser avant, y'a pas besoin de 3 zillions de violons et du grand orchestre d'André Rieux pour ça. Tu as encore besoin de reconnaissance ? et ces trucs soit disant classique, c'est sensé t'y aider ? Mais ce bouzin soporifique, impossible de deviner, à l'écoute, que tu le signes. Il y a du McCartney là dedans ? Du Bealtes,du Wings, du Sir Paul tout seul ? Allez, pour te dire, j'ai l'impression de me fader la face B du 33 tours Yellow submarine, tu sais, celle signée du quatorzième 5ème Beatles, l'autre Georges. Voilà, c'est du même tabac, ronflant, emphatique et gonflant. Fends toi d'un bon I'm down, balances un peu la sauce, fais nous des singles de la mort qui tue et pas cette soupe sans intérêt. Laisses les mamies à André Rieux et fait tomber les minettes. Putain John, fait quelque chose !!
Austyn - Je tabouet un 4 titres pour ce jeune homme, une voix grave et rauque, un univers aux influences rock - L'amour civière à un côté hommage à Fever (Peggy Lee, Elvis ...) - le tout s'accroche assez facilement entre les oreilles. Melody Censored évoque un Gainsbourg aux accents pop, le titre éponyme et son riff de basse, sa rythmique façon Requiem pour un con, ses arpèges de guitares fréquente les mêmes eaux, inspirées. Souffle au coeur, qui clôt l'album, rôde lui dans l'univers de Bashung, le timbre de voix n'étant pas pour rien dans cette identification. 4 morceaux, c'est un peu court pour se forger une idée définitive, mais il semble y avoir un bel avenir dans cet Austyn
Sealight - Dead lettersReçu le premier Ep de ce trio franco-Australien ou l'australien prime nettement puisque les 5 titres proposés sont tous chantés en anglais. Les premières notes du morceau donnant son titre à l'EP, lointain écho du Shine on you des Pink Floyd, indiquent clairement l'univers choisi. C'est très calme, doux, éthéré, floconneux, atmosphérique, voir stratosphérique. Le chant de l'accorte Sandra ajoute une touche délicate, les guitares semblent noyées dans la réverbération, le folk annoncé prend souvent une forte couleur dream pop. Le paysage n'évoluera guère dans les titres suivants, la batterie reste très discrète, les nappes de synthés et les guitares s'accaparant l'espace sonore sur lequel la voix lead et quelques harmonies planent majestueusement. Le folk se fait parfois un peu dominant - The moon - les morceaux se développent lentement, de plus en plus long au fil des 5 titres. Evidemment, inutile de chercher un truc qui pourrait se rapprocher d'un single ici, pas le genre de la maison, ces 3 là sculptent un paysage mouvant, liquide, qui forme un tout, les derniers accords de La Nieve répondant aux arpèges initiaux de Dead Letters. Au début de l'année 2012 Sealight proposera son voyage sur scène.
Thomas Dutronc - silence on tourne, en rondLe premier album du bonhomme a fait un carton plein, ventes à la pelle, scène pleines, le côté Jazz abordable a raflé la mise. Moi, ce disque ne m'avait pas emballé le moins du monde, et la seconde livraison ne m'inspirait pas plus d'impatience que cela. Et voilà t'y pas que le fiston nous sort un album bien foutu sous tous rapports. Bon, ok, le virage vers le rock/variété de papa maman est nettement amorcé, et s'il reste deux trois titres pour satisfaire les fans manouches des premiers jours - l'instrumental, réussi d'ailleurs, Gypsy Rainbow, Vinyle 73 ou Ninine, le reste flirte allègrement avec la pop façon Archimède, Turlututu, ou le premier single Demain, ou piétine tout aussi joyeusement les plate-bandes du Père Jacques, Alerte à la blonde ou le tout à fait dispensable relançons la consommation, le timbre de voix nonchalant et désabusé accentuant la filiation. Quand il se la joue crooner façon Henri Salvador avec A la vanille, douce et tendre bossa, j'accroche fort ou encore dans la langueur de Louanges amères. Le petit prend doucement ces marques, se dégage, très lentement, des influences et est entrain, mine de rien de se faire un nom après le prénom.
Peter Gabriel - New BloodL'ami Peter, qui semble tombé dans le même trou que ses amis Sting ou Kate Bush, panne d'inspiration complète, poursuit dans la veine symphonique déjà amorcée avec une réorchestration d'une grosse douzaine d'anciennes chansons passée à la moulinette grand Orchestre. On connait la fascination des rock stars pour cet improbable alliage qui a donné des nanars bien plus souvent que des réussites. Gloire soit rendu à l'arrangeur John Metcalfe qui habille somptueusement la plupart des titres choisis. Fidèle à lui même, Peter Gabriel n'a pas choisi la facilité en optant pour une collection de ses tubes, mais plutôt les morceaux à qui cette nouvelle couleur irait le mieux, et donc plus obscures de son catalogue. Seul Don't Give up, ou Anne Brun, malgré tout son talent, ne fait pas oublier Kate, et Solsbury hill seront donc familiers à ceux qui découvriront l'artiste avec ce disque. La voix reste toujours aussi exceptionnelle, voilée et véhiculant l'motion nécessaire, convaincante autant que faire se peut. Un album sans surprise mais qui permet de revisiter une partie de l'oeuvre avec plaisir. Une transfusion sanguine réussie. PS: Qui a pondu cette pochette d'une laideur rarement atteinte ?