Anne Sylvestre - Parenthèses

octobre 9, 2011 Temps de lecture: ~1 minute

Anne_Sylvestre.jpgAnne Sylvestre - Parenthèses

Je suis tombé par mégarde cette semaine sur cet album paru au 1er semestre. Je connais la réputation d'Anne Sylvestre, ai probablement écouté quelques titres d'elle au fil des années, sans m'y être intéressé plus que cela. J'étais donc curieux d'entendre ce "monument", les quelques rares chroniques que j'ai pu lire sur ce disque étant largement positives. Ce ne sera pas mon cas. Dieux que ce disque semble daté, vieux et sent la naphtaline. Certes ce sont, pour l'essentiel d'anciennes chansons, pas les plus connues, revisitées piano/voix. Une voix justement, qui, pardon Madame, affiche son âge, chevrotante parfois. Les textes, certes remarquablement bien écrits, littéraires presque, racontent des histoires d'un autre temps, d'une autre époque, d'une autre génération. Les optimistes qualifierait ce disque d'intemporel, tant la musique de ces 50 dernières années semblent être passées dessus sans l'affecter le moins du monde. Aucun doute qu'il y ait un public pour ces chansons made In France, je n'en fait malheureusement pas partie  


The Bangles - Sweetheart Of The Sun

octobre 2, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Bangles.jpgThe Bangles - Sweetheart Of The Sun

Hormis une poignée de singles lumineux et définitifs rarement signés par elles, les 4 Bangles, quoique charmantes au demeurant, n'ont pas gravé d'albums exceptionnels. En voici 3 sur 4 - la bassiste a déclaré forfait - qui, 30 ans après leur début, 8 ans après le dernier album, reprennent du service. Produites par Matthew Sweet, qui a bossé ces dernières années avec Susanna Hoffs, les 12 titres proposés ici  ne change pas la donne. Toujours ce côté sixties, ces harmonies impeccables, ces guitares qui carillonnent, petit clin d'oeil - citation à l'appui -  Beatles, bref ce petit côté retro si séduisant. Quand Susanna prend le lead vocal, son timbre de voix unique apporte ce supplément de grâce qui caractérise le groupe, mais dans l'ensemble le tout pèche par des compos un peu trop à la Bangles, le son est là, un titre comme Anna Lee pourrait bien faire un petit hitounet, juste pour dire quelle n'ont pas totalement perdue la main , mais ça reste un peu creux au final et manque d'un vrai gros tube. Hors la pop, c'est aussi  - d'abord ? - cela.


Matthew Sweet - Modern Art

octobre 2, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Matthew_Sweet.jpgMatthew Sweet - Modern Art

Chantre de la power pop, le Matthew a surtout fait un gros carton avec Girlfriend, le single et l'album en 1991 et semble ne s'être jamais remis complètement de ce carton, ou, pour être exact, n'a jamais réussi a rééditer ce coupe de maître. Pourtant, le gus connait toutes les ficelles de la pop et ses influences - Beatles, Byrds, Badfinger - sont transparentes. Ivory Tower par exemple, fleure bon le mix Beatles/Who/XTC , si si, c'est possible. Mais le bougre prend un malin plaisir à brouiller les codes, prenez son 1er single She walks the night, qui part en sucette dès l'intro, avant que les guitares façon Byrds - difficile de ne pas penser à Turn turn turn - ne raccrochent les wagons. Puis en plein milieu du titre, le voilà qui repart dans les délires avant de relancer la machine. Late Night with the Power Pop aurait pu être signé par Dwight Twilley Echo sur la voix et son de guitare inclus. My ass is grass tente de ressuciter George Harisson, Bande à l'envers comme au premier jour de la pop. Bref le gars connait les trucs et les ficelles, s'amuse avec les codes et oublie au passage le principal, d'écrire quelques trucs un peu accrocheurs. Là on reste frustré, beaucoup d'idées, pas l'ombre d'une direction.


Jean-Louis Murat - Grand Lièvre

octobre 2, 2011 Temps de lecture: ~1 minute

Jean-Louis-Murat.jpgJean-Louis Murat - Grand Lièvre

L'ultra prolifique Jean-Louis Bergheaud avait un peu lever le pied ces derniers temps. Le voici à nouveau dans les bacs avec un album sur lequel j'ai des sentiments ambivalents. D'un côté ces mélopées monocordes, qui donne une impression d'uniformité un peu lassante, ces textes souvent cryptiques, qui certes peuvent laisser une certaine liberté d'interprétation  à l'auditeur, mais qui peuvent tout aussi bien le laisser raide paumé en plein désert de compréhension. De l'autre, une attractivité certaine, nécessitant certes plus d'une écoute attentive, mais qui finit par emporter le morceau. l'album est plutôt brute, direct à l'os, chaque titre faisant écho au précédent, les choeurs quasi systématiquement utilisés en forme de pont . Qu'est ce que ça veut dire ? et ses près de 7 minutes au compteur ne lasse pas, Les souliers rouges, premier single, est le seul morceau avec une mélodie un peu élaborée, le Jean Louis chante presque, c'est dire, le bluesy Je voudrais me perdre de vue est le plus réussi des 10 titres composant l'album. 


Donora - Boyfriends, Girlfriends

octobre 2, 2011 Temps de lecture: ~1 minute

Donora.jpgDonora - Boyfriends, Girlfriends

Un frère, sa soeur , un troisième larron pour faire bonne mesure, et c'est parti pour une dose de pop rafraîchissante comme l'on 'en prend pas si souvent. Pas de prise de tête ici, la voix acidulée de la demoiselle en avant, des choeurs, des claviers insistants mais discrets, des guitares qui claquent, trois ou quatre accords pour faire tourner la machine à single, quelques refrains mémorables, emballé, c'est pesé. Problèmes existentiels, pas l'ombre d'un, questions métaphysiques, passez votre chemin, ici, les girls just wants to have fun. C'est sixties en diable, façon girls group, on peut penser à Blondie dans ses moments les plus poppy, et si vous vous surprenez à faire des la la la à chaque écoute, c'est qu'ils ont gagné leur pari. Bon, ils ont choisi en premier single The world is ours, là ou The Story aurait cassé la baraque à mon sens, mais qu'importe, les deux titres enfoncent haut la main n'importe lequel du dernier Bangles alors ...  


Daryl Hall - Laughing Down Crying

octobre 2, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Daryl_Hall.jpgDaryl Hall - Laughing Down Crying

La moitié du duo qu'il formait avec John Oates rempile. Si, dans les années 80, c'est deux là crevèrent à maintes reprises le plafond des charts, avec un paquet de pépites rendant l'un de leur Best of indispensables dans toutes discothèques respectables, force est de reconnaître que cela fait des lustres qu'ils n'intéressent plus grand monde.  Ce Laughing Down Crying à pourtant plein de bonnes choses en sa faveur. Tout d'abord la voix de Mister Daryl, qui dans ce style de Blue eyes soul reste l'une des plus attractives, chapeau bas pour la performance. Les compos sans attendre les sommets des grandes années, accrochent bien et le titre éponyme ,Talking to you ou Save me pour ne citer qu'elles, feraient les beaux jours de bien des artistes. Bon, quand il essaie de nous refourguer à nouveau I can't go for that - Eyes for you - nous ne sommes pas dupes, mais dans l'ensemble, la perte de son alter ego ne nuit pas du tout au résultat final. Probablement insuffisant pour retourner dans la lumière, mais de quoi le sortir de la pénombre. Le son de l'album est énorme, les orchestrations au petit poil, bref du travail de pro.     


Nick Lowe - The Old Magic

octobre 2, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Nick_Lowe.jpgNick Lowe - The Old Magic

Pour être tout à fait franc, j'ai abandonné Nick Lowe dans les années 80, ses hits pop type Cruel to be kind ou So it goes et son boulot de producteur pour Elvis Costello. Ensuite, pour moi, affaire classée. Une pochette verte avec son nom et The old magic pour titre a suffit a attirer mon attention. Sur son site web, une photo du sosie d'Henri Chapier - pour les plus vieux d'entre nous -  m'indique que le temps passe plus vite que je ne le pensais . J'écoute le disque et, bonne surprise, c'est du tout bon. La pop est discrète, le Nick a tourné casaque vers une country plutôt bien foutue ou un rock façon années 50, les titres s'enchaînent  bien, glissent dans les tympans et s'y font une place au chaud. Stoplight Roses, House for sale, de simples chansons, chantées simplement mais qui touchent au coeur.  De cet albums qui séduisent de suite et qui ne lassent pas après de multiples écoutes, l'impression d'un retour dans le passé, d'écouter un jukebox dans un bar américain, tout en douceur et délicatesse. Papy fait de la résistance.