Les chics types - Hey ! Ma B.O.

avril 21, 2011 Temps de lecture: 3 minutes

Lse_chics_types.jpgLes chics types - Hey ! Ma B.O. 

Si je vous dis rock à Lyon, les plus érudits, ou les plus vieux,  penseront à Ganafoul, peut être, Starshooter bien sur, L'affaire Louis Trio surement, ceux qui me lisent régulièrement savent qu'hors Fragile, il n'y a point de salut,  mais tout ça date un peu. Le passage de témoin avec le XXIème siècle se fait de fort belle façon puisque c'est Kent ( Starshooter's fame) lui même qui adoube les Chics Types en intro de leur second album. Sur leur premier opus, Une belle journée, figurait le morceau Ma B.O. c'est ce titre qui inspire leur dernier album, constitué de 11 covers (+ une nouvelle version de Ma BO + un morceau gag). 11 reprises composant la bande son de leur vie. Comme ils sont trois dans le groupe, ce choix est il issu d'un consensus ou chacun a t"il apporté ses quelques titres, l'histoire le dira peut être. La période couverte par les 11 morceaux révèle indirectement l'âge des participants puisque elle court de 1968 - Otis Redding - à 2001 - Noir Desir, avec tout de même une majorité fin 70 début 80. On y retrouve quelques grands tubes qui auraient pu faire partie de ma propre BO, dont un Dylan, Knocking on heaven's door - attribué ici à Clapton, un U2, un Dépêche mode, un Lou Reed, un Stones (et PAS de Beatles, sacrilège  )  quelques frenchy, Telephone, Patrick Coutin,  Noir Desir , deux titres qui me sont complètement inconnus chantés en italien,  bref un générique de rêve. Le tout est joué façon acoustique, guitares en avant,  un seul morceau a été enregistré live Miss you. Bon, vu le choix effectué, difficile de se rater, hormis les titres italiens, tous ont été de grands tubes en France, et c'est la seule critique qui pourrait être apporté, mais qui découle de l'objectif initial, reprendre les morceaux qui ont marqué/influencé la vie de ces Chics Types. Mention spéciale à la version bluesy d'Hygiaphone ou au Walk on the wild side qui troquant le sax contre un harmonica n'y perd pas au change. Dispo à compter du 20 mai probablement ici et chez vos fournisseurs en ligne habituels.

 


Regis Delbroucq

avril 21, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Regis_Delbroucq.jpgRegis Delbroucq

L'ami Regis, en hibernation de compositions pour la chanson depuis un bail maintenant, se consacrant principalement à l'écriture pour le théâtre, se retrouve en avril 2011 avec déjà 3 compos à son actif, une pour chacun des 3 premiers mois de l'année, bref il semble atteint du syndrome  Sucrepop, à la différence que lui ne verse pas dans la guimauve . Exil, le titre de janvier, est, une fois n'est pas coutume, un instrumental, ou l'on retrouve néanmoins facilement sa patte. Le piano, comme souvent chez lui règne en maître, mais les synthés auréolent le tout d'une atmosphère de fin du monde qui contraste subtilement avec la très belle mélodie du morceau. Une franche réussite. Fields of glory le voit retourner au chant mais en anglais, vous l'aurez compris. Le côté sombre, récurent dans sa musique, reprend ici le dessus. Sa voix me touche toujours autant, le titre est moins facile d'accès, plus fouillé, montant en puissance avant de s'éteindre doucement sur quelques arpèges de piano. Under Ice, le titre de mars privilégie en intro l'expérimental synthétique avant que quelques notes de piano ne sonnent le tocsin pour rendre la main aux claviers divers. Régis semble se détacher du format chanson un peu "classique" qui était le sien jusqu'à maintenant , pour travailler de manière plus importante sur les ambiances, les textures sonores, l'agencement dans l’espace, traitant sa voix comme un instrument parmi les autres et ne lui laissant plus le leadership, Il s'éloigne, temporairement ?, d'un format chanson pour s'aventurer sur des territoires plus audacieux. Qui l'aime le suive  



Black 'n Blonde - Fever

avril 21, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Black_n_Blonde.jpgBlack 'n Blonde - Fever

Je reçois un mail me proposant de découvrir le groupe ElectroPop  Black N'Blonde , groupe français anglophone qui sort son premier single. Pas contrariant comme gars, je vais écouter le lien youtube et  je cherche à en savoir un peu plus. Taper Black and Blonde sur google, renvoie sur des pages à faire rougir un légionnaire   mais, imperturbable, je dégote leur myspace http://www.myspace.com/blacknblondemusic/ , assez chiche en info mais ou j'apprends que BnB est un duo, un homme une femme, Charlie (Chant) Julien (Guitares)  formé il y a 10 ans cry. 10 ans et premier single aujourd'hui ? persévérant ces deux là. L'enquête continue et j'arrive sur une page Facebook, là des photos, et je reconnais une demoiselle qui officiait préalablement sous le nom Nickie Roll, chroniquée dans ces pages, dotée d'une voix "ENORME" et qui avait balancé quelques singles bluesy tout aussi ravageurs que passés inaperçus il y a quelques années. Fever est une autre bombe, funky cette fois, encore plus percutante, au refrain supra efficace et qui a tous les attributs pour cartonner en radio et sur les dance Floor, La voix de Charlie emporte tout,  il y a tout la-dedans pour décrocher la timbale, puissent les dieux se pencher enfin sur ce cas là. Et balancez l'album dans la foulée nom de nom !


The Steve Miller Band - Let your hair down

avril 21, 2011 Temps de lecture: ~1 minute

Steve_Miller.jpgThe Steve Miller Band - Let your hair down

Comme annoncé initialement, après un silence radio de 17 ans interrompu l’année dernière avec le bel album de blues Bingo, Steve Miller sort son frère jumeau, 10 titres superbement interprétés, encore plus brillamment que la fois précédente,  ou sa guitare se révèle étincelante, le son exceptionnel - ingénieur du son, Andy Johns (Led Zeppelin, The Rolling Stones entre autres) - et son groupe groove à mort. Bon, sur que si le blues n'est pas votre tasse de thé, vous n'aurez pas le grand frisson, mais pour s'en faire une idée ou en tant qu'amateur, ce disque ne vous décevra à aucun moment.  Le single Got love if you want it devrait vous convertir, le blues "classique" Close together et son solo incandescent faire de vous un fidèle disciple.


Jil Caplan - Revue

avril 17, 2011 Temps de lecture: 4 minutes

Jil_Caplan.jpgJil Caplan - Revue

Cette jeune femme fait partie de celles, rares, qui m'accompagnent depuis longtemps. J'ai suivi ses tours et détours, ses hauts - la trilogie avec Jay Alanski - et ses moins hauts, commercialement parlant,  globalement le reste, ses albums Innocents, et ses chansons qui ne l'étaient pas. J'ai assisté à la prise de contrôle des textes, l'évolution de son écriture, lecteur irrégulier mais fidèle de son blog, à l'étonnant retour de la collaboration avec maître Jay, en une délicate tentative de rallumer la magie, avec l'insuccès que l'on sait. Une participation sur l'album de Phil Pace pour amorcer un retour dans la lumière et c'est à elle d'y entrer. Et donc, c'est avec la fébrilité de l'amoureux que j'ai écouté ce Revue, sept titres, 7 reprises dont 3 d'elle même. Petit tour du propriétaire. C'est Jean-Christophe Urbain, bien connu des services de police pour être moins Innocent qu'il ne veut bien le dire qui s'est chargé des orchestrations et, tant qu'il y était, d'à peu près tout le boucan derrière la voix de Valentine. D'entrée, la marche est haute. Reprendre The river of no return, immortalisée par Marylin Monroe, nécessite soit une bonne dose d’inconscience soit une sacrée confiance en soi. Mais après tout, une chanson est faite pour être reprise, donc why not ? L'arrangement reste assez dépouillé, essentiellement acoustique, s'éloignant juste assez de l'original pour marquer la différence. Mais la puissance de l'imagerie associée à ce titre, les jambes de Marylin, sa voix grave, sa luminosité, la symbiose de l'ensemble qui rend la scène inoubliable fait, pour moi en tout cas, que jamais je n'arrive à occulter la version de Norma Jean. Second titre, seconde surprise, son choix s'est porté sur Mon vieux, tube seventies s'il en est, popularisé par Daniel Guichard,  titre au pathos tel qu'il tirerait des larmes à un croque-mort, estampillé variété à fond. Juste une grande chanson, qu'elle interprète avec sensibilité et émotion, sans sombrer dans la tentation de forcer le côté lacrymal. Allez savoir pourquoi, ce que tricote le Jean Christophe derrière m'évoque dans le fond comme dans la forme, le Petit Train d'Interlude. Une facette désuète qui somme toute colle parfaitement avec le propos nostalgique. Reprise ensuite de deux titres de son dernier album en date, Derrière la fenêtre et j'aime je déteste, comme pour redonner une chance à deux jolies chansons, probablement les deux meilleures de l'album, passées inaperçues, puis à la trappe de fait. Exit la touche electro, simplicité et efficacité. Si ce disque ne sert qu'à réhabiliter ces deux morceaux, ce serait déjà une bonne chose. J'aime je déteste prend une vraie dimension ici, ce dépouillement lui va bien au teint,  et comme elle glisse tout doucement dans une reprise d'un titre de Mc Cartney, période Wings, Bluebird, je fonds. Jil en fait une relecture assez simple, boite à rythme low fi, quelques choeurs, une bien belle guitare et emballé c'est pesé, droit au coeur. Sa reprise du Peggy Sue, de Buddy Holly est très roots, voir crade, son façon prise garage, ça sent l'instantané pris sur le vif. Cette Revue se clôt sur une reprise de son titre le plus connu, Tout ce qui nous sépare, extrait de la Charmeuse de Serpent.  La fiancée en a fait une version récemment, bien foutue d'ailleurs. Celle de Jil est très chouette aussi, elle lui colle évidement à la voix comme pas permis, et la guitare de Mr Urbain tresse un bel écrin à ce bijou. Bon, perso, j'aurais préféré une reprise moins évidente, du premier, et magique, premier album par exemple. Mais c'est pas moi le patron . Au final, en apéritif pour un "vrai" nouvel album à venir, c'est une excellente manière de refaire connaissance avec Valentine. Vite, la suite ...

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Dionne Warwick - Only trust your heart

avril 17, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Dionne_Warwick-Only_trust_your_heart.jpgDionne Warwick - Only trust your heart

Un peu plus de 50 ans de carrière au compteur, une voix unique, Miss Dionne revient aux affaires en 2011 avec un disque ou elle démontre que le jazz n'a pas de secret pour elle. Elle avait déjà proposé une relecture du songbook de Cole Porter il y a une vingtaine d'années, c'est cette fois Sammy Cahn, qui signa nombre de compositions pour Frank Sinatra entre autres qui est mis à l'honneur. Le titre éponyme lance le disque sur une bossa, pour décliner ensuite tout une palette jazzy, piano/voix, big band, grand orchestre et quartet. Bon, c'est de la zic de luxe, on taille ici la route en Bentley, confort à tous les étages, elle chante toujours aussi divinement, à croire que le temps n'a pas prise sur elle, et finalement, le tout n'est pas si éloigné des compos que lui signèrent Burt Bacharach et Hal David, manque le petit grain de génie, les mélodies enchanteresses, le côté pop quoi, car là, elle a beau y mettre tout son coeur, je dois avouer que j'ai décroché souvent., ça ronronne un peu trop à mon goût et hormis le titre d'intro, ça manque de peps.


Jill Barber - Mischievous Moon

avril 16, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Jill_Barber-Mischievous_moon.jpgJill Barber - Mischievous Moon

Au premier regard sur la pochette, pour moi qui n'avait jamais entendu parler de cette jeune canadienne, qui semble avoir pourtant décrocher la timbale avec son précédent album, Chances, la certitude qu'elle n'est pas dans son époque. On peut penser, au mieux, aux premiers Barbra Streisand voir aux disques des années 50. Le photographe aura su capturer cette réalité car, clairement, cette jeune femme à le compteur bloqué dans un monde ou Elvis n'est pas encore apparu sur la carte du monde et ou Glenn Miller (Daydreamin) règne en maître. Mais il me faut tout d'abord parler de son timbre de voix. avec lequel, je dois bien l'avouer, j'ai eu un peu de mal. Unique certes, mais trop rugueux, voilé, chevrotant, je ne sais comment le définir. Et puis finalement, la qualité des chansons permet d'entrer dans son univers. Très jazz, ou Tin pan alley, j'ai parfois eu l'impression d'écouter des chutes d'un Blanche Neige ou Cendrillon pour vous situer le style. Des cordes, des arrangements d'une autre époque, comme si Jill et son équipe s'étaient acharnés à reproduire une époque révolue, avec succès, c'est entendu. Quelques belles réussite à son actif, la bossa Any fool can fall in love, le superbe A wish under my pillow et son irrésistible solo siffloté, ses claquettes et ses choeurs si kitsh, le titre éponyme et sa mégadose de saccharine. Le single Tell me, repris également en français - Dis moi, n'oublions pas que madame est canadienne, ne me parait pas le titre le plus approprié, ou en tout cas le plus représentatif de l'univers de  l'album. En tout cas un album ovni dans la production actuelle, et c'est une heureuse surprise.