Mike and The Mechanics - The RoadPas plus motivé que ça pour écouter le nouvel opus du gratteux de Genesis. Et c'eut été une belle bêtise de passer à côt car ce disque ce révèle est une des belles surprises de ce printemps. Exit les deux précédents chanteurs, l'un excusé pour cause de décès, l'autre poru album solo à préparer. Les deux nouveaux s’appellent Andrew Roachford, et Tim Howar et le moins que l'on puisse dire, c'est que le Mike sait recruter du high level. Pourquoi il a besoin de deux interprètes m'échappe un peu mais ceux là assurent grave. L'un des deux à une voix très proche de Paul Young - pas l’homonyme décédé, non l'autre, le Paul Young de Come back and stay ou Love of the common people, celui à la voix en soul massif des années 80. Et ce n'est probablement pas un hasard si tout cet album fleure bon cette période. Le Mike a rangé sa guitare, hormis The Road, le titre éponyme, ou il fait gémir sa 6 cordes, le reste du temps c'est plutôt les claviers qui dominent. Pour les amateurs de hits, en sus du titre pré cité, I don't do love ou It only hurts for a while - on pense presque à du Phil Collins sur celui là - devraient escalader les charts sans difficulté. Hunt you down a le même potentiel, bref de la fort bel ouvrage par un vieux routier du rock et un des albums les plus aguicheurs de ce début 2011
Eddy Mitchell - Palais des Sports 2011Tournée d'adieux pour l'un de nos papy du rock, 50 ans de carrière, une palanquée de tubes de haute qualité, moins populaire que son ami Johnny mais ô combien plus talentueux, Mr Schmoll tire sa révérence. Indispensable donc que j'assiste au moins une fois à l'une de ses prestations. me voici donc ce 27 avril, 20h00 Porte de Versailles. Sans surprise, la moyenne d'âge du public est à l'image de notre hôte. Quasi ponctuel le père Eddy, les lumières s'éteignent, 5 musiciens sous les feux de la rampe, un guitariste et le clavier sur la gauche, basse et seconde guitare sur la droite, batterie derrière le patron., Le gratin des zicos, Basile Leroux, Jean Yves d'Angelo, Michel Gaucher, qui les rejoindra au sax - et qui est l'arrangeur de cette soirée, bref du lourd. L'Eddy, en costume, gilet, montre à gousset, joli reste de jeu de jambes, et la voix qui assure toujours un max. Il balaie l'ensemble de sa carrière, des Chaussettes Noires (Daniela, Be bop a lula) à L'Esprit Grande Prairie de son dernier album, tous les tubes y passent et Dieu sait s'il en a à son actif, Hommage à Gainsbourg avec Le bar du Lutecia, qui lui donne l'occasion de déployer un Big Band surprise, 4 sax, 4 trompettes, 4 trombones, et tout de suite le concert, un peu plan plan jusque là décolle. Country, ambiance plus jazzy, rock, ballade, il enchaîne avec aisance les différents atmosphères, communique, sans plus, avec le public, et finit par tomber la veste à la fin. Un unique rappel pour la forme, envoyé c'est pesé, Mr Mitchell a fait son job. Il faudrait être singulièrement pointilleux pour être déçu, ça manquait certes de magie, d'étincelles, le tout était un poil trop convenu, la mise en scène réduite à sa plus simple expression et les lumières de maître Jacques Rouveyrollis, certes éblouissantes mais très light si j'ose dire, mais au final, l'amour palpable que lui portait le public a été rassasié, la sortie était belle, à la manière de la carrière, Merci monsieur Eddy.
Audriel - Se mettre à nuL'album est paru il y quelques mois, mais je n'avais pas eu encore l'occasion de l'écouter. J'avais écrit quelques lignes, positives, sur eux en 2008, mais j'avoue n'avoir plus aucun souvenir de ce qu'ils proposaient. L'ambition de ce disque, à l'image de la pochette, consiste donc à faire fi des différents attributs de la société, revenir à l'essentiel, revenir à soi. On remarquera tout de même qu'un part de jardin secret est préservée puisque monsieur à gardé son pantalon. L'album est bien moins dépouillée que le concept pouvait le laisser entendre. Là ou je m'attendais à un truc à l'os, guitare acoustique / voix par exemple, j'ai été surpris. Les titres sont plutôt richement orchestrés, la réalisation, co-signée par Rodolphe Sampieri (Chedid, Volo ...) est ample, et met clairement en valeur les morceaux. Les deux voix se répondent tour à tour, rebondissent l'une sur l'autre, non pas à la façon d'un duo, mais comme une seule voix à deux timbres. Audrey signe tous les textes, Gabriel toutes les musiques. Est ce leur façon fusionnelle de faire des chansons, mais globalement, je suis souvent resté en dehors. La première écoute m'a même totalement désappointé, seul le titre Soleil qui ferme l'album, douce bossa semi scatée, son ambiance, ses rires, m'a donné finalement envie de retenter ma chance. Bien m'en a pris, Ecrire, qui lui fait l'ouverture, ballade pop/folk m'a aussi séduit. Idem pour le quasi ska Sur le fil, qui se charge en rock au fils des secondes. Quatres mains, joli poème sur un lit de piano, dit par Audrey, est un autre sommet de ce disque finalement pas si intimiste que cela.
GiedRé - Mon premier disquePrenez une jeune et jolie blonde, sapée comme une godiche, ajoutez lui un air nunuche, de grands yeux bleus innocents, et laissez là débiter les pires horreurs en s’accompagnant à la guitare sèche, voilà tout le programme de Mademoiselle Giedré. Pisser debout, l'amour par derrière, la petite camionnette sur une prostitué handicapée, tout le long de ses 7 titres, elle cogne sans vergogne sur tout ce qui bouge, et c'est évidemment le contraste entre son apparente ingénuitée et les bites, couilles et foetus congelés qui parsème son discours qui accroche. Qu'elle ait le sens mélodique d'une feuille de laitue n'importe guère ici. Bon, c'est marrant à écouter, encore plus à voir sur ses petits clips,, et c'est vrai qu'elle est craquante en jeune fille virginale, mais on a vite fait le tour.
Milow - North and southBon, là, il n'y a pas à tortiller, nous tenons là le meilleur album pop des ces derniers mois et aucun doute qu'il finira dans le top ten 2011. Le belge, après avoir surpris son monde avec sa reprise d'Ayo Technology de 50 Cent's a enchaîné sur un album aux couleurs folk, alors que North and South démarre façon electro avec Son. Son timbre de voix, son sens de la mélodie font que je suis 100% client du travail de ce gars. Côté single en or, You and me, le premier extrait ou Little in the middle ont le potentiel pour renvoyer notre cher Macca à ses études. Ajoutez Rambo, le très Simon Garfunkel Move to town, et l'addition commence à être lourde. le côté acoustique des premiers albums n'est pas totalement effacé, She might, She might, ou Building bridges permettent de raccrocher les wagons. Bref un disque vivifiant, redoutablement efficace sans être putassier, juste une histoire belge qui en remontre à pas mal d'anglais en matière de pop. impressionnant ![]()
Brigitte - Et vous, tu m'aimes ?Le duo dont on parle actuellement, deux jeunes femmes, une brune et une blonde, qui cherchent à percer depuis déjà un bail (déjà chroniqué sur Sucrepop sous le nom de Mayanne pour la blonde (quelle voix
) et Vendetta pour la brune, et il semblerait que leur heure soit enfin arrivé avec ce premier album. Et de fait, il faut dire que celui ci est franchement réussi. Textes piquants intelligents, gonflés, musiques tarabiscotées mais efficaces, réalisation qui laisse croire à un truc bricolé dans un coin, façon low-fi, mais qui cache évidement un gros boulot. A leur crédit, réussir à me faire trouver bon un titre de NTM, Ma benz, qui a crée le buzz autour d'elle. Je suis allé écouter l"original, et arriver à en faire ce qu'elle en ont fait, chapeau bas. 16 titres, à la réalisation assez éclectiques, et si tout n'est pas géant, la grande majorité des titres accrochent bien. Du gospelo -orientalisant-zoukesque Jesus sex symbol, mon titre préféré, à La vengeance d'une louve sur le thème de la jalousie, le super sixties Coeur de Chewing gum, au quasi electro Après minuit, bref un cocktail détonnant et rafraîchissant pour un printemps décapant. Et pour répondre à ta question Oui Brigitte je vous aime.
Mélanie Laurent - En t'attendant