Bento III - Be this ocean

avril 13, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Bentoproject.jpgBento III - Be this ocean

Dans la série "bercés trop près du mur" en voici qui sont bien barrés. Le projet Bento est tellement vaste qu'il m'est difficile de vous le résumer ici. Ils ont un wiki qui leur est consacré, et quand j'imagine la débauche d'énergie qu'il a fallu déployer pour créer tout ce binz, ces différents sites qui se répondent les uns aux autres, les tonnes de textes, sans compter la musique, par ce qu'il y quand même un disque derrière tout ça, ça me laisse rêveur. Entre franche marrade et délire mystique, création du Bentoïsme, qui, je cite , à pour but de  " de mettre au jour le sens de l'être en tant qu'être", il faut en faire des trucs pour se différencier de la masse des autres gugusses qui eux aussi font des disques. La musique parlons en, l'album est aussi explosé du bulbe qu'on pouvait le pressentir, abordant une flopée de style de manière totalement iconoclaste et décousue, même si n,'importe quel moinillon bentoïste vous dirait qu'il y a un sens et un structure dans ce grand fourre tout. C'est en tout cas étonnant, et même parfois intéressant voir accrocheur, même si, évidement, de pop, il n'est pas question une seconde. Bruitages, mélodies, bandes à l'envers, expérimentation en tous genres sans jamais tomber dans le bruitisme,  si les Beatles ont jamais inspiré cette bande de zozo, c'est Revolution 9 leur disque de chevet. Probablement pas le type d'album que je ré-écouterais, mais dans lequel j'ai trouvé bien plus d'idées et de curiosités que dans la production ambiante habituelle. Déconcertant certes, mais se serait franchement dommage de passer à côté.


A deux lits du délit

avril 10, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

A_deux_lits_du_delit.jpgA deux lits du délit

Bon, allons droit au but, si vous voulez passer une excellente soirée à rire et sourire, et sortir de là avec une banane d'enfer, c'est LA pièce qu'il ne faut pas rater. C'est certes un vaudeville tout ce qu'il y a de plus classique, voir cliché, mais c'est joué avec un tel entrain, un tel vent de folie, une telle entente que c'est absolument irrésistible. 
L'argument est simple, deux couples illégitimes se retrouvent dans un hôtel et évidement la maîtresse de l'un est le conjoint de l'autre, le gérant de l'hôtel arbitrant le tout.  Chassé croisé et  quiproquo de s'enchaîner sans baisse de rythme, les portes claques, les répliques fusent, et les rires tombent en cascade.
Arthur Jugnot, que je découvre ici, tout en nonchalance et décontraction, omniprésent tout le long de la pièce, est le maître du jeu et déclenche le tourbillon autour de lui, Juliette Meyniac est la blonde de service, un peu godiche, qui m'a parfois fait penser  à la Shirley de Dino, Emilie Caen joue une jeune femme totalement survoltée, à la sexualité débordante frôlant l’hystérie, quand au messieurs, le duo Garnier et Sentou, ils se débattent dans les affres de l'adultère avec un plaisir non dissimulé.
Ces 5 là font monter la mayonnaise sans qu'un instant la pression retombe, les occasions de rire de bon coeur ne sont pas légions, celle là est à ne pas rater.
Une pièce de Derek Benfield, au Théâtre de la Michodière, jusqu'au 26 juin 2011. Pièce montée par Jean-Luc Moreau.
La bande annonce ne rend pas justice à la pièce, mais la voici tout de même.


Virginie Capizzi - Tityre

avril 9, 2011 Temps de lecture: 3 minutes

Virginie Capizzi - Tityre

Parti au restaurant en famille hier - Au bonheur du Pré au Pré Saint Gervais pour ne rien vous cacher - Il se trouve qu'une chanteuse, Virginie Capizzi,  accompagnée d'un pianiste s'y produisait. Vieux réflexe, j'ai noté son nom pour vous en dire quelques mots et suis allé voir son actualité.  Bien m'en a pris puisqu'elle sort  un album Tityre, ce 26 avril. Hier soir elle n'a chanté que des standards jazz, en tout cas lors de son premier set, je n'ai pas assisté au second. Joli timbre de voix, sens du groove évident, trop de solo piano à mon goût, mais pas les meilleures conditions pour juger et puis vous le savez, le jazz et moi, nous n'avons pas plus d'affinités que cela. Son site - prendre un nom de domaine serait une judicieuse idée si je peux me permettre - nous permet de découvrir l'auteur/compositeur/interprète, L'écoute des extraits - voir ci-contre - m'a immédiatement évoqué, vu mes faibles références dans le domaine, la Diane Tell des premiers albums avec Uzeb ou de son dernier en hommage à Boris Vian. Tout flatteurs, qui part presque pop, en est le parfait exemple. Si vous souhaitez en savoir plus, jetez un oeil ci-dessous pour le concert de lancement de l'album.



 26 avril 2011 : concert de sortie officielle du 1er album du Virginie Capizzi quartet  "TITYRE"

   Au  Sunside, 60 rue des Lombards, 75001 Paris (Accès)
   tarif 20€:
 www.sunset-sunside.com
préventes à 12€ : www.moxity.com

Woodlander - Ya no duele màs

avril 9, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Woodlander - Ya no duele màs

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Pablo et sa fine équipe - Nathalie au chant et Alvaro Fernández aux guitares - frappent à nouveau, cette fois dans un style inédit à leur catalogue, la bossa nova. Comme ce n'est un secret pour personne que je fond pour cette rythmique, et qu'il suffit que Nathalie pousse une note pour que je me liquéfie, il n'est pas difficile de deviner que cette nouvelle et sournoise attaque contre mes tympans allait triompher des mes faibles défenses. Quelques accords de synthé, une flûte, des arpèges de piano, des cordes pour napper le tout, emballé, c'est pesé, le second album promet déjà alors que le premier est encore tout frais sur nos platines.   

Pierre Faa - L’Avenir n’est plus comme avant

avril 9, 2011 Temps de lecture: 3 minutes

pierre_faa.jpgPierre Faa - L’Avenir n’est plus comme avant

J'ai mis un peu de temps à écrire cette chronique pour un album que j'ai pourtant depuis quelques semaines. En playlist sur mon mp3, j'y reviens régulièrement, ne m'en lasse pas mais comme l'aborder, vous le proposer vous donner envie sans le sur-vendre confused . Pierre Faa a déjà été cité dans ces pages comme un tiers du trio Peppermoon, le tiers qui signe les chansons quand même. Le voici qui amène à l’aboutissement son projet parallèle solo, exit le timbre enchanteur d'Iris, c'est lui qui s'y colle. Côté voix, on est plutôt dans la lignée d'un Chamfort, des mélodies raffinées, ciselées, avec un ambitus assez faible, entre parlé et chanté.  Citer Chamfort n'est pas anecdotique puisque l'on retrouve à la réalisation l'un de ces anciens complices que je révère Jay Alanski (Jil Caplan, Lio, Marie France et surtout Jay lui même et son superbe album The Price of Love) . Petites vignettes sonores complexes mais ô combien accessibles, ces deux là tricotent des chansons d'artisans, ou le classicisme de l'un est percuté par l'electro de l'autre, les subtilités du Pierre soulignées par les trouvailles du Jay. Les 14 titres proposés sous le superbe titre L’Avenir n’est plus comme avant ont chacun un scintillement qui leur est propre, 14 gemmes taillées par le diamantaire, quoique non belge mais parisien - Info exclusive de Mr Faa lui même biggrin Alanski, pour un bijou entre pop et variété, la frontière est de toutes façons assez floue. Comme avec Peppermoon, je crains que l'adage nul n'est prophète en son pays ne se vérifie à nouveau, la finesse de ses compositions, leurs légèretés se coulant mal dans le moule actuel du fast food prêt à consommer, prêt à porter prêt à jeter. Si vous vous sentez d'humeur à laisser tomber le jean pour la soie, troquer le zirconium pour l'émeraude et le rubis, ce disque est le votre.  
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The Edge - Kill your idols

avril 7, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

The_Edge_KillYour_Idol.jpgThe Edge - Kill your idols

Avec un nom pareil, je m'attendais à un rock d'inspiration U2. Heureusement il n'en est rien, ce premier 4 titres du quatuor a pas mal d'atouts à faire valoir. Mystery, sa rythmique disco rock electro façon le Floyd d'Another brick in the wall, , ses accords de guitares rageurs, sa voix habitée, son Fender Rhodes en guide sonore propose l'un des morceaux  les plus accrocheurs de ses derniers mois. Smash, en 6'41 propose une intro qui n'aurait pas déparé un Thriller avant de retourner flirter avec une electro dance insistante, un bref passage rap à la Linkin Park et un solo de guitare à réveiller les morts, bref de quoi agiter salement les nuits des nights clubber en tout genre. Le morceau éponyme déchire les tympans à coup de synthés, la voix salie par la saturation, un titre dissonant, dérangeant, rock destructuré à la puissance évocatrice indéniable. Étrangement, histoire de paumer tout le monde ou de montrer l'étendue de leur palette  le Better day qui clôt ce 4 titres laisse totalement tomber l'electro et la prise de risque sonore pour une popsong bien balancée. Un groupe surprenant, et prometteur.
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Ending Satellites - A Devasted Place Where We Can Dance

avril 7, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Ending_Satellites.jpgEnding Satellites -  A Devasted Place Where We Can Dance

Le dossier de presse est un poil cryptique, on se sait pas trop qui fait quoi, mais le projet est présenté comme étant musical et photographique. Ce deux titres suit un premier nommé Do not write here. Et de fait, cette musique étant essentiellement instrumentale, son rapport à l'image est nécessairement plus important, allégé du poids des paroles. Les ambiances sont très variées, et même un accroc comme moi au format popsong, irréductiblement scotché au binôme couplet refrain, ne peut que trouver un charme certain à cette décoction. Les atmosphères sont assez variées à l'intérieur d'un même titre pour maintenir l'attention et on se prend à regretter que des images n'illustrent pas plus le propos, Ending Satellites nous proposent une B.O sans film, à vous de vous en faire un dessus, de l'hispanisant Palos de la Frontera à The last dance, titre multifacettes enchaînant les ambiances différentes, glissant de l'ambiant à un rock alternatif affirmé.
Le site