Superbus - Lova lova

février 14, 2009 Temps de lecture: 5 minutes

Superbus

Lova lova

superbus.jpgQuatrième album pour les Superbus, intitulé Lova Lova. Le groupe de Jennifer Ayache (elle renforce sa mainmise sur Superbus en signant toutes les musiques et les textes à l'exception de celui qui donne son ttire à l'album) continue sa droite ligne vers les sommets entamée en 2002 avec Aeromusical.

Croisement entre la pop grand public d'un Indochine période l'aventurier et Blondie ou les GoGo's, Superbus allie énergie communicative, bonne humeur et enthousiasme au service de singles éclatants, qui percutent les hits parades en strike efficaces.

Peut leur être reproché une certaine légèreté avec des textes proches de la BD enfantine, jouant bien plus sur les sonorités que sur le sens et surtout des albums inégaux, les quelques singles masquant des titres frisant souvent le remplissage.

C'est donc circonspect que j'attendais ce Lova Lova à la pochette bleue électrique. Et finalement, le cru 2009 est un excellent cru, haut la main leur meilleur disque à ce jour.
Nelly reprend l'histoire ou Butterfl l'avait laissé. Un beat incisif, une guitare au son sixities, très clair, à la Hank Marvin, la batterie qui rentre, puissante, la voix qui surfe là dessus, emballé c'est pesé, un single en or à ajouter à leur actif. Un texte qui ne risque pas de vous porter à réfléchir, juste vous filer la banane. Le 1er single, Addictions, continue sur la même lancée, carton assuré, petites allusions sexy,  quelques synthés très eighties colorent le tout, synthés qui vont être présent tout le long de l'album, lui donnant cette teinte dans l'air du temps, entre modernité et référence passéïste. I wanna be U mêle, comme à leur habitude, anglais et français, la liste des titres de l'album pourrait d'ailleurs presque laisser penser à disque anglais. 3ème titre sans faiblesse, Jenny est en forme. Hello Hello poursuit la route pop, sur scène ces titres vont assurément faire très mal.  A la verticale voit le groupe se calmer, pour peut être la plus belle mélodie de ce disque, mon titre préféré à coup sur. Exit les guitares, les claviers prennent les commandes.superbus_jennifer.jpg
Plongeon dans les années 80 avec un morceau 100% anglais, Just like the old days,  qui devrait exploser les pistes de danse et leur ouvrir les portes de l'internationnal Si ce n'est pas du hit en or ça, j'y perds mon latin. Gogo dance show, quoique un ton en dessous est doté d'un refrain qui devrait raffler la mise. Une petite incursion en terrain reggae avec Londow Town, charmant et carressant, ou la voix de Jennifer ensorcèle. Call girl est l'un de ces titres passe partout qui sonne Superbus, efficace mais sans étincelle, Apprends moi est le titre le plus long (4'10), et une fois de plus son refrain rageur accroche. Key Hole à l'intro réminiscente du Sweet Dreams des Eurythmics est loin d'être l'un des sommets de l'album, même s'il reste très écoutable, Lova lova est le morceau le plus ambitieux de l'album, en tout cas celui sui se démarque le plus du son Superbus, si l'on excepte la voix de la chanteuse évidemment, . entre musique de cirque, à la for the Benefit of Mr. Kite en ouverture, et intermède cabaret, étonnant, désarçonnant. C'est par un bon vieux riff que s'ouvre Rise qui à la tâche de fermer le ban. Le refrain va clouer tout le monde au mur en live, pas possible autrement.

Voilà, le tour du propriétaire est terminé, avec Ce Lova Lova, Superbus a foutu une sacré claque pop à la concurrence, qu'elle soit  francophone ou anglophone, truffés de hits potentiels, doté d'une pêche d'enfer qui devrait se concrétiser par des concerts fumants, ils font enfin 'lalbum que j'attendais d'eux. Bien sur, les textes pêche toujours un peu par leur côté simplistes, mais qui reproche aux Beatles de chanter She loves you yeah yeah ?  L'album pop de l 'année ? dès février ? Superbus tient son Parallels lines qui propulsa Blondie au top, allez je me remets une dose de Nelly dans les oreilles. La crise ? quelle crise ?

Tracklist
   1. Nelly
   2. Addictions
   3. I Wanna Be You
   4. Hello Hello
   5. A La Verticale
   6. Just Like The Old Days
   7. Gogo Dance Show
   8. London Town
   9. Call Girl
  10. Apprends Moi
  11. Keyhole
  12. Lova Lova
  13. Rise


Superbus -Wow

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 5 minutes

Superbus

 

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superbus-wow2.jpg J’ai un à priori favorable sur Superbus .

Leur second opus, Pop’n’Gum, petite galette fourrée aux singles efficaces m’avait converti, mais j’étais passé à côté de ce troisième album, je viens de me l’acheter après avoir croisé inopinément leur clip butterfly sur un quelconque robinet à clip télévisuel.

Emmené par une demoiselle à l’énergie communicative, Superbus, visiblement c’est elle puisqu’elle signe tous les morceaux, le groupe propose une musique doté d’un côté pop plus que prononcé, entre girls group des sixties et la référence ultime dans ce genre de musique, Blondie, bref une pop enjouée, qui met la patate ou la pèche, au choix, enthousiasme communicatif de la pop sucrée comme Sucrepop aurait aimé en faire.

Le dénommé Wow, paru à l’automne 2006 reprend le fil là ou Pop’n’Gum l’avait laissé, à croire même qu’il est issu des mêmes sessions, tant les ingrédients sont les mêmes. Ceci dit, ce n’est que leur 3ème album, laissons leur le temps d’exploiter le filon.

La plupart des titres sont sous la barre des 3’, l’album peinant à atteindre les 45 minutes au total.
Il s’ouvre sur un pop/rock endiablé Rock à Billy, qui certes est enlevé mais manque d’une efficacité mélodique certaine. Une sorte de morceau des Go Go’s raté, ponctué d’onomatopée, marque de fabrique du groupe qui ne brille guère par ses textes, mais ce n’est pas nécessairement ce qu’on leur demande non plus.
Superbus-Wow
Le morceau suivant, Ramdam, est un petit bijou, parmi leurs tous meilleurs titres à ce jour. Classe pop qui démontre la capacité du groupe à fournir de l’excellent matériel et le meilleur titre de Wow.
Butterfly, le 1er single, un hommage marqué à Blondie avec ces accents disco pop, fait son office de single, mélodie entêtante, arrangements efficaces à défaut d’être innovants, Superbus confirme tout le bien que je pensais d’eux.

Le 1er morceau en anglais arrive, tentative de conquérir le marché anglo-saxons ? Si l’idée est bonne, le problème c’est que si en France, des groupes pop touchants le grand public comme Superbus se comptent sur les doigts d’une main, la concurrence outre-manche ou outre-atlantique est bien plus rude. Mais, sans essayer … de fait la moitié ou presque de l’album est dans la langue de Shakespeare, un poil plus que sur les albums précédents

Le titre Lola, suit le chemin tracé pars ses prédécesseurs, texte totalement inepte, et pourtant on ne peut pas m’accuser de privilégier la chansons à textes ;o), pour popsong simple mais qui fini par tourner en rond.

Et c’est en fait le défaut majeur de l’album, car quand l’alchimie pop ne fonctionne pas à plein, quand le titre n’a pas le potentiel d’un single, la mayonnaise ne prend pas. Ce qui à envoyé Blondie, Go go’s au panthéon des pop stars c’est la capacité d’écrire des chansons futiles certes, mais qu’est ce d’autres que la pop, mais d’en remplir un album. Parallel lines ou Eat to the beat, les albums les plus efficaces de Blondie croulaient sous les singles, ça n’est pas le cas de Wow.

Perso, je ne compte « que » 3 singles potentiels sur ce disque (Ramdam, Butterfly, Jenn je t’aime). C’est déjà bien plus que nombre de leurs collègues, indéniablement, mais je sens un tel potentiel dans ce groupe, la capacité de faire un album vraiment géant, que je suis un peu déçu. Tout est là pour que ça colle, les ingrédients y sont , le son, la voix, si j’en crois ceux qui les ont vu sur scène ils assurent sacrément bien, reste à trouver la bonne formule, l’alchimie magique qui combinant tous leurs atouts décrochera la timbale.

Jenn en a le potentiel, je n’en doute pas une seconde.


Sweet Apple Pie

juillet 4, 2007 Temps de lecture: 4 minutes

Sweet Apple Pie

 

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Pochette Une part de tarte aux pommes ? Power pop made in France, au parfum délicieusement british. Une recette toulousaine qui fera date.

Ce sont toujours les recettes classiques qui remportent tous les suffrages.

Prenez la recette de la douce tarte aux pommes par exemple. Sur un lit de guitares, attention, pas n’importe quelles guitares, de la carillonnante, de l’arpégée, de l’entrelacée subtilement, de la Byrds par exemple, ajoutez, pour donner ce goût frais et acidulé, de maintes couches d’harmonies vocales, et surtout ne lésinez pas, en ce domaine, le plus n’est pas l’ennemi du mieux, n’hésitez pas à mêler voix masculines et féminines, et échaffaudez un mille-feuilles vocale façon Beach Boys) de manière à garder toute la légèreté impérative a ce type de préparation...

Mélangez à la pâte sonore ainsi obtenu un coulis de basse/batterie précis et en place qui maintienne le tout et saupoudrez de mélodies type Kinks/Who.

Servez la galette ainsi pressée frais, sur une terrasse ensoleillée, de préférence toulousaine et vous n’avez plus qu’à vous régaler...

Cette recette, transmise de père guitariste en fils guitariste depuis les années 60 est un délicat équilibre, qui demande un tour de main éprouvé et qui n’est pas à la portée du premier cuistot venu. Sweet Apple Pie, groupe toulousain dont il est question ici, nous en livre une version 4 étoiles et fait plus que nous mettre l’eau à la bouche.

Une première galette 15 titres nommée "Everybody wants to be a Supertiger", parue en 2002 est là pour nous rassasier. Une bouchée de SAP et la madeleine de Proust fait son effet. Fermez les yeux, tout est en place pour faire un saut en l’an de grâce 1965, impossible de deviner que nous avons ici affaire à un groupe français (qui en remontre pour l’occasion à nombre de groupes anglo-saxon sur l’art et la manière de faire la pop millésimée).

Si les noms de Posies, Cherry Twister, Chewy Marble, sans oublier le Maître Dwight Twilley vous disent quelque chose, si power pop est un terme qui vous est familier, vous ne pouvez/devez pas passer à côté de Sweet Apple Pie.

Et comme la reconnaissance internationale ne saurait tarder, les SAP sont disque de la semaine sur Liquid London Radio et ils vont porter la bonne parole à la mi-octobre dans la célébrissime Cavern de Liverpool à l’occasion de l’International Pop Overthrow (ou se trouvera un autre de mes chouchous, le groupe irlandais Pugwash.

Allez vous en reprendrez bien une part ?


The Beatles - Love

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 5 minutes

The Beatles

 

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Beatles.jpg Un peu avant Noël, probable coïncidence, voilà que l’inépuisable génie marketing d’une maison de disque se réveille.
Et si on sortait un nouveau disque des Beatles !
En voilà une idée qu’elle est formidable. Tel le phénix qui renaît de ces cendres, le catalogue des fab four, qui pourtant n’a pas évolué d’un iota ces 30 dernières années voit néanmoins régulièrement une compil, un remix bref un truc pour réanimer la poule aux œufs d’or.

Cette fois ci, avec la caution du seul homme à mériter le nom de 5eme Beatles, Georges Martin lui-même, accompagné de junior, c’est un album nommé Love qui apparaît dans les rayons de nos disquaires favoris, prétexte à un spectacle du cirque du soleil. L’argument est le suivant : Papy Georges et fiston ont accès à la caverne d’Ali Baba pour traficoter toutes les bandes et nous refaire du Beatles new look, promis juré comme on ne les a jamais entendu, indispensable.

En fait d’Ali Baba, c’est plutôt aux 40 voleurs que nous avons affaire. Une grosse trentaine de titres du catalogue des garçons dans le vent est gentiment revisité, avec tout le respect qui leur est du, le summum de la prise de risque étant de coller les cordes de Goodnight sur Octopus Garden. Bref si l’idée était de faire du neuf avec du vieux, le résultat est là, du vieux avec du vieux.

D’un autre côté, qu’attendre d’autre d’un homme de plus de 80 ans. Alors que l’accès au Saint Graal aurait pu permettre toutes les audaces, pour réellement rafraîchir les morceaux (si tant est qu’ils en aient eu besoin) , secouer tout ça et en faire un vrai faux nouveau disque, et des tonnes de remixeurs en eurent été capable, plus convenu que cela, tu meurs. Que les deux survivants et les deux veuves n’y aient rien trouvé à redire n’a rien d’étonnant, il n’y a effectivement rien à en dire. Alors que l’occasion en or de violer ces chansons à partir du matériel original était possible.

Certes, les voix sont parfois plus présentes, certes la version dépouillée (de Clapton entre autre) de While my guitar gently weeps donne toujours le frisson, bref les grandes chansons sont là, le son de l’ensemble est plus brillant, ça sonne, c’est certain technique oblige, mais de là à parler d’un nouvel album …

Juste une énième compil de chansons, vendus à prix d’or alors que l’enregistrement de ces titres a été amorti un million de fois. Toujours agréable à entendre, évidemment, mais en de ça de ce qu’il aurait été possible de faire, le plus réussi dans tout cela c’est le pochette et le titre qui leur va comme un gant.

Et pour Noël prochain, à votre avis ?

1 Because
2 Get Back
3 Glass Onion
4 Eleanor Rigby / Julia
5 I Am the Walrus
6 I Want to Hold Your Hand
7 Drive My Car / the Word / What You're Doing
8 Gnik Nus
9 Something
10 Being for the Benefit of Mr. Kite! / I Want You (She's So Heavy) / Helter Skelter
11 Help!
12 Blackbird / Yesterday
13 Strawberry Fields Forever
14 Within You Without You / Tomorrow Never Knows
15 Lucy in the Sky with Diamonds
16 Octopus's Garden
17 Lady Madonna
18 Here Comes the Sun / the Inner Light
19 Come Together / Dear Prudence / Cry Baby Cry
20 Revolution
21 Back in the U.S.S.R.
22 While My Guitar Gently Weeps
23 A Day in the Life
24 Hey Jude
25 Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band
26 All You Need is Love


The Rasmus - Dead letters

juillet 1, 2007 Temps de lecture: 3 minutes

The rasmus

 

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PochetteEn direct de Finlande, du pop-rock plein les valises, The Rasmus arrivent

En boucle sur mon walkman, The Rasmus.
Tout le monde connaît In the shadows qui fait les beaux jours des FM. Ce groupe de petits jeunes Finlandais débarque en France avec un album Dead letters dont est extrait le single sus-nommé. Et c'est tout sauf le groupe d'un single.

Le 1er titre, the first days of my life ouvre le feu. Guitares en avant, voix voilée dans la belle tradition des hard-rockers seventies et un refrain qui se plante droit dans votre lobe cervical et qui n'en bougera plus. Petits riffs de guitares dans tous les sens, mélodie limpide, rien à dire, fort de chez fort. coup de chance ?

Le second titre étant In the Shadows, on en conclura qu'effectivement les jeunots sont très chanceux.
Après un honnête 3eme titre, le 4ème enfonce le clou. In My life est le style de titre qui ne peut pas rater sa cible, vous ! un premier riff entre la batterie, second riff, le chant avec une mélodie imparable, vous êtes piégés.
Guilty finit de vous enfoncer dans le canapé, vous devriez beugler le refrain jouissif dès la 1ere écoute La ballade Not like the other girls vous laisse à peine respirer que Back in the picture vous achève .
10 titres dont au moins 6 sont des tubes imparables, les autres tout sauf du remplissage la dernière fois que ca vous est arrivé remonte à quand ?

PochetteMais moi, quand un groupe me propose un album de cette qualité, le curieux que je suis ne peux s'empêcher de remonter un peu le court du temps pour voir si c'est une coup de chance ou si c'est une confirmation.

L'album précédent, Into, est du même tabac, un méga tube F F F Falling, des titres comme heartbreaker ou can't stop me ont un potentiel de hits évident, le reste vole haut aussi.
Le curseur de ma machine temporel toujours bloqué sur arrière, je tombe sur le single de l'album précédent, Liquid. et là je tombe a genoux et je dis , comment font-ils.?un putain de morceau, une ballade lumineuse, le meilleur qu'ils aient fait. Que ces mecs soient restés inconnus partout sauf en Finlande, pays d'origine, tout ce temps est proprement stupéfiant. On était ou ? moi j'étais ou ? et vous ? les majors qui nous sortent de la sombre daube à tour de bras elles faisaient quoi ?c'est pop, c'est rock, ca sonne d'enfer, c'est lumineux, c'est jeune, frais tout ce que je ne suis plus, ma fontaine de jouvence ;o).testez Liquid sur votre peer 2 peer préférez et donnez m'en des nouvelles.Ensuite courrez en Finlande acheter ce qui manque à votre collection. Ils seront à Paris le 24 avril, à l’Elysées Montmartre, et je n'y serais pas, il n’y a plus de place


Thierry Volver

juillet 4, 2007 Temps de lecture: 3 minutes

Thierry Volver

 

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Pochette Si Souchon collaborait avec Supergrass et Dutronc avec Costello, le résultat serait sûrement proche des chansons de T.VOLVER & WUZZ-FUZZ.

Sorti sur le nouveau label Bedroom, qui, comme son nom l'indique, est réservé aux musiciens enregistrant leurs albums à domicile voici le 1er volet d'un triptyque pop annoncé, "Le garçon couleur de chanson" par THIERRY VOLVER accompagné de Wuzz-Fuzz, la crème des musiciens pop français ayant joué entre autres avec Autour de Lucie, Gamine, Lafayette...

Bon côté son d'abord, je peine a croire qu'un tel son ai été obtenu dans une chambre, y'a pas a dire, ca sonne, les musiciens sont tout sauf des manchots. les guitares qui carillonnent, la basse qui ronronne, pop a tous les étages. Bien sur ce n'est pas exactement le son des productions que l'on entend habituellement a la radio, mais je suppose que ca n'était pas le but recherché. pas de sequence, pas de synthés (ou alors habilement dissimulé).

Donc de l'autoproduction qui n'a pas a rougir de la comparaison avec ces collegues plus "pro". Marrant de retrouver ici des musiciens de Gamine que j'"ecoutais dans ma jeunesse.

Dans cet album, si le son, l'ambiance, le style, la classe pop tout y est, il y manque à mon avis la magie. Aucune mélodie qui se vrille dans la tête sans plus en sortir. Rêve d'Angleterre est peut etre le single le plus évident, il se détache un peu du reste et ouvre l'album à juste titre, mais c'est tout. Ca reste pour moi au niveau de l'exercice de style, à la maniere de . La couleur, le son, l'odeur de la pop, plus Kinks que Beatles certainement (a part le reve justement et ces trompettes Penny Lane).

Bref de la musique pour des gens comme moi, inconditionnel de cette époque (je n'ai pas dis nostalgique) mais pas très grand public. manque une efficacité dans les chansons, cette évidence lumineuse qu'atteignait parfois ceux que vous et moi, sans doute, admirons.

Il y a là le son que beaucoup aimeraient avoir, pop/rock là ou tant sombre dans la variété. Dans sa présentation Mr Volver parle de faire autre chose que du sous-obispo. Il a la caution rock que ce dernier n'a plu mais lui en revanche, a ces putains de mélodie qui manquent à la panoplie du garçon couleur de chansons.

Le site web officiel, est en cours d'élaboration, on peut en attendant, se mettre quelque chose sous l'oreille ici même Thierry Volver.

Une chose est certaine, nombre de personnes, comme moi, se retrouveront dans cet album. Bref, un bon disque, pas un grand, mais prometteur pour la suite de la trilogie.


Vanessa Paradis - Divinidylle

septembre 20, 2007 Temps de lecture: 6 minutes

Vanessa Paradis


Pochette Vanessa Paradis - Divinidylle
L’évènement musical de cette rentrée, c’est évidement la sortie du nouvel album de Vanessa Paradis. Un bail depuis la sortie de Bliss, 7 ans pour être exact, Divinidylle étant le nom du 5ème opus studio de la belle. Comme pour Bliss, elle signe quelques chansons. Comme pour Bliss, Mathieu Chedid se colle à la réalisation et à l’écriture aussi, à la différence de Bliss, cet album ne provoque pas un assoupissement instantané lors de l’écoute.
Visite guidée :

Passons sur la pochette, aussi peu inspirée que possible, surtout quand on bénéficie de la plastique de la dame.

Le single, Divine Idylle paru déjà il y a quelques semaines, est très sixties, quasi tamla motown, Diana et ses Suprèmes auraient pu la chanter. Clap en rythmique, les choeurs en soutien, on s’y croirait. Bon rien de définitivement marquant, mais pour des retrouvailles après une longue séparation, ça le fait. La voix, inchangée, et pourquoi changerait elle ? agaçante pour les uns, charmante pour les autres fait le lien avec la précédente discographie.

Chet Baker en second titre. Je m’attendais à un truc sauce jazzy, pas le moins du monde, nous restons en pop land, toujours signé M pour la musique, la voix qui part dans les graves (si, si) une basse qui groove bien, des arrangements pleins de surprises, du beau boulot.

L’inévitable duo pour 3eme titre. Impossible d’y échapper, le duo se doit d’être sur un album des années 2000. Soit. Signé Thomas Fersen, un blues pop au texte humoristique ou Vanessa est rejoint par M, évidement. Dispensable, même si à l’écoute de ce morceau perce la complicité entre les deux acteurs de ce disque. 3 titres et trois fois sous les 3minutes, court et efficace semble être la devise.

Dès que je te vois est signé M. entraînant, sympa, un mix dance serait dans les cartons que je n’en serais pas plus étonné que ça.

Les revenants est la première musique signée par Miss Paradis. Je serais méchant, je dirais qu’on l’entend. Ce cinquième titre est nettement plus faible que les précédents, traité un peu bluesy, la guitare ne suffit pas à sauver le morceau.

Heureusement elle se rattrape dès le titre suivant, le sommet de Divinidylle à mon avis. Déjà, elle a l’excellente idée de demander à Alain Chamfort de lui composer une de ses mélodies dont il a le secret. Une ballade piano, cordes, arrangée délicatement par Albin de la Simone, un petit bijou.
M-vanessa-paradis-studio.jpg
L’incendie, ou l’auteur s’essaie à faire du Gainsbourg, sur une musique qu’ils se mettent à trois pour signer, n’empêchant pas le titre de sombre dans le dispensable., allez, suivant.

Suivant ou est convoquée Brigitte Fontaine pour les paroles, M pour la zic. Un rythme un peu bancal, qui va cahin caha, sur un texte que cette allumé notoire, fidèle à sa réputation termine par Et je m'endors en baignant dans ton sang.

La bataille, est signée pour la musique par notre hôtesse. Qui confirme la piètre opinion que j’ai de son talent en ce domaine. Un orge hammond déchaîné, des incursions dans le très rock, peut être ce titre prendra t’il sa dimension sur scène. Ici, il ne me me convainc pas.

Un reggae pour cette avant dernière chanson. Ou il se confirme que l’album ne tient pas la distance. Les titres ne sont pas exécrables. Bien réalisés, chantés, ils ne sont simplement pas au niveau de ce que j’attends de 7 ans de silence.

On clôture avec Jacadi. Les enfants de Madame en ouverture, elle signe l’ensemble. Ballade folk dépouillée. Les arrangements de Mathieu Chedid permettent de mettre en valeur le peu qu’offre le titre

Au final un album court, moins de 35 minutes en 11 titres, qui s’essouffle à la moitié du chemin. Le talent de M en tant que metteur en son prend ici tout son sens, il permet de donner quelques éclats à des morceaux souvent ordinaires. Madame Paradis, aussi agréable à écouter soit elle, n’a pas le talent d’écriture, côté musique, qu’elle aimerait avoir. Qu’elle tente de nous persuader du contraire est tout à son honneur mais la bonne volonté ne suffit pas.

divinidylle.jpg

 

  1. Divine idylle
  2. Chet Baker
  3. Les piles
  4. Dès que j'te vois
  5. Les revenants
  6. Junior suite
  7. L'incendie
  8. Irrésistiblement
  9. La bataille
  10. La mélodie
  11. Jackadi