Le site
Michel Borla, je ne sais plus trop si c'est lui qui m'a contacté ou si c'est moi qui suit tombé sur son site. Peu importe.
Ce dont je me souviens bien c'est que sa page biographie m'a plu. Le fond, la forme, du style, bref, ce n'est pas courant pour moi mais c'est sa prose qui m'a donné d'écouter la petite musique qui tourne derrière.
Même génération, donc influences communes je suppose, même si l'itinéraire qu'il trace est loin du mien, les groupes qu'il cite pas dans mon panthéon.
J'en fait donc une des mes news habituelles sur ma mensuelle, avec le titre Tuer le temps, qui est le titre de son album mais également un excellent morceau tout court.
Gentillement, il me propose de m'envoyer son album.
C'est ce qui nous différencie, il a fait le pas de se faire son album, de s'offrir se grand plaisir.
L'album s'ouvre sur un arpège de guitares, après tout, c'est un peu de la faute de cet instrument si nous en sommes tous là.
Un timbre de voix un peu haut, celle ci doublée le plus souvent par une voix féminine, les influences avouées, CNSY, les Stones le folk teinté d'électricité ne sont pas si prégnantes, le côté produit à la maison n'est pas perceptible, ca sonne bien, calme et serein.
Je m'attendais à plus d'harmonies vocales, à un côté plus Eagles, America, Firefall alors que c'est l'atmosphère Cabrel qu'évoque plutot Michel.
Les compos sont racées, mélodiques, les orchestrations collent au sujet, les textes n'en sont pas pour autant négligés, petites histoires plutôt mélancoliques.
Au final, un album sans rien de révolutionaire, mais fait avec un plaisir communicatif, un album d'artisan, qui travaille par amour du métier, l'amateur au sens noble et premier du terme et qui nous livre 11 titres pour tuer le temps et qui y parviennent sans nous ennuyer une seconde.

Ce nom évoque évidemment l'Angleterre, terre de pop, et c'est l'influence clairement revendiquée par les 5 membres de ce groupe français. Une pop inspirée des sixties, mais au son plus actuel, Coldplay, The Doves ou Keane, sont en ligne de mire.
Le site, www.bristolmusic.net, pose la donne. C'est pro. Une vidéo, celle du single, "Des lendemains", nous accueille. Titre efficace qui donne le ton, plutôt guitares, un mid-tempo qui décolle bien, à la mélodie d'une redoutable efficacité, de la chair à radio, ça sonne nickel et cette ouverture d'album laisse augurer de belles promesses.
Le second titre, ton doux visage est de la même veine, l'esprit années soixante n'est pas si perceptible que cela finalement, une sorte d'intemporalité plutôt, des chansons "classiques" dans la forme et le fond, avec ce brin de talent qui fait la différence. Tout est fignolé, bien en place, les musiciens sont audiblement des gens qui maîtrisent leurs instruments, un important travail sur les arrangements à été effectué, on sent que tout ici est méticuleusement pesé, et tout l'album respire cette réflexion, cet achèvement, cette plénitude.
La voix lead a son cachet propre, qui permet d'ajouter encore de la personnalité aux chansons, et arrivé au terme des 12 titres, la douceur qui se dégage de l'ensemble charme et donne envie de réécouter l'ensemble.
Même si cette musique, de part la qualité de sa réalisation sonne très studio, Bristol semble régulièrement donner des rendez-vous sur scène. Je suis curieux de voir (et d'entendre) si leurs prestations sont à la hauteur du disque, car ils ont placé la barre assez haut.
Bref un album attachant, qui n'amène rien de révolutionnaire, mais ca n'était pas son objectif, qui était de balancer 12 bonnes chansons, comme à la grande époque.
Bristol, album sorti en mars 2005
- Des lendemains
- Ton doux visage
- Retour à Paris
- Sur ma tombe
- Je crois ce que je vois
- La voix de Mary
- L'ombre de l'Eté
- Ici et maintenant
- La confusion
- Sous le Soleil d'Oaxaca
- Vers le Nord
- Laisser Tivoli
Le groupe a été sélectionné dans le cadre de l'opération Les Imprévus d'AOL Radio parmi 500 groupes
La rentrée Bristonienne commence le 23 septembre 2005 à 21h30 au Shannon River - 153 rue Chevaleret - Paris 13ème.
Je le confesse, j'avoue tout, Bruce Springsteen n'a jamais déclenché le moindre tremblement de terre sur mon échelle de Richter musical. Sur les plus de 20 albums déjà parus , pas un pour m'avoir sorti de ma torpeur. D'ailleurs je ne dois connaitre en tout et pour tout que 5 ou 6 albums de lui. Ceux de ma jeunesse, Darkness on the ege ou The River et autre born in the USA, déjà considérés comme chef d'oeuvre lors de leur parution et qui me passaient bien au dessus des oreilles.
Ma dernière tentative d'écouter the Boss fut son album de 2006, hommage à Pete Seeger, We Shall Overcome qui m'avait confirmé dans mes certitudes, ce mec n'est pas pour moi.
C'est donc avec une oreille plutôt neuve, entendre par là, sans référence à sa précédente discographie que j'abordais le cru 2009, Working on a dream (écho à Martin Luther King ?) Et vous savez quoi, je l'ai trouvé pas mal du tout ce disque. Ce qui, je suppose, implique qu'il va se faire descendre par la critique.
Il est plutôt pop ce disque, assez éclectique dans ces choix musicaux. Même le titre d'ouverture Outlaw Pete avec ses 8'00 passe comme une lettre à la Poste . On y trouve un titre country, Tomorrow never knows, gentillet comme tout, un single bien efficace Surprise Surprise, qui toune en boucle sur mon lecteur mp3, sorte de joyeux anniversaire ou n'importe quel mec chantant les mêmes paroles en français passerait pour le dernier des couillons, Lucky day et son sax casse la baraque dans la grande tradition Springsteenienne (enfin l'idée que je m'en fais), idem pour Kingdom of days ou des cordes bienvenues ponctuent la chanson, le titre qui donne son titre à l'album, Working on a dream, a également un potentiel radiophonique important. En fait ce qui me séduit dans ce disque c'est que la plupart des mélodies me font penser à d'autres trucs. Ce n'est jamais du pompage pur et simple, juste de lointaines réminiscences. Du coup le disque parait assez familier rapidement. Et comme la voix du Boss ne faiblit pas une seconde, ça accroche bien. Si on excepte le bonus track A Night With the Jersey Devil, qui pour ma part aurait pu rester dans les oubliettes dont il a été tiré, pas de faux pas dans cet album.
La production écrase un peu tout et noie l'ensemble dans un magma sonore d'ou la voix s'extirpe sans dommage mais derrière, le E street band est un peu dans le potage.
Il m'a presque donné envie de réécouter ses derniers albums l'animal , bien joué !
Cinquième album studio, intitulé L’embellie, pour Monsieur Calogero, que je tiens pour l’un de nos meilleur
s mélodistes, et j’étais donc et impatient et curieux d’écouter son nouvel opus, deux ans après le mitigé Pomme C.
Calogero fait partie de ces interprètes, comme Alain Chamfort ou Julien Clerc, qui n’écrivent pas leurs textes. Alors qu’il collaborait essentiellement avec des femmes pour l’écriture des paroles sur les quatres précédents disques, jusqu'à confier à Zazie l’intégralité du dernier, cette fois, ce sont des hommes qui ont eu la lourde tâche d’écrire ce qu’il voulait dire (il suggère généralement le thème qu’il souhaite voir aborder).
Du sacré beau monde au générique du coup, Jean-Jacques Goldman ou Marc Lavoine pour le moins étonnant, Kent, Dominique A, Dick Annegarn et autre Grand Corps Malade pour les moins attendus, Calogero lui-même signant enfin son premier texte.
Pour la réalisation on retrouve les talentueux Philippe Uminski et Pierre Jaconnelli de la ZaZie Team. La combinaison des talents de ces trois là garantie une musicalité et un son parfait.
L’album s’ouvre sur La fin de la fin du monde, un rythme presque martial, une jolie mélodie, et la voix du maître d’œuvre qui, il faut l’avouer, n’aura jamais aussi bien chanté que sur ce disque. Curieusement le titre ne contient pas de refrain, c’est un couplet qui tourne en boucle. L’orchestration est dotée de superbes cordes et est assez originale, se démarquant assez nettement du Calogero standard se rapprochant assez sensiblement d’un univers à la William Sheller, complexe et accessible à la fois.
C’est dit, très beau texte signé par Goldman sur l’amitié met en exergue un peu de ukulele (effet mode ?) pour une folksong efficace. Même principe que le titre précédent, pas de refrain. Pour un fan des Beatles et de pop comme Calogero, une quasi révolution. Une flûte vient joliment ponctuer le propos, c’est le premier single, justifié car c’est le titre le plus efficace commercialement parlant. Car vous ne trouverez pas cette fois un mega tube type En apesanteur sur l’Embellie. Allez savoir pourquoi cette chanson m'évoque la mélodie Des sabots d'Helene de Georges Brassens
L’ombre et la lumière ou l’on accueille Grand corps Malade. A priori deux univers distincts. Confirmé par la chanson. A chacun sa partie, Grand Corps Malade fait ce pour quoi il est connu et reconnu, Calo idem, chacun dans un coin du ring sans jamais se mélanger. Ca passe bien et permet d’éviter à Calogero d’avoir à écrire autre chose qu’un couplet.
Je me suis trompé est le premier texte écrit par le compositeur (en tout cas le premier qu’il chante). Pas plus mauvais qu’un autre, il n’a pas
à rougir de son choix. Un titre un peu plus agressif, dans la lignée de ce qu’il a déjà fait. Une basse bourdonnante et omniprésente, une voix qui s’arrache un peu, toujours pas de refrain (enfin tel qu’on l’entend habituellement). Sur scène, ça va probablement déchirer.
La bourgeoisie des sensations. Une musique traitée de manière emphatique, grandiloquente, un texte libertin sur la jalousie signé Pierre Lapointe. Toujours ce principe d’un couplet sans refrain ni pont. Je ne suis pas client de ce titre, même s’il a des qualités indéniables.
J’attends et le passage des cyclones sont toutes deux signées Dominique A. Et dans les ceux cas, l’impression que, contrairement à sa démarche précédente, Calo a décidé de laisser la prédominance aux textes. Les musiques, sans être quelconque n’ont pas la force de ces meilleures compositions. Comme s’il se mettait au service du texte en oubliant que la pop, c’est avant tout une mélodie en or. Alors le son léché, les arrangements, riches et fins, la voix, superbe, emporte le tout mais me laissent sur ma faim, une cuisine avec de bons ingrédients mais sans surcroît d’âme.
Nathan est la première collaboration avec Marc Lavoine, auteur que j’apprécie particulièrement. Abordant le thème de l’autisme. Titre auquel je pourrais faire le même reproche que précédemment, en plus rock à la Pomme C.
Tu es fait pour voler ou le chemin de Calogero croise celui de Dick Annegarn. Une intro de cordes, une orchestration limite fanfare sur la fin, mais ou est la ligne mélodique ? J’ai bien du écouter ce titre une douzaine de fois, je ne suis pas foutu de m’en rappeler quoique ce soit. Des lalala comme s’il en pleuvait mais n’écrit pas Hey Jude qui veut.
Tu n’as qu’à m’attraper, ou la sempiternelle chanson dédiée par un artiste à sa progéniture, ou bien entendu, celle-ci intervient en rires, babillage et chœurs divers. Pour moi cela relève du domaine du privé, pas de raison d’en tartiner des pages. Il se fait plaisir, et nous, un peu comme un voisin qui vous impose la vue des ces photos de vacances, on acquiesce poliment en faisant semblant d’être intéressé.
Il conte, chanson en italien en hommage à ses origines peut être. Bon, je ne comprends pas le texte, ce qui n’est pas plus gênant que cela, mais n’aime pas la mélodie. Donc je zappe, c’est d’ailleurs le seul titre que je trouve ici totalement dispensable.
L’album se ferme sur le titre qui lui donne son nom, L’embellie. Un titre lyrique, optimiste, radieux, qui donnerait la pêche si un refrain venait sceller le tout.
Au final, Calogero semble avoir opté pour cet album pour un concept moins commercial, plus intimiste, ou la mélodie n’est plus le fil conducteur, mais l’atmosphère de la chanson, la volonté, délibérée, de zapper les refrains, en fait partie. De moins point de vue de pop addict, c’est une hérésie, et fait de ce disque peut être son plus personnel et par là même le moins ouvert vers les autres, le plus introspectif, le moins grand public à coup sur. Moins Beatles, plus Moody Blues. Côté réalisation, cela reste du grand art et je salue le travail superbe de son équipe. D’un autre côté, l’on peut percevoir ce disque comme une évolution, la volonté de renouvellement d’un compositeur de s’éloigner d’une musique qui tournait à la recette . Nous n’avons pas nécessairement perdu au change mais pour l’amateur de tube que je suis, de titres qui marquent leur époque, il manque une dimension à cette nouvelle facette.

4ème album studio du Calogero solo, après la période Charts.
Avec ces trois premiers disques, il a réussi le grand pont entre la variété la pop et le rock. Compositeur redoutablement efficace, on ne compte plus ses succès, porté par une voix de tête dans la lignée des Polnareff, Obispo, Balavoine et surtout, le son de ses disques, très travaillé, élaboré, pouvait regarder la concurrence anglo-saxonne droit dans les yeux sans rougir.
Bref, un exemple à suivre, l’un de ceux dont la sortie d’un album déclenche l’achat immédiat sans me poser de question.
Passons sur la pochette, portrait de l’artiste qui me paraît plus être une couverture de Têtu que la pochette d’un album, mais bon, les goûts et les couleurs …
Les textes ont tous été écris par Zazie, un auteur que j’apprécie particulièrement également.
L’album s’ouvre sur Pomme C, du Calogero pur jus, un single efficace, guitares aux vents, sans surprise mais prenant, tendance pop rock prononcée , de bonne augure pour le reste de l’album, accrocheur, bref une ouverture réussie.
Le second titre est le premier single de l’album, le saut de l’ange. Le son est là, une constante sur tout l’album d’ailleurs, ça sonne vraiment bien. Le refrain, sans être géant, est entêtant, c’est ce qu’on lui demande.
Game over, chanson sur un accro du jeu video est ordinaire. Les ruptures rythmiques et la basse ronflante, ne masquent pas le peu d’intérêt du titre.
Suis-je assez clair est la réussite de l’album, un texte inspiré sur un immigré, une mélodie rentre dedans, une combinaison gagnante efficace, la voix qui emmène le tout, chapeau.
Drôle d’animal, texte bateau et insipide, musique du même métal, à oublier.
Me dit elle suit le même schema tactique que les titres précédents. Un départ retenu, maîtrisé, pour tout lâcher ensuite. Calogero fait du Calogero, et le fait bien, une tendance tout de même à traiter tous les titres de la même manière qui est un de mes regrets sur ce disque
Sans l’amour est bâti de la même manière, alternance de caresse et de griffures rageuses de guitares. La basse est omniprésente, et rappel que c’est l’instrument de base du bonhomme.
Danser encore est la première ballade de Pomme C. On oscille entre J’envoie valser de Zazie et du Souchon. Dispensable.
Mélodies en sous sol, sur un thème similaire à Voyou de Michel Berger, une intro de plus d’une minute dont je me demande l’intérêt sur un album. Le tout ne m’accroche pas plus que ça.
Un petit moment de douceur avec Je sais, peut être le titre le plus Zazie de l’album dans son traitement musical.
Hyponcondriaque clôt officiellement l’album, sans laisser de souvenir impérissable, et oh surprise, un douzième titre vient compléter la collection, un instrumental dont je ne connais absolument pas le nom et qui ne changera rien à l’idée que l’on peut se faire de l’album.
Alors au final ?
Je suis circonspect. J’étais très déçu initialement. En le réécoutant attentivement pour cette chronique, je m’aperçois que finalement, la plupart des morceaux passent bien. Alors pourquoi cette impression de ratage ? ou en tout cas de peut mieux faire .
La collaboration avec Zazie ne change rien à l’univers du bonhomme, c’est un trou noir qui avale la lumière et transforme tout en Calogero.
Je crois que c’est ce manque de surprise, d’audace qui plombe. Tous les titres de Pomme C auraient pu se trouver sur un album précédent sans dénoter. La structure similaire de nombre de titres est également agaçante. La voix est là, la patte Calogero omniprésente, c’est bien le moins, le gros son de basse, les guitares, la dimension scénique de cet album sera certainement énorme, mais il me laisse néanmoins un sensation d’inachevé, de facilité, comme s’il pouvait en faire 10 comme cela.
L'impression que le tout est conçu comme une poignée de singles basés sur un moule identique. En fait le titre de l'album est révelateur et incomplet, Pomme C ok, mais suivi d'un Pomme V dévastateur.
La sortie de son ermitage près de 30 ans quand même avec l’album An other cup a du redonner goût à Steven Demetre Georgiou alias Cat Stevens, alias Yusuf Islam alias Yusuf à la musique puisque à peine plus de trois ans se sont écoulés entre cet album et le to
ut nouveau que voici, Roadsinger. L’idée, si l’on en croit son auteur est de reprendre le discours à ou Cat Stevens l’avais laissé en 1977, plus folk, plus guitare moins surproduit.
Et de fait, dès les premières mesures de Welcome home le bien nommé, nous voici replongé quelques décennies en arrière, le grain de voix, à peine plus grave, les guitares acoustiques, tout fleure bon le Cat.
Tout ? Presque.
Car l’essentiel y manque tout de même. Si la grande majorité des chroniques de cet album sur le net semble lui trouver le même cachet qu’à l’époque des Tea for the Tillerman et autre Mona Bone Jakon, je reste dubitatif quand à moi. Certes la forme y est, et à l’écoute, aucun doute que ce soit un album de Cat Stevens, mais ou sont passés les mélodies qui faisaient de ses albums ces moments magiques, Hormis le titre qui donne son nom à l’album et encore, parce qu’il faut bien en retenir un, il ne reste pas grand-chose à se caler entre les oreilles à la fin du disque. Je doute qu’un seul de ces titres finissent un jour sur un best of Cat Stevens, celui de Yusuf éventuellement, mais ce dernier n’a pas, pour le moment, le retentissement du premier, et si l’on occulte son fabuleux passé, un artiste débarquant pour la première fois avec un tel disque sous le bras ne rencontrerait qu’un silence médiatique assourdissant.
Yusuf Islam n’existe que parce que Cat Stevens fut. Roadsinger donne l’impression d’un -bon- imitateur de Cat Stevens, reprenant à la perfection ses caractéristiques mais sans l’âme de l’original. Un comble.
Et encore une découverte sur le site Sincever : Cédric Barré, jeune auteur compositeur de 24 ans revendiquant des influences qui, à priori, Bashung, Murat et Indochine ne figurent pas dans mon panthéon personnel, mais je n'ai peur de rien
Le site (www.cedricbarre.com) :
Un site sobre, sans chichis mais dans lequel on se dirige sans difficulté aucune.
On y retrouve entre autre les classiques rubriques "textes", "mp3", presse : "médias", "forum" et "liens" sans oublier, bien entendu, la raison d'être du site : la sortie de l'album "Ether", vendu sur le site a un prix attractif (12 euros frais de port inclus, chapeau).
Musique :
4 extraits sont disponibles avec par ordre d'apparition à l'écran : London, 1 minute pour se faire une idée. Une voix rien moins que superbe. En plein dans le mille pour ce qui est du timbre dont je suis fan ! Plutôt doux, clair, survolant son sujet avec aisance. La musique, très clavier, est du même style, et c'est pour moi une surprise car, personnellement, je ne trouve pas trace des influences sus-citées. Je pense plutôt à un autre groupe autoproduit nommé Aura, qui a un type de son très similaire. Comme souvent avec les extraits, difficile de se faire une idée juste d'une chanson en 60 secondes mais ça me semble plus que prometteur.
Le second titre Ou vous met-on l'âme reste sur la même lignée. Un poil encore plus mélodique et doux qui fait en sorte qu'il m'intéresse fort le lascar ! Mais comme là, il n'y en a que 50 secondes, je reste sur ma faim. Probablement incitatif pour l'achat de l'album . C'est me semble t'il ce titre qui fournit celui de l'album. Preuve, je suppose, de l'importance que lui concède son auteur.
L'avant dernier titre (disponible en écoute sur le site) Aléa décolle un peu plus. Plus "funk", si ce qualificatif peut s'appliquer à ce style, titre agréable mais sur lequel j'ai moins craqué.
Et pour finir, LE titre Mes dix doigts. Déjà une voix comme ça sur un rythme bossa, c'est sur que ne je peux que fondre ! Et comme la chanson est largement à la hauteur de mes attentes, je déclare cette chanson titre du mois ! Si la version complète avait été disponible, elle finissait en boucle sur mon walkman.
C'est ce petit truc magique que je rencontre parfois au détour du web qui rend si passionnant ce monde virtuel. Je dis donc merci Mr Barré, qui, j'ai oublié de le préciser est l'auteur, compositeur, interprète et multi instrumentiste de l'ensemble, que les textes ne sont pas en reste, côté qualité.
Bien sur, de tels albums ne changeront pas la face de la musique, mais quand je vois la sur-exposition donnée à de "simples" interprètes dans les émissions types Popstar, A la recherche d'une nouvelle Star, j'enrage. Arrêtez-moi si vous n'êtes pas d'accord avec moi mais la quasi totalité des chansons que reprennent lors de leurs concours ces, certes doués, interprètes, sont dues a des ACI (auteur-compositeur-interprète). Tous ceux qui admirent les Jonathan, Jean Sebastien et consort, n'oubliez pas que se sont les Berger, Obispo, Polnaref, Ferrat, Aznavour, Goldman qui écrivent leurs chansons. Quitte à faire de telles émissions, puisqu'il existe un public appréciant de découvrir de nouvelles têtes, donnont plutôt leur chance à ces Cédric Barré, Yann Vei, Meek, et tant d'autres. Eux apporteront réellement quelque chose de neuf !
C'était le "petit" coup de gueule du père Phil.
Bonne écoute !
L'album "Ether" de Cédric Barré :

1) London
2) Le doute
3) Chanson naïve
4) Où vous met-on l'âme
5) Mes dix doigts
6) Chanson commencée
7) Champs versés
8) Alice
9) Coma
10) Callan
11) Aléa
12) Honfleur