Cendrine

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 4 minutes

Cendrine

 

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Pochette C'est toujours un évenement pour un groupe, la sortie d'un album. Le grand saut. une sorte de demande en mariage au public, ensuite, on ne peut plus faire machine arrière, ca passe ou ca casse.

Cendrine, c'est 4 jeunes musiciens (n'ont pas 100 ans a eux 4) du côté de Brive. Un chanteuse/pianiste et ses 3 comparses, basse batterie guitares, du classique, du solide.
A force de joeur les compositions de leurs illustres ainés (Goldman, Eagles, ...) ils ont décidé d'y ajouter leur grain de sel et de se faire leur propre répertoire.

Hors donc, le CD 5 titres, petits anges est, depuis quelques jours disponible à la vente sur le site web Cendrine. Après un passage remarqué sur la web radio suisse DBC, coup de coeur de la semaine, Sincever ne pouvait laisser passer l'occasion d'en parler.

La pochette est à l'image des chansons de l'abum, lumineuse, claire, aucune agressivité, elle inspire la douceur.

Les influences revendiquées de Cendrine sont à chercher du côté de la variété de qualité, l'ambition est d'être dans le camp des Goldman, Obispo et autres Bruel. Bref accessible et racé, lisse mais pas fade.on t'ils réussi leur objectif ?

Lee CD s'ouvre sur le titre qui donne le sien à l'album, Petit ange. Un très jolie timbre de voix, Sandrine, sans problème, se ballade ici très à l'aise. le son est tout sauf amateur, orchestrations, musiciens, tout tombe en place au millimètre. Ce titre se promène ici du côté d'une Hélène Segara, plutôt romantisme et douceur.

Je t'aime encore poursuit dans la même veine, un peu plus rentre dedans, avec une pêche certaine, une mélodie addictive, , sur scène, probable que ce morceau décoiffe sec. les choeurs des garcons répondent à la voix au quart de tour. Les paroles restent un peu convenues, mais c'est le style qui veut ca. un futur tube ?

Le 3ème titre, avec toi nous ramène à la douceur. une chanson ou la voix continue à démontrer toutes ses qualités. Cendrine c'est, indéniablement Sandrine. au point d'effacer un peu les musiciens, de donner l'impression qu'ils ne sont pas indispensables.

Avant dernier titre, sur la même longeur d'onde. Une rythmique guitare acoustique, avant que ne rentrent les autres musiciens, une autre chanson d'amour. une ambiance à la Cabrel période Sarbacane s'installe. le titre fait son chemin et accroche bien.

L'album se termine sur un titre plus enlevé aimez vous encore, dont le thème ne vous échapperas pas ;o) plus pop, la voix de Sandrine arrache un peu plus et laisse deviner un potentiel, une rage qui devrait être libérée un peu plus. le Blues lui irait bien au teint.

Voilà au total 5 titres qui s'écoutent fort agréablement, avec en single potentiel à mon avis Je t'aime encore. L'ensemble est peut être un peu lisse, un peu convenu mais la voix de Sandrine laisse présager d'excellentes prestations scénique ou les bande des 4 se lachera un peu plus, et laissera éclater ce potentiel.

Un peu comme le groupe Gold en son temps, qui alliait reprises de variété et compos personnelles, Cendrine est sur la même trajectoire et c'est tout le mal qu'on peut leur souhaiter.


Christophe Willem - Caféine

mai 26, 2009 Temps de lecture: 2 minutes

Caféine

Christophe Willem

Alors là, je dis chapeau !.
Chapeau car même si je n’aime pas le second disque de Christophe Willem, Caféine, il fallait le faire. Plutôt que de céder aux sirènes du commerce et à faire un Inventaire II le retour ou à se lancer dans un opus de variété, bref céder à la facilité, l’échalas number one issu des radio crochet télévisuel d’aujourd’hui nous propose un album aventureux. Et à défaut deWillem-Cafeine.jpg me faire plaisir, ce fait plaisir à lui, ce qui n’est pas le plus sot.
Nous voici donc avec un disque présenté comme électro pop, en fait electro sans pop, enregistré en bonne partie à Londres, avec de gros sons, lourds, sales, saturés, très travaillés, aux orchestrations rythmiques surprenantes, croisant le fer avec des guitares déchirées ou la voix étonnante de « La Tortue » fait merveille. Une réalisation comme l’on a pas l’habitude d’en entendre  de ce côté de la manche, très, très Anglo-saxonne, une sorte de Zazie et son électro polissé, présente ici en tant qu’auteur, basculant du côté dance de la force, chassant le côté grand public pour une aventure plus extrême.
 Malheureusement, ce parti pris novateur est plombé par des textes insipides et surtout, surtout par l’indigence des mélodies que toutes les cabrioles vocales qu’il peut bien nous faire ne masque pas. C’est bien beau de chiader la réalisation encore faut il que ce soit au service de chansons qui tiennent la route, et là, nada. Le premier single Berlin, en est l’illustration, et si sur une piste, je veux bien croire que cela casse la baraque, je doute qu’il en reste la moindre trace ultérieurement.
Reste les quelques pépites plus douces, semées comme de petits cailloux le long de l’album pour que nous retrouvions notre chemin dans son dédale musical.
Un album bien trop dans son époque pour la marquer, mais quand même, pour l’audace, la performance, chapeau !
 


Clyde - Le jardin Zoologique

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 4 minutes

Clyde

 

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Clyde.gif Là ou je lis Clyde, je pense Bonnie. Trop de série américaine, trop de Serge et BB sûrement. Et il se trouve que chez le Clyde dont il est question ici, l’influence du duo sus cité est prégnante, sans être écrasante.

Mettons que les années 70 ont posé leur sceau sur la musique de Clyde. Pas les années 70 de Deep Purple, Status Quo et autres bruyants quoique talentueux rocker, non, plutôt les seventies alliant la délicatesse des arrangements des Jean Claude Vannier, le dandysme anglo-saxon et l’éclectisme pop.

Nous voici donc devant un album, le 1er me semble t’il, d’un duo marseillais, Clyde, dont la Bonnie, démarche peu courante avouons le, plutôt que d’être mis en avant comme dans la plupart des duo masculin féminin, est présente dans la réalisation mais en retrait, les feux des projecteurs étant nocifs comme chacun le sait pour le teint des jeunes femmes. ;o)

Ce jardin zoologique offre donc une ballade pop dans un univers souvent onirique et kaléidoscopique. Des petites popsongs efficaces, peuplées d’éléphants volants, de baba au rhum ou de cellule en bulle de savon. Un sens de la mélodie qui fait souvent mouche, aidé en cela par le parti pris de textes court et nettement, mais non exagérément, basé sur le principe de répétition.

Difficile de ne pas siffloter Les éléphants ou ma préférée, le même train dès la première écoute. Utilisation d’instruments peu courants, de bandes à l’envers, d’orchestration à tiroir suffisent à parfaire la panoplie du voyageur musicien impénitent.

Un zeste de Daho, pour le côté pop francophone grand public, un doigt de Gainsbourg pour le côté duo, Les Kinks ou Donovan, dont il reprend un titre, en arrière plan, ce jardin zoologique est la parfaite bande son d’une bande dessinée qui reste à inventer.

Si la fée des médias venait se pencher sur ce berceau là, nous tiendrions là un auteur compositeur dont on devrait reparler.

Le clip Baba ô Rhum

 



L’album Le jardin Zoologique


  1. Les éléphants
  2. Le même train
  3. Louisiane
  4. Où sont passés ...?
  5. Le baba ô rhum
  6. Le jardin zoologique
  7. Ma bulle de savon
  8. Un peu de ton amour
  9. Le jardin zoologique (reprise)
  10. Ailleurs
  11. À chaque décollage

Corde sensible - EP 4 titres

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 2 minutes

Corde sensible

 

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Corde_sensible.jpg Corde sensible est le pseudo choisi par un gentleman tombé dans une marmite de potion pop anglo-saxonne quand il était petit. 4 titres composent le 1er opus qu’il nous propose. Amis des guitares percutantes, des batteries agressives et des basses ronflantes, passez votre chemin. Ici tout n’est que cordes, douceur et légèreté.

Un travail d’artisan, d’orfèvre, ou une voix pose des mots simples sur des mélodies en provenance directe d’Albion. Pas tendance Beatles, même si au détour d’un refrain, des cordes Eleanor Rigby ou une trompette Penny Lane se font jour, ces musiques sont trop intimistes, trop mélancoliques pour être Liverpouldienne, c’est le brouillard anglais qui est convoqué ici.

Un entrelacs d’arpèges de guitares acoustiques, un piano discret, des chœurs subtilement répartis, du violoncelle, des cordes, c’est la composition de ces vignettes sonores.

En France, c’est entre William Sheller pour les orchestrations de cordes et Les Innocents pour le côté pop que se situe le croisement de cette Corde sensible.

4 titres c’est à la fois court pour juger du talent du bonhomme, mais suffisant pour en apprécier les qualités, on attend la suite.


Corriya - Tout simplement

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 4 minutes

Corriya

 

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Tout+simplement-pochette+face.jpg D’abord, il y a l’objet.
Dans le monde numérique d’aujourd’hui, ou la dématérialisation règne en maître, la pochette, quand elle existe, est rarement œuvre d’art également, réduite au rang de simple présentation d’artistes.

Corriya à choisi un tableau au rouge profond, passion, luxueux écrin pour les 4 titres qu’elle nous propose, 4 titres rassemblés sous le nom Tout simplement, puisque elle s’y présente dans le plus simple appareil (non, elle n’est pas nue sur la pochette ;o), juste une voix et un instrument, piano, Rhode ou guitare acoustique, le choix du tableau The Two de Rabi Khan pour illustrer son propos prenant alors tout son sens.

Tout simplement également car, hormis l’instrumentation réduite à l’essentiel, le tout fut enregistré dans son home studio, son bon vieux Mac rebaptisé comme tel pour l’occasion.

L’album s’ouvre sur quelques bulles de piano électrique pour un Hommage à Henri Salvador, déclaration au vieil amuseur, qui a le mérite de précéder le tombereau de dithyrambes qui ne manquera pas d’être déversé à titre posthume et la délicatesse de na pas surfer sur la vague bossa caractérisant le bonhomme d‘aujourd’hui.

La bossa justement, nous en propose une ensuite, subtile guitare acoustique, ode au Brésil, au farniente et à l’amour. Si, personnellement j’aurais préféré une rythmique un peu plus prononcée, une orchestration plus riche pour mettre encore mieux en valeur sa voix, le but est atteint, nous séduire.

La voix justement, l’atout majeur de Corriya. Un timbre unique, reconnaissable entre 1000, marque de fabrique de la dame. Comment vous la dépeindre Un souffle, une fragilité apparente cachant une force intérieure. Comme ces objets dont la fêlure fait le cachet, la valeur. Loin des meuglantes Star académiciennes, une voix qui vous entoure, vous enveloppe, une voix quoi.

Alors bien entendu, sur Ne pleurez plus, le troisième titre, posée sur un arpège de piano, cette voix provoque l’effet inverse de ce que suggère son titre. Des harmonies subtiles, des paroles poignantes, 3’21 d’un instant d’éternité.

Pou clore ce trop court voyage en sa compagnie, un Kiss en Fa ludique, plus enjoué mais tout aussi tendre, peut être mon titre préféré ici.

L’agréable mélancolie que dégage cet ensemble laisse une douce impression de plénitude, de grâce. Triste sans être désespéré, calme sans être mièvre, Corriya réussit à rester sur le fil du rasoir, mais nous laissant sur notre faim, 4 titres, c’est bien trop court.

Si vous aviez ¼ d’heure à perdre, voici un excellent moyen de ne pas le perdre complètement , vous trouverez les différents points de ventes sur son site www.corriya.com


Cosmic Latency - Rebirth

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 4 minutes

Cosmic Latency

 

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cosmic Rebirth.
C’est le titre du premier album de Cosmic Latency, un duo pop composé de Laurent Dutrait, compositeur ayant déjà deux albums superbes à son actif et Charley Elbaze, auteur inconnu à ce jour des services de police de Sucrepopie.

Plus qu’à une renaissance, c’est à une réincarnation à laquelle nous avons à faire. Imaginez que, dans un grand carambolage spacio temporel, F.R David (mais si, Words, rappelez vous) percute les Daft Punk. Ou que les Buggles s’accouplent avec Air. Empilement de synthés vintage sur lit de guitares au son clair, harmonies vocales et mélodies tourneboulantes (si, si ;o). Un son moderne, electro sur des orchestrations eighties, c’est la mission que ce sont fixés les deux comparses.
Le choix d’une option pop, leurs racines, sur des textes positifs, en anglais, leurs deux voix chantant tout le long à l’unisson et donnant cette couleur particulière, voilà le résumé de Rebirth.

Alors, of course, avec une telle ambition, il faut cracher du single. Il ne s’agit pas de faire dans la bluette insignifiante, faut du lourd, du qui se mémorise, du radiogénique à défaut de télé. De la chair à dance floor, de l’alpiniste de hit parade, bref du tube.

A vue de nez, 4 titres peuvent déjà prétendre à hisser le drapeau de l’autoproduction sur les cimes des tops estivaux.
So easy, qui ouvre l’album frappe pleine cible. Dès l’envol du refrain, c’est dans le mille Emile. On enchaîne sur good looking eyes qui enfonce le clou dans vos trompes d’eustache jusqu’à la garde. Ain’t it too late, plage 4 rebondit d’un tympan à l’autre pour ne plus sortir de votre boîte crânienne, et Turn on the light, le N° 6 de la série vous donne le coup de grâce.
Rose
Est-ce à dire que les autres titres seraient du remplissage ? C’est mal connaître le Dudute. Allez, une autre pour la route, si le son de guitare du flamand rose vous liquéfie comme moi, Beautiful Venus et son époustouflant chorus à la David Gilmour va vous mettre à genoux.

Mais, comme nobody’s perfect, il manque un slow torride pour faire de ce disque la parfaite bande son de vos vacances.

Voilà, vous l’aurez compris, cet album ne prétend pas révolutionner quoique ce soit, mais simplement vous injecter une bonne dose de bien être, un parfait substitut à vos anti-dépresseurs habituels. Comme la rose de la pochette, ouvrez vos chakras, balancez vos boites de médocs, et balancez le popotin à la place, c’est l’été, il fait beau, les filles sont belles et les Cosmics ne vous lâcheront pas.

    Liste des titres
  1. So easy
  2. Good looking eyes
  3. Money and gold
  4. Ain't it too late
  5. Dolphins swim
  6. Turn on the light
  7. Long way back home
  8. Nobody's perfect
  9. Cosmic Latency
  10. All is one
  11. Beautiful Venus

Déja vu

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 4 minutes

Déja vu

 

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Pochette Déjà vu, groupe rock d'influences Beatles/Kinks/Oasis sort ce 1er album dont les frères Gallagher feraient bien de s'inspirer

Pour les gens de ma génération amateur de pop/rock, Déjà vu évoque, de prime abord, un mythique album des années 70 enregistrépar le quatuor Crosby, Stills, Nash & Young.

Autant le dire tout de suite, il y a autant de rapport entre ce premier album de ce groupe Lyonnais et nos californiens qu'entreSincever le site de la SNCF. Même media utilisé, pas le même effet.

Déjà vu se positionne clairement du côté rock de la force. Format guitares/basse/batterie, classique et efficace, Influences revendiquées Beatles, Kinks mais aussi Supergrass et Oasis nous sommes en terrain de connaissance. Là ou la différence se marque avec la foultidude de groupes oeuvrant dans un domaine similaire, c'est dans la qualité des compos. Car l'énergie ne supplante pas pour antant la finesse d'écriture. Ils n'y font jamais référence sur leur site , http://www.dejavurock.com/ mais il y a chez Déjà Vu un irrésistible parfum pop. Tous les titres tournent autour des 3'30, font mouche et se tapent l'incruste dans vos oreilles sans problèmes.

L'album s'ouvre sur le titre Nu. Une dizaine de secondes de silence, une intro tout en puissance, puis entre la voix, dont je n'ai pas encore parlé, mais qui a ce grain, cette rock attitude perceptible immédiatement, entre feulement rock et caresse pop, écorché et à caractère. Ca sonne tout de suite, ca accroche en moins de temps qu'il ne le faut pour l'écrire.

Le 1er single, La grande évasion, n'est que l'un des titres pouvant prétendre à ce titre, péchu, il emballe tout sur son passage, tout est dit en 2'34

2'34 ! Ils sont combien aujourd'hui ceux qui arrivent à tout dire, de manière concise, sans rien élaguer, en 2'30 ? C'est l'essence même de Déjà vu, arriver à l'os, sans fioritures inutiles, l'efficacité au service du rock, des boules d'énergie qui doivent faire Strike en live.

Arrivé au douzième et dernier titre, une évidence s'impose, si ces mecs tiennent sur scène la promesse qu'ils font sur disque, on tient là des grands. Comme manifestement ils se sont donné les moyens de faire plus qu'une simple carte de visite, enregistrement au Studio Bleu à Lyon, qui, au vu du résultat présenté ici, ne rigole pas avec le son rock, masterisé à Londres, on peut légitimement supposer que ce n'est pas le simple fruit du hasard et qu'un vrai projet professionnel est derrière, avec une vrai ambition, c'est tout le mal que je leur souhaite

Je n'ai pas encore parlé des textes. Grave erreur, ces rockers sont aussi intelligents, de l'humour de 30 millions d'amis (mon titre préféré, le futur single ?), du prémonitoire Les carottes sont cuites, de l'anti américain God bless you ou du vachard et presque punk dans la forme Petite conne.

En résumé, cet album est l'un des tout meilleurs que j'ai pu écouter sur le net depuis un bout de temps, pas un titre de remplissage, c'est du tout bon, il peut s'acheter en ligne sur leur site ou dans les FNAC/VIRGIN de Lyon.

Déjà vu oui, mais pas encore entendu !