Episode 103: Sugarpop girl

avril 20, 2007 Temps de lecture: 20 minutes
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Il fut un temps ou toutes les chansons de Sucrepop étaient écrites en anglais, au tout début, quand chanter en français rimait pour moi avec varièt insipide.
Un a priori ridicule que les Berger, Chamfort, Balavoine, Souchon et Voulzy, Sanson, Chedid parmi tant d'autres finirent, à force de talent, par faire tomber.Néanmoins, mes premières amours étaient anglo-saxonnes, et la collaboration avec Sylvie, qui souhaite des titres en anglais me permet de retourner à la source.Seconde collaboration donc, après A simple love song, qui avait été très bien accueilli sur un forum américain, celui du Home made Hit show.Ma rencontre avec les Beatles, ou pour être exact, avec leur musique, tient lieu de thème. Le coup de foudre de l'époque, que j'évoque sur ma page de présentation , mis en musique.L'orchestration est plus Mc Cartney solo que Beatles, mais j'ai comme chaque mois, l'ambition d'écrire le plus limpidement possible. Le tout s'écoute, se lit, se chante et se joue sur la page Sugarpop girl, puisque c'est le titre de ce mois ci.
Sugarpop
Le
Par ailleurs, l'actualité du festival de Cannes met à l'affiche le scaphandre et la papillon, livre de Jean-Dominique Bauby qui m'avait inspiré une chanson il y a quelques années, Personne, l'occasion d'exhumer un des mes titres, seule participation d'Aurélia à Sucrepop. Voici les quelques lignes de présentation que j'avais écrite à l'époque.
2 évenements m'ont directement inspiré ce texte :le livre Le scaphandre et le papillon de Mr Jean-Dominique Bauby, ex-redacteur en chef du magazine ELLE, frappé brutalement par le locked-in syndrome. en bref vous êtes totalement paralysé seul un oeil reste mobile, à travers lequel vous pouvez communiquer. C'est par ce biais qu'il a dicté son livre. Ensuite une émission de télé qui evoquait d'autres cas similaires,ou de personnes en coma dépassé. Et je me rappelle avoir été frappé par une femme qui , devant son mari sur son lit de douleur, évoquait la difficulté qu'il y avait à retrouver, dans ce corps tordu , ce visage grimaçant, l'amour qui avait été le sien pour cet homme dont l'esprit pourtant n'avait pas changé. Quoi de pire que d'être ainsi enfermé en soi même, sans espoir de rémission, toujours aussi lucide mais quasi coupé du monde.
Lorsque j'ai réellement commencé à m'interesser à l'autoproduction, fin des années 90, L'un des tous premiers artistes à m'avoir scotché avec un titre était Matthieu Fontenay avec le titre Fermé pour cause d'inventaire. Après 3 albums, devant je suppose l'inertie du monde musical professionnel, il a jeté l'éponge. Il y quelques semaines, un mail via myspace, pour reprendre contact apres plusieurs années de silence radio. Et une page, probablement histoire de garder une trace et de clôre officiellement cette partie de sa vie avec un dernier concert. Merci Matthieu pour ces belles chansons.
Matthieu
Fred
Fred Jimenez vient de sortir un album nommé Il est temps maintenant.Ce musicien, connu pour son travail avec AS DRAGON ou Jean-Louis MURAT entre autre, se lance donc dans une carrière solo.
Si la pop vous parle, si Beatles, Kinks sont vos racines, si le Dutronc de la grande époque vous manque, si Bijou n'évoque rien de chez Cartier, vous ne passerez à côté. Des disques de ce style en France sont rarissimes, on y trouve desaahh et des oouuhh des guitares qui carillonnent à tout va, de l'énergie à revendre, l'esprit des sixties est bien là.
En attendant ma chronique plus détaillée, De la ballade Il est temps maintenant au single évident c'est le printemps, les titres s'enchaînent et nous embarquent, direction 1967. L'album est exclusivement vendu sur le net, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Pour rester dans le même esprit, Le 9ème titre le l'album Billy Glass sur la vie d'une star imaginaire imaginé par Soup !, un duo Toulousain vient de sortir. Jiminy est son nom. Toute filiation avec un Sergent Pepper de votre connaissance ne me semblerait pas fortuite. Pour ceux et celles qui auraient besoin d'un résumé des épisodes précédents, les 2 premiers albums, les morceaux solo, tout est sur leur site et c'est classe. Ces deux là sont scandaleusement ignorés, alors qu'ils vous proposent là quelques compos à tomber. S'ils sont sur le label Sucrepop, c'est qu'ils valent plus que le détour.
Soup
Paul
Et puisque nous sommes, avec Fred Jimenez et Soup ! en plein coeur de la pop, il est de temps de vous parler du nouvel album de son maître inconstesté, puisque Paul Mc Cartney sort, déjà !, un nouvel album début juin 2007, au titre probable de Memory Almost Full. Le premier extrait que je vous propose ici est, pour une fois, prometteur, et sans atteindre les sommets qu'il a déjà tutoyé, est un de ses singles les plus efficaces depuis des lustres. Allez, un vrai bon album de Macca, on y croit ?
Une excellente initiative lancée par une association, Stygmate dont l'univers musical est à des zillions d'années lumières de Sucrepop. Eux sont habituellement du côté punk de la force, pas trace de guimauve, pas de sucre, même pas d'aspartame. Et voilà que dans un grand carambolage spacio-temporel, ils sortent leur seconde compilation, La P'tite FM Chez Les Rockeurs! Volume 2, ce qui laisse honteusement comprendre que j'avais raté le volume 1. Au menu, des megas tubes des années 80 passés à la moulinette de divers groupes dans une mouvance punk/rock. Et les quelques titres que j'ai pu écouter sur leur radioblog sont toujours surprenant réalisés avec sérieux, sans esprit de moquerie, les groupes ont l'air de s'être régalés à vampiriser ces titres. Je vous laisse le soin de découvrir sur leur page les tubes choisis, sachez que vous les connaissez tous. et je ne résiste pas à vous mettre le message qu'ils indiquent sur leurs pages: Profitons d'Internet pour communiquer mais ne tuons pas les groupes et artistes indépendants.Achetez leur musique pour qu'ils survivent !!!
La

Guillo Comme nombre de groupes figurant dans ces pages, c'est une demande d'add via myspace qui m'a fait découvrir ce quintet, Guillo.
Le player lance comme d'hab une chanson, et tout de suite, j'accroche. Un arpège de guitare et deux voix mèlées, une féminine, une masculine des paroles sensibles, la première fois ne rate pas sa cible, le coeur de l'auditeur. L'excellente idée developpée dans Si j'étais Marty Mc Fly (Retour vers le futur) confirme tout le bien que m'inspire le groupe. Déjà deux albums sous la ceinture, le mariage de leurs deux voix couplées aux guitares n'est pas leur seule originalité, il y a là un réel talent d'écriture, une manière d'attaquer un sujet sous un angle différent qui attire l'attention.
Un maxi collector annoncé le 3 mai, un concert au Zèbre de Belleville à Paris à la même date pour lancer l'évènement, c'est Urban Addict qui nous revientdans une forme éblouissante. De l'electro Pop porté par un duo de choc la voix d'Emilie, superbe, caracole sur des compos alternant caresses de clavier et coup de griffes de guitares. Leur nouveau single démontreà nouveau qu'ils ont l'étoffe des grands. Et puis, quelle voix ! Qu'un producteur avisé se penche sur eux, c'est tout le mal que l'on peut leur souhaiter.
Urban
Toma
Le mois dernier je vous parlais du duo The Sokos. Le duo ayant la particularité d'être un véhicule idéal pour la pop mais d'une fragilité peu commune, voici qu'a peine leur EP sorti, celui explose (pas l'EP, le duo ;o) ). La Sokogirl continue son chemin, le guitariste Toma Semence également. Et il faut dire que le bougre a bien du talent. Monsieur Chance a tout pour faire un tube, New-york en hiver nous transporte direct à Manhatan avec un arrière goût de Voulzy très prononcé, il y a pire comme référence et Marie ferait fondre les plus insensibles. Il y a dans les chansons de cet homme là, dans son univers, dans sa voix une petite flamme qui brille, et qui promet de déchaîner tous les feux de l'enfer du succès. La mélancolie qui sourd par toutes les notes, la tendresse de Chez toi, toute cette folk attitude a tout pour plaire, alors laissez vous séduire, l'écoutez c'est l'adopter. vivement l'album !
C'est encore un duo, ShyGirl qui poursuit cette sélection. Une pop enlevée couplée a un zeste d'électronique et deux doigts de rock, c'est la recette de ce groupe montpellierain. Leur album est sorti tout récemment, les 4 titres habituels de Myspace permettent de se faire une idée de la qualité, le site étant assez succint côté infos.. Si leurs prestations scéniques sont à la hauteur de la photo, le tout doit être du rock chaud bouillant. en tout cas le titre crazy qu'ils sous offrent ici devrait vous convaincre de l'utilité d'aller en écouter un peu plus.
Shygirl
Basile
Basile vient également de sortir son album, décidément, c'est la saison. C'est son second album, autoproduit, il va de soi. Des chansons douces, très mélodieuses, des textes subtils, l'album s'appelle ni trop ni pas assez et est une parfaite définition de ce que vous pourrez esperer y trouver. Un peu de douceur dans ce monde de brut n'est pas pour me déplaire. Sur une page nommée Ma démarche il explique parfaitement les contraintes auquelles un musicien indépendant est confronté. Ce qui l'amène tout naturellement, si vous craquez pour sa musique à vous proposer de commander l'album.
Malgré les apparences, CLyde est un duo ou Bonnie resterait dans l'ombre. Un couple donc ou une fois n'est pas coutume, c'est monsieur qui est sous les projecteurs, même si sur l'album la voix de madame est présente. Si le comique de répétition est un gimmick connu, Clyde pratique lui le texte de répétition. Chacune de ses chansons ou presque use du procédé. Petites vignettes pop efficaces, ou l'ombre de Gainsbourg/Bardot ou Birkin plane sans jamais être écrasante, la ballade qu'il nous offre dans son jardin zoologique est rafraîchissante, et si fugitivement, le timbre de voix fait penser à vincent Delerm les musiques sont très loin de cet univers, petites bandes dessinées sans dessin mais avec paroles. Une chouette découverte.
Phil
Bienvenue en Amérique, pour un folk/rock proche d'un Tomm Petty ou des Travellin Willburies. C'est pourtant un marseillais qui s'y colle, Phil Pace. Sans complexe, il rivalise sans difficulté avec ses influences et propose un album mid-tempo, ou les guitares se taillent la part du lion, ou l'harmonica, style oblige, est convoquée, et ou la voix, très roots, achève de nous convaincre. Un single, Confort and else, au texte engagé, et aux premiers accords reminiscents de My sweet Lord de feu Georges Harrison, une reprise de John Lennon, Cold Turkey, bref tout pour nous séduire, au final un voyage aux states pour pas cher. IAM n'a qu'à bien se tenir, Marseille tient un autre gros calibre musical.
A noter que les deux artistes précédemment cités sont sur un petit label qui se bouge, Daruma Productions, qui, pour ce que j'en connais, ne s'enferme pas dans un style, privilégiant l'écletisme et la qualité. Mettre en avant des talents, leur donner les moyens d'émerger, c'est, en ces temps de crise du disque, un sacré challenge. Chapeau bas.
Un album tout récent qui inclut également une magnifique reprise de John Lennon, Oh My love, c'est celui de Susheela Raman, nommé 33 1/3, comme un vieil album de Georges Harrison. C'est sa reprise orientale d'Hollydays de Michel Polnareff qui m'a d'abord accroché. Un timbre de voix superbe, des orchestrations originales, cet album n'est composé que de reprises, Dylan, Hendrix entre autre, mais vaut franchement le détour.
Zapata
Si leur nom évoque à priori la musique sud américaine et festive, Les Zapata Circus, ne l'ont choisi que pour mieux nous tromper. Car leur musique a tout à voir avec le son vintage rock des années 70, et rien avec le Mexique. Un trio guitare/basse/batterie classique, un son brut, fait à la maison, sans fioriture, qui colle aux ambitions affichées du groupe, produire une démo représentative de leur travail. Du rock bien sec tout au long de ces 8 compos, avec un effort net pour se renouveler à chaque titre et ne pas se laisser enfermer dans un style. La voix du chanteur, particulièrement, change d'ailleurs du tout au tout suivant les morceaux. Bref du rock garage simple et efficace comme on l'aime.
Et encore un fondu d'Electric Light Orchestra. Cette fois c'est un suisse, Soren, qui sous le pseudo de groupe Invisible Sun Odyssey (I.S.O.) produit une musique influencée par Jeff Lynne et ELO. Une reprise fidèle de Yours Truly 2007 et des compos à la manière de Lynne dont Night In A Summer Dream, qui à la particularité de n'utiliser que des titres de chansons d'ELO pour texte, l'album est disponible sur soundclick. De la bel ouvrage, vivement la suite.
Merci au webmaster du site Discovery d'écumer ainsi le net et en compiler tout ce qui à trait à ELO. et tant que j'y suis, pour les afficionados, un nouveau forum francophone consacré aux boys de Birmingham vient d'ouvrir, longue vie à l'Electric Light Orchestra forum.,
Invisible

Melocoton
Le petit frère de Sucrepop, When Im 64 était en hibernation depuis quelques mois, faute de nouvelles versions à vous proposer. Melocotón, un quintet grenoblois spécialisé dans le jazz a capella a réveillé la bête qui sommeillait, en proposant la 18ème version du célèbre titre des Beatles. Puisse ce retour inciter d'autres groupes/artistes à apporter leur obole également.
Pour terminer ce mois ci, un tout nouveau forum karaoke rutilant vient d'ouvrir ses portes, Zabousyl. Bon, il n'est pas que karaoke mais karaoke aussi.Et tenu par des gens biens, allez y faire un tour si le chant ou simplement les échanges humains vous intéressent.

Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle dose sucrée de votre mensuel musical, et d'ici là, n'oubliez pas de faire ce qu'il vous plaît ! à suivre ...

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Phil
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Episode 102 - Femme fatale

mars 31, 2007 Temps de lecture: 15 minutes
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Bienvenue à bord de la navette Sucrepop pour un 102èmevoyage au coeur de la pop autoproduite.

Je vous avais laissé le mois dernier avec l'annonce d'un concert parisien couplant Malin Plaisir, Emmanuel Weil et Mushi.Dans la superbe salle du Studio Raspail, gracieusement mise à disposition par L'audioclub de la Poste et France Télecom, une centainede personnes sont venues au rendez-vous.
Malin Plaisir y a perdu sa virginité scènique, un baptème du feu dans un formation trio acoustique à la Peter Paul et Marie. Evidemment cet important moment a été immortalisé, et évidemment vous pouvez visionner celui ci en cliquant sur la photo ci dessous.
Pas de video ou de photo pour le moment des deux autres protagonistes. Sachez simplement qu'Emmanuel et son groupe au grand complet ont assuré le spectacle, en revisitant son premier album et en dévoilant des extraits de celui à venir dont bien entendu je ne manquerais pas de me faire l'écho. Quand à Mushi, que les circonstances ont conduit à se présenter en formule trio plutôt que quintet, leur prestation fut à l'égale de ce qu'on pouvait attendre d'une Mathyld déchaînée, un set bourré d'énergie communicatrice et annonçant un album détonnant à retrouver également dans ces colonnes.
Merci au public de s'être déplacé si nombreux, en espérant remettre ça au plutôt
Retour à l'actualité de ce mois d'avril. la popsongs de ce mois ci est d'influence rockabilly. J'écoutais dans ma jeunesse un groupé nommé Crazy Cavan & the rythm rockers, toujours en activité semble t'il. et donc mon petit hommage clin d'oeil à ce type de musique totalement passé sous silence aujourd'hui s'intitule Femme fatale, sous les 2'30 pour respecter la loi du genre. C'est Isabelle, qui après avoir été successivement dépressive dans une journée banale, puis trompée mais sentimentale et amoureuse dans Jamais deux sans toi a eu la dure tâche d'incarner cette croqueuse d'homme. Dans un tout autre genre musical vous pourrez retrouvez ici une autre femme fatale version Velvet Underground avec Nico.
Côté texte, l'inspiration vient en droite ligne des magnifiques films noirs des années quarante et de leurs actrices, les Gene Tierney, Lauren Bacall et autres Rita Hayworth, alliant beauté mystère et danger.
Femme
Et l'insatiable radioblog, quelles musiques a t'il ingéré pour vous ce mois ci ? .

Shine
Shine ouvre le bal.
Pop electro qu'ils disent. Ils ont oublié de préciser, excellente pop électro. Bon, déjà la chanteuse, au physique comme à la voix fait la différence.
Que ce soit en français ou en anglais, un petit voile sur le timbre qui accroche de suite, influence Skye de Morcheeba ou Sade, pour situer le niveau, du pur velours pour les oreilles. Les compos groovent sur des tempis plutôt médium, portées par une basse ronde et veloutée à souhait. Du trip-hop dont je raffole et j'en redemande. Leur album semble dans les starting-block, à suivre de très près. Avec une voix pareille, elle pourrait chanter n'importe quoi que, de toutes façons, je craquerais, comme en plus, la réalisation des titres est au cordeau, que demande le peuple. Allez, un tube sur l'album à venir, histoire de faire la nique aux nouvelles stars. et si j'organise un prochain concert ...
Et une bonne nouvelle, une !.
Meek, qui avait disparu du web suite à de sérieux ennuis de santé fait son comme-back. Un album en préparation en cours, une page myspace toute neuve atteste du retour de l'enfant prodigue de la pop.
Les habitués de ces pages connaissent mon attachement particulier à ce talent hors norme. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore profitez en pour découvrir Psychotique l'album pop référence, Margaret et ses bijoux et son album de reprises des Beatles, Sleeping with big Ben
Vivement l'abum!
Meek
The
Pour rester dans le domaine d'une pop classique, un groupe sans nouveautés actuellement mais que je voulais vous faire découvrir si ce n'était déjà fait, Les Wondermints. Plus connus pour être le nouveau groupe accompagnant Brian Wilson, leur musique porte indéniablement la marque du fabrique du maître. Le titre présenté ici, subtil croisement entre les Beach Boys et Ten CC est le parfait exemple de ce que vous découvrirez chez eux. Un parfait condensé de délicates harmonies vocales sur des mélodies éthérées.
Leur premier EP sort le 11 avril, The Sokos un duo, la formule magique (et fatale) proposent une pop au charme indéfinissable. La voix féminine chante en anglais avec un accent français très prononcé qui étrangement participe pour beaucoup à l'étrange séduction de l'ensemble. La video d'I'll kill her, simple plan fixe, plus cheap tu meurs, possède néanmoins ce bizarre pouvoir d'attraction qui se dégage de tout ce que ces deux là semblent toucher. Le truc qui fait que, avec deux accords et trois bout de ficelle, ils font la différence. Ca ne s'apprend pas, on l'a ou pas, eux l'ont. La comptine assassine I'll kill her devrait vous en convaincre.
The
Plastic
Ceux là sont américain. Une chanteuse aux intonations entre Chrissie Hynde et Martha Davies des Motels, Plastic Sky est un groupe récemment constitué, qui balance une pop énergique et musclée, plutôt rock. Les chances de les écouter live en France sont assez réduites, évidemment, mais pensez à leur album en cours de finalisation. Et si Les Pretenders vous manquent vous trouverez chez eux un palliatif plus qu'acceptable.
Jule, est une jeune femme. En compagnie de sa souris elle propose ses chansons couleur folk. Comme elle n'y croit pas trop, elle propose à d'autres de chanter ses petites chansons. Hey Jule et la souris, z'êtes pas folles toutes les deux ? Votre univers tient parfaitement la route tout seul, ce que tu fais de moi ou le vendeur de tête n'ont besoin de personne d'autre pour être défendus. Alors Jule, tu prends ta souris sous un bras, ta guitare sous un autre, et tu vas porter la bonne parole. Aucun chat ne croquera une souris avec des chansons comme les tiennes, tu peux avancer sans peur.
Jule
Laurent
Il s'appelle Laurent Gatz. Il est parfois pianiste solitaire et parfois entouré d'un groupe. Et le bonhomme swingue sérieusement. Un Michel Berger avec une pointe de Jazz si cette définition rime à quelque chose. Michel Berger pour le timbre de voix et l'univers mélodique, Jazz pour le balancement. Comme il y ajoute des textes avec du sens, le tout accroche bien. Ce que j'ai écouté gagnerait, à mon sens, à être plus ramassé en version studio pour plus d'efficacité, les titres dépassant les 5', mais comme il s'agit de maquettes enregistrées live normal que les musiciens prennent de l'espace pour s'exprimer.
Quand elle sort un nouveau titre, Youlia Djeddi ne manque pas de me le faire savoir. Et elle a bien raison, puisque c'est toujours une réussite. elle aborde ici un style différent de ses précédentes chansons, plus accessible, tubesque dirais je même et toujours cette voix dont on devine toute la puissance, les chevaux sous le moteur. Plus electro que rock cette fois, elle ajoute une couleur a sa palette déjà large.
Youlia
Joe
Joe Pop est un personnage de bande dessinées créé par Dave Laplante mais égalementson double musical. Ses titres balaient tout le spectre sonore de la pop musique, des Beach Boys au Ramones. Si mes talents de dessinateur, totalement inexistants, l'avaient permis c'est l'idée que j'avais derrière le logo du bonhomme en sucre, en faire un personnage récurent qui chaque mois, en plus de la chanson, présenterait un comic strip. Pour une prochaine vie certainement.
Dans famille grain de folie, je demande Philippe Rochefort Une voix à la Bashung, des clips de ses chansons comme s'il en pleuvait (quand je pense que je ne suis pas foutu dans faire au moins un) qui me font penser que le monsieur en question en est le réalisateur. Si vous optez pour un voyage dans l'univers du bonhomme, vous allez aborder différents mondes sonores, sans autre lien que la voix, un peu comme les continents n'ont de point commun que la mer. bref si vous aimez être surpris, suivez le guide.
Philippe
The
Aujourd'hui appellé Leisure, c'est sous leur précedent nom, The Bees que sont sortis les deux seuls albums disponibles à ce jour. Pas loin de 20 ans d'existance pour ce duo qui nous fabrique un power-pop pas dégueu du tout comme aurait dit feu l'ami Caouette. Ils se consacrent aujourd'hui a un tribute à David Bowie mais nombre de leurs titres sont disponibles sur leur site, titres originaux ou covers.
Ils font partie de ceux que je suis attentivement depuis le tout début. Kundalini Primale vient de sortir son troisième album, Ailleurs. Kundalini est un duo (encore !) qui propose une musique élaborée, orchestrale, complexe et néanmoins accessible, bref pas toujours proche des symphonies de poche de 3 minutes que j'apprécie et vante ici habituellement. Mais la voix de madame (et celle de monsieur puisqu'il prend régulièrement le chant lead) m'accrochent bien et les textes aux thèmes tournant souvent autour du couple et de ses déchirures, très sombres la plupart du temps, ont tout pour me plaire. Et puis j'aime aussi écouter une musique que je serais incapable de faire.
Kundalini
Calogero
Rien à voir avec l'autoproduction, bien entendu, mais Calogero fait partie des artistes fracophones avec un son pop rock que j'apprécie particulièrement. Entièrement écrit par Zazie côté textes, j'en ferais une chronique plus poussée dans la rubrique du même nom. Sachez simplement que l'album est de mon point de vue très décevant pour la partie musique, un des rares titres à sauver étant celui que je vous propose ici, dommage. A noter que Zazie a sorti également un disque, tout aussi raté. mais késkifoot ?
Voilà pour ce mois d'avril, bonne écoute, rendez-vous au même endroit à la même heure en mai, d'ici là, faites des calins, c'est le printemps !.

Phil
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Episode 101: Tracez moi ma vie

février 28, 2007 Temps de lecture: 14 minutes
Après la 100ème, encore plus difficile, la 101ème !

Pour citer Musset, Les plus désespérés sont les chants les plus beaux. Et j'en sais d'immortels qui sont purs sanglots ... Je ne sais pas si le titrede ce mois ci, emmené par Nathalie est beau, à coup sur il n'a rien d'immortel, mais il contient son quotient de spleen. Et comme je suis plutôt adepte, vous l'aurez remarqué,du mélange musique sucrée sur texte cyanure, Tracez moi ma vie, thème de ma névrose de mars, ne failli pas à la règle.
Sur une musique à 3 vitesses, j'achève ici l'hiver avant d'annoncer le printemps. Rendez vous sur cette page pour en savoir plus.

Je l'avais brièvement évoqué le mois dernier pour marquer le coup de la 100ème, un concert organisé par mes soins aura donc lieu à Paris.
J'ai bien écrit organisé, pas joué. Pas l'ombre d'une Sucrepoperie lors de cette soirée, mais vous n'y perdez pas au change, loin de là. Les artistesqui m'ont fait le plaisir d'accepter mon invitation sont Malin Plaisir et leurs délicates compos à côté desquelles, si vous me lisez régulièrement, vous n'avez pu passer.Ce sera leur grande première scénique, tout en acoustique. Emmanuel Weil, son piano, ses mélodies enchanteresses et sa voix de velours, accompagné par son groupe au grand complet vousdonne ensuite rendez-vous, et Mathyld, propulsée par Mushi, et son Funk-rock en fusion termineront la soirée en beauté.

Mais ou, mais quand ? je vous entends trépigner d'impatience ... L'affiche officielle du concert est téléchargeable ici.
En résumé, le samedi 17 mars à 19h45 au Studio Raspail, 216Bd Raspail, 75014 Paris, métro Vavin ou Raspail, L'entrée est à 7 euros.
Pour vous mettre en appétit, vous trouverez ici le premier clip des Malin, la vidéo du sublime titre de vous à moi d'Emmanuel, Mushi comptant sur vous pour tourner un clip incendiaire ce soir là.

Passons à l'actualité musicale de ce mois-ci, pléthorique, il va sans dire.

Herb
Herb Eimerman est totalement inconnu. Vue que cela dure depuis un bail, peu de chance que cela change prochainement. Il joue quasiment tout les instruments pour nous concocter une pop enracinée dans les sixties, entre Kinks et Beatles, sans jamais certes atteindre leur génie, mais en offrant une bonne alternative. Dès les premières seconde de the inside joke, Herb nous attrape pour ne plus nous lâcher. Un excellent artisan de la pop côté power pop, son parcours commun avec les Shoes étant une référence de plus à son crédit.
Et puisque l'on parle d'artisan, en voici un qui fignole sa musique comme personne. Une nappe de choeurs, de délicats arpèges de guitares, une pluie de violons, quelques touches de piano, le tout ciselant une pop/folk intimiste. Un véritable travail d'orfèvre, de la bijouterie haute précision. Corde sensible n'a pas d'autres choix, avec un tel pseudo, que de nous faire vibrer et y parvient. Une douce mélancolie s'échappe de ce 4 titres que je vous recommande chaudement.
Corde
A peine plus électrique, Nel et les touristes officie également dans ce registre mid tempo même si les guitares sont ici plus présentes. Une chappe de tristesse plane sur ses chansons, un spleen insistant, une déprime latente, parfois même patente mais jamais pesante qui ne nuisent pas à la qualité de l'ensemble mais qui demande d'être à l'unisson pour en apprécier pleinement le sel. Et puis, quelles chouettes guitares.
Histoire de se redonner la pèche, une popsong efficace avec le dénommé Mika. Melting pot d'influences, aspirateur à idées qu'il recycle à son propre compte avec une redoutable efficacité. Il y a du James Blunt, de l'Elton, du Freddy Mercury, du Sinead O' Connor, du Bee Gees dans ce gars là. Il y a surtout un sacré talent, une voix d'une flexibilité rare et des compos qui partent dans tous les sens, tout en gardant un fil conducteur. A l'évidence quelqu'un qui a ce petit truc en plus qui fait la différence et qui fait qu'on le remarque de suite. Devrait aller loin celui là.
Miss
Il suffit d'une voix féminine pour m'attraper sans coup férir. Avec Miss Ils je suis servi, difficile de faire l'impasse. Et comme les compos ne sont pas en reste , du rock attachant, et chargé d'une énergie rentrée que l'on sent prête à exploser sur une scène. Et puis un groupe qui revendique Debby Harry comme influence ne peut qu'avoir un goût certain. C'est underground, et c'est foutrement bien.
Strawbjorn vit en Pologne. Sa musique semble venir du fin fond des USA. la voix, l'accompagnement guitare font plus penser à Nashville qu'a Varsovie. En tout cas, simple et accrocheur, il en faut peu parfois pour toucher au coeur. Belle réussite.
Ce duo a choisi l'improbable nom de The soviet hare krishnas ce qui, pour faire carrière, ne doit pas aider. Je les ai découvert parce que selectionnés en même temps que Sucrepop dans le N°64 du Homemade hit show. un titre sixties en diable, quoique un peu long pour être vraiment d'époque. Très efficace et puisque nous partagions la même affiche autant continuer à les faire connaître. Et puisque j'en suis à parler de ceux qui prennent la peine de diffuser la parole Sucrepopienne, une interview devrait paraître prochainement (le 3 mars pour être précis) sur ecouter musique, nouveau site sur la toile à l'ambition avouée de faire connaître la musique libre. Longue vie à cette heureuse initiative.
J'écoute peu de musique dans d'autres langues que l'anglais ou le français, principalement parce que ce sont les deux seules langues que je comprenne. Ce fut donc une heureuse surprise quand Stanna m'a contacté sur Myspace. Jolie voix sur une mélodie très douce, qui mute ensuite en rock plus rentre dedans, principe utilisé presque systématiquement et si ces ruptures peuvent être surprenantes, leurs répétitions en atténuent l'efficacité. Dommage à mon sens que ce côté très mélodique, pop, ne soit pas plus mis en valeur. Question de goût évidemment, car la voix est superbe et les moments doux vraiment envoûtant.
Conchis est un groupe (ou un artiste ?) suédois, doté d'un sacré talent. Et de chanteur, avec un timbre qui accroche immédiatement l'oreille, et de compositeur avec des titres superbes tout en velours, rondeurs, c'est réalisé de manière très pro, on sent là l'expérience et le métier. Cette voix devrait faire quelques ravages dans la gente féminine.
Une poignée de leurs titres font partie des incontournables du folk-rock made in California, ou comment un groupe sans grand génie mais avec des éclairs foudroyants a réussi à faire d'America, nom dénotant plutôt un manque flagrant d'inspiration une référence. Plus de 20 ans sans label, les voici de retour ave here & Now, secondés par nombre de pointures. Au final, un album attachant, sans réel surprise, mais pas décevant non plus pour qui aime le genre (et j'en suis). Guitares acoustiques, harmonies vocales, ils enchaînent les ballades sur le 1er album, le second reprenant tout leur classiques en live. En attendant le prochain retour des Eagles, un bon moyen de patienter.
America
Un autre nouveauté francophone cette fois, Je chante un air de Didier Sustrac. Si la bossa vous branche, c'est in the pocket. Ca coule tout seul entre les oreilles, nous berce doucement, bref du velours. Un vrai chouette disque qu'on a plaisir à réecouter, ce qui n'est pas si courant de nos jours. Si ce Didier pouvait décrocher un gros hit qui nous changerait agréablement de la musak habituelle. Une chronique de l'album se trouve rayon chroniques de votre site préféré.
Toujours en francophonie mais dans un style résolument différent, Etat d'esprit aborde différents rivages. Foin de refrain ici, chaque titre de l'album ressemble à une petite nouvelle, les styles musicaux étant aussi variés que les thèmes. Au confluent d'influence espagnoles, orientales, celtiques et rock, l'ensemble surprend par son anticonformisme.
Bon, déjà, un truc fort avec Kalen, groupe nantais. Le 1er septembre 2005, ils annoncent la mise en route de la production d'un album, blog ou ils annoncent la sortie du disque en janvier 2007 !. En février, celui ci sort ! Pour quelqu'un comme moi qui ne sait pas aujourd'hui quel sera le titre d'avril, cela tient du miracle. Ils l'ont dit, ils l'ont fait, soit, mais cette galette toute fraîche, que dit elle ? Ils qualifient leur musique d'electro rock, sur le titre qu'ils m'ont gentiment adressé, le côté rock est indéniable, l'electro est en standby. La réalisation est soignée, vous pourrez d'ailleurs en juger vous même puisque Garder les Yeux Ouverts !... est en écoute sur leur site, vous pouvez même l'y commander.
Les Apples in stereo (mais ou vont ils chercher ces noms) clôturent cette sélection de mars.Retour au pays de la pop, un kaleïdoscope de sons, un bric a brac sonore mais mélodique, arrière petit fils des Beach boys et des Beatles, le prolifique Robert Schneider propose avec new magnetic wonder un assemblage hétéroclite assez sophistiqué tout en restant simple d'accès. C'est souvent surprenant, toujours étonnant, de la pop élaborée.
The
Exceptionnellement, je ne vous donne pas rendez vous le 1er avril mais le 17 mars en concert pour les Ile de Franciens, bonne écoute, et n'oubliez pasde soutenir les artistes que vous appréciez, ne serait ce que par un message.
D'ici là, portez vous bien et faite bon usage de la saison des amours.
à suivre ...
Phil
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Sucrepop, la 100ème !!!

janvier 28, 2007 Temps de lecture: 16 minutes

C'est la 100ème !

L'improbable défi lancé en 1999, distribuer un nouveau titre en téléchargement le 1er de chaque mois, nous amène aujourd'hui à vous proposer le 100ème titre de Sucrepop. Des hauts, des bas, de bons titres, de moins bons, de la pop, du rock, de la bossa, des ballades, du sexy, du rose et du noir , bref tout un catalogue toujours dans la droite ligne de l'influence initiale, l'album blanc des Beatles avec en fil conducteur, l'ambition d'écrire des mélodies qui accrochent.

Sucrepop100emepetit.jpg


Couplez à cela des interprètes, amateurs pour la plupart, qui rejoignent Sucrepop le temps d'un ou plusieurs titres, les fils de la toile permettant à des personnes habitants parfois à plusieurs milliers de kilomètres de partager un projet commun, et vous obtenez ce résultat unique au monde qui ne pouvait voir le jour qu'avec le developpement d'internet.

En plus du 100eme titre, pour marquer le coup et parce que Sucrepop est également un vecteur de découvertes de talents via le <a href=http://www.sucreblog.info/sucreradio/index.php?autoplay=1 onclick= window.open(this.href, 'Radio', 'height=300, width=220, top=50, left=50, toolbar=no, menubar=no, location=no, resizable=no, scrollbars=no, status=no'); return false;> Radioblog et cette newsletter, la possibilité m'étant offerte par ailleurs d'obtenir une belle salle sur Paris, un concert Sucrepop & friends s'annonce le samedi 17 mars. Malin Plaisir, Mushi et Emmanuel Weil viendront vous proposer leurs titres en live, le concept même de Sucrepop et de ces interprètes aux 4 points cardinaux empêchant une prestation commune.
La prochaine newsletter (1er mars) vous fournira toutes les infos nécessaires.

Bon, mais cette 100ème, qu'en est-il ?

ameliane
Le titre s'intitule Comme un cri
Une petite nouvelle à la voix d'or, Julie, m'a rejoint pour l'occasion. Capable de toutes les nuances, alliant maîtrise, puissance et finesse, dotée d'une oreille qui lui permet de comprendre rapidement ce que je veux, bref une rolls d'interprète, je n'espère qu'une chose, retravailler avec elle.
Un titre à la couleur soul, tout en groove, optimiste et annonçant la saison des amours, si j'en crois le texte ! Il se lit et s'écoute ici.
Un rappel puisque ca ne semble pas si clair que je le pensais, sur le lecteur flash qui permet d'écouter le morceau, le triangle de gauche sert classiquement à lancer l'écoute, celui de droite à télécharger le mp3 sur votre machine. Tableau Comme un cri, avec l'aimable autorisation d'Améliane

Si le marché musical est morose, la production musicale, elle , est toujours aussi bouillonnante et pléthorique, de la nouvelle scène françaiseà celles de tous les points du globe, et fait mentir les pythies annonçant la fin de la création pour cause de piratage intensif.Il n'y a jamais eu autant de choix qu'actuellement, et si les labels peinent à trouver une solution économique viable, une fois celle-ciidentifiée, ils n'auront que l'embarras du choix pour signer, ce n'est pas le talent qui manque.
Le premier de cette sélection Donore, au carrefour de la pop et du folk, si j'en crois le buzz autour de lui, il est en bonne voie pour décrocher la timbale prochainement. Je ne connais pas la totalité de son 1er et unique album, mais les titres de son site myspace laissent entendre un vrai univers. et le titre Mayra que je vous propose ici à tout pour cartonner en radio.
Donore=
Lovely
Initialement un quintet de reprises des Beatles parisien, les Lovely Rita, dont le patronyme scelle définitivement la descendance, se lancent depuis peu dans la création de leur propre répertoire. Comme bon sang ne saurait mentir, leurs influences sixties transparaissent aisément dans leur musique. Harmonies vocales, ricken en bandouillère carrillonnant à tout va, Baked bean, extrait de leur tout permier EP original, présenté ici oscille entre les Who et les fab fours, on a vu pire comme parrains.
Comme ce type de musique à ma préférence, restons dans la pop façon grands anciens. Cosmic Latency est un duo qui lui aussi tente avec succès de nous replonger au coeur de la pop. Choix de l'anglais également, moins sixties mais plus eighties, synthés et guitares s'accouplant allégrement, dans une pop matinée d'electro, nostalgie quand tu nous tiens. Une particularité, les deux chantent lead systématiquement pour donner une couleur particulière. Les Buggles croisent FR David, OMD s'acoquine avec Visage. J'adore.
Cosmic
AlternativA
Eux sont néerlandais, AlternativA, Ils m'ont envoyé leur unique album à ce jour . Frappé lui aussi par la foudre Electric Light Orchestra, Willems Evers, le leader, décide d'écrire un album à la manière de. Et donc, ecriture, recrutement de musiciens, enregistrement, cela paraît simple énoncé ainsi, mais c'est une aventure de plus de deux ans. Le résultat, A night in Starlight, porte indéniablement la marque de fabrique made in Jeff Lynne. Si vous aimez Elo, vous ne pourrez qu'aimer cet album, certe en dessous de son illustre ainé mais qui ne démérite pas, loin de là. Chronique plus approfondie à venir.
Si la version Canada Dry d'AlternativA ne vous intéresse pas (et dans ce cas, vous auriez tort), les remasters d'ELO arrivent sur le marché avec encore quelques inédits. Celui présent sur Out of the Blue, et qui, à mon avis, a été largement remanié par Jeff Lynne récemment, est enfin un titre intéressant. Latitude 88 north, sans être un chef d'oeuvre est plaisant, et quel pied de réentendre la voix de Lynne sur un nouveau titre.
<img src=http://www.sucrepop.com/img/news/2007-02/outoftheblue.jpg alt=Electric Light Orchestra LAtitude 88 north width=100 height=100 />
Isa
Il est des artistes, une seule écoute d'un morceau suffit à vous convaincre d'être tombé sur une pépite. C'est le cas avec Isa Sompare. Voix, son, atmosphère, tout ce qui ce dégage des 3 titres en écoute sur son site irradie le talent. Le mix est à peine tout frais que la miss nous fait ce cadeau d'autoriser Sucrepop à le diffuser. Si le futur album est à l'avenant de ce qu'elle nous laisse découvrir là, on devrait réentendre parler d'elle rapidement. Ne passez pas à côté, faites passer l'info, Talent droit devant, et rappellez vous c'est ici que vous aurez entendu parler d'elle la première fois.
Retour en france avec un duo, le groupe Watto Watoo. Tout à fait l'univers qui me plaît. Un poil kitch, un côté low-fi prononcé, minimaliste parfois, habité par la voix acidulée de Pascale, entre bossa nova et pop, du bricolage et le côté amateur qui donne tout son charme. Et puis, un groupe qui choisit de faire une reprise de l'amour en fuite d'Alain Souchon B.O du sublime film de François Truffaut avec la non moins sublime Dorothée (oui, celle des musclés) ne peut être qu'un groupe avec du goût.
Vous retrouverez ces braves gens ansi que d'autres sur la compil NotCD2. Un peu le même principe que mon radioblog, avec une présentation nettement plus classieuse mais une régularité moindre. Cette compil date maintenant, je ne sais pas si une troisième est sur les rails, rien ne l'indique sur le site, mais celle ci contient de bien belles choses.
The forbidden Pop Experiment au nom et à la pochette très psychédélique fait plutôt dans le pop/rock plus classique. L'intro est d'une efficacité redoutable, break de batterie, ligne de basse en contre point, arpèges de guitares pour emballer le tout, accroche immédiate. Le soufflé retombe un peu ensuite, mais reste d'excellente facture.
Forbidden
Autre style, en provenance des USA, un instrumental une fois n'est pas coutume. Le sieur Andrew Heinlein est l'auteur d'un programme permettant de télécharger les fichiers audio de Myspace, cette première qualité m'yant permis de découvrir la seconde, ses qualités de compositeurs de musique dite classique. Donc orchestral dans le traitement, et plus qu'interessant dans le résultat. Réminiscent parfois de L'Elton John de song for Guy.
Absolue odyssee est un groupe du catalogue AIMSA, repère d'artistes divers et variés qui distribuent librement leur musique. Aucune chance de mettre du beurre dans les épinards, mais du sel dans votre vie certainement. Etrangement le site du groupe ne dit pas un mot de la chanteuse ni de ce titre, entre electro et rock a l'atmosphère changeante et attractive. en tout cas, belle réussite.
<img src=http://www.sucrepop.com/img/news/2007-02/catstevens.jpg alt=Cat stvens - Yusuf Islam width=100 height=100 />
Dans la série, ils reviennent, Yusuf Islam, plus connu sous le nom de Cat Stevens nous fait son grand come back après quasiment 30 ans de disparition de la scène pop. Alors évidemment, j'étais partagé entre la curiosité, l'espoir que l'album soit réussi et la crainte qu'il ne soit qu'un salmigondis religieux prechi-precha à la Georges Harrison des mauvais jours. Force est de constater que le disque, s'il est loin de ses plus belles réussites comme le somptueux Tea for the Tillerman est néanmoins un agréable disque ou la voix n'a rien perdu de sa superbe. Reste que les compos sont quand même trop ordinaires pour vraiment attirer l'attention, le titre que je vous propose ici étant, à mon sens, le meilleur de l'album.
Redescends sur terre de Bijou SVP, et c'est toute ma jeunesse qui me saute au visage. La voix de Philippe Dauga tente de ressuciter le trio Bijou de la fin des années 70. Et y réussi à la perfection. Un petit bijou, c'est le cas de le dire, pop, qui arrache bien, la basse qui pousse au train et les guitares qui ne demandent pas leur chemin. Ca cogne, ca sonne, on en redemande.
Catégorie rock, très actif sur la scène indépendante et dans le monde de la musique libre, David Law and the Arkitekts propose une musique électrique et habitée, et qui pour autant, allez savoir pourquoi, me fait parfois penser à Ange ! C'est prenant, comme Christian Descampssait l'être parfois.
Et histoire de se quitter sur une petite douceur, une pièce pour piano écrite et interprétée par Corriya. Si vous êtes amateur, vous en trouverez d'autres sur son site, toutes aussi réussies.
Corryia
Voilà, une chose peut être considérée comme certaine, il n'y aura pas de 200ème. Néanmoins, l'aventure continue, rendez-vous le 1er mars pour le titre 101, spécial dalmatiens, d'ici là, bonne écoute et merci d'être aussi nombreux et fidèles à écouter Sucrepop & Friends.

A suivre …

Phil
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Les 1er regrets de 2007

janvier 1, 2007 Temps de lecture: 12 minutes
voeux
Impossible évidement d'entamer cette nouvelle année sans vous présenter mes meilleurs voeux. Que cette année vous soit donc douce et musicale, que la santé vous accompagne et que le poids des ans sur nos vieux os se fasse le plus léger possible.

Au menu de cette 99ème lettre d'info sucrepopienne, un nouveau titre, of course, de la vidéo et une palanquée d'artistes aussi talentueux qu'inconnus, bref la routine quoi.

Pou commencer l'année, un duo, le 1er sur Sucrepop.
C'est l'écoute du dernier - et médiocre à mon goût - Françoise Hardy sorti récemment qui m'a décidé, et c'est la réecoute de Malin Plaisir qui m'a convaincu de la faisabilité. Quoique loin d'atteindre leur maîtrise, le résultat est là.
Corinne et Romilis se sont gentiment prêtés à l'exercice à distance, et sans jamais s'être rencontré, ni même avoir échangé le moindre mail, ils ont donc raconté leur rupture ;o) dans ce titre nommé Les regrets.
Le résultat est ici même ou cliquez sur l'illustration ci-dessous pour y acceder.
Côté musique, mon inspiration courait du côté des Prefab Sprout période Jordan the comeback, assez orchestral.


A compter du mois prochain, ayant changé une partie de mon matériel, j'espère améliorer en qualité ce que je vous propose.

Côté videos, deux impliquant Sucrepop. Tout d'abord, le film Gino qui était en compétition dans le festival de court métrage quebecquois a gagné le grand prix du public. Le rapport avec Sucrepop ? Une partie de la bande son est l'un de mes titres. La seconde video est le seul titre de Sucrepop à être une reprise pour le moment, sur le site when i'm 64. Histoire de cloturer l'année de ce tribute à Mc Cartney , j'ai demandé à Flame, dessinateur sur Fab Story de me concter spécialement une bande dessinée, projet qu'il à immédiatement pris à coeur et mis à exécution. Le résultat de notre travail commun se trouve sur chacun des deux sites. Il y a une quinzaine de jours, à l'initiative de Cedric et Caro, webmaster, entre autres de Sincever et Autoproduction.net, en escale en France venant du Canada, je suis passé au travers de l'écran qui, depuis des années, nous servait de lien, transformé le virtuel en réel, les photos du net en 3D animée bref une poignée d'entre nous se retrouvèrent autour d'une table.

L'occasion était donc belle de vous faire redécouvrir, puisque j'avais pour la plupart déjà évoqué leur nom sur ces pages, leur musique.

Pour ouvrir le bal, celui qui nous a trouvé le lieu de rendez-vous, ou il organise mensuellement des spectacles et qui à joué l'hote Fernand Pena
Plusieurs albums sous la ceinture, le prochain en cours de réalisation, c'est un talent multifacettes que je vous présente là, un activiste de l'artistique.
fernand
Lo et les autres c'est Lo et Cedric, ou Cedric et Lo, suivant les morceaux. C'est aussi une association Piment Noir ou un autre site http://www.lo-w.net/ bref des gens qui essaient dans tous les sens. en tout cas un timbre de voix qui me fait craquer et des compos assez diverses. Clin d'oeil, dans ma jeunesse, un des avatars de Sucrepop fut Corinne et les autres.
Fabrice Collette était présent également. Son nouvel album est en préparation et si j'en crois les extraits proposés sur son myspace, les guitares seront à l'honneur. En voici un avant goût
Darvel, dont je n'avais jamais entendu parler auparavant m'a contacté pour me proposer d'écouter son album. Bien lui en a pris, pour ceux qui, comme moi, sont fans absolus de Polnareff, sa voix ne devrait pas vous laisser indiférent. Des orchestrations à la Obispo, pop rock, très actuelles un talent évident, ca sonne et il devrait faire parler de lui. Il lui manque simplement le gros single qui tue pour mettre tout le monde à genoux. Plus qu'a suivre, à surveiller de très prêt.
Il est autrichien, viennois pour être plus précis, et la pop n'a plus de secret pour lui. Richard Kapp propose des ballades pop ou le piano est roi. sa musique est typique de la pop indée élaborée, recherchée et néanmoins accessible.
Une voix féminine bien timbrée, aux accents assez doux, une musique sautillante emmenée par un piano, Thallium est le véhicule artistique d'Hugo Galatioto. Un 4 titres, Prémices, est dispo sur leur site avec un slow d'une efficacité redoutable, Tout savoir. J'aime franchement la voix de la demoiselle, un EP est un peu court pour se faire une idée définitive, mais il y a là un beau filon à creuser
elle sont trois, américaines de Brooklyn, et pourtant le groupe s'appelle Au revoir Simone. Une formation originale par sa composition, toutes les 3 claviers, accompagnées d'une boîte à rythme. Une musique très douce, très fraîche, entre comptine et popsongs qui, par certains côtés m'évoque Azure Ray, il y a pire comme référence.
Doté d'un nom inutilisable sur le net &ND diffuse une pop plus rock and roll ou même carrément pas pop du tout ;o). N'empèche, la basse propulse le tout de manière efficace et les guitares ne sont pas en reste, ca pulse bien et sans rien révolutionner, offre une sacrée dose d'énergie.
Alors évidement, quand on a cette plastique, il faut faire montre d'un sacré brin de plume pour être crédible malgré tout. Elle s'appelle John, histoire de semer le doute, et son look Françoise Hardy rejailli également sur sa musique. Ca accroche de suite, intimiste et universel à la fois, entre pop et folk, elle confirme donc l'adage de monsieur de La Fontaine son ramage se rapporte à son plumage.
Elise Belmont écrit de belles chansons, celle présentée ici est un hommage à la chanson francophone sous un rythme bossa,, que du séduisant donc. Des musiques au service de textes qui sont loin de servir de faire valoir
La première Compilation Officielle AIMSA est parue. Ce qu'est AIMSA est une longue histoire, un combat devrais-je écrire que vous découvrirez sur leur site. Une vingtaine d'artistes sont ainsi mis à l'honneur, On y retrouve une majorité de titres pop/rock, de la chanson française très variée et quelques incursions dans l'électro. C'est Bidibule que j'ai choisi pour illustrer leur propos
Très loin de l'autoproduction, des vétérans reviennent sur le devant de la scène. Près d'un quart de siècle depuis leur dernier album, The Who sont de retour. Enfin les deux survivants. Daltrey na rien perdu de sa superbe, la voix sonne, toujours aussi impressionnante de puissance et de rage un plaisir que de l'entendre après si longtemps. Les compos ne sont pas du grand Pete Townshend, ni du très mauvais non plus, sa patte est très reconnaissable, manque la richesse mélodique qui caractérisait les Who ou même ses albums solo.

Rendez vous pour la 100ème le 1er février !!


A suivre …

Phil
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Cette musique est le 98ème épisode.

novembre 30, 2006 Temps de lecture: 19 minutes
Et de 8 !
En effet la huitième année de cette aventure touche à sa fin ce mois ci.
Huit années de distribution musicale, nous n’étions pas si nombreux à offrir notre musique en 1999, huit années d’échanges et de partage, de travail collaboratif et de rencontres.
Un petit bilan s’impose donc.

Côté positif, la fréquentation du site est en croissance régulière, plus de 600 personnes au quotidien, de tous horizons, si j’en crois mon détecteur d’internautes (cf Sucrepop around the world récemment mis en ligne). Si j’en juge par les compteurs présents sur les sites des autres artistes autoproduits, c’est même carrément exceptionnel. A l'évidence le résultat d’un choix éditorial, ne pas rester concentré sur son propre travail mais se tourner vers les autres donc ,pour 2007, je garde le cap.

Côté négatif, cette fréquentation n’a rien à voir avec ma musique, pour autant que j’en puisse juger. Initialement je pensais qu’allier des chansons « correctes » à la performance d’en distribuer une chaque mois, en privilégiant le net pour la distribution et le travail collaboratif suffirait comme caisse de résonance. Y ajouter en supplément un coup de projecteur sur d’autres artistes talentueux me paraissait suffisant pour m’extraire de la pléthore de sites similaires. Perdu ! Je n’ai quasiment plus aucun retour à la mise en ligne de chaque titre, je n’ai déclenché aucune curiosité ni dans les médias classiques, journaux, radio, ni sur le net et sa foultitude de sites d’infos. Silence radio le plus total. Même en comptant que les chansons made in Sucrepop soient exécrables, rien sur le principe même de ce projet tout de même inédit. A en douter que le net puisse en fait permettre de se démarquer. Et d’ailleurs, si l’on regarde bien, depuis son avènement ces dernières années, quels artistes le net a-t-il permis de révéler ? Ils se comptent sur les doigts d’une main alors que la démocratisation de l’informatique et du net ont offert à un nombre encore jamais atteint de pouvoir prétendre à toucher un public plus large.
Bref, faut pas compter sur le net pour se faire un nom, rien ne vaut la scène, et en un sens c’est plutôt rassurant.

Pour clôturer cette année, Laura qui l’avait ouverte, avec un titre clin d’œil, Cette musique. Ce titre, a été écrit en réaction à cette étiquette variété qui colle à la peau de ceux qui chantent en français sur des musiques non ouvertement rock. J’aurais beau revendiquer des influences 100% anglo-saxonnes, si Michel Berger ou Laurent Voulzy ne sont pas parvenus à s’en défaire , ce n’est pas le petit Sucrepop qui y échappera. Les mêmes titres chantés en anglais, et je pouvais prétendre sinon à la reconnaissance des Blondie, Swan Dive, Elton et autres Wings, en tout cas à être classé dans la même catégorie. Raté ! C’est Didier Barbelivien et Lorie mes camarades de jeux ;o). Cette musique s’écoute et se lit ici.

Ce mois ci, comme chaque mois, la liste des artistes de talent s’agrandit. Du bon, du très bon à écouter jusqu’au fêtes.

Bon. Il va être difficile de faire plus pop que The Chiltons, les plus érudits d’entre vous auront deviné, vu le patronyme choisi, leur influence majeure. Nous sommes dans le pop/folk entre Beatles, Big Star ou the Shins pour l’actualité. Un EP 4 titres est sorti récemment. Compos mélodiques et fraîches, délicates harmonies vocales sur coulis de guitares acoustiques, recette éprouvée qui fait mouche à nouveau.
Autre groupe francophone dont j’ai parlé maintes fois, séparé aujourd’hui, et qui à eu l’excellente idée de refaire son site en y ajoutant toutes ses compos, Victoria nous laisse donc un superbe testament, deux albums ou la classe s’impose. Je ne sais pas ce que sont devenus leurs membres, mais des mecs capables de pondre des chansons du niveau de Getting less, English Garden ou Sunflower Seed n’ont vraisemblablement pas encore tout dit. Je suis preneur de toutes infos.
Toujours au royaume de la pop de haut niveau, Christopher Holland. Les exégètes de la pop made in Grande Bretagne devineront peut être la parenté avec le grand frère Jools de Squeeze. Comme bon sang ne saurait mentir, le Christopher que voilà, accompagné des Cosmic Harmony propose à son tour une musique tout en finesse, et compense sans problème la disparition (définitive) de Squeeze. Très sixties/seventies, mais je ne m’en lasse pas.
Après le frère, un fiston. Sean Lennon, fils de qui vous savez vient de sortir un second album, loin des expérimentations du premier, celui-ci est plus pop, franchement inspiré par moment. Après un Yoko like, un Lennon like donc. Sans atteindre les sommets de son père ni l’excellent Valotte de son demi- frère, il réussit là un bel opus tout de même.
Je ne reviendrais que brièvement dessus puisque déjà chroniqué ici même, le « nouveau » Beatles, Love, n’a de nouveau que le nom. Mais évidemment, c’est toujours un plaisir que d’écouter ces pépites.
En directe de Norvège, Ephemera, un des mes plus gros coup de cœur de ces derniers mois. Elles sont 3, sont déjà chez elles des superstars et totalement inconnu hors de leur frontière. Pourtant quel talent, quelles chansons !. Leur site n’a plus de news depuis fin 2005 mais une page myspace ayant été ouverte récemment, nous pouvons légitimement supposé que ce n’est qu’une veille.
D’un clic de souris, direction l’autre bout du monde. Ils sont originaires de Nouvelle Zélande, The Brunettes est un duo. Ils concoctent une pop cheap, faite avec les moyens du bord. Un charme passéiste s’en dégage. Ils ont fondé leur propre label, et vous trouverez sur leur site un jukebox reprenant des compos des différents groupes. De quoi passer quelques moments de découvertes.
Il est brésilien, m’a envoyé un mail via myspace. Jan Felipe Beer offre deux titres, loin des archétypes de la musique sud américaine. Pas de trace de bossa dans ce qui est proposé, une rock plutôt sombre, à l’image de la photo. Le second titre est de la même veine, une atmosphère mélancolique, pas pesante mais tirant plus sur la nuit que le jour. Probablement l’intraduisible sentiment de Saudade.
D’un continent à l’autre, c’est en suisse qu’officie Dorian Gray. Hormis l’étrange idée de choisir ce pseudo garantissant une quasi invisibilité sur le net, cet homme, multi instrumentiste a pris le parti d’enregistrer son album sans l’aide de personne. Et le résultat se pose là. Une chronique plus détaillée suivra dans la rubrique du même nom, sachez simplement que loin des orchestrations à l’ersatz d’instruments type Sucrepop, nous avons ici un album impressionnant par sa qualité de réalisation. Bien plus du côté rock que pop, son univers est proche de Muse, Radioheaf, Coldplay, bref de quoi peut être ramasser la mise.
Rien qu’en arrivant sur leur page, on comprend de suite qu’Obamo, dont il est question ici, est resté bloqué en période psychédélique. La lecture de certaines de leurs influences éclaire un peu plus le chemin. John B Sebastian, Crosby Still and Nash, Matching Mole .La musique proposée est très calme, douce et reposante, non je n’ai pas dit planante. Relaxante est le terme exact. En tout cas, nulle trace d’agressivité ici.
Peu d’artistes chantant en français dans ma sélection de ce mois ci. En voici un, Michel Seban. Celui là, je lui promets un bel avenir. Une voix accrocheuse, des compos du même métal, un truc dans l’air du temps qui me laisse à penser que la Belgique nous propose là quelqu’un avec qui il faudra compter si les petits cochons ne le mangent pas avant. M’étonnerait qu’il reste longtemps autoproduit celui là.
Toujours francophone, made in la Riviera, Max se décide à pousser la chansonnette après de nombreuses années passées à jouer des covers anglaises dans les pubs de la côté d’Azur. Bien lui en a pris. Certes les chansons sont ici réduites à l’essentiel, guitare/voix. Pas d’orchestration pour le moment, mais l’esprit est là, et en attendant la forme, le fond lui, est bien présent.
Robert Tits à une chanson qui porte le même titre qu’une des miennes. Je ne pouvais donc qu’être attiré. Le site est pour le moins discret sur le groupe, peu d’info mais de la musique. Ca sonne, là ou ls photos donnent une impression de groupe très rock, si cette facette est bien présente, grosses guitares à l’appui, la voix adoucie le tout pour en faire des morceaux presque pop. Un croisement entre Bijou et les Ramones.
Phyltre revient avec un sept titres. L’album précédent, Solal, était longtemps resté sur ma platine, c’est tout naturellement que j’ai jeté une oreille sur leur nouvel opus. Changement non pas radical mais nette évolution. Le fait de faire plus de scène peut être, le groupe semble avoir un peu mis en retrait son côté pop pour forcer le trait sur l’énergie. Des textes toujours en prise avec le monde, des guitares toujours aussi affûtées et un chanteur redoutablement efficace, si, à titre perso, je regrette l’efficacité mélodique de titres comme Download, Solal ou Si la vie était bien faite, il faut reconnaître que le petit dernier devrait faire son trou sur les scènes rock de France et de Navarre.
J’étais complètement passé à côté de lui lors de la sortie de son 1er album. Grave erreur. C’est en traînant sur le forum de Michael Miro ou son nom était évoqué à plusieurs reprises que j’ai eu la curiosité d’aller écouter Monsieur Clément. Bien m’en a pris. Tout à fait l’univers qui me fait craquer. Si Malin Plaisir ou Laurent Dutrey que je pousse régulièrement sur ses pages vous sont familiers, vous devriez avoir un gros coup de cœur pour cet auteur compositeur interprète, remarquable.
Retour à un son très Beatles, côté Georges Harrison, StrangeBand aussi français que leur nom ne le laisse pas entendre assume pleinement leurs influences. Si le son pèche un peu (mais je me suis laissé dire qu’ils entraient en studio) les compos ont tous les ingrédients pour faire mal. Le petit gimmick qui accroche et qui fait la différence. Il suffirait d’une vrai production pour qu’ils expriment tout leur potentiel, car c’est du solide.
Corriya, ma petite suisse préférée vient de sortir un 4 titres nommé tout simplement. J’en ai déjà dit tout le bien que j’en pensais ici, mais Ne pleurez pas ou Kiss en Fa ludique sont magiques, ne passez pas à côté.
Et pour terminer, un autre groupe norvégien, qui s’appelle West side tennis club ?? Je ne sais ce qui se cache derrière, le site est écrit dans sa langue natale, mais ces braves gens s’y entendent pour écrire une chanson efficace. Les infos disponibles sur Myspace sont assez succinctes, comme toujours mais les 4 titres présents ne ratent jamais la cible, ça n’est pas donné à tout le monde.
L’interview faites hier soir sur radio plus sera en ligne page interviews dès réception de l’émission sur CD et montage. Deux heures en compagnie de votre serviteur avec une programmation aux petits oignons restez à l’écoute.

Si vous voulez un peu de lecture, un site propose une revue consacrée à la chanson, www.ledoigtdansloeil.com , c’est divers, passionné, c’est fait par des amateurs, au sens propre du terme, bref, ca ne se rate pas.

Sur ce, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et vous donne rendez-vous l’année prochaine pour entamer une 9eme édition de distribution de bonbons pour les oreilles


A suivre …

Phil
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L'épisode 97 ne ressemble à rien

octobre 30, 2006 Temps de lecture: 17 minutes

Cette lettre peut être lue et écoutée en ligne en page d'accueil de Sucrepop

Bonjour à toutes et à tous.

Quatre ans.
Quatre années déjà que Marijane était absente de Sucrepop, depuis Foutu d’avance pour être exact. Contact était gardé, puisque je suis le webmaster de son site, mais la préparation de ses deux albums, et tout bêtement l’idée de le faire avaient mis le projet en stand-by. C’est réparé ce mois ci avec Ca ne ressemble à rien, le 97ème titre de Sucrepop, qui voit également le retour de Maître Benoît à la guitare, après une interruption de près d’un an pour cause de paternité .

Un titre placé donc sous le signe des retrouvailles. Une popsong au tempo plutôt tranquille, 4’13 en écoute ici. Marijane aux vocaux, guitare solo, Benoît, le reste du bruit votre serviteur.

Je rappelle aux petits nouveaux que, comme pour la quasi totalité de mes titres, les versions instrumentales mp3, midi karaoké et les grilles d’accord sont disponibles dans la rubrique téléchargements.

Pour ce qui est de la compilation du mois de novembre, que vous ai-je donc trouvé à fondre entre vos oreilles ?

<img src=http://www.sucrepop.com/img/news/2006-11/Lunartiki.jpg alt=Lunar Tiki's width=70 height=100 align=left />
Puisque la nostalgie des retrouvailles est le signe sous lequel est placé ce mois, ma présence récente sur myspace m’a permis de retrouver Simon, l’une des 5 ou 6 personnes qui assistèrent, live en direct, à la naissance de Sucrepop en 1998, nous étions alors sur une mini liste de discussion commune depuis de nombreux mois lorsque j’ai lancé ce projet. Lui-même émérite musicien, ayant connu un important succès avec le titre My Suitor et le groupe belge Berntholer. Son nouveau groupe Lunar Tiki’s , qualifié de Surf pyschédélique (si si, ca existe ) a récemment été rejoint par une jeune chanteuse, Leo, accentuant le côté sixties.

Côté super pop, The Gostins propose une musique d’influence indéniablement anglaise, ce quartet français à le chic pour écrire de petites mélodies addictives et le Alright que je vous présente ici devrait vous convaincre sans coup férir. Si vous êtes sur Paris, ils sont en concert la semaine prochaine le 7 novembre, rendez-vous sur leur site pour en savoir plus.
Quitte à parler de pop, l’un de ses maîtres sort, enfin, son nouvel album, le 3ème, nommé Triangle. Linus of Hollywood est de retour, sonnez le tocsin, réveillez les morts, il est de retour. Sorti le 24 octobre , j’ai commandé son album sur Not lame (pour les bonus japonais), pas encore reçu évidemment, mais les titres en écoutes confirment qu’il n’a pas perdu la main. Pour ceux qui ne connaissent pas, l’idée d’un croisement entre Gilbert O’ Sullivan et les Beach Boys, Les Wings et les Zombies devraient vous mettre sur la voix. Plus pop que lui, aujourd’hui, il n’y a pas. Chronique à suivre, évidement.

Sur le même label japonais, Philter’s record, que le sus-nommé Linus, le trio suédois de The Man sévit dans le même domaine, Pop seventies et harmonies vocales. Mêmes influences conduisent au même résultat. Ca fond sous la langue, de la crème chantilly musicale.
Restons dans le grand nord avec une norvégienne, Ane Brun (merci Pierre). Un timbre de voix bien particulier, des chansons intimistes et singulières font de cette artiste folk une combinaison gagnante. Elle a crée sa propre maison de disque, enregistré deux albums dont l’un de duo, bref une autoproduite qui se prend en main et qui montre la voie ?
Toujours côté féminin de la force, mais retour en France avec Stidy Jane. De la pop avec une touche d’électro, voilà comment elle qualifie sa musique. En tout cas, à coup sur un univers attachant, original, un album est en cours de réalisation, à suivre donc.
Dans un registre tout à fait différent, Youlia Djeddi m’a envoyé un de ses nouveaux titres, une reprise en l’occurrence, the Thrill is gone. Et je n’ai pas résisté au plaisir de partager avec vous cette version décapante, ou la guitare est sublime et ou la voix n’est pas en reste, L’ombre de Janis Joplin plane au dessus, Youlia, le prochain album, c’est pour quand ?
Anthony Fletcher a eu l’excellente initiative de m’envoyer son album, Atlantique. De prime abord, j’ai trouvé le disque un peu uniforme, seul l’heureux et peu commun, dans la pop francophone en tout cas, alliage de cordes et de guitares acoustiques m’ont donné envie de réécouter plusieurs fois l’album. Et, insidieusement, il a fait son chemin, laissant son charme opérer, comme une femme que l’on aurait jugé quelconque au 1er regard pour se révéler ensuite envoûtante. S’il manque, à mon avis, un single fort pour porter l’album, ne passez pas à côté d’une occasion de vous faire du bien.
Exactement dans la même situation, mais nettement plus connu, le dernier album d’Henri Salvador est sorti, et pour un amateur de bossa nova tel que moi, impossible de faire l’impasse. L’ayant chroniqué ici même, je ne reviendrais pas dessus, sachez simplement que la bossa devrait être obligatoire ;o)
Jean Marc Fustier(merci Véronique), m’a l’air bourré de talent. Dans une tradition chanson française qui prend ses racines du côté de Gainsbourg pour aboutir à Gérald de Palmas, guitare acoustique en avant, une voix bien posée, des titres qui parlent du quotidien, comme un Miossec pourrait le faire, mais en plus pop, plus accessible. Un outsider avec lequel il faudra compter.
Pascal Heuillard lui, offre des chansons tente le grand écart entre Chopin et Gainsbourg. Avec parfois une certaine réussite, même s’il s’égare parfois, à mon goûts, dans des textes provocants, mais qui peuvent trouver leur public. Probable que c’est sur scène que son univers prend toute sa dimension.
Je suis tombé sur Swan Dive car leur nom est l’homonyme exact d’un groupe américain que j’apprécie tout particulièrement. A vrai dire je connais au moins 4 groupes qui portent ce nom. Le quintet dont il est question aujourd’hui est plus rock que pop, le titre en écoute est extrait de leur nouvel EP 6 titres. Ils font régulièrement des concerts sur Paris, les dates sont sur leur site.
A la source m’a également envoyé son album, Charmante soirée chez Mademoiselle Fleur. 14 chansons sentimentales et fraîches avec juste la pointe d’humour nécessaire pour accrocher l’attention. Entre folk et pop, Pas pour moi est représentative de l’album, si vous craquez pour celle là, le reste devrait vous emballer.
Pour terminer cette sélection musicale, Myriam Kastner. Une voix qui vous attrape de suite pour ne plus vous lâcher. Du feeling à revendre, une énergie non dissimulée, des compos qui font mouche, dans la grande famille variété rock des Godman, Obispo et consort. L’humeur à l’anglaise à tout pour la faire passer de l’ombre à la lumière, c’est tout le mal que je lui souhaite.
Un peu de lecture ?
Il était une fois un groupe, Aura, aujourd’hui dissous, dont j’aimais bien la musique. JMC, l’un de ses membres, en plus de maintenir un site sur Laurent Voulzy, les gens d’avril, et de participer à moultes aventures musicales est aussi écrivain à ses heures. Et, comme de nombreux amoureux de l’écriture, il a ouvert son blog, Comme j’aime bien son style et son humour (et sa Rickenbaker ;o) je vous invite à y faire un tour, voir à lire l’une de ses nouvelles, récemment mise en ligne.
Un nouveau site sur Electric Light Orchestra,Discovery vient d’être mis en ligne, dédié entre autre aux bootlegs et covers de titres signés Jeff Lynne. Un de plus à porter la bonne parole.
Et pour clôturer cette newsletter, Revolution Sound Record vient de sortir The featuring album, Un album enregistré un peu à la manière de Sucrepop, c'est-à-dire en permettant à des artistes de différents univers de travailler sur un projet commun via l’échange de fichiers par mails. Bref du collaboratif encore plus poussé que je ne saurais le faire, c’était bien le moins que de signaler la sortie réalisé en à peine un an.


Un peu de ciné ?
Un site canadien, le court en web, propose pour sa seconde édition un concours de courts métrages au thème imposé, s'inspirer de films issus du cinéma québecquois. Le rapport avec Sucrepop ?
Sur l'un d'entre eux, Gino, je fournis une partie de la bande son. Pour qui, comme moi, ne connais pas le film original, Gina, la parodie perd une bonne partie de son sel, mais je suis content que Benoit Desjardins, le réalisateur, ait pensé à moi.

Contrairement à mon habitude, je vous donne rendez-vous non pas le 1er décembre mais le jeudi 30 novembre à 20h00 pour une émission de radio spécial Sucrepop. En effet je serais l'invité de Christophe sur Radio plus émission que vous pourrez écouter soit par Internet sur le www.radio-plus.fr soit en live en sud Essonne sur 89.2 FM.


That’s all folks, la suite en décembre, d’ici là, portez vous bien et gare aux courant d’air.

A suivre …

Phil
www.sucrepop.com
des bonbons pour les oreilles
Sucrepop,
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