Satellite

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Juin 2009 - Satellite

Ukulele_John.jpgCes deux mois sans Julie ne vous ont pas paru trop long ? La voici de retour. Après le titre rock tendance hard du mois dernier, c'est avec douceur que j'aborde l'été. Satellite, une de mes Nièmes histoires de rupture sentimentale est essentiellement piano-voix, une basse et quelques nappes de synthés agrémentant le tout. Comme les petits dernières, elle a été composé au ukulele, même s'il n'en reste plus une trace au final. Pour écouter mon slow estival et découvrir Julie devenir un satellite, rendez-vous sur cette page.
Vous pourrez retrouver Julie sur scène à l'Olympia en tant que danseuse cette fois, le 20 juin à l'Olympia, dans Metro n'hommes une comédie musicale de Chorus Life.  D'autres sorties en ce mois de juin ? Allez je vous en conseille deux autres, les 5 et 6 juin au Théâtre La Fenêtre à Paris dans le 11e, retrouvez  Laurent Gatz  et Ana Pankratoff au China le 17. Par ailleurs réservez dès aujourd'hui votre 4 juillet pour le Paris Uke Fest, l'incontournable rendez vous des amateurs de ukulele.
3 reprises ukulele/voix avec leurs grilles d'accords ont été ajouté, Le loup la biche et le chevalier d'Henri Salvador, Quand j's'rais KO d'Alain Souchon et La maladie d'amour de Michel Sardou sans compter les ajouts au compte goutte de de mes propres titres au même format (rubrique sUKrEpop).
Les sortie d'albums s'amoncellant sur mon Ipod, voici les quelques chroniques que j'ai eu le temps de rédiger. Yusuf ex Cat Stevens double la mise de son récent retour avec Roadsinger, l'ami Christophe Willem nous colle une bonne dose de Caféine, Ophélie Winter, lundi de Pentecôte oblige, nous fait le coup de sa Resurrection, l'étonnant retour au rock de Demis Roussos, la frapadingue Arielle Dombalse confirme qu'elle est Glamour à mort, le très attendu Mika propose un petit hors d'oeuvre avant son album, Songs for sorrows tandis qu'une poignée d'actrices poussent la chansonnette dans un album nommé Madame Aime pour quelques reprises de classiques de la chanson francophone.
Après ces quelques poids lourds médiatiques, retour à ceux qui nous intéressent plus particulièrement, qui oeuvrent plus discrètement, mais avec un talent au moins équivalent et dont vous ne pourrez plus dire, je n'en ai jamais entendu parler.  Et ce mois ci, ils sont nombreux à nous proposer de jolies choses

Groupe parisien les Cheap Star promènent leurs titres sur myspace depuis un bail, l'album, Speaking like an elephant,  sort enfin. Leur nom viendrait pour moitié de Cheap Trick et pour moitié de Big Star. Si l'influence des premiers n'est pas perceptible pour les seconds vous pouvez signer les yeux fermés. Ils réussissent le tour de force d'être co produit par Ken Stringfellow et Jon Auer des Posies. Si ce groupe américain ne vous dit rien, vous passez à côté de quelque chose. Et du coup l'évidente filiation entre leur musique et celle de Cheap Star vous échappera également. Je résume donc, des guitares cristallines à la Byrds, avec un peu de fuzz de ci de là, des harmonies vocales, des mélodies aguicheuses, un parfait catalogue de pop américaine. Du doux Sugar and Candy au singles potentiels You got it all ou For saving grace c'est 100% pur sucre et la voix de Rémi est absolument délectable. un must have pour tout amateur de pop.
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Si la guitare, la country, et les petites histoires de la vie contées avec humour (mention spéciale à l'auteur, qui a une belle plume) vous parlent au coeur, Urbain Lambert va devenir votre french cowboy préféré. Une voix avec juste ce qu'il faut de sable sur les cordes vocales pour évoquer les grands espaces américains, l'Urbain chante des compos de son complice Pascal Lanier et vous emmène en terre US sans coup férir. Le son des six cordes est superbe, la pochette de cette Nuit Navajo (troisième album des compères) ne cache rien de ce que vous pouvez espérez trouver à l'intérieur. Mandoline, Dobro, steel guitare, tout l'arsenal du parfait country boy est invité. Bienvenue à Nashville sur Seine.
L'album de Spyfox, Monsters, est annoncé pour la rentrée 2009, et pour nous faire patienter, un premier titre, celui qui donne son titre au disque est disponible au téléchargement. Un zeste de Queen pour le côté baroque/précieux, une once de Mika pour la voix haut perchée et la ballade en pays pop, Spyfox est un manège ou tourne toutes les recettes qui font que nous aimons la pop. Instruments et arrangements inattendus, progressions d'accords surprenantes, et toujours en fil conducteur des mélodies à bulles, pétillantes et grisantes. le clip reflète bien cet univers aux multiples facettes, étrange et un peu barré, mais si attachant. Aux commandes de Spyfox officie J. Fox, et ce jeune homme à un bel avenir devant lui
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Je parle un peu plus haut de son prochain concert au China, entre autres dates. Un vrai coup de coeur pour elle, Ana Pankratoff, m'a conquis. Un filet de voix comme il y en a tant, mais unique pourtant, des compositions qui font toujours mouche, paroles et musique, qu'elle nous berce en bossa sur La plume et le plomb, qu'elle sorte les balais sur Waterloo ou qu'elle laisse tomber nonchalament quelques arpèges de guitares sur Est ce que j'ai l'air d'une fille amère ? c'est carton plein à chaque fois. Un souffle vocal qui m'évoque parfois une autre chanteuse également dans mon top, Coralie Clement, une atmosphère intimiste, à écouter sans modération. Le second album est sur les rails, je ne raterais pas sa sortie.
Mon instrument préféré est sans contexte la voix. Et avec Witloof Bay, j'ai été servi. 6 chanteurs et chanteuses, belge, pour un disque de reprises acapella, dont Beatles, Voulzy, Sheller, Salvador, bref un disque spécialement fait pour moi.biggrin. Donc des orchestrations uniquement à base de voix, qui se mèlent s'emmèlent et s'entremèlent. Evidement c'est à fondre, léger comme une chantilly, doux comme un baiser dans le cou. Leur reste maintenant à écrire leurs propres compositions mais ce premier album est un pur régal pour les oreilles.
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J'avais écrit quelques lignes sur Peppermoon il y a quelques mois, l'album vient d'arriver. Ils sont trois, Iris au chant, Pierre au claviers et à l'écriture, Benoît aux guitares. Fraicheur est le 1er mot qui vient à l'esprit en écoutant leur 13 morceaux. Qu'ils nous promènent à Barcelone ou dans un coin tranquille à Shibuya, (l'album s'appelle Nos ballades et se comprend dans les deux sens, le style musical et le les endroits qu'ils nous font visiter) ou nous invitent à boire le thé, c'est toujours avec la légereté d'une robe de fille à peine soulevée par la brise. Les petits miroirs, le premier single est affriolant, et je ne serais pas plus étonné que cela que ce trio séduise un large public.
C'est l'ami Pierre Prospero qui m'a mis sur la piste de Boogers, alors que cet artiste n'est pas une fille et qu'il ne pleure pas ses amours perdus derrière une guitare, m'aurait on changé mon Pierre ? confused. Quoiqu'il en soit ce petit frenchy (je précise cer rien ne le laisse deviner)  à produit son premier album, In the Step, dans son home-studio tourangeau. Entre une reprise rock electro de l'hymne Get up Stand up signé Bob Marley et Peter Tosh et des compos multipliant les influences, avec pour dénominateur commun un côté foutraque et bastringue, Low-fi en ligne de mire. Je ne connais pas l'album, simplement les titres disponibles sur son myspace, mais c'est bien suffisant pour se faire à l'idée que ce Boogers a de la ressource. Merci Monsieur Pierre.
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Pas l'ombre d'une idée de comment JMF a obtenu mon adresse postale pour m'adresser son disque, La fête foraine. toujours est il qu'un beau matin, hop dans la boîte aux lettres. Donc, pas le choix j'écoute. Côté voix, Cali a été cloné, des intonations quasi copie conforme. Des textes plutôt bien foutus, à la mode des Benabar - Delerm actuels, sachant croquer nos travers et les scènes de vie quotidienne, la musique sans être un parangon de pop rock ne plombe pas l'ambiance et permet d'apprécier l'humour général qui se dégage de l'ensemble. Cali sortirait un tel disque, il renouerait avec le succès.
Band Vagon nous vient d'Espagne, j'avais évoqué il y a quelques mois leurs reprises d'Electric Light Orchestra. Une nouvelle composition originale vient d'être mis en ligne, I'm gonna miss you, et je lève toutes les réserves que j'avais pu émettre sur la voix la dernière fois. Cette fois, ça le fait, la musique glisse toute seule entre les oreilles et s'y cale pour ne plus en sortir. L'ombre d'ELO plane toujours dans les orchestrations, et tant mieux, mais ce seul titre est supérieur à tout ce que ELO Part II a pu sortir, ne serait ce que parce que Band Vagon tient là une vraie bonne compo. J'attends un album avec impatience.
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Je me suis intéressé à Zoe Avril parce qu'Eric de Malin Plaisir m'en a parlé. Bien lui en a pris. Son 1er disque est sorti il y a un an, je l'ai raté. Je la découvre aujourd'hui et c'est elle qui, momentanément ?, fait une pause. Bref nous sommes destinés à nous croiser. Influence revendiquée, Linda Lemay, et de fait, l'écriture des textes semble être son pêché mignon, tout en s'accompagnant de sa guitare acoustique. Elle raconte donc des histoires qui parle de nous avec un joli brin de plume. Les orchestrations de l'album (enfin des morceaux que je connais) ne se résument pas à un guitare voix, mais tenter d'apporter un univers personnel autour de la belle. Pour faire connaissance avec Zoé, je vous invite à écouter cette interview en 2 parties.1 - 2.
Le nom qu'ils ont choisi est Justmegan (en un seul mot) mais même si la Megan en est la figure de prou, c'est bien un groupe complet qui officie. Elle a une voix réminiscente de celle de Martha Davies (les Motels, vous vous rappellez ?) c'est dire qu'elle fait passer le grand frisson. Ils sont fans intégrales de Mc Cartney, même si leur musique a des accents plus rock, plus sale que celle du Sir sus cité, leur reprise de Blackbird est de toute beauté et leur vaut d'ailleurs d'apparaitre dans ces pages
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Et un groupe de rock, un. Ils sont de Besançon, chantent semble t'il exclusivement en anglais, c'est d'ailleurs une tendance qui parait se faire jour actuellement. Stuck in town, c'est son nom à  4 titres sous le bras, les voici à l'assaut des charts. Rock baby rock a tout du brûlot efficace et devrait faire un carton sur les radio diffusant un pop/rock un peu plus musclé que la moyenne. Funny papers ayant les même qualités, je ne peux que les encourager à continuer dans cette voie, pas de raison que les Libertines et autres groupe de la perfide Albion cartonnent et qu'eux reste sur le quai de la gare.
Près d'une douzaine d'artistes présentés et pas une bossa. Alors, hop, je me rattrape avec Donzella, que j'avais totalement ignoré et que j'ai découvert dans les crédits du dernier Henri Salvador. Je suis donc allé écouter de qui il retournait. Et là, scotché le vieux Phil. La poignée de titres de son myspace laisse entrevoir un sacré talent d'écriture, au moins deux disques sous la ceinture, des participations diverses et variées et moi qui ne connait rien de lui. Même pas une bonne âme pour me signaler l'existence d'un bijou pareil (ah le violoncelle sur Ton ami). Je vais donc me mettre en quête de son dernier disque pour mieux vous en parler.
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Et je double la mise bossanovienne avec Tom's club. Je parle régulièrement d'eux dans ces pages, histoire de montrer que je veille et que je les soutiens. Mais de nouveautés pas l'ombre de la queue d'une. D'album, pas la moindre nouvelle. Lisa, ma soeur Lisa ne vois tu rien venir ? pas de chanson qui poudroie ou de bossa qui verdoie ? Que se passe t'il du côté de Nantes ? La déconfiture footballistique aurait elle une incidence sur le processus créatif ? M'avoir mis l'eau à la bouche avec d'aussi chouettes ritournelles pour ensuite faire les morts, c'est cruel. Allez on se bouge et on sort ce putain de disque qui va être dément !
Changement radical de styles avec I Teceo, un duo tendance hard rock. Le second album est en cours de réalisation, un titre en est extrait, que je vous propose. Une voix qui déchire, des guitares qui arrachent, avec un côté années 80 assez marqué, ça tombe bien c'est ce que je préfère dans ce domaine et je suis loin d'être le seul. Si tout le disque est du même tabac, nous allons en prendre plein les oreilles. Je suis allé écouter des extraits du 1er album, Quintessence, sur Itunes, bien sur avec 30 secondes difficile de se prononcer à coup sur mais la magie semble être déjà au rendez-vous.
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Le mois dernier j'ai déterré un groupe lyonnais, Fragile, et j'ai décidé que chaque mois j'allais tenté de sortir des limbes quelques combos qui n'ont pas eu le succès qui leur était du.  Nous voici donc fin des années 70 avec le duo Grimaldi Zeiher, aujourd'hui totalement oublié, même sur le net leur présence est très très discrète, donc tel Zorro je répare l'injustice.biggrin Soit deux musiciens français qui partent enregistrer aux USA avec la crème des musiciens de studio de là-bas sur la côte Ouest. En quand je dis la crème, quelques noms au hasard, Larry Carlton, Lee Riternour, Steve Lukather Abraham Laboriel,Jeff Porcaro, John Guerin, Jim Keltner - Steve Madaion bref le gratin. Un rêve de gosse. Et les compos (bon ok pas toutes) sont  à la hauteur des ambitions affichées. Entre chien et loup, grandiose, Seasons, somptueuse, Sidonie, fabuleuse et j'en passe. Succès d'estime, 2 albums et quelques compils à ma connaissance, et hop à la trappe. Pourtant si vous mettez la main sur les vynils ou les CD (ressortis sous ce format au début des années 90 je crois) ne les ratez pas. Ecoutez le titre que je vous propose ce mois ci et vous comprendrez.
Dans la lignée des totalement passés aux oubliettes, et dans leurs cas, pour n'en être jamais sorti, un duo, Phillips & Mc Leod pour un album de 1979, La partie du coktail, datant de 1979. Même style que nos frenchies ci-dessus, option west coast soft rock. Quasi aucune trace sur le web (un site américain en parle ici), un second album serait sorti sous leur nom, bref l'anonymat total, 30 ans après quasi effacé de la planète musique, disparu des tablettes. Et pourtant, sans être un chef d'oeuvre, quel superbe album. Des harmonies vocales d'anthologies, des guitares à faire pâlir d'envie un Laurent Voulzy, des mélodies addictives, si vous mettez la main dessus par inadvertance, ne la retirez pas.
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Retour à l'actualité. Le prochain album de Swan Dive est annoncé pour le 1er juillet. Un ukulele sur la pochette ajoute à mon impatience. Ce duo de Nashville est l'un des plus talentueux que je connaisse dans la série pop/bossa. Chacun de leur disque précédents recelait moultes pépites (la chronique du dernier en date, Until est ici). Les 2 titres du prochain qu'ils ont laissé filtrer, l'un,Topsy Turvy Love, que j'ai diffusé il y a deux mois, et celui de ce mois ci Under the palms, mettent effectivement le ukulele en avant et la bossa en retrait, mais toujours avec la qualité exceptionnelle de compositions qui est la leur, Molly Felder et sa voix envoutante nous berçant divinement. Vivement le 1er juillet !
Le compositeur de Swan Dive, Bill De Main,  ne dédaigne pas participer à des projets extérieur au groupe. et sur leur site, il indique avoir participé à la composition de deux titres de Jill Sobule, totale inconnue pour moi mais qui a eu un temps son petit succès aux USA avant de se faire jeter par 2 majors de signer sur 2 labels indépendants qui ont coulé. Du coup, un saut sur son site. Ce disque a été subventionné par ses fans, d'une manière plutôt originale. En gros, pour 25$, vous obteniez l'album avant sa sortie, pour 50 une dédicace sur le CD, pour 200, un accès gratuit aux concerts en 2008, pour 500 votre nom était ajouté dans une chanson dédicace à la fin de l'album (effectivement fait sur le dernier titre  du disque, pour 5000 elle vient jouer un concert chez vous ...). Et ça a marché. Cerise sur le gâteau, l'album est bon, un folk d'excellente facture.
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humour et rock c'est le credo de Oldelaf et Monsieur D. Le titre de l'album donne la tendance, Dernière chance d'être disque d'or. Je doute que ce soit gagné mais on passe indéniablement un agréable moment en leur compagnie. Les ouh ouh de Nathalie sont irrésistibles, la déclaration à Bérénice brigue le titre de slow de l'été avant que les paroles ne massacre tout espoir de conclure smile, Le café et son rythme de ukulele endiablé emporte tout sur son passage Et si on chantait est un véritable sketch (c'est l'une des rares chanson à m'avoir fait rire de bon coeur) et à le potentiel fédérateur pour faire un tube car ces messieurs n'oublient pas d'écrire de chouettes mélodies. Sur scène je prédis un tabac, le côté théatral des chansons étant évident. Un vrai coup de coeur. 
Finit de rigoler, voici le projet de Darko Fitzgerald. Low fi my love, c'est sa manière de se présenter. Il se dégage des cinq titres de son myspace une mélancolie, un parfum nostalgique qui séduit. Sur des tempos assez lent, il égrène quelques notes, clavier ou guitare et la magie opère. Instrumentaux ou chanté, il touche au coeur à chaque fois. Interlude en même pas deux minutes ferait un parfait générique d'un film de Rohmer. La voix presque hésitante d'In my arms devrait donner à n'importe qu'elle demoiselle l'envie de le prendre dans ses bras. Le premier EP est annoncé pour bientôt, nous devrions en reparler.
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Electro toujours mais avec une dos de rock plus prononcé voici les Mashins, trio parisien, qui, plutôt que des albums, a opté pour la parution d'EP. Roxy & Foxy vient de m'être envoyé.  Depuis le précédent, ils ont ajouté un soupçon, oh léger, de pop, qui permet au titre éponyme et son gimmick aux choeurs de d'accrocher subtilement l'oreille. The Magical song ne déparerait pas un album de Depeche Mode, et le refrain est tout aussi réussi. Le trio gagne donc en efficacité avec la maturité et l'expérience, sans abandonner leur côté expérimental. La progression est sensible entre les deux opus et si ce chemin continue à être emprunter,  laisse présager un troisième EP attractif et encore plus radio friendly.
La question qui se pose immanquablement, à l'écoute de ses 4 titres sur son myspace c'est comment se fait t'il que Nerac ne soit pas plus connu que ça ? Je veux dire, elle semble tellement évidente sa musique, tellement forte sa présence, comme si on l'avait toujours connu. Et moi, c'est simplement parce que je traine parfois sur Musikalouest que je suis tombé sur lui. Il y a la voix, ou perce sa sensibilité, il y a les textes aux formules personnelles et les musiques aux ambiances sereines électriquement acoustiques (si, si), avec des accents d'un Nicolas Peyrac. Voilà, aucune raison objective pour qu'il reste dans l'ombre et pourtant il paraît loin le chemin vers la lumière. Et pourtant ce n'est pas faute de se démener. Deux albums, des productions pour d'autres artistes, la création d'un label, collaboration avec Paul Personne. Allez le destin, un petit coup de pouce, même s'il n'a pas trop de cheveux, il le vaut bien.
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Julien Baer fait partie de ses artistes de second plan, comme l'on parle de second rôle au cinéma. De ces seconds couteaux auquel on ne prête pas spécialement attention mais pourtant qui font qu'un paysage musical existe. Il est plutôt discret, se fait rare (4 albums en 12 ans) et rencontre un succès critique mais pour le moment pas public. et je doute que ce nouvel album, Le La réussisse à inverser la tendance. Non pas que ce soit un disque raté loin de là, il contient même quelques titres qui pourraient faire les beaux jours des radios, Ulysse ou Le La ou en eux les qualités pour atteindre le grand public. Simplement il est à son image, discret, introvertit, ne bousculant rien, et si c'est une musique qui moi me séduit, je n'entends pas en lui la force de conviction nécessaire pour conquérir le monde. Comme s'il ne le voulait pas. 
A quoi pousse le manque ? Regina Spektor ne m'a jamais fait plus d'effet que cela. Musique un poil trop "intellectuelle" pour moi, parlant plus à la tête qu'au coeur (pour les lettres d'insultes vous connaissez l'adresse). Et me voilà à baver d'impatience en attendant la sortie, le 23 juin prochain, de Far son nouvel album. Et pourquoi ? Parce que Jeff Lynne est crédité comme producteur sur 4 titres. Et comme ses apparitions sont aussi courantes que le passage de la comète de Haley ... Et voilà qu'en teasing, la femme au prénom de pizza sort un single avec un titre produit par le maitre. Blue lips même que cela s'appelle. A l'écoute cela ressemble autant à du ELO ou même du Travellin Willburies que Sucrepop à Megadeth. Il n'aurait pas pas touché un bouton de la console de mix que ça ne m'étonnerait pas plus que cela frown bon, un faible espoir, il reste 3 titres à découvrir.
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Elles nous viennent d'Alabama, les deux soeurs Allison et Catherine qui forme le groupe The Pierces.  Déjà 3 albums, le petit dernier vient d'être distribué en France d'ou un passage récent sur le plateau de Taratata et deux dates à Paris. Leurs deux voix se complètent à merveille et elles harmonisent à qui mieux mieux sur des chanson entre folk et pop bref sur des styles assez divers, mais toujours avec cette patte mélodique qui fait naitre les addictions chez les esthètes pop. A ne pas perdre de vue ni d'ouïes.
Site web officiel en construction, myspace peu disert, Et j'en dis quoi moi de Marie Warnant ? Qu'elle est belge, ok. mais encore ? Que son titre Bruxelles, déclaration d'amour à sa ville est un bijou de popsong, c'est fait. Qu'elle chante diablement bien, je suppose que vous vous en doutiez puisque  présente en ces pages. Wikipedia est notre ami et , quoique succint également, indique qu'elle a déjà réalisé un album en 2005, de un à 10. Pour le reste, un disque annoncé pour la rentrée Voilà. C'est tout, mais ça laisse des pistes.
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Le groupe s'appelle Joan As police woman (carrément n'importe quoi donc), et pour le peu que j'en connais, cela semble plutôt un projet solo de madame. Elle qualifie sa musique de punk rock. Ca doit être du au décalage culturel, car moi de punk je n'en perçois même pas l'essence, et le côté rock lui même reste à découvrir. Elle chante en fait des chansons douces, ou plutôt lentes, d'une voix sublime, avec un très léger arrière plan jazzy. Ou alors c'est moi qui n'y comprends rien, mais regardez ce clip de Start my heart , un plan fixe sur son visage et une instrumentation qui font penser à la reprise de Prince par Sinnead O' Connor (la sublimissime Nothing compares to you). Bref de punk pas trace mais de soul ...
L'été arrive, il nous faut un tube pour bouger nos popotins et move notre body. Me la couler douce de Jenny Canto à tout ce qu'il faut pour concourir dans la catégorie reggae pop. Une basse qui insiste lourdement, tournant un peu autour du riff de Queen Another one bites the dust, lui même honteusement pompé sur Rapper's Delight ,  une voix mutine qui nous incite à lever le pied, spécial vacances donc, une mélodie assez répétitive pour vous imprégner les neurones pas assez pour être lassante bref les ingrédients sont là pour remplir les pistes de danse. 
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A l'image de la pochette de son nouvel album, Wooden arms, la musique de Patrikc Watson est dépouillée. un folk mélancolique qui laisse entrevoir les grands espaces canadiens dont est issu ce combo de 4 musiciens. une voix porté par un souffle, l'intervention d'instruments inusités, ou d'objets utilisés en tant que percussions, le tout fait un concept, pas nécessairement un album. Les montréalais ne s'en sortent pas si mal avec quelques sommets (Wooden Arms, Fireweed, et le beau duo avec Katie Moore de Bird in a small cage) et d'autres titres plus anecdotiques. Reste qu'il manque tout de même de quoi alimenter ma bibliothèque à singles, les différentes atmosphères que déroulent le groupe ne masquant pas le manque de mélodies flamboyantes.
Un fils spirituel d'Henri Salvador est arrivé dans mon Ipod. Jean Paul Elysée est son nom. Je ne parle pas du Henri des dernières années, bossa Brésil. Non celui des années 50, ou avec Boris Vian il oeuvrait dans le jazz. L'album Pourtant navigue exactement dans les mêmes eaux. Un jazz en chanson, intemporel, avec le miel de sa voix, une trompette, une contrebasse et des balais sur la caisse claire. Chabine est un bijou que Salvador n'aurait pas pas renié et qui pourrait bien faire un carton, Je suis un parisien a ce côté humoristique qu'affectionnait Vian. Je vous le recommande vivement.
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Allez pour cloturer ce mois de juin, un truc sympa. Je suis sur une des compiles à Marcel ! Comment ça vous ne connaissez pas ?En fait moi non plus. C'est incidemment que je me suis aperçu que je figurais sur la compilation N°2 (sur sept dispo, il semble qu'il ait laché l'affaire début 2008 Marcel). Vous retrouverez donc tout au long de ces 7 albums tout plein de groupes divers et variés comme je vous en propose ici, les compilations regroupent les artistes sous une thématique commune (quoique large), et donc il y en à pour tous les goûts. Les pochettes sont kitch à souhait, très seventies, et j'adore ça. Merci Marcel !tongue 

Tous les artistes de cette page peuvent être écouté sur le radioblog de sucrepop, certes, mais la plupart sont également diffusés sur la webradio de Radio+ (en fait uniquement les autoproduits/indépendants). Une fois n'est pas coutume, un petit clip militant. La "Marnothérapie" est une chanson écrite par Gotainer et commandée par les élus de la région. pas mal d'ailleurs. Hors si j'en crois mon envoyé spécial sur place et qui m'a demandé de lui accorder cet espace, cette région est menacée par des sites de stockage et d'enfouissement de déchets nucléaires mad. Et donc, clip parodique à la clef, réponse du berger à la bergère. En sus de la video ci-dessous, voici le clip de Gotainer et la version Elus de La Marne (un désastre sur le plan vocal cool)


Bonne écoute, rendez-vous le 1er juillet avec d'autres petites notes de musiques.
Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.
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news

Smokie - Living next door to Alice

Living next door to Alice

Smokie

Un titre sortie de l'écurie Chinn-Chapman qui fit un carton,évidemment. 4 accords, que du simple de ce côté là, c'est sur la rythmique que tout ca se jouer. Il me semble qu'une version française existe, peut être Sacha Distel ? 

Living next door to Alice

 
  01-cmaj.jpgSally called when she got the word,01-fmaj.jpgShe said, I suppose you've heard 01-gmaj.jpgabout 01-cmaj.jpgAlice01-gmaj.jpg Well, I 01-cmaj.jpgrushed to the window, and I looked outside01-fmaj.jpgI could hardly believe my eyes01-gmaj.jpgAs a big limousine rolled up into01-cmaj.jpg Alice's drive01-gmaj.jpg
I01-cmaj.jpgDon't know why she's leaving, or where she's gonna go, I01-fmaj.jpgguess she's got her reasons but I just don't want to know 'cos for01-gmaj.jpg twenty-four years I've been living next door to 01-cmaj.jpgAlice01-gmaj.jpg01-cmaj.jpgTwenty-four years just waiting for the chance To01-fmaj.jpg tell her how I feel and maybe get a second glance Now I've 01-gmaj.jpggot to get used to not 03-g7.jpgliving next door to01-cmaj.jpg Alice01-gmaj.jpg
We 01-cmaj.jpggrew up together two kids in the park01-fmaj.jpgWe carved our initials deep in the bark, 01-gmaj.jpgme and 01-cmaj.jpgAlice01-gmaj.jpg Now 01-cmaj.jpgshe walks through the door with her head held high01-fmaj.jpgJust for a moment, I caught her eye 01-gmaj.jpgA big limousine pulled slowly out of01-cmaj.jpgAlice's drive01-gmaj.jpg
I01-cmaj.jpgDon't know why she's leaving, or where she's gonna go, I01-fmaj.jpgguess she's got her reasons but I just don't want to know 'cos for01-gmaj.jpg twenty-four years I've been living next door to 01-cmaj.jpgAlice01-gmaj.jpg01-cmaj.jpgTwenty-four years just waiting for the chance To01-fmaj.jpg tell her how I feel and maybe get a second glance Now I've 01-gmaj.jpggot to get used to not 03-g7.jpgliving next door to01-cmaj.jpg Alice01-gmaj.jpg
01-cmaj.jpgSally called back and asked how I felt01-fmaj.jpgAnd she said, hey I know how to help - 01-gmaj.jpgget over01-cmaj.jpg Alice01-gmaj.jpg She said now 01-cmaj.jpgAlice is gone but I'm still here01-fmaj.jpgYou know I've been waiting for twenty-four years01-gmaj.jpgAnd the big limousine disapeared
I01-cmaj.jpgDon't know why she's leaving, or where she's gonna go, I01-fmaj.jpgguess she's got her reasons but I just don't want to know 'cos for01-gmaj.jpg twenty-four years I've been living next door to 01-cmaj.jpgAlice01-gmaj.jpg01-cmaj.jpgTwenty-four years just waiting for the chance To01-fmaj.jpg tell her how I feel and maybe get a second glance Now I've 01-gmaj.jpggot to get used to not 03-g7.jpgliving next door to01-cmaj.jpg Alice01-gmaj.jpgNo I'll never get used to not 03-g7.jpgliving next door to01-cmaj.jpg Alice.
 

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ukulele-debutant

Alain Souchon - Quand j'serais K.O.

Quand j'serais K.O.

Alain Souchon

En quelque sorte son When i'm sixty four à lui tant côté texte que côté musique. Une grille d'accords simple, une mélodie un peu répétitive, qui sur l'album est sauvé par des arrangements variés que je n'ai pas su reproduire au ukulele.

Quand je serais K.O.

 
  01-cmaj.jpgWhen, petite soeur, We'll just have to remember.01-fmaj.jpgI'll be down, no more, the old dancing mu01-cmaj.jpgsic sound. All day 06-dmin.jpglong in my 06-amin.jpggown, When I 06-dmin.jpgwill be 03-g7.jpgdown.
01-cmaj.jpgQuand je serai K.O., descendu des plateaux de phono,01-fmaj.jpgPoussé en bas par des plus beaux, des plus forts 01-cmaj.jpgque moi, Est-ce que06-dmin.jpg tu m'aimeras en06-amin.jpgcore dans cette 06-dmin.jpgpetite 03-e7.jpgmort ?
Attention 01-cmaj.jpgplus personne porteurs de glace de ch'wing gum, 01-fmaj.jpgPlus d'belle allure, chevaux glissant sur la Côte 01-cmaj.jpgd'Azur. 01-cmaj.jpgQuand je serai pomme, dans les souvenirs, les albums,01-fmaj.jpgEst-ce que tu laisseras ta main, sur ma joue, posée 01-cmaj.jpgcomme ça ? Est-ce que06-dmin.jpg tu m'aimeras en06-amin.jpgcore dans cette 06-dmin.jpgpetite 03-e7.jpgmort ?
01-cmaj.jpgWhen, petite soeur, We'll just have to remember.01-fmaj.jpgI'll be down, no more, the old dancing mu01-cmaj.jpgsic sound. All day 06-dmin.jpglong in my 06-amin.jpggown, When I 06-dmin.jpgwill be 03-g7.jpgdown.
01-cmaj.jpgPlus d'atoll pour une déprime qu'a du bol,01-fmaj.jpgPlus les folles griffonnant "Je t'aime" sur des01-cmaj.jpg bristols. Quand je serai rien qu'un chanteur de salle de bains,01-fmaj.jpgsans clap clap sans guitare, sans les batteries01-cmaj.jpg qui tapent, Est-ce que06-dmin.jpg tu m'aimeras en06-amin.jpgcore dans cette 06-dmin.jpgpetite 03-e7.jpgmort ?
01-cmaj.jpgQuand je serai K.O., descendu des plateaux de phono,01-fmaj.jpgPoussé en bas par des plus beaux, des plus forts 01-cmaj.jpgque moi, Est-ce que06-dmin.jpg tu m'aimeras en06-amin.jpgcore dans cette 06-dmin.jpgpetite 03-e7.jpgmort ?
 

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Henri Salvador - Une chanson douce

Le loup la biche & le chevalier

Une chanson douce - Henri Salvador - Maurice Pons

Immortelle berceuse d'Henri Salvador, un régal de douceur. Monsieur Henri étant un guitariste émérite, tendance jazz, la grille d'accords ne fait pas partie des plus simples. Le couplet ca colle encore mais sur le refrain confused . Pour arriver à jouer la descente en partant du Bb7 j'ai donc sacrifié la corde de sol (la première) ce qui permet une position très simple du coup. Je sais c'est de la triche, mais ça ne nuit pas au titre et le rend bien plus abordable..

Le loup la biche et le chevalier (une chanson douce)

 
Une chanson douce que me chantait ma maman, en suçant mon pouce, j'écoutais en m'endormant
Cette chanson douce je veux la chanter pour toi, car ta peau est douce comme la mousse des bois
La petite biche est aux abois dans le bois se cache le loup hou hou hou hou
Mais le brave chevalier passa et prit la biche dans ses bras03-bb7.jpg la la la la
La petite biche ce sera toi si tu veux, le loup on s'en fiche contre lui nous serons deux
Une chanson douce pour tous les petits enfants, une chanson douce que me chantait ma maman.
Oh le joli conte que voilà la biche en femme se changea la la la la
Et dans les bras du beau chevalier belle princesse elle est restée. 03-bb7.jpg A tout ja mais
La belle princesse avait tes jolis cheveux, la même caresse se lit au fond de tes yeux

Cette chanson douce je veux la chanter aussi, pour toi, ô ma douce, jusqu'à la fin de mavie,
Jusqu'à la fin de ma vie
Jusqu'à la fin de ma vie

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Cat Stevens - Yusuf Islam - Roadsinger

Roadsinger

Cat Stevens - Yusuf Islam

La sortie de son ermitage – près de 30 ans quand même – avec l’album An other cup a du redonner goût à Steven Demetre Georgiou alias Cat Stevens, alias Yusuf Islam alias Yusuf à la musique puisque à peine plus de trois  ans  se sont écoulés entre cet album et le tocatstevens-roadsinger.jpgut nouveau que voici,  Roadsinger. L’idée, si l’on en croit son auteur est de reprendre le discours à ou Cat Stevens l’avais laissé en 1977, plus folk, plus guitare moins surproduit.
Et de fait, dès les premières mesures de Welcome home le bien nommé, nous voici replongé quelques décennies en arrière, le grain de voix, à peine plus grave, les guitares acoustiques, tout fleure bon le Cat.
Tout ? Presque.
Car l’essentiel y manque tout de même. Si la grande majorité des chroniques de cet album sur le net  semble lui trouver le même cachet qu’à l’époque des Tea for the Tillerman et autre Mona Bone Jakon, je reste dubitatif quand  à moi. Certes la forme y est, et à l’écoute, aucun doute que ce soit un album de Cat Stevens, mais ou sont passés les mélodies qui faisaient de ses albums ces moments magiques, Hormis le titre qui donne son nom à l’album et encore, parce qu’il faut bien en retenir un, il ne reste pas grand-chose à se caler entre les oreilles à la fin du disque. Je doute qu’un seul de ces titres finissent un jour sur un best of Cat Stevens, celui de Yusuf éventuellement, mais ce dernier n’a pas, pour le moment, le retentissement du premier, et si l’on occulte son fabuleux passé, un artiste débarquant pour la première fois avec un tel disque sous le bras ne rencontrerait qu’un silence médiatique assourdissant.
Yusuf Islam n’existe que parce que Cat Stevens fut.  Roadsinger donne l’impression d’un -bon- imitateur de Cat Stevens, reprenant à la perfection ses caractéristiques mais sans l’âme de l’original. Un comble.

Christophe Willem - Caféine

Caféine

Christophe Willem

Alors là, je dis chapeau !.
Chapeau car même si je n’aime pas le second disque de Christophe Willem, Caféine, il fallait le faire. Plutôt que de céder aux sirènes du commerce et à faire un Inventaire II le retour ou à se lancer dans un opus de variété, bref céder à la facilité, l’échalas number one issu des radio crochet télévisuel d’aujourd’hui nous propose un album aventureux. Et à défaut deWillem-Cafeine.jpg me faire plaisir, ce fait plaisir à lui, ce qui n’est pas le plus sot.
Nous voici donc avec un disque présenté comme électro pop, en fait electro sans pop, enregistré en bonne partie à Londres, avec de gros sons, lourds, sales, saturés, très travaillés, aux orchestrations rythmiques surprenantes, croisant le fer avec des guitares déchirées ou la voix étonnante de « La Tortue » fait merveille. Une réalisation comme l’on a pas l’habitude d’en entendre  de ce côté de la manche, très, très Anglo-saxonne, une sorte de Zazie et son électro polissé, présente ici en tant qu’auteur, basculant du côté dance de la force, chassant le côté grand public pour une aventure plus extrême.
 Malheureusement, ce parti pris novateur est plombé par des textes insipides et surtout, surtout par l’indigence des mélodies que toutes les cabrioles vocales qu’il peut bien nous faire ne masque pas. C’est bien beau de chiader la réalisation encore faut il que ce soit au service de chansons qui tiennent la route, et là, nada. Le premier single Berlin, en est l’illustration, et si sur une piste, je veux bien croire que cela casse la baraque, je doute qu’il en reste la moindre trace ultérieurement.
Reste les quelques pépites plus douces, semées comme de petits cailloux le long de l’album pour que nous retrouvions notre chemin dans son dédale musical.
Un album bien trop dans son époque pour la marquer, mais quand même, pour l’audace, la performance, chapeau !
 

Ophelie Winter - Resurrection

Resurrection

Ophélie Winter


ophelie-winter.jpgOphelie Winter sur Sucrepop ! Tu t’es vu quand t’as bu ?
Le retour de la blonde aux gros poumons avec un album autoproduit l’a conduit en ces pages. Resurrection est son nom. Difficile de trouver plus clair comme titre de disque, la demoiselle revient de loin. Pas d’album depuis 7 ans, elle avait du briser un miroir, puisque poursuivit par la scoumoune, habituée des rubriques people rayon fait divers, des ventes avoisinant les miennes, c’est dire, lourdée de sa maison de disque, la voici donc reprenant à 35 ans son bâton de pèlerin pour tenter un comeback, elle s’accroche. Cet album était déjà annoncé il y a deux ans, c’est dire la mal quel a eu à le faire naître. D’ailleurs pour le moment, le disque ne sort qu’en version digitale (comprendre téléchargement).
  Et donc Resurrection dit elle. Bon, j’avoue je n’ai jamais écouté un album d’Ophélaïlle, même partiellement,  trop hip-hop djeuns R&B pour moi, pas ma génération, pas mes références, juste son premier single auquel il était difficile d’échapper, Dieu m’a donné la foi. Exceptée sa plastique, c’est donc en terrain vierge que je m’aventure pour décrypter son nouvel opus. Il est réalisé par elle-même et un certain Wayne Beckford, collaborateur habituel, peut être connu dans ce milieu musical, je plaide coupable pour ma totale ignorance.
Je ne vais pas passer l’album en revu titres par titres comme j’en ai l’habitude,  juste vous en faire un résumé. D’abord, il est 100% anglais, une version française est annoncée, qui ne sortira probablement que si le disque cartonne assez. Ca commence assez mal avec un titre en intro d’une minute ou un invité rape à qui mieux mieux, totalement dispensable,  peut être que cela fait parti des us et coutumes, mois je zappe, mais ensuite ça cogne. Encore une fois, je ne connais rien à ce style de musique, ces codes, ses références, mais force m’est d’avouer que c’est super bien foutu et je parle là de musique biggrin. Gros son, voix en cascade, arrangements millimétrés, clavier omniprésent (y a-t-il seulement une seule guitare sur ce disque ?), du beau boulot côté technique.
Rayon critiques,  les producteurs semblent avoir découvert le logiciel Autotune et en usent et en abophelie1.jpgusent au point d’en masquer la voix ce qui fait qu’au final, a peu près n’importe qui aurait pu avoir chanté cet album, sachant qu’en sus, Mademoiselle Winter manque cruellement d’une signature vocale qui permettrait de l’identifier.
Côté compos, c’est une chose de groover et et d’avoir le son, une autre d’avoir des singles. Et là je reste un peu sur ma faim, Affection le premier extrait est certes bien balancé, mais derrière …  Like a superstar me parait être le meilleur titre,  le reste me rentre par une oreille et s’en échappe aussitôt, de la chair à piste de danse, lieux que je ne fréquente pas, mais pas à radio.
Madonna sortirait un album de ce style, on crierait probablement à l’excellence. Resurrection est sans grande peine supérieur aux derniers disques de la diva américaine. C’est dans le vent, et du coup vieillira mal, mais en 2009, ça peut le faire, c’est tout le mal que je lui souhaite, renouer avec le succès, bien qu’autoproduite, elle a accès a une couverture médiatique sans commune mesure avec ses petits camarades dans le même cas et le buzz peut démarrer.
Donc Resurrection confirmée, Ascension à suivre