Arielle Dombasle - Glamour à mort

Glamour à mort

Arielle Dombasle

arielle_dombasle.jpgQuand deux univers se téléscopent ou peut s'attendre à un big bang ou à un big flop. Particulièrement quand ces deux univers n'ont, à priori, pas de chance de se rencontrer. D'un côté la super héroïne (pour l'occasion) Arielle Dombasle, notoire fêlée du bocal, entre poupée barbie, blonde évaporée mais dotée d'un cerveau, habituée des pages people. De l'autre, un autre bien secoué, Philippe Katerine, auteur compositeur entre autres casquettes, celle qui nous concerne ici, puisque la première se retrouve à chanter un album essentiellement écrit et composé par le second. 
Dans la lignée de son précédent - et seul réel - succès,Louxor J'adore, il réalise ce Glamour à mort le bien nommé avec le canadien Gonzales. Si l'on excepte les deux derniers des douzes titres, acoustique,  l'option disco/technoïde à donf a été activé. Du synthé partout, des vocalises plus ou moins judicieuses en veux tu en voilà, c'est le résumé.
Alors dans le lot, parfois la mayonnaise prend, le plus souvent d'ailleurs, d'autres me laisse un peu décontenancé, mais c'est probablement le but.  Monseigneur qui ouvre l'album augure d'un bel opus pop. Le thème de la fausse soumission va comme un gant à la belle et ce pourrait faire un chouette single, mon titre préféré. Le suivant qui donne son nom au disque, Glamour à mort colle évidemment parfaitement à l'image qu'Arielle cherche à répandre. très eighties dans le traitement , un autre bon titre. En Saint Laurent accentue la futilité apparente de l'interprète (Quitte à mourir, autant mourir en Saint Laurent), Katerine a parfaitement cerné, sinon la personnalité en tout cas, la people attitude qui aggace et charme tout à la fois.  A la Néanderthal semble plus proche de lui que d'elle, un texte sexe sans être trash, une proposition indécente directe. sans plus, Extraterrestre, premier single choisi, a ce côté facile et répétitif qui explique ce choix, avec ces vocalises très Klaus Nomi, simili classique en toc, domaine ou elle a déjà sévi. Comme  Philippe Katerine s'y colle aussi en une sorte de duo, je reste dubitatif.  Petit chaton est ma grosse déception. Ca démarre comme une superbe popsong,  boite à rythme façon cheap, nappe de synthés low fi, mélodie ensorceleuse, et voilà qu'elle se met à miauler en plein milieu. Pas de suggestifs feulements félins, non, elle miaule. Sabotage et désolation !   Poney rose finit de m'achever. Comptine ridicule, Barbie attitude, un piano voix auquel je n'adhère pas un instant, zapping direct. Saint Sébastien ressort l'artillerie synthétique avec un texte un poil provocateur et qui devrait heurter quelques catholiques bien pensant. pas plus d'intérêt que cela. Rue Saint Benoît  et sa mélodie hachée est attachante, le son de la pluie en arrière plan donne envie de se balader dans Paris, enfin, à moi, c'est l'effet que cela fait. Dans la trilogie sainte, El santo, catastrophe de chansons. Harangueur commentateur de catch pour lui, supportrice déchaînée pour elle,  
le style de morceau qui n'a rien d'étonnant de leur part mais dont on se demande ce qu'il fout sur un album. Et soudain, panne de courant dans le studio ?  fin des synthés, une guitare acoustique et la voix d'Arielle pour Seule à seule. Un petit moment d'intimité bienvenue, ou le duo prouve qu'il peut , aussi, faire un truc plus standard sans y perdre sa différence. Le titre dure 5' mais presque une entière est consacrée à écouter le chant des oiseaux. Reposant. Le disque se termine sur Sor Juana, le prétexte initial à l'écriture de ce disque. Toujours acoustique avec quelques choeurs angéliques. et toujours les oiseaux.
un site web est dédié au monument, http://www.glamouramort.com/
En définitive, un disque un peu barré, comme prévu, mais pas trop, histoire de ne pas perdre tout le monde en route, la bande son d'une bande dessinée pour grand enfants. 
 

Mika - Songs for sorrows

Songs for sorrows

Mika

Mika.jpgAprès le carton de son premier album, Life in cartoon motion, il y a deux ans, carton à faire douter qu'il y ait une crise du disque, Mika nous revient. Et pas du tout là ou il était attendu. Autant son premier opus était pop en diable, chatoyant, frais et bourré de singles jusqu'à gueule, doté d'orchestrations dans l'air du temps, bref tout ce qui a pleinement justifié cet engouement, autant Song for sorrows surprend (Attention, je n'ai pas dit déçoit)

D'abord, c'est un EP, comprenez 4 titres, et non un album, une mise en bouche avant le second disque peut être, ou un moyen de faire tomber la pression qui doit être colossale, d'un Life in II, le retour du fils de la vengeance. Et foin d'arrangements colorés et pop, back to the basics, plus dépouillé tu meurs. En ouverture, Blues eyes (rien à voir avec le titre d'Elton). Tendance Zouk. Si si, vous avez bien lu, ok, ce n'est pas Kassav, mais l'esprit est là.  Pas mal foutu au demeurant, même si la mélodie ne me transporte pas plus que cela.  
Lady Jane (rien à voir avec le titre des Stones) est une balade piano voix qui n'apporte rie nde plus, ni de moins d'ailleurs, elle se laisse écouter facilement, elle se laisse oublier sans plus de difficulté. Le timbre si particulier de Mika, son aisance vocale en sont les points forts.
Lonely alcoholic reprend les mêmes ingrédients que la précédente, avec une mélodie un peu plus interessante. Le bougre sait écrire une chanson, aucun doute. Et il le prouve avec le titre le plus pop des cet EP. Toy Boy, traité façon menuet à un petit côté entêtant, de ceux qui restent entre les oreilles sans que l'on sache très bien pourquoi. Avec de quoi accentuer les similitudes avec un Freddy Mercury (les harmonies vocales),  ce titre n'aurait certe pas détonné dans la discographie du frontman de Queen.
A noter qu'un livre illustré accompagne ces quatres chansons, une foultitude d'artistes ayant donné ainsi leur vision des histoires racontées par Mika.
Voilà une manière ma foi fort agréable de patienter en attendant la sortie de l'album. Un zeste de pop en plus ne m'aurait pas déplu, un côté tube plus prononcé non plus, mais s'il avait besoin de ce sas de décompression avant d'entamer les choses sérieuses ..

 

Madame Aime

Madame Aime

13 actrices, 13chansons

Madame_Aime.jpgRien à voir avec le fils Chedid, Madame Aime est un projet initié par Tania Bruna-Rosso et Cécile Togni en compagnie du Journal Madame Figaro, le concept étant d'inviter 14 actrices à interprèter une version d'une chanson d'amour. Sachant que Bertrand Burgalat et Philippe Uminski  étaient aux manettes pour les arrangements et la réalisation, ma curiosité était titillée. Mes connaissances cinéphiles étant nettement plus réduites que les musicales, hormis quelques pointures qui font partie du gotha du cinéma, type Nathalie Baye, Emmanuelle Beart , Valerie Lemercier et autre Silvie Testud, certaines me sont totalement inconnues, tant de nom que de visage.
Si j'en crois les vidéos interviews du site dédié, les chansons n'ont pas été choisi par leurs interprètes mais leur ont été proposé. Tous les titres repris ici sont en français, et moi qui suis client de covers bien foutues, c'est avec délice que je me suis plongé dans l'album. On peut supposer que si cet opus fonctionne, la recette sera déclinée version hommes par exemple. Les majors du disque sont à la recherche d'idées et ce type de partenariat / sponsoring ne peut que leur être profitable.
Allez revue de détails:
C'est Joana Preiss qui ouvre le feu avec une reprise du célébrissime Vertige de l'amour de Bashung.  Je n'ai pas l'ombre d'une idée de qui est cette demoiselle, sa version est politiquement correcte, sur un tempo similaire à l'original, piano bastringue en prime, un peu de flonflons et un peu de cuivres la-dessus, l'intro laissait présager plus d'audace. Côté voix, elle s'en tire honorablement pour quelqu'un dont ce n'est pas le métier. Elle ne fait pas oublier l'original, loin de là, mais ça passe. 
Rachida Brakni (qui ?) s'empare de l'unique tube de Patrick Coutin, J'aime regarder les filles pour en faire une version féminine, J'aime regarder les mecs. Hormis le clin d'oeil coquin du texte qui gagne en sensualité ce qu'il perd en testostérone, pas de surprise majeure dans l'orchestration, une version plus ramassée, plus compact que l'originale et qui est bienvenue, un zeste de Light My fire des Doors en arrière plan. Vocalement, ça le fait, la demoiselle s'en sort haut la main.
Virginie Ledoyen nous déterre le premier tube de Niagara, L'amour à la plage dans une version quasi soul. Autant la version initiale me sortait par les yeux, autant là, ça accroche, une voix de vraie chanteuse, un sax incisif, lesMadame_Aime2.jpg choeurs masculins horripilants auraient été complètement virés comme dans le second couplet ,  qu'on tenait là une excellente version.
Pour premier single, c'est Emma de Caunes qui a été désigné avec une version rock (papa oblige) des Histoires d'A des Rita Mitsouko. Bon elle y met l'énergie qu'il faut, l'envie est là, évidemment, comparée à Catherine Ringer, la voix parait fluette, particulièrement quand elle tente d'y insuffler un côté rocailleux rock and roll. Mais à l'arrache, ça passe. 
Le 5ème titre, est interprété par Cécile Cassel, Le coeur au bout des doigts est de Jacqueline Taïeb. Je n'avais jamais entendu ce titre auparavant, donc pas de comparaison possible. Une chose est certaine, je ne connais rien d'elle en tant qu'actrice, mais côté chant, elle assure sans problème, nous ne sommes pas là face à un actrice qui chante mais à une vraie chanteuse. Une vocation vient de naitre ?
Mélanie Laurent reprend bu Barbara avec Du bout des lèvres. Un timbre un peu voilé, Carla like, elle envoie bien elle aussi, le titre démarre lentement pour augmenter en vitesse et en intensité au fil du temps et c'est une belle réussite, Mélanie peut également envisager un recyclage dans ce domaine le cas échéant.
Nous voici à la moitié du parcours,  avec une reprise d'Alain Chamfort La fièvre dans le sang par Sylvie Testud. Moins dance que l'original,  elle a choisi de ne pas féminiser le texte, donnant ainsi un côté saphique au morceau. sur ce titre l'actrice qui fait la chanteuse est perceptible, elle assure sa partie, rien à dire, mais la voix reste bridée, chanter est un métier, ce n'est pas le sien, mais l'honneur est sauf.
Emmanuelle Beart s'empare du monument qu'est Seras tu là ? de Michel Berger. Cette chanson est tellement connue qu'il est difficile de de l'approprier, marquée qu'elle est du sceau Berger/Sanson. Sans avoir une grande voix, presque récitante, la fragilité, l'émotion qu'elle arrive à faire passer, soutenues par l'orgue atteignent le but recherché, toucher au coeur. Chapeau !
Je n'ai pas la moindre idée de qui pMadame_Aime3.jpgeut bien être Isabelle Carré, pourtant semble t'il plus que confirmée dans son métier, si j'en crois les sites que j'ai visité. Elle revisite le Confidence pour confidence  de Jean Schultheis dans une version très France Gall période Berger premières années.  Le tout est sympa sans être transcendant , elle tire son épingle du jeu, un presque sans faute si ce n'est ces choeurs masculins qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. Uun reproche tout de même, Pourquoi s'obstine t'elle a dire j'en suis fou plutôt que j'en suis folle, ca ne colle pas.
On reste dans les tubes eighties avec Un toi mon toit repris à Eli Medeiros par Clotilde Courau. La princesse (je suis people aussi parfois biggrin)  garde la ligne festive et dansante initiale, rien à dire, le tout est bien emballé, bien envoyé, du boulot propre net et sans bavure.
Valérie Lemercier reprend du Sylvie Vartan. Ne connaissant quasi rien de cette dernière, ce par amour ou par pitié est une découverte pour moi. Valérie avait déjà travaillé avec Burgalat, pour un disque complet, disque que je n'avais pas du tout aimé, la voix n'étant pas à la hauteur. Même punition ici, si ce n'est pas faux, ça frotte souvent, et je ne suis pas client.  L'étonnant étant que c'est la seule de cette sélection à avoir fait son album et clairement celle qui me parait le moins doué pour la chanson. Ici en tout cas, pas l'ombre d'une pointe comique, le titre est traité premier degré (en a t'il d'ailleurs un second ?), il n'est pas mauvais en soi, mais ça ne passe pas.
Lea Drucker (la seule dans la famille Drucker dont je n'ai jamais entendu parler ?) vampirise Les parfums de sa vie d'Art Mengo. Le titre est assez bon en soi pour supporter n'importe qu'elle traitement , et si elle ne fait pas oublier la version originale, marquée par le timbre si particulier de son créateur, elle ne se rend pas ridicule pour autant. Pas de quoi s'en reléver la nuit, pas de quoi non plus éteindre le poste, une honnête version, et c'est déjà beaucoup.
Il en va autrement de Nathalie Baye qui reprend Ainsi soit il de Louis Chedid. ëtre plus à côté de la plaque c'est difficile. L'intonation est fausse (le comble pour une actrice de ce calibre dont je suis totalement fan), rythmiquement pas toujours en place, quasi parlé, comme si jean Pierre Leaud avait réalisé ce morceau. Il paraît qu'elle avait hésité à participer à ce projet, elle aurait du suivre son intuition.
Initialement Isabelle Huppert avec une autre reprise de Sylvie Vartan, Comme un garçon, aurait du être au générique, et puis finalement non, elle ne figure pas dans la version définitive. Quand à savoir pourquoi ... Idem pour Juliette Binoche qui a disparu des tablettes.

Au final, sur les 13 titres, seuls deux me paraissent totalement hors du coup, Valerie Lemercier et Nathalie Baye ayant ratée leurs copies, les autres s'en sortant plutôt bien voir très bien, avec d'heureuses surprises, l'exercice étant difficile, on ne s'improvise pas chanteuse, même si on a une salle de bains.
Le choix des titres manque en peu d'audace, tant dans la sélection, la plupart furent des tubes en leur temps,  que dans leur traitement mais on passe un bon moment, découvrant ces actrices sous un nouveau jour. Allez, une suite !   

Avril - Je laisse tomber

Je laisse tomber

Avril 2009

Evidemment, le mois dernier j'écris que Julie sera, pour 2009 en tout cas, l'exclusive chanteuse de Sucrepop et ce mois ci de Julie point.
Brouille, divergences musicales ? Que nenni. Avant que Voici ne lance ses paparazzis à nos trousses, je balance le scoop. Julie a la chance de participer à un spectacle à l'Olympia avec la troupe Chorus Life, représentation le 20 juin,  et donc, la date approchant, les répétitions lui laissent moins de temps de pousser la chansonnette, même Sucrepopienne.  Je serais évidemment au rendez-vous de juin, et en attendant, c'est Laura qui prend le relais, Laura qui, projet Sortez Covers ! oblige, n'avait plus chanté pour moi depuis plus d'un an. Reprises des hostilités donc avec Je laisse tomber, une popsong un peu plus musclée qu'à mon habitude sur le thème de la course contre le temps. Comme un bonheur n'arrive jamais seul, j'ai le plaisir d'avoir une guest-star ce mois ci.  Et quelle ! JeanMi Chapron, bien connu des service de police musique pour ses multiples participations à la 6 cordes dans moulte groupes à tendance pop exacerbée. En fait tout est partie de cet article , le reste est aujourd'hui de l'Histoire. Donc il a gentiment affuté sa Rickenbacker, sa Stratocaster et il a collé de ces jolies notes dont il a le secret sur ma musique qui en manque si cruellement. Alors du coup de suis fier comme un paon. Ecoutez moi cette slide sur le 3eme couplet. George peut être content de son rejeton. Il a même poussé le vice jusqu'à m'enregistrer une piste ukulele, certes enterrée au fond du mix, mais elle est là. Je le sais. Maintenant vous aussi. Et comme il a sorti un nouveau titre ce mois ci, et que le bougre a bien du talent en plus de sa gentillesse et bien vous l'écouterez en solo en prime.   Une autre good news, pour les artistes de ces pages en tout cas, Christophe, animateur de Radio Plus, dont l'investissement dans la promotion de l'autoproduction n'est plus à démontrer (écoutez le lundi soir son émission le Tchat entre 20 et 22h) m'a proposé de reprendre les artistes diffusés ici même sur sa webradio 100% autoprod. Donc il suffit de vous connecter pour y écouter, entre autres les groupes qui font le bonheur de ces pages.

ukulele.jpgCôté Ukulele, 3 nouvelles grilles et leurs enregistrements uke/voix. Les uns contre les autres, extrait de Starmania, l'une de ces magnifiques compos à mettre à l'actif de Michel Berger, Luc Plamondon pour les paroles. Un petit clin d'oeil aux années 80 avec une reprise de Reality, du film la Boum qui propulsa Sophie Marceau au firmament. J'y fais mon crooner sans trop de succès, maid c'est sympa à jouer et rappellera tant de souvenirs et pour terminer j'ai osé toucher à un bijou de mon panthéon pop, en vous proposant Xanadu , signée Jeff Lynne de L'Electric Light Orchestra. Evidemment, passer de la luxuriante orchestration originale à une réduction aux 4 cordes ukule n'était pas sans écueil, écueils que je n'ai pas su éviter. Mais je me suis fais plaisir et surtout, me donne l'occasion de vous proposer une belle grille de plus à jouer sans modération.
Une bad news qui m'a compliqué (et me complique encore) la vie ce mois ci pour vous proposer une sélection de découvertes. En sus des albums que je reçois, une grande partie de mon vivier provient de Myspace. Myspace qui a eut l'idée de modifier le format de son lecteur musical pour empêcher que l'on puisse trop facilement en récupérer les morceaux comme c'était le cas jusqu'à maintenant dans l'optique louable de respecter le droit d'auteur. Mais comme, parallèlement,  la fonction qui permet d'autoriser le téléchargement est inopérante depuis des lustres, même ceux qui, comme moi, souhaitent laisser la possibilité aux internautes de récupérer leurs titres ne le peuvent plus. Et donc il devient nettement moins simple de faire son marché, même dans le but de faire la promo des artistes. Je ne doute pas que la technologie ne finisse une fois de plus par triompher mais en attendant ... 
Mais, bravant l'adversité, voici tout de même de quoi vous glisser entre les tympans quelques pépites.
Disque du mois sans coup férir, le volume deux de la compilation numérique proposée par Lyberty.org est encore meilleur que la première édition.j'en ai parlé en détail ici même, mais sachez que pas un titre des 15 proposés ici n'est ne serait ce que médiocre et que l'on y trouve d'excellentes choses. L'album est accompagné d'une présentation des artistes avec lien vers leurs sites respectifs, bref un beau travail promotionnel. L'album est bien sur en téléchargement gratuit, c'est par ici que ça se passe et vous n'avez donc plus aucune raison de faire l'impasse. Vite le volume 3 !
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j'ai reçu le premier album d'Ivan avec un I, du temps à louer. Sa bio indique qu'il est l'ancien chanteur des Fatals Picards. Bon, moi je n'aime pas les Fatals Picards, ni ceux d'aujourd'hui ni ceux d'avant, l'humour et la pop, pour moi, ça ne colle pas. Mais voilà, l'Ivan en question, il nous a concoté un sacré putain de bon disque pop. A quelques années lumières de sa précédente vie et en 12 titres il envoie un premier disque jouissif, entre pop cuivrée et intimiste. Tous les jours mercredi est un imparable single, entre punk et pop, un texte malicieux et intelligent (ce qui sera une constante sur le disque), tubesque au possible, J'aime plus les filles dans un style moins rock and roll a exactement les mêmes qualités. Entre le poignant moins de 100 ou le tendre Moi j'ai Paris pas trouvé un mauvais morceau sur ce disque. Les arrangements sont efficaces, variés même si la ligne pop est toujours présente. Parti comme ça, les prochains Yvan devront préciser qu'eux ont un Y. 
Pas souvent que ce style de musique est à l'honneur dans ces pages, mais voici un titre de Zouk love qui m'a fait craquer. Moun Zabym ne semble être présent qu'avec un 3 titres sur Jamendo. Pas de site en propre donc, côté info, c'est plus que succint. sachez simplement qu'il a une voix enchanteresse, et que Pilote à cerf volant et son violoncelle sont absolument craquant. Je lui laisse la parole puisque je ne saurais mieux décrire sa musique: Viens écouter le son mélancolique des alizés, Viens admirer le vol acrobatique des colibris
Viens respirer l'odeur hypnotique de la canne brulée.
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Le début d'une histoire d'amour chantée de l'habituelle main de maître de Passagère. Ce timbre de voix si craquant, ses harmonies si douces, ce talent pour trouver des mélodies qui s'insinuent en vous pour ne plus vous lâcher, c'est elle. Chacun de ses titres est toujours un moment de plaisir, celui ci ne fait pas exception a la règle, et, de mon point de vue, c'est l'un des tout meilleur. Un battement de coeur sert de rythmique au morceau.Une élégante manière d'indiquer d'ou vient sa musique et ou elle touche.
Ah le son de ce disque ! Un rêve. No kiddin' de Geyster est un arc en ciel dont les racines se situent fin des années 70, funk et disco, Soul et Motown en ligne de mire , passant en revue les décennies suivantes. Le son des synthés, les guitares, font penser tour à tour à Alan Parson Project (looking at the sun) aux Bee Gees période disco (Come to my Direction), à Barry White ABBA, ELO, Supertramp ... Bref en plein dans un style qui me fait baver d'admiration. Geyster se présente comme un duo composé de Gaël Benyamin et Pernilla Grönlund. Dans les faits, le premier, multi instrumentiste, auteur compositeur réalisateur et chanteur principal supporte tout le projet. Avec des compos plus chatoyantes, plus pop, nous tenions là un carton assuré. Là on prend beaucoup de plaisir mais pas d'orgasme,Symptomatiquement, la seule compo non signée par lui est la plus "efficace", la décoiffante reprise de Johnny Bristol, I would'nt change a thing. Le jour ou ce Gael produira un groupe pop ça fera date ! 
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Attention braves gens, Swan Dive est sur le retour. Bien que scandaleusement inconnus à peu près partout sauf en Asie, ces deux là, albums après albums, construisent une chouette route. Le nouveau est donc annoncé, pas encore de titre officiel à cette heure, mais les deux morceaux proposés en avant goût sur leur Myspace confirment qu'ils tiennent la grande forme. Le ukulele y fait une remarquable apparition et ce Topsy Turvy Love est un pur délice avec son petit côté Fairground Attraction. La voix de Molly est toujours aussi craquante, et Bill de Main reste un compositeur d'exception.  
Il ne suffit pas d'avoir de belles guitares, il faut savoir en jouer. JeanMi Chapron fait partie de ceux là. Des années que je le suis du coin de l'oeil et des oreilles, depuis l'époque d'Aura, dont nous devons être 15 et demi  à nous souvenirs mais ou il écrivait déjà de bath de chansons. Il aime les Ricken, les Beatles (surtout Georges) Laurent Voulzy et plein d'autres choses dont je ne connais même pas l'existence Alors si nous ne nous retrouvons que ce mois ci, sinon à jouer ensemble, du moins sur le même titre, c'est que c'était écrit. Il fallait que cela se fasse pour que les pièces du grand puzzle puissent continuer à s'emboîter. Voilà, c'est fait, et c'est même pas dit qu'on ne recommencera pas un des ses quatres, vous voilà prévenu.En attendant, écoutez miauler ses sisters !
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Joe Pop est à la fois un personnage de bande dessinées et un duo composé de  Dave LaPlante et Joe Payne. Ils font une pop enjouée, un peu à la manière d'un Linus Of Hollywood, faite de piano sautillant, de choeurs fourrée au lalala, de guitares cristallines, bref pas une once d'agressivité, que du bonheur. Et régulièrement je vais faire un tour sur leur site voir quelle perle ils nous ont concoctés. Voici donc la dernière en date, et toujours aucune déception.
Poursuivons sur la piste Pure Pop avec Achievements in sound. même recette que le précédent, avec plus de guitares et moins de piano. Si j'en crois le peu de réponse sur  Google et le peu d'amis sur Myspace, bien que sorti il y a bientôt un an, ni le disque  ni le groupe n'ont provoqué beaucoup de remous. Et pourtant du Mc Cartnesque I Died young au Squeeze like They used to be in love en passant par ce Mannequin Man gracieux il y a plus que du potentiel dans ce Swin Wade Treshold. N'importe quel amateur de pop devrait s'y retrouver avec plaisir. Si vous trainez  souvent sur la sur la route qui va de Badfinger à Squeeze, prenez ce chemin de traverse, le détour en vaut la chandelle.
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Son site web est en construction, son myspace ne fournit aucune information, hormis que c'est dans les environs de Bordeaux que sévit Lionel Montillaud. Influence Cabrel entre autres, même s'il est difficile de ne pas penser à l'homme d'Astaffort sur nombre de morceaux de ce second album. Guitares omniprésentes donc, pour un rock teinté de folk, plutôt bien envoyé, pas renversant mais intéressant. Si le Francis suscité ou un De Palmas font une musique qui vous parle, ce Lionel là a quelque chose à vous dire.     
IIl y a près d'un an, je recevais un 4 titres piano voix présentant une jeune femme nommée Chat. Ma chronique d'alors était pour le moins réservée.Le disque Folie douce arrive sur nos platines,  comme promis plus habillé, orchestré avec la complicité entre autres de Joseph Chedid (dans la famille Chedid, je demande un fils). La virtuosité pianistique du chat Charlène est cette fois tempérée par la délicate réalisation. Je reste partagé sur la qualité des compositions, pas assez pop pour moi, mais ce n'est probablement pas son propos.  Reste qu'il  y a pour ce félin, entre Coralie Clément, qu'elle évoue vocalement et Emily Loizeau une place à prendre et indéniablement il y a dans sa musique un zeste de folie qui peut séduire.
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Troisième album pour Ridan qui délaisse carrément le rap pour la chanson. Je ne connais évidement rien de sa carrière précédente, le rap et moi n'étant pas copains. Les références affichées sur ce L'un et l'autre sont Renaud et Brassens. Vocalement; pas de soucis, il tient ces promesses, pas d'acrobaties vocales et priorité aux textes. Les musiques sont plutôt agréables, flirtant avec une pop electro parfois. Un album attachant même s'il manque un morceau assez fort pour conquérir un large public. Ridan prouve que le rap mène à tout à condition d'en sortir.
Prendre un nom lié aux champignons pourrait laisser à penser que la musique de Mycelium est à tendance psychédélique. Il n'en est rien. Leur 6 titres, Carnival Daze, est un curieux croisement. Une flute à la Jethro Tull (ce qui parlera aux plus anciens) pour une musique visiblement inspirée par la musique dite progressive, tout en ruptures rythmiques et sonores, alternant douceur et violence, toujours surprenante, voir déconcertante et nécessitant une maîtrise instrumentale supérieure à la moyenne. Mais contrairement aux glorieux ainées de ce style, Mycelium fait tenir tout son discours dans des morceaux ramassés, concentrés (le plus long fait 4'00, un exploit dans ce style) évitant ainsi de lasser. Un titre comme Trèfle à 4 folles fait même carrément penser au groupe Ange de la grande époque tant par le texte que par la musique. 
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Vu le nom choisi, She & Him ne pouvait être qu'un duo. Gagné ! leur premier album Volume one oscille entre pop sixties à la manière des girls group type Ronettes ou autres Supremes (I was made for you) , Les Carpenters (Sentimental heart)ou de la pure country (Got me). Une reprise  des Beatles I should have known better, façon Hawaï vient complèter la panoplie. Un album rafraichissant,  que l'on a plaisir à écouter en boucle, sans lassitude aucune.
C'est Passagère qui m'a fait découvrir et la chanteuse et sa triste histoire. Eva Cassidy, décédée à 33 ans d'un cancer, était une totale inconnue pour hormis dans sa région natale. Ses parents décidèrent de ne pas laisser la voix de leur fille s'éteindre. Et quand on l'entend, on comprend pourquoi. Difficile de ne pas être touché par une telle grâce. Eva ne composait pas et donc ces titres sont rarement des originaux. mais de Sting à Fleetwood Mac en passant par les Feuilles Mortes de Prévert, elle fait passer le grand frisson. Si le mot pureté signifie quelque chose, vous en avez ici un bel exemple.  
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Les Soapdishes. Ou il est surtout question de ukulele, de tranche de fun et de ne pas se prendre au sérieux. Leurs reprises d'I was made for loving you de Kiss ou le Beatles que je vous présente ce mois ci valent le détour. Vous sortez de l'écoute avec un sourire niais et béat, une onde de félicité vous inonde et c'est la révélation, le Uke va sauver le monde.
Je les avais d'abord découvert en concert, suite à ma chronique Daruma production a eu la délicate attention de m'envoyer le premier album d'Easydoor. Ou les 3 suisses confirment tout le bien que l'on pouvait en attendre. Au chant et piano Iris Pasandin éclabousse de sa classe la concurrence. Une de ses voix rares qui marque, une perle dont l'écrin, en sus du clavier, assuré par la demoiselle, est complété aux  guitares par Xavier Rochat  et par son frère Stephane au percussions. La prise de son, il faut le souligner, met largement en avant les couleurs vocales d'Iris. A noter également une belle reprise du Working class hero de John Lennon. Daruma a récemment ouvert une boutique dédiée à ses artistes, c'est l'occasion d'y faire un tour.  
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Dans un style différent, une autre voix qui impressionne, celle de Krystle Warren. Accompagné de son groupe, The Faculty, elle nous propose son 1er album, Circles. Bien qu'américaine c'est sur un label français qu'elle est signée. Un timbre dans les graves presque masculin, style Tracy Chapman, pour des compos empreinte de Soul et d'un zeste de folk. Comme une video en dira bien plus que je ne saurais le décrire, visionnez moi cette version d'Eleanor Rigby, seule à la guitare . Ce titre n'est pas sur l'album mais vous fera comprendre ce par quoi Krystle est habitée.
A ma gauche, les Ramones. A ma droite les Sex Pistols. Au centre le groupe Pete Vyler. Leur second album s'intitule Double spiral snake. Il aurait aussi bien pu l'appeler It's only Punk & Roll si j'en crois les 3 extraits de leur myspace. Ca fonce à cent à l'heure,  cherchez pas d'arpèges, ils ne connaissent pas. Le but, faire un max de boucan en un minimum de temps. Les riffs se succèdent,  les solos s'enflamment (celui de Backstreet emperor est particulièrement saignant), basse et batterie ne se désolidarisent pas une seconde. Comme les deux filles de la pochette vous finirez en petite tenue. C'est ça le rock !
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Toujours côté Rock de la force mais cette fois sans le côté punk , un groupe français nommé Stolen Sweethearts. Des guitares comme s'il en pleuvait. Entre Strokes, Artick Monkeys , The Killers, enfin vous voyez le style, du rock pur jus avec l'énergie de la jeunesse. et quand ils calment, un peu, le jeu (The Joker, Investigations) Ca le fait aussi. Bon, je suis un poil trop vieux pour le rock and roll, et bien que leur bio ou leurs affiches de concerts (très Who/sixties)  laissent entendre que la pop est l'une des composantes de leur musique, je cherche encore des traces de celle ci. Mais ils assurent bien, ont le son qu'il faut et réunissent ce qu'il faut de présence pour faire parler d'eux.
JJ Lemonne a un sacré talent, ces albums, disponibles en téléchargements gratuites vous en convaincront mieux que moi. Sa petite dernière, Le bleu pour moi est un blues avec guitare, harmonica, bref  la panoplie complète, et cette couleur lui va parfaitement au teint.Johnny chanterait ce titre plutôt que les inepties de son dernier album, et la critique rock s'extasierait devant le retour du phénix. Ecoutez JJ Lemonne vous m'en direz des nouvelles.
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Pour une raison qui m'échappe, que ce soit sur myspace ou facebook, Sam Oz se représente avec un Ukulele. Hors l'ensemble des musiques que j'ai pu écouter, sont des instrumentaux au piano. Bon, je suis loin d'être un spécialiste de ce type de musique. C'est très doux, très mélodique, pas agressif pour un rond, spécial relaxation quoi. Même le morceau intitulé Rupture est proche d'une berceuse. Il s'est fendu d'une chouette video  pour le titre Souvenirs de saisons qui a du représenter un boulot titanesque. Et sincèrement, cela rompt agréablement avec ce que j'ai l'habitude d'écouter.
Mon coup de coeur dans la sélection de Lyberty.org, m'a donné envie d'en entendre plus. Voici donc Autour d'elle. D'elle pas trace dans le groupe, qui aligne classiquement deux guitares basse batterie entièrement masculines pour une power pop fort plaisante. Je n'ai pas retrouvé sur les autres titres de leur site la grâce du morceau Tonne d'hommes, parfait single, mais le morceau Autour d'elle ou plus calme, Belle approche, aux accents Noir désir séduisent également. L'album est en cours d'enregistrement, j'en reparlerais surement lors de sa sortie.
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Lionel Ritchie, auteur de quelques mémorables tubes en or massif nous fait son comeback avec Just go. Pour ne pas être déconnecté de la scène actuelle et renouer avec un succès qui le fuit depuis quelques années , il s'adjoint les services d'entres autres Akon ou David Foster. Alors la voix est toujours aussi caressante, les arrangements tirés au cordeau, le son somptueux et pourtant il ne se passe rien. Mais alors rien, pas l'ombre d'une émotion, d'une mélodie qui ne soit pas engluée dans des orchestrations certes à la mode mais sans âme. Pas un mauvais disque, mais pas un bon non plus, juste un inutile.
Je suis un peu circonspect avec la musique de Jaromil. Entre rock mélancolique, voir sombre et torturé, Werther ou un It's ok yeah à peine plus lumineux leur coeur balance. Ils flirtent par moment avec la musique progressive, Radiohead n'est souvent pas très loin, la voix du chanteur à un  timbre particulier, entre Pavlov'dog et  Starsailor qui les démarquent aisément. La pop semble être le cadet de leur soucis, après tout pourquoi pas. C'est déjà leur troisième album, preuve d'une belle constance, ça sonne, et il y a un vaste public pour ce style de musique qui doit prendre sur scène toute sa mesure, reste que c'est un peu trop intellectualisée pour moi.
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Bonne écoute, rendez-vous le 1er mai avec d'autres petites notes de musiques.
Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.
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editoriaux-2009

Sucrepop - Mai 2009 - Chercher de l'air

Chercher de l'air

Mai 2009

air.jpgLe titre de ce mois ci revêt une importance toute particulière pour moi. Mi janvier un ami s'est éteint de ce qu'il est coutumier d'appeler des suites d'une longue maladie, en attente d'une greffe de poumon qui n'aura jamais lieu. Il incarnait comme peu, malgré les attaques régulières de la maladie, la vitalité et la joie de vivre. Immortel on l'aurait cru. Et puis finalement non, comme nous tous, mais lui plus tôt qu'à son heure. Père de famille, mari aimé, fan de rock, de guitares, l'annonce de son décès m'a secoué. Jje l'avais eu peu de temps auparavant au téléphone, confiant en l'avenir. Le soir même, grattant machinalement sur mon ukulele, cette chanson est née. J'en ai finalisé le texte à la suite de  l'émouvante cérémonie qui a suivi l'enterrement. Conscient que ma musiquette habituelle n'avait pas les épaules nécessaires pour faire d'un titre au ukulele un rock tel qu'il l'aurait apprécié, j'ai décidé de faire appel à quelqu'un qui saurait aller dans la direction que je voulais donner. J'ai donc demandé à Slobo, du groupe AtoM s'il pouvait réaliser ce titre. Accord immédiat (la solidarité du net n'est pas un vain mot). Envoi d'une maquette par mes soins, passage à la moulinette Slobo, résultat bien au delà de mes espérances, évidemment, comment en douter ?  Mais,  pas de chanteur !  Et ce n'est pas mes cordes vocales qui allaient pouvoir se lancer dans le rock. Appel donc à Guy, chanteur de Still Square, groupe de hard que j'ai connu dans ma jeunesse sous le nom Square. Nous ne nous sommes rencontré qu'une fois il y 25 ans, et pourtant, il a répondu présent également. Merci à lui du fond du coeur.  Et donc, au final, voici le titre Chercher de l'air, en mémoire de Francis.

marilyn.pngQuelques jours de vacances ce mois ci m'ont permis d'être un peu plus prolixe sur le site. Côté grilles pour l'aprentissage du Ukulele, vous trouverez donc, côté francophone,  un autre Michel Polnareff, spécial débutant,  La poupée qui fait non, un  Eddy Mitchell, La route de Memphis et un France Gall période Gainsbourg,  Poupée de cire poupée de son. Côté anglophone, Will you d'Hazel O' Connor, un I will survive loin de son disco initial,  Eternal Flame des Bangles, encore un Bee Gees première période, Holiday, et  pour finir un titre des Wings, Warm and Beautiful.
Une seule chronique de disque, celle de L'embellie, le dernier Calogero, pour lequel je reste mitigé et 3 discographies commentées. Celle des Doors, groupe influent s'il en est, celle des Innocents, qui pourrait bien s'agrandir prochainement si j'en crois les rumeurs qui prédisent un retour, au moins live, de notre perle de pop made in France, et, perdue à côté de ses deux monuments, la - courte - discographie d'un groupe lyonnais des années 80 dont peu d'entre vous connaissent même l'existence, Fragile, groupe qui,pour moi, à compté et compte encore. Ce petit article pour les faire réapparaitre sur la carte du web.
Au passage une news qui réjouira comme moi les fans d'ELO ou en tout cas de Jeff Lynne. Si j'en crois l'info de Reuters reprise par EloDiscovery, un album solo serait prévu pour la fin de l'année, près de 20 ans après Armchair Theater. A côté de Jeff, Voulzy est un stakhanoviste ! smile
Mais trêve de blabla, passons aux artistes, connus ou méconnus, que je vous propose ce mois ci.

Après avoir écrit , paroles ou musiques pour tant de personnes, de Serge Regianni à Alice Donna en passant par Malin Plaisir ou Gauthier Paturo entre nombreux autres, voici que Christophe Marie sort de l'arrière plan pour nous proposer son premier album intitulé 28 septembre 1916. Et ce n'est pas le simple caprice d'être à son tour dans la lumière. Christophe a une voix, une âme, qui méritent amplement d'être sous les projecteurs. Des textes intimistes, pas aussi sombres que la pochette de l'album pourrait le laisser croire mais tout en clair obscur, en ombres et en creux. Les musiques sont à l'avenant, délicieusement ciselées, du piano voix de D'ou je viens aux plus enlevées tels Je me fous du monde ou Sans art et sans manière. Maudits mots d'amour et ses cordes touche droit au coeur. Bref Il a bien fait de sauter le pas, il ne chantait pas et pourtant sa voix nous manquait.
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Il n'y a pas que le ukulele dans ma vie. Et quand un bon groupe de métal frappe à mes tympans, je ne fais pas la fine bouche. Yotangor nous vient de Toulouse, et devrait faire un carton dans ce style. D'abord parce que leur chanteuse, Yngrid a la voix et la plastique nécessaire pour que l'on s'y arrête volontiers. Et que leur musique n'est pas en reste, un zeste de Queen, un penchant hard symphonique plus que séduisant, un single All about love accrocheur,  leur album à paraître chez Brennus, The King of the Universe, album concept, va à coup sur faire mal si j'en crois les titres en écoute sur Myspace. Allez me visionner ce clip, et comme moi vous craquerez !
Restons dans le hard, lorsque j'ai demandé à Guy Hoc de Still Square de chanter un titre pour Sucrepop, ce n'était pas le fruit du hasard. Il fut l'un des meilleurs chanteurs de hard des années 80 et la renaissance du groupe l'année dernière a démontré qu'il n'avait rien perdu de sa superbe et si j'en crois la chronique du Paris Metal France Festival du magazine Rock hard, je ne suis pas le seul à le penser. Vous pourrez en juger sur pièce le 23 mai au Pacific rock à Cergy, en attendant la parution d'un mythique second album studio. Pour patienter, leur Myspace devrait vous décrasser les oreilles, leurs titres ont été réenregistré avec la nouvelle formation et la puissance des compos alliée à un son actuel arrache sévère.
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Et je poursuis dans l'énergie. AtoM est aussi en préparation d'un album. La bande à Slobo fusionne les guitares et les rythmes d'un rock musclé sans concession, sans jamais perdre de vue une pop ultra mélodique. L'analogie qui me parait la plus judicieuse est Cheap Trick qui les premiers ont su allier une face Beatles et une AC DC . Le disque à venir, fera évidement la une de cette page car je ne connais pas à ce jour de compos d'Atom qui soient ne serait ce que médiocre il est annoncé pour la rentrée, il va tout déchirer, c'est écrit.
Un - très - joli minois à la France Gall pour une musique aux accents swing, presque manouche que ne renierait pas un Thomas Dutronc, voici Jully, avec des textes ou l'humour est loin d'être absent. La guitare est bien sur le moteur principal, derrière la voix, et je perçois, au loin, l'ombre d'un Brassens planer . Un album est en préparation, décidément, la crise du disque ne semble pas démotiver nos autoproduits.  La touche jazzy de son univers, la fraîcheur qu'elle apporte et le second degré de ses paroles lui permettent de se démarquer des autres blondinettes téléguidées. Et non de non, qu'elle est jolie !
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Claire Denamur fait partie de celles dont on parle actuellement. Une voix légèrement voilée, un peu dans le style Carla Bruni, son premier disque, qui porte son nom, est tendance folk acoustique du moins les morceaux  de son myspace en donnent t'ils l'impression. Il est  réalisé en partie par Thomas Semence, gage de qualité, c'est d'ailleurs via son myspace à lui que je suis arrivé à elle. Elle dit ne rien connaître de la chanson française, ayant vécu aux USA une grande partie de son enfance et adolescence, n'empêche qu'in fine, j'entends plus De Palmas que Bob Dylan, et ce n'est pas un reproche.
Le lien, c'est Tomas Semence. Encore. Et la jeune Hanna, sa guitare, sa petite voix, c'est un peu  l'histoire des Sokos qui recommence. Les Sokos c'était un duo dont faisait partie un temps le Tomas en question. La demoiselle Soko, Stéphanie, un peu fêlée de la cafetière, il en faut, a tout tenté pour saborder toute tentative de réussite, avec un succès certain. Trop vite, trop tôt, pour ne pas s'y brûler les ailes elle a préféré s'éclipser. Et l'impression que j'ai moi, c'est que la jeune Hanna c'est un peu la suite de l'histoire,  mais en français cette fois. Et même si je l'aime  bien Hanna, elle ne remplace pas Soko. Laissons lui le temps de grandir un peu, pour voir.
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Le Tomas Semence c'est lui. Derrière Jean-Louis Aubert, Raphaël, Sokos donc, Hanna et d'autres. Mais pourquoi derrière ? Parce que ses chansons, à lui, elles n'ont pas à rougir de la comparaison. Je t'écris d'Angleterre, Marie, Chez toi, de quoi faire un bien bel album. Alors Keskifoo ? La voix est là, le talent aussi, quel ingrédient magique lui manque t'il pour entrer dans la lumière ? Allez Tomas, passe en première ligue, parce que tu le vaux bien.
Je n'ai pas su déterminer, en trainant sur le myspace de Carolynesky accompagné de ses Frigid Scrolls si la musique était un moyen ou une fin. De nombreuses photos d'elle,  peu en situation musicale. Plus mannequin que chanteuse ?. Le groupe Frigid Scrolls a son myspace également, tout aussi chiche d'informations mais qui confirme bien une vie séparée. Leur musique commune, un pop rock honnête, est suffisamment accrocheuse pour figurer dans ces pages et c'est le principal.
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Initialement j'étais à la recherche du groupe Violett dont le titre Inamour était l'une des popsongs les plus redoutables que j'ai pu entendre sur le net. Cela remonte à 3 ou 4 ans, depuis plus de nouvelles. Et je tombe sur un homonyme, Violett aussi donc ,mais deux pour le prix d'une. toujours pop, mais plus punk un peu à la manière des Gogo's, Les deux pestes me font irrésistiblement penser aux Calamités de ma jeunesse. C'est bourrée d'énergie très sixties dans l'esprit, même si je les préfère dans un registre plus calme  avec quelques harmonies vocales comme sur Changer ça. Elles se sont produit leur petit 4 titres, un EP comme dans les années 60, manquerait plus qu'il soit en vinyle.
Melody club est un groupe pop suédois, que je découvre avec leur nouvel album, Goodbye to romance qui semble être leur quatrième quand même C'est sacrément bien foutu, ça donne envie de siffloter, ça rend heureux, bref de la pop de qualité, avec des singles comme On the Run ou le clin d'oeil Girls Don’t Always Wanna Have Fun. Couplé à une pochette bande dessinée, accentuant le côté sixties, tout amateur du Paul Collins's Beat ou des Plimsouls, ou pour rester en Suède des Merrymakers, devrait trouver ici son bonheur
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Il y a un titre qui n'arrête pas de me trotter dans la tête ces derniers jours, Né à Woodstock, extrait du premier album d'un Monsieur nommé Balablan. Les clins d'oeil, Beatles, le texte, les trompettes à la Penny Lane,  de la bombe, un tube estival avant l'heure. Le disque, s'appelle Messieurs les musiciens. Tout n'est pas du même niveau, mais il recèle d'autres pépites comme Les filles du Hall, tube assuré, entre Mika et Christophe Willem,  Ma babou a le même potentiel, le semi punk Plus de mal que de peur accroche bien aussi, et comme les autres morceaux, même un ton au dessous, sont bien foutus, Balablan. devrait faire son trou.
Alors ceux là, j'ai été les déterrer. Les Bratchmen sont de Nice, ce que ni leur nom ni leur musique ne laisse deviner. Ils ont beaucoup ( mais alors vraiment  beaucoup) écouté les Beatles et les Byrds. Et ça s'entend, les ricken carillonnent en choeurs, les mélodies tourneboulent dans tous les sens, et c'est une plaisir que d'entendre toute cette fraîcheur. Ok, ça à plus de 15 ans, il ne s'est plus rien passé après mais ça n'a pas pris une ride, ou pour être exact, ce sont les mêmes rides qu'à l'époque. Et dire que des pépites comme cela, nous sommes passés à côté à l'époque. Shame !
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Un nouveau Jean Louis Aubert, c'est toujours une joie et une déception. Joie car il compte dans ce qu'est le rock en France aujourd'hui, et que le bougre est doué, déception car ses albums sont toujours très inégaux, deux trois bons titres et du remplissage. Premières prises, le petit dernier échappe un peu à la règle, mais c'est parce qu'il a triché.Le principe, reprendre en acoustique, de manière très dépouillé, des titres, période Téléphone, période solo, raretés, reprises (Barbara, U2). Pas vraiment un live, mais presque, pas un best of mais presque, une compilation, à coup sur. Bon, le simple fait de ne pas avoir inclus Voilà c'est fini équivaut à un carton rouge pour moi, reste que cet album intime est un plaisir à écouter, comme on écoute un vieil ami, un soir d'hiver au coin du feu.
Le fait d'avoir une belle gueule est il répréhensible ? Nicolas Vassilieff, mannequin et chanteur ou chanteur et mannequin nous propose sur ses pages seulement deux titres, qui hésitent entre rock et variété, plutôt bien foutus au demeurant , sinon je n'en parlerais pas ici. Un peu lisse peut être, comme le monde de l'image, mais deux ou trois écoutes vous les incrustent bien dans les oreilles, ce qui n'est pas donné à tout le monde. pas d'album annoncé, ni de concerts d'ailleurs,  à suivre sur son site donc.
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Il y a quelques semaines j'avais craqué sur Stéphanie Crayencour qui proposait un chouette titre au ukulele, J'aime bien quand t'es jaloux. Je suis retourné voir si elle ne lui avait pas fait un petit frère ou une petite soeur. Bingo ! Un titre en duo avec le groupe Suarez, que j'ai découvert du coup pour l'occasion. Et pas fâché d'avoir fait le détour, car ce Suarez, ça m'a tout l'air d'être du lourd. Je mens et ses choeurs fondant, le single Aïe aïe aïe addictif à souhait, sur que l'on va en reparler de ceux là.
C'est l'ami Pierre qui m'a dégotté cet improbable Fred Viola. Le bougre tente de faire passer les Beach Boys pour une équipe de rugbymens entonnant La madelon  lors de la troisième mi-temps. Des cascades vocales en veux tu en voilà, limite chant religieux par instant; avec ce côté magique que peuvent avoir les voix. Clairement nous ne sommes plus du côté de la pop ni du rock, mais ce n'est pas mystique pour autant, basse, guitares et batterie, quoique discrètes sont là aussi, et cela reste largement assez accessible pour ne pas être qualifié d'expérimental.
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Puisque l'éclectisme n'est pas un vain mot sur Sucrepop, à l'autre bout du spectre sonore, le nouvel album de Juliette Greco. A priori, pas mas tasse de thé, je ne connais quasi rien de sa discographie, et à 82 ans - Record de Mr Henri à battre ? -, même remarquablement conservées tant physiquement qu'intellectuellement, je doute d'avoir le coup de foudre. Et à la première écoute, effectivement, pas pour moi, l'accordéon systématique, le piano, la voix parlée plus que chantée... Un seul titre, Mme Rosa m'a donné envie d'y retourner. Et finalement, sans pour autant être un fan, les textes, dit par cette voix se laissent découvrir. Du beau linge pour les textes d'ailleurs, Miossec, Olivia Ruiz, Maxime Le Forestier, Brigitte Fontaine, Orly Chap, Adrienne Pauly ou Abd Al Malik.
Il y a un peu de Who dans ce groupe américain de Georgie, Afterlife. En tout cas c'est l'impression que m'a donné le premier titre que j'ai écouté,  Dreamscape. Et puis quand la voix de Mike Hudson entre, la référence a Greg Lake,  ex King Crimson ou ELP est flagrante, d'ailleurs ils qualifient leur musique de progressive. Des morceaux tout en ruptures rythmiques, sans jamais perdre de vue l'efficacité mélodique. Des atmosphères variées tout en gardant une unité, les titres évitent l'écueil de la longueur et de l'esbroufe technique, souvent liées à ce style musical. Déjà 3 albums au compteur, qui les connaît en Europe ?
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Un qui ne doute de rien c'est le sieur Antoine Plastre. Dépôt du nom de domaine larevolution.fr, pour annoncer la sortie en octobre 2009 de son album. Un titre dispo en écoute, pas révolutionnaire non, mais incontestablement bien foutu. Influences affichées Brel, Noir desir, Saez, Barbara. Pas anglo-saxon pour un sou l'Antoine. Reste donc à patienter quelques mois en laissant tourner sur nos platines sa ritournelle, histoire de vérifier, si, cette année, le 14 juillet tombe en octobre.

Blue Ridge n'est pas que le nom d'une chaîne de montagne au USA mais aussi un groupe de country. Et français s'il vous plaît. Originaire de Pau, ils nous proposent des compos originales, ou Stetson et steel guitare nous emmènent du côté de Nashville. Bon, moi je suis plutôt client de ce style de musique, c'est un plaisir que voyager avec eux aux USA.  Surtout qu'à aucun moment l'on a l'impression d'une pâle copie franchouillarde. C'est visiblement fait par passion pour cette musique et ca sonne vrai.  Un album déjà enregistré, un second sur les rails. Yipee !
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Pour ceux et celles qui lise cet article le jour de sa parution, vous avez déjà quelques jours de retard sur la sortie du premier album de Jabber Jaw, Funktionnary Happening. Le titre de l'album donne plus qu'un indice sur son contenu. Funk ! Une seule idée en tête, vous faire tricoter des gambettes. Alors ça groove sec, le bassiste fait tout son possible pour vous remuer les tripes, la section rythmique se déchaîne et le guitariste mouline comme un fou furieux. Je parierais bien mon quatre heure qu'en concert plus personne n'a un poil de sec, sur scène ou dans la salle. Ils tournent pas mal actuellement du côté de Toulouse/Albi, à vos agendas.
Le playboy Chris Isaak nous revient après quelques années (sept) d'absences. Croisement physique entre Elvis, James Dean et Chet Baker, le crooner rocker sort mine de rien son dixième album, Mr Lucky.Bon, il ne faut pas s'attendre a une révolution, il fait ce qu'il sait faire et le fait bien. Alternance de ballades et de titres plus enlevés, pour respecter sa formule éprouvée, la voix est toujours aussi caressante, les guitares aussi surf sixties que dans le passé, et s'il n'y a pas là de Blue Hôtel, c'est tout de même l'un de ses tout meilleurs albums, l'un des plus consistant en tout cas. We let her down devrait faire les beaux jours de nos FM, tout autant que le superbe duo Breakin apart avec Trisha Yearwood. Un doigt de country, un zeste de soft rock, emballé c'est pesé. You dont cry like I do fait irrésistiblement penser à feu Roy Orbison, et c'est bon. Les chanceux, c'est nous.
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Qu'est ce qui peut bien pousser maitre Dylan sur le routes depuis toutes ces années, avec sa tournée sans fin (Never Ending Tour) ? Un arrêt de temps en temps pour ajouter un album à sa liste, sinon à sa légende. Celui ci,Together trough life,  serait le 33ème en studio.  Je ne pourrais pas le certifier, je ne suis pas un grand fan du bonhomme, sa voix m'empêchant d'apprécier pleinement sa musique. Et pourtant, comme il y a peu de chance que lui change, je suppose que c'est moi qui vieilli, mais ce petit dernier, sans devenir mon disque de chevet, à un goût de revenez y prononcé. Très blues, très Chicago, nous sommes là dans l'Amérique profonde, et franchement, ça le fait, même avec sa voix. Chapeau bas.  
La pochette et les différentes photos du livret les représente dans la neige, emmitouflés jusqu'aux oreilles et pourtant, peu de chance que vous attrapiez froid avec leur musique. Paris Novembre fait du rock, tendance rock, pas de doute possible, sur des textes mêlant poésie et révolte. Alors bien sur, Noir Désir. Ou plus loin Leo Ferré. Mais non. Le long des 8 titres de ce Moby Dick (pourquoi ce titre ?) , Paris Novembre sait faire entendre sa propre voix, du morceau central - au propre comme au figuré - Les cygnes, au rageur Sapiens Sapiens. Bien entendu, le monde de la pop est loin, et je présume que, sur scène le groupe explose, puisque sa musique s'y prête. Cette carte de visite musicale vous invite à les y retrouver.
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Dans ma série moi aussi je peux être prolifique, le bretonnant pop singer JeanMi Chapron nous gratifie à nouveau d'une ritournelle de son cru, Du bout des lèvres (c'est le titre du morceau, pas la façon de la présenter). Il ya du doux piano, des tendres guitares, et l'on y retrouve la patte du chouette mélodiste qu'il est. Au loin, l'idée d'un CD fait son chemin. Et quand il ne Chapronne pas pour lui même, il s'y colle pour Eric Giordano dont il a revisité le titre Lancelot en lui ajoutant moultes jolies notes qui font que c'est encore plus beau. Je sais de source sûre que Mc Cartney souhaiterait aussi un coup de main de sa part, mais , overbooké, JeanMi a du décliner. Sur le prochain Jeff Lynne peut être ?
Le duo Cosmic Latency a enfin trouver le temps de créer son site web. En ces temsp de crise, un album résolument orienté pop, optimiste, avec tout plein de joli tube que l'on peut fredonner, ça ne vous tente pas ?  Vous passez au shaker 10 CC, Supertramp, ELO et autres Abba, assaisonnés d'une dose de modernisme techno, servez frappé et craquez. Parce que le but ultime de la pop c'est quand même de faire des chansons qui se retiennent, et si cet album à déjà quelques mois, il reste l'une des belles réalisations francophones. Pour les nostalgiques des années 70, un Word de FR David est dans la même lignée, c'est dire.
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Le meilleur pour la fin ? Il y a un an pile, ici même, je vous parlais du premier album de Melody Gardot. Elle récidive avec My one and only Thrill. Et elle na pas changé d'un iota son credo, doucement jazzy,  juste ajoutée une pointe de bossa et quelques nappes de cordes sur sa voix. C'est toujours tout doux, délicatement ouvragé, admirablement produit par  Vince Mendoza (écoutez l'intro d'Our love is easy), des compos comme celle qui ouvre l'album, Baby I'm a fool sont de futurs classiques.Il y a même un titre en français, Les étoiles avec un délicieux accent. alors on m'objectera Diana Krall, ou Norah Jones .Je ne répondrais même pas. Melody écrit des chansons superbes (10 sur les 11 de ce disque), ce second album offre une progression fulgurante par rapport au précédent pourtant déjà pas piqué des hannetons. Elle nous offrant des instants d'éternité. Merci.

Tous les artistes de cette page peuvent être écouté sur le radioblog de sucrepop, certes, mais la plupart sont également diffusés sur la webradio de Radio+ (en fait uniquement les autoproduits/indépendants). Deux pubs pour vous inviter à sortir si vous êtes en région parisienne. Le 20 juin à l'Olympia, Metro n'hommes ou, parmi les 150 participants de cette comédie musicale vous pourrez retrouver Julie, et le 4 juillet le Paris Uke Fest, l'incontournable rendez vous des amateurs de ukulele. Pour terminer, que diriez vous d'un petit DVD ? Et pourquoi pas Le meilleur de Laurent Gatz en live ?  Vous trouverez ci-dessous un condensé en 10 minutes, pour vous donner envie, ensuite, il ne reste plus qu'a cliquer sur ce lien pour le commander. Vous pourrez retrouver Laurent en chair et en os les 5 et 6 Juin au Théâtre La Fenêtre à Paris dans le 11e.


Laurent Gatz Best Of Live

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Maquette chercher de l'air

Chercher de l' air

Paroles & musique Phil - En mémoire de Francis.

Voici la version maquettée que j'ai proposé à Slobo d'AtoM. Après avoir été composé au ukulele, je souhaitais donner une couleur rock au morceau.  J'ai commencé à travailler dans cette direction pour rapidement me rendre compte que je n'étais pas à même de faire sonner le tout comme je le voulais. J'ai donc jugé nécessaire de faire appel à quelqu'un d'extérieur, et évidement, le nom de Slobo c'est imposé. Les 2 titres qu'il a si talentueusement  réalisés à ce jour pour moi (Plus haut et Soldier of Fortune) font partie de la poignée de  titres que je trouve réussis à tout point de vue et ont cette puissance sonore que je ne sais pas recréer avec mes claviers et mon ukulele. Cela permet de mieux mesurer le chemin parcouru  entre la version nue initiale, la maquette de cette page et la version finalisée 
 

Francis Dolbeau


Textes et musiques sont mis à disposition sous license Creative Commons by-nc-nd.

Contrat Creative Commons

bonus

Chercher de l'air

Chercher de l 'air

Mai 2009

air.jpgLe titre de ce mois ci revêt une importance toute particulière pour moi. Mi janvier un ami s'est éteint de ce qu'il est coutumier d'appeler des suites d'une longue maladie, en attente d'une greffe de poumon qui n'aura jamais lieu. Il incarnait comme peu, malgré les attaques régulières de la maladie, la vitalité et la joie de vivre. Immortel on l'aurait cru. Et puis finalement non, comme nous tous, mais lui plus tôt qu'à son heure. Père de famille, mari aimé, fan de rock, de guitares, l'annonce de son décès m'a secoué. Jje l'avais eu peu de temps auparavant au téléphone, confiant en l'avenir. Le soir même, grattant machinalement sur mon ukulele, cette chanson est née. J'en ai finalisé le texte à la suite de  l'émouvante cérémonie qui a suivi l'enterrement. Conscient que ma musiquette habituelle n'avait pas les épaules nécessaires pour faire d'un titre au ukulele un rock tel qu'il l'aurait apprécié, j'ai décidé de faire appel à quelqu'un qui saurait aller dans la direction que je voulais donner. J'ai donc demandé à Slobo, du groupe AtoM s'il pouvait réaliser ce titre. Accord immédiat (la solidarité du net n'est pas un vain mot). Envoi d'une maquette par mes soins, passage à la moulinette Slobo, résultat bien au delà de mes espérances, évidemment, comment en douter ?  Mais,  pas de chanteur !  Et ce n'est pas mes cordes vocales qui allaient pouvoir se lancer dans le rock. Appel donc à Guy, chanteur de Still Square, groupe de hard que j'ai connu dans ma jeunesse sous le nom Square. Nous ne nous sommes rencontré qu'une fois il y 25 ans, et pourtant, il a répondu présent également. Merci à lui du fond du coeur.  Et donc, au final, voici le titre Chercher de l'air, en mémoire de Francis.

marilyn.pngQuelques jours de vacances ce mois ci m'ont permis d'être un peu plus prolixe sur le site. Côté grilles pour l'aprentissage du Ukulele, vous trouverez donc, côté francophone,  un autre Michel Polnareff, spécial débutant,  La poupée qui fait non, un  Eddy Mitchell, La route de Memphis et un France Gall période Gainsbourg,  Poupée de cire poupée de son. Côté anglophone, Will you d'Hazel O' Connor, un I will survive loin de son disco initial,  Eternal Flame des Bangles, encore un Bee Gees première période, Holiday, et  pour finir un titre des Wings, Warm and Beautiful.
Une seule chronique de disque, celle de L'embellie, le dernier Calogero, pour lequel je reste mitigé et 3 discographies commentées. Celle des Doors, groupe influent s'il en est, celle des Innocents, qui pourrait bien s'agrandir prochainement si j'en crois les rumeurs qui prédisent un retour, au moins live, de notre perle de pop made in France, et, perdue à côté de ses deux monuments, la - courte - discographie d'un groupe lyonnais des années 80 dont peu d'entre vous connaissent même l'existence, Fragile, groupe qui,pour moi, à compté et compte encore. Ce petit article pour les faire réapparaitre sur la carte du web.
Au passage une news qui réjouira comme moi les fans d'ELO ou en tout cas de Jeff Lynne. Si j'en crois l'info de Reuters reprise par EloDiscovery, un album solo serait prévu pour la fin de l'année, près de 20 ans après Armchair Theater. A côté de Jeff, Voulzy est un stakhanoviste ! smile
Mais trêve de blabla, passons aux artistes, connus ou méconnus, que je vous propose ce mois ci.

Après avoir écrit , paroles ou musiques pour tant de personnes, de Serge Regianni à Alice Donna en passant par Malin Plaisir ou Gauthier Paturo entre nombreux autres, voici que Christophe Marie sort de l'arrière plan pour nous proposer son premier album intitulé 28 septembre 1916. Et ce n'est pas le simple caprice d'être à son tour dans la lumière. Christophe a une voix, une âme, qui méritent amplement d'être sous les projecteurs. Des textes intimistes, pas aussi sombres que la pochette de l'album pourrait le laisser croire mais tout en clair obscur, en ombres et en creux. Les musiques sont à l'avenant, délicieusement ciselées, du piano voix de D'ou je viens aux plus enlevées tels Je me fous du monde ou Sans art et sans manière. Maudits mots d'amour et ses cordes touche droit au coeur. Bref Il a bien fait de sauter le pas, il ne chantait pas et pourtant sa voix nous manquait.
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Il n'y a pas que le ukulele dans ma vie. Et quand un bon groupe de métal frappe à mes tympans, je ne fais pas la fine bouche. Yotangor nous vient de Toulouse, et devrait faire un carton dans ce style. D'abord parce que leur chanteuse, Yngrid a la voix et la plastique nécessaire pour que l'on s'y arrête volontiers. Et que leur musique n'est pas en reste, un zeste de Queen, un penchant hard symphonique plus que séduisant, un single All about love accrocheur,  leur album à paraître chez Brennus, The King of the Universe, album concept, va à coup sur faire mal si j'en crois les titres en écoute sur Myspace. Allez me visionner ce clip, et comme moi vous craquerez !
Restons dans le hard, lorsque j'ai demandé à Guy Hoc de Still Square de chanter un titre pour Sucrepop, ce n'était pas le fruit du hasard. Il fut l'un des meilleurs chanteurs de hard des années 80 et la renaissance du groupe l'année dernière a démontré qu'il n'avait rien perdu de sa superbe et si j'en crois la chronique du Paris Metal France Festival du magazine Rock hard, je ne suis pas le seul à le penser. Vous pourrez en juger sur pièce le 23 mai au Pacific rock à Cergy, en attendant la parution d'un mythique second album studio. Pour patienter, leur Myspace devrait vous décrasser les oreilles, leurs titres ont été réenregistré avec la nouvelle formation et la puissance des compos alliée à un son actuel arrache sévère.
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Et je poursuis dans l'énergie. AtoM est aussi en préparation d'un album. La bande à Slobo fusionne les guitares et les rythmes d'un rock musclé sans concession, sans jamais perdre de vue une pop ultra mélodique. L'analogie qui me parait la plus judicieuse est Cheap Trick qui les premiers ont su allier une face Beatles et une AC DC . Le disque à venir, fera évidement la une de cette page car je ne connais pas à ce jour de compos d'Atom qui soient ne serait ce que médiocre il est annoncé pour la rentrée, il va tout déchirer, c'est écrit.
Un - très - joli minois à la France Gall pour une musique aux accents swing, presque manouche que ne renierait pas un Thomas Dutronc, voici Jully, avec des textes ou l'humour est loin d'être absent. La guitare est bien sur le moteur principal, derrière la voix, et je perçois, au loin, l'ombre d'un Brassens planer . Un album est en préparation, décidément, la crise du disque ne semble pas démotiver nos autoproduits.  La touche jazzy de son univers, la fraîcheur qu'elle apporte et le second degré de ses paroles lui permettent de se démarquer des autres blondinettes téléguidées. Et nom de nom, qu'elle est jolie !
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Claire Denamur fait partie de celles dont on parle actuellement. Une voix légèrement voilée, un peu dans le style Carla Bruni, son premier disque, qui porte son nom, est tendance folk acoustique du moins les morceaux  de son myspace en donnent ils l'impression. Il est  réalisé en partie par Thomas Semence, gage de qualité, c'est d'ailleurs via son myspace à lui que je suis arrivé à elle. Elle dit ne rien connaître de la chanson française, ayant vécu aux USA une grande partie de son enfance et adolescence, n'empêche qu'in fine, j'entends plus De Palmas que Bob Dylan, et ce n'est pas un reproche.
Le lien, c'est Tomas Semence. Encore. Et la jeune Hanna, sa guitare, sa petite voix, c'est un peu  l'histoire des Sokos qui recommence. Les Sokos c'était un duo dont faisait partie un temps le Tomas en question. La demoiselle Soko, Stéphanie, un peu fêlée de la cafetière, il en faut, a tout tenté pour saborder toute tentative de réussite, avec un succès certain. Trop vite, trop tôt, pour ne pas s'y brûler les ailes elle a préféré s'éclipser. Et l'impression que j'ai moi, c'est que la jeune Hanna c'est un peu la suite de l'histoire,  mais en français cette fois. Et même si je l'aime  bien Hanna, elle ne remplace pas Soko. Laissons lui le temps de grandir un peu, pour voir.
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Le Tomas Semence c'est lui. Derrière Jean-Louis Aubert, Raphaël, Sokos donc, Hanna et d'autres. Mais pourquoi derrière ? Parce que ses chansons, à lui, elles n'ont pas à rougir de la comparaison. Je t'écris d'Angleterre, Marie, Chez toi, de quoi faire un bien bel album. Alors Keskifoo ? La voix est là, le talent aussi, quel ingrédient magique lui manque t'il pour entrer dans la lumière ? Allez Tomas, passe en première ligue, parce que tu le vaux bien.
Je n'ai pas su déterminer, en trainant sur le myspace de Carolynesky accompagné de ses Frigid Scrolls si la musique était un moyen ou une fin. De nombreuses photos d'elle,  peu en situation musicale. Plus mannequin que chanteuse ?. Le groupe Frigid Scrolls a son myspace également, tout aussi chiche d'informations mais qui confirme bien une vie séparée. Leur musique commune, un pop rock honnête, est suffisamment accrocheuse pour figurer dans ces pages et c'est le principal.
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Initialement j'étais à la recherche du groupe Violett dont le titre Inamour était l'une des popsongs les plus redoutables que j'ai pu entendre sur le net. Cela remonte à 3 ou 4 ans, depuis plus de nouvelles. Et je tombe sur un homonyme, Violett aussi donc ,mais deux pour le prix d'une. toujours pop, mais plus punk un peu à la manière des Gogo's, Les deux pestes me font irrésistiblement penser aux Calamités de ma jeunesse. C'est bourrée d'énergie très sixties dans l'esprit, même si je les préfère dans un registre plus calme  avec quelques harmonies vocales comme sur Changer ça. Elles se sont produit leur petit 4 titres, un EP comme dans les années 60, manquerait plus qu'il soit en vinyle.
Melody club est un groupe pop suédois, que je découvre avec leur nouvel album, Goodbye to romance qui semble être leur quatrième quand même C'est sacrément bien foutu, ça donne envie de siffloter, ça rend heureux, bref de la pop de qualité, avec des singles comme On the Run ou le clin d'oeil Girls Don’t Always Wanna Have Fun. Couplé à une pochette bande dessinée, accentuant le côté sixties, tout amateur du Paul Collins's Beat ou des Plimsouls, ou pour rester en Suède des Merrymakers, devrait trouver ici son bonheur
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Il y a un titre qui n'arrête pas de me trotter dans la tête ces derniers jours, Né à Woodstock, extrait du premier album d'un Monsieur nommé Balablan. Les clins d'oeil, Beatles, le texte, les trompettes à la Penny Lane,  de la bombe, un tube estival avant l'heure. Le disque, s'appelle Messieurs les musiciens. Tout n'est pas du même niveau, mais il recèle d'autres pépites comme Les filles du Hall, tube assuré, entre Mika et Christophe Willem,  Ma babou a le même potentiel, le semi punk Plus de mal que de peur accroche bien aussi, et comme les autres morceaux, même un ton au dessous, sont bien foutus, Balablan. devrait faire son trou.
Alors ceux là, j'ai été les déterrer. Les Bratchmen sont de Nice, ce que ni leur nom ni leur musique ne laisse deviner. Ils ont beaucoup ( mais alors vraiment  beaucoup) écouté les Beatles et les Byrds. Et ça s'entend, les ricken carillonnent en choeurs, les mélodies tourneboulent dans tous les sens, et c'est une plaisir que d'entendre toute cette fraîcheur. Ok, ça à plus de 15 ans, il ne s'est plus rien passé après mais ça n'a pas pris une ride, ou pour être exact, ce sont les mêmes rides qu'à l'époque. Et dire que des pépites comme cela, nous sommes passés à côté à l'époque. Shame !
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Un nouveau Jean Louis Aubert, c'est toujours une joie et une déception. Joie car il compte dans ce qu'est le rock en France aujourd'hui, et que le bougre est doué, déception car ses albums sont toujours très inégaux, deux trois bons titres et du remplissage. Premières prises, le petit dernier échappe un peu à la règle, mais c'est parce qu'il a triché.Le principe, reprendre en acoustique, de manière très dépouillé, des titres, période Téléphone, période solo, raretés, reprises (Barbara, U2). Pas vraiment un live, mais presque, pas un best of mais presque, une compilation, à coup sur. Bon, le simple fait de ne pas avoir inclus Voilà c'est fini équivaut à un carton rouge pour moi, reste que cet album intime est un plaisir à écouter, comme on écoute un vieil ami, un soir d'hiver au coin du feu.
Le fait d'avoir une belle gueule est il répréhensible ? Nicolas Vassilieff, mannequin et chanteur ou chanteur et mannequin nous propose sur ses pages seulement deux titres, qui hésitent entre rock et variété, plutôt bien foutus au demeurant , sinon je n'en parlerais pas ici. Un peu lisse peut être, comme le monde de l'image, mais deux ou trois écoutes vous les incrustent bien dans les oreilles, ce qui n'est pas donné à tout le monde. pas d'album annoncé, ni de concerts d'ailleurs,  à suivre sur son site donc.
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Il y a quelques semaines j'avais craqué sur Stéphanie Crayencour qui proposait un chouette titre au ukulele, J'aime bien quand t'es jaloux. Je suis retourné voir si elle ne lui avait pas fait un petit frère ou une petite soeur. Bingo ! Un titre en duo avec le groupe Suarez, que j'ai découvert du coup pour l'occasion. Et pas fâché d'avoir fait le détour, car ce Suarez, ça m'a tout l'air d'être du lourd. Je mens et ses choeurs fondant, le single Aïe aïe aïe addictif à souhait, sur que l'on va en reparler de ceux là.
C'est l'ami Pierre qui m'a dégotté cet improbable Fred Viola. Le bougre tente de faire passer les Beach Boys pour une équipe de rugbymens entonnant La madelon  lors de la troisième mi-temps. Des cascades vocales en veux tu en voilà, limite chant religieux par instant; avec ce côté magique que peuvent avoir les voix. Clairement nous ne sommes plus du côté de la pop ni du rock, mais ce n'est pas mystique pour autant, basse, guitares et batterie, quoique discrètes sont là aussi, et cela reste largement assez accessible pour ne pas être qualifié d'expérimental.
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Puisque l'éclectisme n'est pas un vain mot sur Sucrepop, à l'autre bout du spectre sonore, le nouvel album de Juliette Greco. A priori, pas mas tasse de thé, je ne connais quasi rien de sa discographie, et à 82 ans - Record de Mr Henri à battre ? -, même remarquablement conservées tant physiquement qu'intellectuellement, je doute d'avoir le coup de foudre. Et à la première écoute, effectivement, pas pour moi, l'accordéon systématique, le piano, la voix parlée plus que chantée... Un seul titre, Mme Rosa m'a donné envie d'y retourner. Et finalement, sans pour autant être un fan, les textes, dit par cette voix se laissent découvrir. Du beau linge pour les textes d'ailleurs, Miossec, Olivia Ruiz, Maxime Le Forestier, Brigitte Fontaine, Orly Chap, Adrienne Pauly ou Abd Al Malik.
Il y a un peu de Who dans ce groupe américain de Georgie, Afterlife. En tout cas c'est l'impression que m'a donné le premier titre que j'ai écouté,  Dreamscape. Et puis quand la voix de Mike Hudson entre, la référence a Greg Lake,  ex King Crimson ou ELP est flagrante, d'ailleurs ils qualifient leur musique de progressive. Des morceaux tout en ruptures rythmiques, sans jamais perdre de vue l'efficacité mélodique. Des atmosphères variées tout en gardant une unité, les titres évitent l'écueil de la longueur et de l'esbroufe technique, souvent liées à ce style musical. Déjà 3 albums au compteur, qui les connaît en Europe ?
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Un qui ne doute de rien c'est le sieur Antoine Plastre. Dépôt du nom de domaine larevolution.fr, pour annoncer la sortie en octobre 2009 de son album. Un titre dispo en écoute, pas révolutionnaire non, mais incontestablement bien foutu. Influences affichées Brel, Noir desir, Saez, Barbara. Pas anglo-saxon pour un sou l'Antoine. Reste donc à patienter quelques mois en laissant tourner sur nos platines sa ritournelle, histoire de vérifier, si, cette année, le 14 juillet tombe en octobre.

Blue Ridge n'est pas que le nom d'une chaîne de montagne au USA mais aussi un groupe de country. Et français s'il vous plaît. Originaire de Pau, ils nous proposent des compos originales, ou Stetson et steel guitare nous emmènent du côté de Nashville. Bon, moi je suis plutôt client de ce style de musique, c'est un plaisir que voyager avec eux aux USA.  Surtout qu'à aucun moment l'on a l'impression d'une pâle copie franchouillarde. C'est visiblement fait par passion pour cette musique et ca sonne vrai.  Un album déjà enregistré, un second sur les rails. Yipee !
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Pour ceux et celles qui lise cet article le jour de sa parution, vous avez déjà quelques jours de retard sur la sortie du premier album de Jabber Jaw, Funktionnary Happening. Le titre de l'album donne plus qu'un indice sur son contenu. Funk ! Une seule idée en tête, vous faire tricoter des gambettes. Alors ça groove sec, le bassiste fait tout son possible pour vous remuer les tripes, la section rythmique se déchaîne et le guitariste mouline comme un fou furieux. Je parierais bien mon quatre heure qu'en concert plus personne n'a un poil de sec, sur scène ou dans la salle. Ils tournent pas mal actuellement du côté de Toulouse/Albi, à vos agendas.
Le playboy Chris Isaak nous revient après quelques années (sept) d'absences. Croisement physique entre Elvis, James Dean et Chet Baker, le crooner rocker sort mine de rien son dixième album, Mr Lucky.Bon, il ne faut pas s'attendre a une révolution, il fait ce qu'il sait faire et le fait bien. Alternance de ballades et de titres plus enlevés, pour respecter sa formule éprouvée, la voix est toujours aussi caressante, les guitares aussi surf sixties que dans le passé, et s'il n'y a pas là de Blue Hôtel, c'est tout de même l'un de ses tout meilleurs albums, l'un des plus consistant en tout cas. We let her down devrait faire les beaux jours de nos FM, tout autant que le superbe duo Breakin apart avec Trisha Yearwood. Un doigt de country, un zeste de soft rock, emballé c'est pesé. You dont cry like I do fait irrésistiblement penser à feu Roy Orbison, et c'est bon. Les chanceux, c'est nous.
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Qu'est ce qui peut bien pousser maitre Dylan sur le routes depuis toutes ces années, avec sa tournée sans fin (Never Ending Tour) ? Un arrêt de temps en temps pour ajouter un album à sa liste, sinon à sa légende. Celui ci,Together trough life,  serait le 33ème en studio.  Je ne pourrais pas le certifier, je ne suis pas un grand fan du bonhomme, sa voix m'empêchant d'apprécier pleinement sa musique. Et pourtant, comme il y a peu de chance que lui change, je suppose que c'est moi qui vieilli, mais ce petit dernier, sans devenir mon disque de chevet, à un goût de revenez y prononcé. Très blues, très Chicago, nous sommes là dans l'Amérique profonde, et franchement, ça le fait, même avec sa voix. Chapeau bas.  
La pochette et les différentes photos du livret les représente dans la neige, emmitouflés jusqu'aux oreilles et pourtant, peu de chance que vous attrapiez froid avec leur musique. Paris Novembre fait du rock, tendance rock, pas de doute possible, sur des textes mêlant poésie et révolte. Alors bien sur, Noir Désir. Ou plus loin Leo Ferré. Mais non. Le long des 8 titres de ce Moby Dick (pourquoi ce titre ?) , Paris Novembre sait faire entendre sa propre voix, du morceau central - au propre comme au figuré - Les cygnes, au rageur Sapiens Sapiens. Bien entendu, le monde de la pop est loin, et je présume que, sur scène le groupe explose, puisque sa musique s'y prête. Cette carte de visite musicale vous invite à les y retrouver.
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Dans ma série moi aussi je peux être prolifique, le bretonnant pop singer JeanMi Chapron nous gratifie à nouveau d'une ritournelle de son cru, Du bout des lèvres (c'est le titre du morceau, pas la façon de la présenter). Il ya du doux piano, des tendres guitares, et l'on y retrouve la patte du chouette mélodiste qu'il est. Au loin, l'idée d'un CD fait son chemin. Et quand il ne Chapronne pas pour lui même, il s'y colle pour Eric Giordano dont il a revisité le titre Lancelot en lui ajoutant moultes jolies notes qui font que c'est encore plus beau. Je sais de source sûre que Mc Cartney souhaiterait aussi un coup de main de sa part, mais , overbooké, JeanMi a du décliner. Sur le prochain Jeff Lynne peut être ?
Le duo Cosmic Latency a enfin trouver le temps de créer son site web. En ces temsp de crise, un album résolument orienté pop, optimiste, avec tout plein de joli tube que l'on peut fredonner, ça ne vous tente pas ?  Vous passez au shaker 10 CC, Supertramp, ELO et autres Abba, assaisonnés d'une dose de modernisme techno, servez frappé et craquez. Parce que le but ultime de la pop c'est quand même de faire des chansons qui se retiennent, et si cet album à déjà quelques mois, il reste l'une des belles réalisations francophones. Pour les nostalgiques des années 70, un Word de FR David est dans la même lignée, c'est dire.
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Le meilleur pour la fin ? Il y a un an pile, ici même, je vous parlais du premier album de Melody Gardot. Elle récidive avec My one and only Thrill. Et elle na pas changé d'un iota son credo, doucement jazzy,  juste ajoutée une pointe de bossa et quelques nappes de cordes sur sa voix. C'est toujours tout doux, délicatement ouvragé, admirablement produit par  Vince Mendoza (écoutez l'intro d'Our love is easy), des compos comme celle qui ouvre l'album, Baby I'm a fool sont de futurs classiques.Il y a même un titre en français, Les étoiles avec un délicieux accent. alors on m'objectera Diana Krall, ou Norah Jones .Je ne répondrais même pas. Melody écrit des chansons superbes (10 sur les 11 de ce disque), ce second album offre une progression fulgurante par rapport au précédent pourtant déjà pas piqué des hannetons. Elle nous offrant des instants d'éternité. Merci.

Tous les artistes de cette page peuvent être écouté sur le radioblog de sucrepop, certes, mais la plupart sont également diffusés sur la webradio de Radio+ (en fait uniquement les autoproduits/indépendants). Deux pubs pour vous inviter à sortir si vous êtes en région parisienne. Le 20 juin à l'Olympia, Metro n'hommes ou, parmi les 150 participants de cette comédie musicale vous pourrez retrouver Julie, et le 4 juillet le Paris Uke Fest, l'incontournable rendez vous des amateurs de ukulele. Pour terminer, que diriez vous d'un petit DVD ? Et pourquoi pas Le meilleur de Laurent Gatz en live ?  Vous trouverez ci-dessous un condensé en 10 minutes, pour vous donner envie, ensuite, il ne reste plus qu'a cliquer sur ce lien pour le commander. Vous pourrez retrouver Laurent en chair et en os les 5 et 6 Juin au Théâtre La Fenêtre à Paris dans le 11e.


Laurent Gatz Best Of Live

Bonne écoute, rendez-vous le 1er juin avec d'autres petites notes de musiques.
Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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