Après une longue interruption due à d’importants soucis de santé, voici arriver sur nos platines Sortie de secours, le 4eme album de Meek , si l’on compte Sleeping with Big Ben paru au Japon uniquement. Sortie le 8 décembre alors que prêt depuis quelques semaines (hommage à John ?) ce nouvel opus est dans la droite ligne des précédents, ce qui est loin de nosu déplaire.
Vous ne connaissez pas Meek ? Cet histrion a décidé de faire de la pop en français (enfin essentiellement en français), dans un pays dont l’attrait pour ce style reste globalement du domaine de l’anecdotique. Audacieux non ?
Une pop ou de complexes harmonies vocales sont sa signature, à faire passer les garçons de la plage pour les garçons bouchers.
Sortie de secours est, comme le veulent les us et coutumes Meekiens, composés de 15 titres, titres dont le simple énoncé vous permettra de comprendre de suite dans quel univers barré le dit Meek s’agite le bocal, Evaporée Charlotte morphinique, Je ne porte aucun édifice, le Gange illuminé ou Les princes morts, qui d’autre que lui pour écrire de telles popsongs ?.
Meek est définitivement un ovni dans la production française, ces chansons, quoique baignant à l’évidence dans une pop sixties dans la conception n’ont jamais ce côté suranné et précieux de pâles ersatzs. Les textes tarabiscotés, cryptiques même parfois, ses orchestrations surprenantes, décalées, foncièrement hors du temps et des modes, offrent un album aux couleurs chatoyantes, kaléidoscope où se télescopent Beatles et Donovan, psychédélisme et dandysme de la vieille Angleterre, brins de folie et réalisation au cordeau.
L’album s’ouvre sur le premier single, Six feet under, en anglais, hommage à la série télé du même nom et qui résume la tonalité de l’album, guitares acoustiques en pièces maîtresses, mille feuille de voix, et, nouveautés sur cet album, uniquement de « vrais » instruments joués par de vrais musiciens, exit les synthés et autres samples, Meek veut de la sincérité, du réel, pas de faux semblants. Elle est tellement vieille que tous ses amis sont morts (quel superbe titre !) nous permet de l’entendre dans un registre vocal inusité, plus grave, Je vous parle de la pluie sur la mer est l’un de ses plus beaux textes, Maxime ne fait pas l’enfant ! un petit bijou d’humour, bref Meek fait ce qu’il fait le mieux, du Meek, probablement un poil complexe pour le grand public, mais de quoi confirmer son statut d’artiste culte et de pleinement justifier l’espoir que place en lui tous les fans d’une pop classieuse sans être putassière.
Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, Meek a formé un groupe pour une série de concerts, vous aurez donc le plaisir de découvrir les vignettes sonores de Sortie de secours en version live.

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Au centre, une guitare, sur laquelle reposent des mains féminines.
Dessous, deux longues jambes à damner une collection de Dim
Au dessus, des cordes vocales enracinées dans un blues folk élégant.
Ce qui frappe tout d'abord chez Sofaï, dont le premier album, Ici ou ailleurs est frais de quelques jours, c'est la signature vocale qui est la sienne, ce petit truc qu'on a ou pas et qui permet de se distinguer de la masse anonyme des chanteuses. Sofaï l'a, un timbre entre Charlélie Couture et Michel Jonasz, un peu nasal, dans la plus pure tradition des folksingers américain, l'ami Dylan en tête.
Me faite pas dire ce que je n'ai pas écris, elle ne chante pas comme un homme, loin de là, et ses textes sont tout à fait du côté féminin de la force, c'est simplement pour souligner l'évidente filiation, car tout comme sa voix, sa musique respire la musique américaine,celle de Neil Young ou James Taylor.
La belle a su s’entourer, Slim Pezin réalise l’album, et ceux qui lisent encore les crédits sur les pochettes savent quel talentueux guitariste il est. Patrick Bourgoin, sax et flûte , à la carte de visite longue comme un jour sans pain est aussi de la partie. Ca promet donc.
Plusieurs autres titres tracent le même sillon. L’amour se conjugue à l’imparfait chez Sofaï voir même ne se conjugue pas du tout. Avec l’impression très nette qu’elle n’est pas née du bon côté de l’Atlantique la demoiselle tellement le blues imprègne sa musique
La douceur acoustique de Qu’arrive t’il après la pluie, à peine habillée de quelques percussions nous dépose d’ailleurs délicatement à l’entrée du premier titre en anglais, (il y en a 3 en tout) Sweetest illusion. Mon titre préféré, haut la main, une guitare qui se fait plus dure, un sax somptueux, la langue de Shakespeare qui lui colle parfaitement à la peau, j’en redemande. Hormis un Ici ou ailleurs le titre- légèrement teinté de jazz, l’ensemble du disque est plutôt homogène.
Les deux seules compos qu’elle ne signe pas, The way you do it (Slim Pezin) gospelisante un et l’adaptation d’un titre de Roland Vincent que je ne connais pas le titre pas Roland Vincent, ou le clavier prend le pas sur les 6 cordes, n’arrivent pas à me convaincre, je préfère Sofaï nature.
Par sa voix, ses textes, sa personnalité, l’univers de Sofaï est clairement identifiable sur la planète chanteuse, et ça n’est pourtant pas une mince affaire. Alors bien sur, ce style de musique n’est pas exactement celui qui passe en radio au quotidien, c’est plutôt sur scène qu’elle va pouvoir se forger son chemin, la guitare à la main, pour se frayer une route qui sorte de l’ombre. Ca tombe bien, j’ai l’impression que c’est un endroit ou elle se complait. Ici ou ailleurs, vous devriez recroiser Sofaï.
L’album est dispo sur cette page.

J'ai placé cette merveille de chanson dans les titres pour joueurs confirmés non pas à cause de sa difficulté, mais à cause des accords de Gm7 et Gm6, moins courant, mais le titre reste très abordable, la preuve j'arrive presque à m'en sortir
Louis Chedid est l'un des auteurs compositeurs interprète que j'admire le plus, et ce titre est l'un de ses fleurons.
Anne ma soeur Anne
Elle ressort de sa ta
nière la nazi-nostalgie![]()
Croix gammée, botte à
clous, toute la panoplie![]()
![]()
Elle a pignon sur
rue des adeptes, un par
ti
La voilà reve
nue, l’historique hysté
rie![]()
Anne, ma soeur Anne, si j’te di
sais c’que j’entends
Anne, ma soeur Anne, les mêmes dis
cours
Les mêmes slogans, les
mêmes aboiements.
Anne, ma soeur Anne, J’aurais tant
voulu te dire petite fille martyr,
Anne, ma soeur Anne, Tu peux dor
mir tranquille elle reviendra
plus la vermine
Mais, beaucoup d’indiffé
rence, de patiences malve
nues
Pour ces anciens dam
nés au goût de déja
vu
Beaucoup trop d’indul
gence, trop de bonnes manières![]()
![]()
Pour cette nazi-nostal
gie qui ressort de sa ta
nière
Comme hier.
Anne, ma soeur Anne, si j’te di
sais c’que j’vois v’nir
Anne, ma soeur Anne, j’arrive pas
à y croire, c’est comme un cau
chemar, sale cafard.
Anne, ma soeur Anne.

Alors qu'un album de duos avec Laurent Voulzy était attendu pour 2009, voilà que l'inspiration frappe plutôt que prévue et l'Alain de nous sortir opportunément, juste avant les fêtes, un nouveau disque. Lolo Star étant pris par son remake de Rockcollection, c'est quasi seul qu'il s'est donc collé à la tâche, son fils Pierre et David Mc Neil lui filant un coup de main, Laurent intervenant in extremis.
eighties, boîte à rythme même période, pour un des titres les plus accrocheurs de l'album. Alain convoque Aragon pour Oh guitare, perso, ni paroles ni musique ne m'accroche. Aragon a déjà été mieux mis en musique. Un reprise d'un de ses propres titres Bonjour tristesse, aussi ratée que l'était la version déjà publiée, un troisième essai ne me paraît pas nécessaire, quand une chanson n'est pas bonne, pas possible de la sauver.
Et pour terminer cette année sabbatique (pour l'auteur compositeur), une douzième et dernière reprise, cette fois c'est le groupe canadien Klaatu qui est ma victime avec un titre issu de leur 4ème et avant dernier album, Endangered species, titre intitulé Knee deep in love, sur le thème de la rupture, d'ou le coeur en sucre brisé en illustration.
En sus des chroniques de groupes ci-dessous, quelques albums sont passés aux rayon X Sucrepop pour une revue de détails. ont été irradié ce mois ci l'ami Paul Mc Cartney se cachant sous le pseudo de Fireman pour un Electric arguments qui ma foi est une surprise inespérée, Monsieur William Sheller nous a gratifié d'un bien bel Avatars, Vincent Delerm nous propose 15 nouvelles chansons pour lesquelles sa paternité ne peut absolument pas être mise en doute, pour ses adieux, l'idole des jeunes et surtout des moins jeunes, Johnny, nous sort un album ou le générique est plus alléchant que le film lui même, et pour finir les Kaiser Chiefs avec un disque sympa et sans prétention, ce qui part les temps qui courent, est inestimable. Tout ce beau linge et le gratin ci dessous sont bien entendu sur le podcast de décembre.
Et pour terminer cette année sabbatique (pour l'auteur compositeur), une douzième et dernière reprise, cette fois c'est le groupe canadien Klaatu qui est ma victime avec un titre issu de leur 4ème et avant dernier album, Endangered species, titre intitulé Knee deep in love, sur le thème de la rupture, d'ou le coeur en sucre brisé en illustration.
En sus des chroniques de groupes ci-dessous, quelques albums sont passés aux rayon X Sucrepop pour une revue de détails. ont été irradié ce mois ci l'ami Paul Mc Cartney se cachant sous le pseudo de Fireman pour un Electric arguments qui ma foi est une surprise inespérée, Monsieur William Sheller nous a gratifié d'un bien bel Avatars, Vincent Delerm nous propose 15 nouvelles chansons pour lesquelles sa paternité ne peut absolument pas être mise en doute, pour ses adieux, l'idole des jeunes et surtout des moins jeunes, Johnny, nous sort un album ou le générique est plus alléchant que le film lui même, et pour finir les Kaiser Chiefs avec un disque sympa et sans prétention, ce qui part les temps qui courent, est inestimable. Tout ce beau linge et le gratin ci dessous sont bien entendu sur le podcast de décembre.

























