Sortez Covers 6 - The Kinks - Rock and roll fantasy

Même le moins attentif des visiteurs l'aura remarqué , Sucrepop se dote d'une nouvelle robe. Après 2 ans d'une blancheur quasi virginale, bronzage express pour l'été, accompagné d'un changement de version du CMS Guppy. Pour vous, hormis le look, une nouveauté, la possibilité de mettre des commentaires sur chaque article, pour moi, une simplicité accrue de l'administration du site. Ces nouvelles couleurs sont l'œuvre du talentueux webmaster de Meric Graphisme, chez qui vous pourrez trouver de quoi faire également un lifting de façade classieux de votre site.
Mais si la forme a changé, le fond reste le même. Musique à touts les étages, autoproduite de préférence, mais pas exclusivement.Sucrepop
Dans la droite ligne des mois précédents, une reprise de plus à mon actif donc, en fort belle compagnie puisque c'est 50% de Malin Plaisir qui s'y colle. Que dis je 50% ! Bien plus, puisque en sus d'Eric à la batterie-basse-guitares-choeurs et j'en passe c'est joint Guitare Jacques, qui est à Malin ce que Ian Stewart était aux Stones, un membre du groupe hors du groupe ;o). Au menu, un Rock and Roll fantasy signé initialement de Ray Davies des Kinks, datant de 1977, album Misfits. Une perle, peu connue, leur période de gloire couvrant principalement les sixties.Réorchestrée de main de maître par Eric, ce titre m'a permis de pousser la chansonnette dans son studio, ce qui, dommage collatéral, m'a fait sombrer dans une profonde dépression ;o), mesurant le gap entre ma voix et celle d'un chanteur, mes maquettes de maquettes et les chansons d'un orfèvre. Le résultat s'écoute sur la page nommée, coïncidence, Rock and Roll fantasy . Pour les ceusses qui auraient raté les épisodes précédents, j'ai ajouté pour l'année 2008 un nouveau lecteur mp3 qui va vous permettre d'écouter les 6 titres de ces 6 premiers mois tout en poursuivant votre lecture. c'est par ici que ça se passe.

Comme les Malin Plaisir sont très forts, non content de jouer les hommes orchestres pour mon compte, ils profitent de la pub inespérée qu'est la sortie de Rock and Roll fantasy pour sortir un nouvelle album. Un album de Malin Plaisir c'est simple, c'est comme les Jeux Olympiques, tous les 4 ans.Il y a moins de pékins dedans pour le faire mais il béneficie à quelque chose près de la même couverture médiatique.Attendez vous donc à un tsunami télé/radio/presse/webzine dont cet article n'est que la première vague, à côté duquel le nouveau Madonna va paraître ridicule (d'ailleurs il l'est). L'album s'intitule Prenons le large. J'en ai déjà dit beaucoup de mal ici, inutile donc d'en rajouter. Sachez juste que c'est beau, que c'est l'accessoire tendance indispensable pour frimer cet été sur les plages, que Domino y est divine, Eric majestueux, que l'album est achetable ici, écoutable ou sur myspace. C'est le parfait anti-stress, l'utime refuge de douceur dans ce monde de brutes. Voilà. Voulzy, Eagles, America, si ces artistes vous parlent, Malin Plaisir vous enchantera.
Prenons
The
Dans le même ordre d'idées, le nouveau Weepies est parmi nous, Hideway est son nom. Comme Malin, un duo, ici, Steve Tannen et Deb Talan.Comme Malin, la voix lead passe alternativement, suivant les morceaux de lui à elle, d'elle à lui. Un côté folk plus que prononcé, même si cet album se révèle un peu plus produit, plus riche que les précédents. Toujours un gros travail sur les harmonies et les mélodies, l'abum à l'air de rencontrer un franc succès de l'autre côté de l'Atlantique, et les Weepies sont en passe de migrer de l'underground à la lumière si ce n'est déjà fait.. S'ils n'y perdent pas leur âme, c'est peut être la chance de les voir débarquer un jour par ici. Ils étaient déjà dans ces pages en janvier 2005 c'est vous dire si je les suis.
Un que je n'ai pas vu arriver c'est JJ Lemonne . 5ème album pour le bonhomme. J'étais déjà passé à maintes reprises sur son site, et, allez savoir pourquoi, jamais été plus loin. Et là, un mail annonçant la sortie, direction la page téléchargements et je me suis injecté le petit dernier dans mon mp3. Et figurez vous que c'est un sacré bon album. D'un éclectisme forcené qui peut surprendre, le bougre passe d'un jazzy Tant pis - en écoute ce mois ci - à une java, La femme du boulanger, un blues à la Nino Ferrer, le Blues maudit, un titre celtique, De retour d'Irlande, voir un hommage à Brassens C'était comme çà. Mais la mayonnaise prend à tous les coups. Des textes intelligents, une voix à la hauteur, me reste plus qu'à écouter les 4 premiers qui sont également à disposition.
JJ
Maloh
Maloh est tout jeune, 21 ans, et sort déjà (enfin dans 15 jours) un album 7200 minutes.Ce n'est pas la durée, c'est le titre. Il se présente comme étant de la famille chanson folk. La prédominance de la guitare acoustique ne dément pas son propos. D'un autre côté, il a pas mal écouté Raphael aussi, difficile de ne pas y penser en l'écoutant, c'est particulièrement vrai dans le timbre de voix. Ceci dit, on a vu pire comme influence. Donc, résumons, jolie p'tite gueule de saint (je sais, facile celle là surtout qu'il revendique son appartenance bretonne), un brin de plume prometteur, laissons mûrir le jeune homme - j'ai écrit mû hein pas mou -, s'aguerrir un peu pour voir ce qu'il nous réserve dans le futur.
. C'est un trio parisien que je vous présente maintenant. Mashins fait du rock electro pop. Du rock via les guitares mordantes et la basse ronronnante. De l'electro de part la batterie doublées de sons de boite à rythme et des synthés très new wave. Côté pop, je suis plus dubitatif, les Mashins ne cherche pas le hit, même si UfOsa en a les attributs. Leur musique est plutôt cérébrale (ce n'est pas un gros mot), élaborée, tout en restant accessible. Les arpèges de guitares s'entrelacent pour s'accoupler avec des volutes de synthés. Le tout est en anglais. Le 5 titres qui leur sert de carte de visite laisse entrevoir un groupe de scène ou la couleur rock prendra probablement le dessus.
Mashins
Peppermoon
Les 3 groupes précédent n'avaient même pas une fille au chant, je dois être malade ;o) . Hop, je rétablis l'ordre des choses avec Peppermoon un trio parisien. Déjà, un groupe qui cite Claudine Longet dans ses influences ne peut qu'entrer dans mes bonnes grâces. Iris, la chanteuse, nous emmène d'un souffle de voix, dans une pop murmurée, susurrée, une pop folk douce et fraîche. C'est léger comme un nuage de lait dans une tasse de thé anglais, aussi féminin qu'il est possible de l'être, comme si 'une Françoise Hardy rencontrait aujourd'hui une Margo Guryan. Leur premier album paraîtra à la rentrée 2008, réservez vos oreilles.
Non content d'être bourrés d'humour, (voir leur site) Nel et les touristes font aussi de la zic avec sérieux. Pour reprendre leur définition, ils font de la musique en anglais avec des paroles en français. Rien que ça. Avec un 5 titres tout récemment sortis pour nous prouver que c'est possible Il y a de la Ricken à tous les coins de rue, des textes qui parlent de filles - beaucoup - et de sexe - un peu - bref de choses futilement primordiales. A faire les touristes sur les plages de Saint Nazaire, ça sonne plus rock que pop, et si on doit parler Boys plus Bitch que Beach . Ils font partie de la rué vers l'Ouest organisée par http://www.musikalouest.com et tout le mal que je leur souhaite c'est que leur vacances se prolongent vers un album complet..
Nel
The
Dans la famille projet de fêlés, voici les Virtuals Beatles. Deux mexicains qui décident de reprendre le boulot ou Jeff Lynne l'a laissé lors de la sortie de l'anthologie des Beatles en 94 avec Free as the Bird et Real love. Ils reprennent donc des démos des fab fours ou la voix est audible et ajoutent les instruments dans l'esprit Jeff Lynne. D'ou une série de titres le plus souvent méconnus des 4 de Liverpool. Bon, on ne tient pas là la suite d'Abbey Road, pas de perles qui nous auraient échappé mais Save our soul ou Goodbye , respectivement Lennon et Mc Cartney font ressurgir tout un passé. Chapeau les gars. L'album est dispo en totalité sur leur site, ainsi qu'un autre ou ils se sont efforcés de sonner exactement comme les originaux. Des fêlés je vous dis, mais de ceux qui nous séduisent.
Je ne sais pas ce que font les artistes durant l'automne et l'hiver mais quand vient le printemps, pleins de petits albums viennent au monde Prenez moi, de Guillo est l'un deux. Un album démo en attendant le vrai prévu pour 2009. Demo, ok, mais pas cheap. C'est d'inspiration rock, indéniablement, Adios amigos ou Pas la lune par exemple ou la dimension scénique est omniprésente. Il y a le superbe Si j'étais Martin Mc Fly , tube en puissance, l'acoustique Une maison sans toit. Bref de la belle ouvrage. Il semble tourner de manière régulière du côté de Tarbes, garder un oeil et les deux oreilles sur lui ne sera pas superflu.
Guillo
Francine
Entre jazz et chanson, Francine et ses beaux esprits promène sa voix sur des musiques toutes en douceur qui collent à merveille à un bijou de sensualité comme Dessus dessous. Evidemment dans ce style, les rivages de la bossa sont abordés (Le petit d'homme) avec une franche réussite. Pour les étiquetteurs de tous poils, je rapprocherais Francine d'une Diane Tell à ces débuts, la récente reprise d'un morceau d'Uzeb me confortant dans cette idée. Reste à l'entendre sur des morceaux plus enlevés pour mesurer la palette complète de son talent. Quand à moi, je reprendrais bien de la bossa. un 5 titres (décidément, c'est à la mode le 5 titres) est dispo par ici
Elle s'appelle Chat. Je ne sais pas qui à eu l'idée de ce pseudo, mais faire son trou sur le net avec ce choix, merci les recherches sur Google. En teasing d'un album plus habillé, musicalement parlant, à la rentrée, cette jeune demoiselle propose un CD 4 titres piano voix. Une reprise d'Hendrix pour la caution rock, des compos perso pour le reste. Influences affichées, Radiohead, Björk, Doors, Velvet, absolument imperceptibles ici. Des cascades d'arpèges entourent une voix sans relief particulier. Pour ce faire une réelle idée du potentiel, l'album Folie douce, annoncé à l'été et orchestré lui, va être nécessaire. En l'état, ce Chat au joli minois ne convainc pas.
Chat
Poney
Le duo Poney Express par contre lui n'a eu aucun mal à emporter mon adhésion. Passons sur la pochette, laide au possible, pour s'intéresser au contenu, un album de 15 titres, nommé Daisy street, rue de Cardiff ou il a été enregistré De la pop matinée de folk, des rythmes plutôt enlevés, un sens du truc qui accroche. Parrainés par des pointures pop type High Lamas, ils ont beaucoup d'atouts pour aller loin. Paris de loin fait déjà les beaux jours des radios branchées, Les petits matins devraient suivre le même chemin. Leurs chansons sont autant de petits films, nombre de cinéastes figurent d'ailleurs dans leur arbre généalogique. Une chouette surprise du bassiste de Louise Attaque. L'album après lequel cours Jil Caplan depuis des lustres.
Comme souvent, un mail dans ma boite pour m'inviter à découvrir un nouvel album. Cette fois Loin du paradis de Gauthier Paturo .Ici, c'est l'option chanson qui est privilégiée, pour une variété efficace quoique un peu convenue. Le fait que Christophe Marie (Malin Plaisir connexion) cosigne l'ensemble des titres n'est certainement pas pour rien dans la qualité du résultat final. Toujours finement écrit et composé, doté d'une voix qui devrait avoir du succès auprès de la gente féminine, ce Gauthier pourrait se tailler un petit succès si le destin voulait l'y aider. Un titre comme Je prends rien à personne pourrait aisément décrocher la timbale.
Gauthier
Arno
Une définition possible d'une bonne chanson pourrait être sa capacité à résister à n'importe quel traitement, n'importe quel destructuration. C'est le belge Arno qui se charge de nous en donner la meilleure preuve. Son nouvel album, Covers coktail reprend 20 titres à sa sauce. Quand on connaît un peu le personnage et sa discographie, on se doute que, passés par sa moulinette, les titres vont prendre des couleurs inattendues. Pari facilement gagné. Réappropriation totale de classiques tel le Drive my car des Beatles, ou Knowing me Knowing you d'Abba (si si). Quelques invités prestigieux à ce coktail, Jane Birkin, Stephan Eicher ou Beverly Jo Scott, pour des reprises de Nougaro, Queen !!, Brel, Gainsbourg, les Stones, Les Kinks, Bowie (2 fois) et j'en passe , bref un régal. Surprendre, toujours, tel semble être son credo, Bravo M'sieur Arno.
Dans la catégorie nom de groupe improbable, le gagnant de ce mois ci est For her and the snow qui, comme son nom ne l'indique pas, est le pseudo choisi par Joe Presti, Austin, USA. L'album, Hot girl in the limo est paru mi-2006, il aura fallu tout ce temps pour traverser l'Atlantique et atterrir sur ces pages. Du clavier, des guitares, des mélodies, son myspace est saturé de messages enamourées de jeunes femmes, si ce n'est pas un signe de qualité ça, je ne m'y connais pas ;o). Pop made in America donc, ça tourne tout seul, ne révolutionne rien, mais ça n'est pas le but non plus. De l'infectieux Love is wicked deadly au premier (et unique ?) single Waiting for you, Pour elle et la neige nous fait passer un agréable moment, que demander de plus ?
For
Yasmine
C'est au Canada, Vancouver pour être précis que j'ai été vous dénicher Yasmine. Le style de voix qui liquéfie n'importe quel être masculin normalement constitué. Si la notion de world musique à un sens pour vous, Yasmine en est la représentante parfaite. Les sitars, djembe et autres tablas y côtoient des instruments habituels de la panoplie pop/rock. Les 3 titres dispo sur son myspace sont envoûtants (écoutez moi ce Mercy street) , sa page perso en propose 5 de plus, tous de la même eau. Ses racines indiennes mariées à la soul music font merveilles. Je doute qu'elle reste longtemps dans ce relatif anonymat.
Une autre grande voix qui n'oublie pas de l'informer de la sortie de chacun de ses titres, Youlia Djeddi. Sa petite dernière Temple love, dans un style flirtant avec l'electro groove grave, sa voix surfe sur la ligne de basse, et pourrait faire un carton sur les pistes de danse (enfin je m'imagine que ca pourrait, je ne mets jamais les pieds sur un dancefloor) . Un peu schizo le demoiselle à deux personnalités, l'autre plus folk et en français cette fois est accessible ici. Le même talent, exprimé différemment. Et avec ça jolie comme un coeur.
Youlia
Olivia
Allez, on reste chez les filles. Nouvel album pour Olivia Newton John. Celle de Grease et Xanadu (dans mon cas surtout Xanadu) Euh, oui bon, et alors ? Alors c'est pour la bonne cause, le combat contre le cancer, c'est l'occasion d'écouter un nouveau titre de Barry Gibb et de plein d'autres vu que c'est un album de duos et ça fait de la pub au site de Pierre ;o). Si ce n'est pas d'excellentes raisons tout ça ! Bon je ne connais que le single et le semi Bee Gees, c'est de la variété à l'américaine, pardon à l'australienne, beaucoup plus de sucre et de bons sentiments que de pop et d'énergie si vous voyez ce que je veux dire, mais elle chante sacrément bien et rien que ça c'est un bonheur.
Glawdys fait partie de cette nouvelle génération d'interprètes, éduqués entre variété et rock starac, musique commerciale et énergie, dans la droite ligne des Obispo Calogero. Sur des orchestrations léchées, la voix de quelqu'un de doué, à l'évidence. Ce jardin d'Eden ou le récent Ton héroïne, sont calibrés radio FM, guitares acérées, rythmique bien marquée, avec des accents rocks à la Kyo sur Délivre moi. Le problème c'est qu'il y a du monde sur ce créneau et que s'y faire une place de doit pas être une simple affaire. Sortir le bon single au bon moment, plus affaire de timing que de talent, elle a le second, reste à trouver l'instant.
Glawdys
Paris
Longtemps que je ne vous avais pas proposé de la bossa. C'est Paris DC (alias Daniel Cambier) qui m'en donne l'occasion. Ce n'est d'ailleurs qu'un prétexte car hormis le titre Michele, le reste de l'univers du bonhomme est un poil plus déjanté. Entre l'inénarrable Valse des pétards, spécial brigade des stups, l'ode aux seins ou il laisse libre court à une obsession largement répandue, ou l'hymne à Bacchus, on devine que ce qui a dirigé avant tout les sessions de cet album c'est de se faire plaisir. Une bande de potes qui jouent ensemble et en profite pour faire sérieusement un album pas sérieux.
Dans mes chroniques, je mets les artistes en avant, mais rarement les sites qui leur permettent d'avoir un peu de cette cruciale visibilité qui leur fait tant défaut. Petite coup de projo sur l'un d'entre eux, Pop Only Knows. Le principe, proposer une plateforme de téléchargement aux autoproduits non signés (et ce n'est pas ça qui manque). Ce qui les différencie des nombreux sites similaires ? La volonté de choisir les groupes distribués, en revendiquant une subjectivité de bon aloi pour une cohérence éditoriale, et de se limiter à une cinquantaine de groupes afin de ne pas les perdre dans un magma musical. Un fonctionnement proche d'un éditeur en quelque sorte. Une telle démarche n'est évidemment pas celle de golden boys espérant se faire des coucougnettes en or dans les plus brefs délais mais celle de passionnés pour qui musique et artistes ont un sens. Hey, les majors, regardez un peu par ici, c'est ce mode de fonctionnement qui pourrait vous sortir de la mouise dans laquelle vous vous êtes mis.
Pop
Georges
Il me reste pour finir cette sélection du mois à vous parler de deux monuments de la chanson qui sortent simultanément un nouvel album. Honneur aux anciens, Georges Moustaki, 74 ans, avec Solitaire. J'avoue que je ne connais presque rien de sa discographie, hormis ses grands classiques, de lui ou ceux écrit pour Reggianni et je ne pense pas avoir jamais écouté l'un de ses albums. C'est donc avec curiosité que j'écoutai ce disque. Et ce fut une belle surprise. Un timbre de voix comme familier, porté par un souffle, des compositions plus qu'agréables, des textes ou perce la nostalgie, bien tournés, à l'ancienne quoi. Sacrifiant sur l'autel du marketing nous avons droit aux duos obligatoires, ici Delerm, Cali et China Forbes des Pink Martini qui s'y collent, et à une reprise de Ma solitude immortalisé par Reggiani. Au final, un bel album qui me donne envie découvrir les 40 années précédentes.
8 ans depuis le dernier album de compositions originales, voici le retour de Maxime Leforestier avec Restons amants. Sans être un fin exégète de sa musique, je connais mieux son oeuvre que celle du pâtre grec. Et là, je suis resté sur ma faim. Cet album est assez inégal, à mon goût. De belles choses bien entendu, comme la chanson éponyme, composée par Julien Clerc, ou L'ére étrange qui ouvre le disque, un son tourné vers l'acoustique, des textes, dans le même esprit que le dernier Cabrel, qui parlent de notre monde , de nous, des autres. Mais des ratages complets, à l'image du Juge et la blonde sa fanfare de bazar et ses lalalala ridicules. Le bluesy Tuer le temps, ou le presque pop Grain d'sel sans être mauvais sont quelconques, pires ordinaires. Restons amants est un parfait album pour notre époque, ou il est possible de n'acheter que les titres qui nous plaisent.
Maxime

Côté video du mois, je profite de la sortie de l'album de Demago, Hôpital pour leur faire un peu de promo. Demago j'en avais parlé il y a quelques années avec leur 1er album autoproduit. Entre temps ils ont fait leur bonhomme de chemin, signés avec une major (Voyez, c'est possible) et sortent donc cet Hôpital avec quelques titres supplémentaires et quelques moyens aussi, dont un clip. Demago fait une musique sans concession, qui appuie ou ça fait mal et leur clip à sacrément de la gueule, donc à eux l'antenne
Demago - Respirez

Rendez-vous le 1er juillet pour un avant-goût estival du slow de l'été made in Sucrepop et d'ici là, Sortez Covers !
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Meric Graphisme

meric.gif



La somptueuse robe qu'arbore fièrement Sucrepop depuis juin 2008 est due au webmaster de Meric Graphisme
De nombreuses skins superbes vous y attendent pour personnaliser votre CMS préféré.
A noter la disponibilité, la patience, la gentillesse et le talent, évidemment, d'Eric.

1000 mercis à lui, sa contribution à la popularité de Sucrepop est loin d'être négligeable.
guppy-connection

2006-2008

Devant la lenteur des mises à jour, due à la multiplication des pages, je décide de passer à un site dynamique.
Je butine à droite à gauche et après quelques essais j'opte pour le CMS Guppy. Simple d'utilisation, relativement puissant et surtout créée et maintenu par une équipe francophone, avec un forum réactif. A l'usage bien m'en a pris et je suis plus que content de mon choix. Doté d'une interface sobre, et d'une robe adaptée par Charly

 

Version



Précision: Sur ces vieux sites archivés, je ne garantie pas que la totalité des liens fonctionnent toujours, je garantie même le contraire

les-archives-les-sites

Lyberty.org



C'est sur Lyberty.org qu'est parue cette interview, dans la rubrique A contre courant animée par Apolline.
Elle m'a envoyé un email, avec des questions auxquelles j'ai répondu oralement en m'enregistrant. Envoi du Mp3 à la demoiselle qui a ensuite enregistrée ses questions, donnant l'illusion d'une interview. D'ou le côté peu naturel de mes réponses, une erreur lors de la rédaction de son mail sur la première question embrouillant encore plus le tout.
Néanmoins belle initiative de sa part, les fenêtres d'expression sur le web et ailleurs étant plutôt réduites.
 

Interview de Sucrepop par Apolline


Apolline

articles-interviews

Malin Plaisir - Prenons le large

Malin Plaisir


malinplasirduo.jpgUn nouvel album de Malin Plaisir, c’est obligatoirement un évènement. C’est quand même un truc qui n’arrive que les années bissextiles.
Le premier (chroniqué ici ) était en fait précédé d’un 4 titres, ce qui fait de ce second album la 3ème parution du duo (vous suivez toujours ?)
En si peu de chansons ils ont néanmoins réussi à créer un univers personnel.

Pour ceux (il en reste ?) qui ne connaitraient pas encore ce duo, Malin Plaisir c’est Domino au chant lead, Eric à l’écriture, composition et la plupart des instruments ainsi qu’au chant lead également, entouré d’une brochette de guests dont je vous laisse découvrir la liste dans les crédits.
Malin Plaisir c’est avant tout des cascades de guitares acoustiques cristallines, une abondance d’harmonies vocales, des tempi médium, des mélodies qui s’infiltrent insidieusement dans vos neurones et de jolis textes tournant le plus souvent autour des relations humaines. Malin Plaisir c’est doux, c’est chaud, c’est agréable comme d’être à deux sous une couette quand il fait froid dehors.
Pour les amateurs d’étiquettes, vous prenez un soupçon de Laurent Voulzy, un zeste d’Eagles, deux doigts d’America , secouez moi tout ça et servez autoproduit.

Prenons le large est le titre de ce second opus. 10 titres à consommer sans modération dont le détail suit. Pour ceux qui auraient la flemme de lire cette chronique en entier, faite moi confiance, cliquez ici ,vous me remercierez plus tard.
Vous voulez ses défauts pour pouvoir en dire du mal sans même l’avoir écouté ?
- Il n’y a que 10 titres.
- Aucun ne comporte de ukulele (hérésie).
- Domino ne chante pas tout le temps.
- Eric ne chante pas tout le temps
- Va falloir attendre encore 3 vies avant le prochain.

Mais entrons dans le labo et passons le tout à l’analyse spectroscopique et à au microscope à particules.

MalinPochette tout d’abord. Un dessin illustrant le titre de l’album. Le capitaine Eric, fièrement campé dans sa baignoire à pattes, veille au grain tandis que le moussaillon Domino bulle les pieds dans l’eau. Bref y en a qui s’en font pas.
On pourrait croire que cela ne décrit pas ce que l’on va trouver dans la galette. Erreur, c’est indiqué en gros, on va y prendre Plaisir.

Prêt à prendre le large avec eux, en avant toute !

1- Attrape moi
Petit riff de guitare (tout doux, on est pas chez les Stones là), la voix de Domino qui casse la baraque de suite, magique, ou l’on s’aperçoit du manque qu’elle avait laissé depuis tout ce temps, un rythme léger comme un papillon, quelques couches de chœurs pour rendre encore plus fondant le tout, un texte subtil ou le chasseur n’est pas celui que l’on croit, bref on renoue avec le meilleur de Malin Plaisir, on les retrouve ou ils nous avaient laissés, abandonnés devrais je écrire, et c’est si bon.
2- Prenons le large
Si, enfin, quelqu’un, parmi les grands décideurs de qui a du talent ou pas, les pourvoyeurs de soupe FM , les fabricants télévisuels d’artistes au kilomètre, les chroniqueurs pressés daignaient accorder 3’40 de leur précieux temps pour écouter ce bijou, ils ne le perdraient pas et serviraient à porter la bonne parole auprès du plus grand nombre.
Ceci DOIT être un hit de l’été. Demerden sie siech comme vous voulez, je ne veux pas le savoir. C’est de l’or en barre, un puit de pétrole déjà raffiné, ça justifie que l’euro sois plus fort que le dollar.
Putain, Voulzy sort ça, on crie au chef d’œuvre, comme c’est Malin Plaisir on murmure que c’est pas mal.
Quand la voix de Domino entre, ça colle des frissons.
Des paroles de Christophe Marie à faire se pâmer tous les amoureux, la musique d’Eric les faire se retrouver coller l’un contre l’autre sur les pistes de danse estivales, et les voix mêlées de Domino et Eric faire rêver le monde entier qu’un accord parfait est possible. C’est juste beau. Voilà. Ca justifie (presque, faut pas déconner) cette si longue attente entre les deux albums.

Logo

3- Passagère (Corriya)
J’aime bien l’idée de faire partie d’une famille. Corriya avait fait une chanson nommée Sucrepop (avec entre autre la complicité de Malin Plaisir). Eric lui en dédie une avec cette passagère. Les deux ont collaboré avec moi. Des talents divers qui se croisent, s’épaulent, la vie comme elle devrait être quoi. Domino en solo, juste une guitare en soutien et un violoncelle discret mais si beau, pour nous emmener jusqu’au final, lui plus enlevé. Une troisième réussite.
4- Aimer à ta manière.
Plaidoyer tranquille pour les amours différents. Pour respecter la règle non écrite de l’alternance, retour au mode duo. La guitare électrique se fait plus présente, lorsque le rythme décolle dans refrain, nous sommes face à un Malin Plaisir dans sa version rock (enfin rock, façon de parler). C’est un autre single à venir, la mélodie est imparable, les deux voix se répondent, s’entremêlent, se mélangent, pour notre plus grand plaisir. Pour le moment un sans faute.
5- Ce qui reste
Et ce n’est pas ce petit bijou qui va inverser la tendance. Une histoire de rupture, délicatement interprétée par Domino. Ou l’on retrouve Corriya dans l’une de ses spécialités, les choeurs éthérés. Et Domino chante si bien, qu’on aurait presque envie d’être quitté par elle ;o)
6- Ou s’en vont les gens ?
Retour à l’option rock and roll. Guitares électriques en bandoulière, basse qui pompe tout ce qu’elle peut, batterie qui emballe le tout et refrain indélogeable du lobe temporal. Merde font chier les Malin Plaisir, que des chansons qu’on rêverait d’avoir écrites. Et d‘ailleurs, j’y pense, ou s’en vont les Malin Plaisir pendant les 4 ans d’interruptions ?
ah ah, font moins les malins là, plus personne ne répond. Celui qui oserait un : ils prennent le large, je le bute !
malinplaisirraspail.jpg7- Tout doux.
Il lui à pris quoi à l’Eric là ? Lors des 5 premières secondes, j’ai cru à une reprise de France Gall période Babacar (bon, c’est pas le problème, j’adore Gall et Berger, ça m’a juste surpris)
Ensuite un titre chanté en solo par lui, normal, sur le premier album, il avait aussi craqué et je suis bien mal placé pour lui jeter la pierre. Simplement, une sorte d’ovni sur la galette. Le steak frite dans un restaurant de fruits de mer. C’est bon dans tous les cas, mais ça n’est pas attendu là, à ce moment là.
Déjà, le texte, plein d’humour, sur les affres d’un amant qui refuse les fantasmes SM de sa compagne. C’est typique Malin ça ?
Et la compo avec break de basse slappées, guitares de plombs ?
Bon, il reste la voix qui fait le lien, mais on ne me la fait pas à moi, je ne suis pas dupe, Tout doux à tout de l’incursion solo, de l’intrusion scélérate au coeur du système Malin. le Hyde à pris le pas sur Jekill. Comme la compo est bonne, je ne porterai pas plainte, mais c’est limite outrage.
Il y en a même qui sont foutus de penser que c’est le meilleur titre.
Excommuniés !
8- Donnons nous le temps.
Conscient de son inconscience précédente, Eric nous rend Domino. Co-écrit à nouveau avec Christophe Marie, leurs collaborations se révèlent chaque fois judicieuses. Cette fois-ci la naissance d’un couple. Un des sommets de l’album, qui commence du coup à ressembler à une chaîne montagneuse. Du Malin pur jus. Les deux voix ensembles, des harmonies, des arpèges acoustiques, un rythme tranquille, magique.
9- L’écrit est un leurre
Eric en solo strike again. Cette fois, l’ambiance est tout de même plus proche de l’univers Malin Plaisir. Les tourments de l’auteur pour le texte. Si ce n’était l’absence de la voix de Domino, on croirait écouter un de leur album, c’est dire ;o). Dommage car sa voix se serait probablement parfaitement intégrée à l’ensemble.
10- D’ici
Le titre qui clôture l’album. Toujours Eric en solo, la voix de Domino la double au loin parfois. Un beau texte sur l’intégration. Une très belle chanson qui ne pêche, encore une fois, que par l’absence d’une moitié de Malin Plaisir. Néanmoins une jolie réussite, un solo très américain dans l’esprit pour finir, très inspiré également.

Logo

Voilà.
10 chansons pour un très, très bon album. L’attente fut longue mais le résultat à la hauteur. Si la vie était bien faite, tous les ingrédients sont réunis ici pour faire un tabac. De belles chansons, des textes intelligents, des arrangements ciselés. Alors soyons optimiste, la vie est (parfois) bien faite et ce disque aura le succès qu’il mérite.

Pour un amateur de popsongs, passer à côté d’un tel condensé de plaisir serait une folie. Plutôt que de mettre 15 euros dans vos clopes/loto/petit noir du matin ou je ne sais quelle autre addiction, prenez le large en compagnie des Malin Plaisir, laissez votre stress à la porte, il n’y a pas de mal à se faire du bien.

Malin
  1. Attrape-moi
  2. Prenons le large
  3. Passagère (Corriya)
  4. Aimer à sa manière
  5. Ce qui reste…
  6. Où s’en vont les gens?
  7. Tout doux
  8. Donnons-nous le temps
  9. L’écrit est un leurre
  10. D’ici
blog

Rock and roll fantasy - The Kinks

Rock and Roll fantasy


Crédits :
Auteur: Ray Davies (The Kinks)
Compositeur: Ray Davies (The Kinks)
Eric de Malin Plaisir Tous instruments et chœurs.
Jacques Parmantier: Guitares
Phil: Voix

Karaoke
Version karaoke mp3


Hello you, hello me, hello people we used to be
Isn’t it strange, we never changed
We’ve been through it all yet we’re still the same
And I know it’s a miracle, we still go, and for all we know
We might still have a way to go

Hello me, hello you, you say you want out
Want to start anew, throw in your hand
Break up the band, start a new life, be a new man
But for all we know, we might still have a way to go
Before you go, there’s something you ought to know

There’s a guy in my block, he lives for rock
He plays records day and night
And when he feels down, he puts some rock ’n’ roll on
And it makes him feel alright
And when he feels the world is closing in
He turns his stereo way up high

He just spends his life, living in a rock ’n’ roll fantasy
He just spends his life, living on the edge of reality
He just spends his life, in a rock ’n’ roll fantasy
He just spends his life, living in a rock ’n’ roll fantasy
He just spends his life, living on the edge of reality
He just spends his life, in a rock ’n’ roll fantasy
He just spends his life, livingt in a rock ’n’ roll fantasy

Look at me, look at you
You say you’ve got nothing left to prove
The king is dead, rock is done
You might be through but I’ve just begun
I don’t know, I feel free and I won’t let go
Before you go, there’s something you ought to know

Dan is a fan and he lives for our music
It’s the only thing that gets him by
He’s watched us grow and he’s seen all our shows
He’s seen us low and he’s seen us high
Oh, but you and me keep thinking
That the world’s just passing us by

Dont’ want to spend my life, living in a rock ’n’ roll fantasy
Don’t want to spend my life living on the edge of reality
Don’t want to waste my life, hiding away anymore
Don’t want to spend my life, living in a rock ’n’ roll fantasy...

The
Extrait de l'album MISFITS(1978) par The Kinks
2008-sortez-covers

Sortez Covers 5 - Dwight Twilley Band- Could be love

Après l'XTC du mois dernier, c'est de l'autre côté de l'Atlantique cette fois que Sucrepop se propulse pour sa nouvelle cover. Un titre extrait du tout premier album du Dwight Twilley band, Could be love.
Le Dwight Twilley band ne vous dit rien ? alors vous êtes passé à côté d'un des plus sous estimé talent de la pop. Avec son comparse Phil Seymour, puis en solo tous les deux, ils ont écrit nombre de pépites le plus souvent restées underground et ils maintenu haut et fort la flamme du power pop quand celui ci était passé de mode. Toujours en activité, même si son actualité récente n'est pas prolifique, Dwight Twilley c'est en résumé Lennon qui rencontre Elvis et Buddy Holly, le rock séminal en marche. Un son caractérisé par une tonne d'écho sur la voix et un son de guitare unique et des harmonies vocales. C'est surtout des compos efficaces et pop and roll.
C'est Qurtis cette fois qui a pris en charge l'enregistrement. Contrairement aux 4 précédentes reprises ou les arrangements originaux n'ont aucun rapport avec la version Sucrepop, le défi qu'il s'est imposé était de récréer le titre le plus fidèlement possible. Voici donc un Could be love, extrait de l'album Sincerely version 2008 dispo sur cette page.
Qurtis, qui vient de mettre sur les rails l'enregistrement de son second album (voir son myspace) est également à l'origine d'un groupe pop dont il fut déjà question ici même, PolarSun. Plein de titres à écouter sur leurs différents sites (<span style=text-decoration: underline;>Myspace Polarsun) pour prouver que malgré le réchauffement climatique, les ours polaires ont encore de beaux jours devant eux.

Pour la partie nouveautés du site, un survol de la discographie de Blondie, grosse influence de Sucrepop, deux nouvelles grilles de Ukulele, dont l'une dotée d'un enregistrement de votre serviteur, Je l'aime à mourir de Mister Cabrel. Cette rubrique va d'ailleurs s'étoffer, j'ai décidé de lui accorder un peu plus de place, et pour finir une interview réalisée par Appoline dans son émission à Contre courant sur Lyberty le portail des promotion des groupes musicaux.
Un appel à candidature pour en terminer avec Sucrepop, si vous êtes arrangeurs et que vous aussi vous souhaitez participer au projets Sortez Covers comme Fernand Pena, Corriya, Philippe Jasmin, ou Qurtis, il reste de la place, suffit de <a href=http://www.sucrepop.com/postguest.php?lng=fr&typ=ma>demander.
Mais place à l'abondante, que dis je la pléthorique sélection de ce mois ci, je vous rappelle, à toutes fins utiles, qu'un morceau de chacun des artistes cités ici peut être écouté durant tout le mois sur mon podcast radioblog dans la barre de menu ci dessus.
Blondie


<img style=width: 100px; height: 156px; alt=Lovely Rita src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/lovelyRita.jpg>
Avec un nom pareil, Lovely Rita, la filiation est évidente. Initialement groupe de reprises, les petits Rita ont grandi, mûri et proposent leur popsongs depuis quelques temps déjà maintenant. Je les suis du coin de l'oreille, et force m'est de reconnaître que plus le temps passe plus ils se bonifient. Les harmonies vocales prennent une ampleur peu courant dans nos contrées, et ils s'éloignent avec aplomb des rivages sixties pour développer leur propre univers. Finalement pas si Beatles que ça, entre influences californiennes et anglo-saxonnes. Leur premier album est prévu pour courant 2008, écoutez moi en guise d'amuse gueule ce All I really need plus que prometteur et comme moi, salivez d'avance à l'idée d'en entendre un plein album.
Autre groupe, américain cette fois, de Washington pour être exact, donc je vous donne régulièrement des nouvelles, Plastic sky. C'est du pur rock comme les ricains savent en faire quand ils se mettent à être bon. Susane , l'excellente chanteuse du groupe m'a gentiment envoyé leur tout nouveau single, Season under glass. Comme chaque fois ils font mouche. Loin de ces voix Lolita aseptisées, Susane à ce petit grain rock and roll, ce son ou la puissance latente est prête à vous bondir à la gorge, une voix de femme quoi, le truc qui ne s'acquiert pas. Les guitares ne sont pas en reste ou vous bottent le cul comme il faut. Bref du rock solide. Susane, il en est ou cet album !
<img style=width: 87px; height: 100px; alt=Plastic sky src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Plastic_Sky.jpg>

<img style=width: 100px; height: 98px; alt=Klervia src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Klervia.jpg>
la plupart du temps, c'est le hasard qui me fait passer sur tel ou tel site. Un clic, par là, un autre par ici, de rebonds en rebonds je surfe au gré du vent. Mais ce qui m'y fait y rester ne doit jamais rien à ce même hasard. Un grain de voix, une mélodie, un rythme, quand un truc m'accroche je m'attarde. Chez Klervia, c'est un peu tout ça qui m'a alpagué. La demoiselle est française, même si ce n'est pas perceptible de prime abord, la majorité des titres étant chantés en anglais. Une voix style Sinnead O' Connor, rien que ça, avec ces brisures en voix de tête qui m'électrisent chaque fois. C'est folk, c'est intense, c'est bourré d'émotion, ça le fait quoi !

Alors que je m'attelais à la rédaction de cette newsletter, une demande friend sur Myspace. Comme d'hab j'y cours. Une fort accorte personne m'y accueille, Iness et elle est d'Algérie, pas si courant, voir rarissime, dans mes contacts. Et je craque aussi sec. Le morceau The fact, mélange de musique oriental et de rock est une vrai belle réussite. Un mariage parfaitement réussi, une fusion du meilleur des 2 mondes. Elle chante également en français sur d'autres titres. Au final un coktail détonant de berbère, d'anglais, d'arabe et de français. Mais il ne faudrait surtout pas réduire Iness à ce côté curiosité folklorique. Il y a une âme, un son la dedans. Je n'écoute quasiment jamais de musique orientale, mais elle a réussi là un croisement qui font qu'à n'en pas douter une belle carrière est devant elle.
<img style=width: 100px; height: 140px; alt=Iness src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/iness.jpg>

<img style=width: 100px; height: 109px; alt=Mondo Candido src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/mondocandido.jpg>
Les voies du net étant impénétrables, c'est via la suède que je suis arrivé sur ce groupe italien, Mondo Candido. En effet, Dreamy, dont j'ai déjà parlé dans ces pages m'informe qu'il a participé au remix d'un album de ce trio italien de Florence. C'est lounge, c'est bossa, c'est latin, c'est sensuel, la chanteuse est une bombe atomique, les musiques sont lascives à souhait, limite indispensable donc. Je vais me mettre en quête d'un peu plus d'info, leurs dernier album datant un peu, je suppose que le prochain est sur les rails. De Distratta que je vous propose ici ou Voila' en écoute sur leur myspace, que du bonheur. Si vous aviez apprécié le dernier Swan Dive, Until, vous serez également conquis.

Allez, restons dans la musique câline. Dans la famille.jeune chanteuse sous influence jazzy prononcée je demande Melody Gardot. Bonne pioche. Si vous aimez faire l'amour en musique, vous trouverez ici clairement la bande son de vos préliminaires plus que celle du vif du sujet. Entre douceur jazz et blues indolent, la jeune demoiselle, 22 ans, ne fait pas dans l'énervé et le stressant. Le plaisir de prendre son temps et de laisser couler les arpèges de guitares, la voix caressante, les cuivres discrets. La musique lui fut conseiller en tant que thérapie. C'est elle aujourd'hui qui soigne nos angoisses avec ce Worrisome heart, doux et apaisant comme un baiser de maman sur le bobo d'un enfant.
<img style=width: 100px; height: 101px; alt=Melody gardot src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/melody_gardot.jpg>

<img style=width: 171px; height: 100px; alt=Veronica Antico src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Veronica_Antico.jpg>
Impossible de me rappeler quelle brise m'a déposé sur les pages de Veronica Antico . Mais il a eu une bonne idée. A priori, bien que jeunette, elle n'en est pas à faire ses premières armes. Fleur de Lys dans la comédie musicale Notre dame de Paris, un premier album via M6 musique (que je n'ai jamais entendu), la belle décide d'un coup de tout plaquer pour écrire ses propres chansons et part aux USA pour se refaire une virginité musicale. Bon, il en faut déjà une sacré paire pour saborder une carrière promise à un avenir radieux. Du coup, chansons en anglais. Et des compos s'éloignant nettement de la variété. Rivages rock atmosphérique (la superbe appocalyptic lullaby), des accents trip hop (Love and evidence), et toujours de l'inventivité, une jolie palette musicale. L'album est à venir mais d'ors et déjà nous pouvons considérer comme acquis qu'elle a choisi le bon chemin..

Je me rends compte que je n'ai pas respecté la parité, la balance penche nettement du côté des filles pour le moment, on ne se refait pas. Avec Staranonyme (quel pseudo!) retour vers le côté masculin. Anonyme, il l'est encore, Star ça pourrait s'arranger. Ingénieur du son, auteur compositeur interprète, monsieur à plusieurs cordes à son arc. Une voix un brin cassé tirant sur un Art Mengo, (Une chanson triste), la capacité à générer un univers personnel en 10 secondes, quelqu'un avec qui il faudra compter à 'avenir.
<img style=width: 128px; height: 100px; alt=Staranonyme src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/staranonyme.jpg>
<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Jabber Jaw src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Jabberjaw.jpg>
Changement total de style avec Jabber Jaw. Ils qualifient leur musique de rock groove. Je n'aurais pu trouver meilleure définition. Si vous aimez la musique ou la basse se taille la part du lion, ou le funk s'accouple avec le rock dans l'optique clairement affichée de vous faire remuer les gambettes, bienvenue chez la mâchoire hurlante. Plutôt que de faire l'achat d'une Wii Fit pour vos séances de remise en forme afin d'être svelte sur les plages, investissez dans l'album Funktionnary Happening, l'effet sera équivalent, à moindre coût, et tout aussi festif. Une machine à funk comme celle ci doit prendre toute sa dimension sur scène, vous trouverez leurs prochaines dates sur leur myspace.

Jib's n'est pas l'un des Bee Gees. Ni une marque de dentifrice. Jibs est ACI qui promène son spleen au bout de sa guitare. Très acoustique, une voix fourrée au feeling, le bougre a dans sa musette de ces chansons qui, mine de rien, vous envahissent les tympans. Avec des compos de ce style et cette voix, nulle doute qu'une cohorte de jeunes femmes devraient craquer rapidement et chacun sait que ce sont elles qui font les réputations.Il sera en concert sur Paris le 23 mai, l'occasion rêvée de vous faire votre propre idée.
<img style=width: 134px; height: 100px; alt=Jib's src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Jibs.jpg>

<img style=width: 104px; height: 100px; alt=Kaluun src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/KALUUN_Replay.jpg>
Ils sont 4, deux garçons deux filles, mais c'est le seul point commun que vous leur trouverez avec Abba . Kaluun propose une formule à base de trip-hop. J'avais déjà évoqué tout l'intérêt que je leur portait il y a deux ans. Leur tout nouveau single, hot au possible, accompagné de sa video s'intitule I wanna fuck myself, tout un programme. Cet ode à l'onanisme ne doit pas nous laisser croire à une musique centrée sur elle même. La musique de Kaluun, d'influences anglaises à l'évidence à toutes les qualités pour vous séduire. Un Beside you near me par exemple à tout le potentiel nécessaire pour squatter les ondes FM. La voix de Delphine n'est pas pour rien dans l'attrait du groupe, si une Beth Gibbons ou une Skye vous parle, je vous propose un petit Kaluun. <span style=color: black;><span style=color: black; font-family: Arial;><span style=font-family: Arial;>

In extremis je reçois une mail des Portalis. Leur nouvel album, Vibrations vient juste de sortir. les Portalis, j'en ai parlé et j'en reparlerais. Juste un grand groupe. Qui rejoindront incessamment sous peu le faux <a href=http://www.sucrepop.com/faq.php?lng=fr>label Sucrepop. Leur nouveau single, My revolution, qui a précédé de peu l'album, est un pur bijou pop/rock. Les compos que je connais d'eux ont toutes ses refrains entêtants, ses orchestrations efficaces auquel le son myspace ne rend pas justice. Ils abordent des styles différents avec toujours cette méchante classe. Evidemment chronique détaillée de l'album à venir.
<img style=width: 115px; height: 100px; alt=The portalis Vibrations src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/portalis.jpg>

<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Monsieur Lobster src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/monsieurLobster.jpg>
La dernière fois que j'ai entendu parler de Lobster, musicalement parlant, c'est au bon temps des Bi fiftitouzes qu'il faut que je remonte, avec leur Rock Lobster d'excellente compagnie. Foin d'orgue et de choucroutes sur la tête ni même d'Athens USA ici, avec ce pseudo, Monsieur Lobster lorgne nettement du côté d'Etienne Daho auquel son timbre de voix fait irrésistiblement penser. Un Daho qui aurait décidé de revisiter les années 80, puisque l'artillerie du parfait petit Jacno période Elli et a été convoqué ici. Une pop électronique flirtant avec le minimalisme, synthés et boite à rythme pour la base commune, de la flûte pour le pas ordinaire, des textes souvent abscons qui ajoutent au caractère ovniesque de ce Miscellanea d'album, bref du surprenant, du non formaté.


C'est du New Jersey que m'est arrivé l'album I just can't believe de Billy Band. Une traversée de l'Atlantique pour atterrir sur mon lecteur mp3. Billy Band c'est Bill Knego, qui, après avoir écrit ses chansons s'est mis en quête d'une studio et de musiciens pour leurs donner vie.Le résultat est une pop américaine jusqu'au bout des ongles. Un zeste de country, un filet de rock, un soupçon de pop et servez chaud. Au fil des 12 titres, des influences sixties prononcées (cruisin in my automobile), un peu de Dwight Twilley (I just can't believe), du Tom Petty un peu partout (Country girl), bref un agréable moment, Billy a bien fait de casser sa tirelire pour se faire ce beau cadeau.
<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Billy Band src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/BillyBand.jpg>

<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Nicholson - Les Rastas e t les Punks src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Nicholson-LesRastasetlesPunks.jpg>
Second album pour les autoproduits marseillais de Nicholson. Intitulé des Rastas et des punks, dans l'unique but d'emberlificoter les pistes vu que de punk nulle trace et de reggae, hormis le titre éponyme, pas plus. C'est dans la pop qu'officie le duo. Anglo-saxonne de préférence. Donc des orchestrations léchées, popsongs enrobées façons vintage. Des textes ou l'humour est souvent au rendez-vous (Et en plus faudrait que je m'habille comme les Strokes), quelques instrumentaux, et d'autres titres qui peuvent faire penser au Gainsbourg période Melody Nelson (Icones), une musique intemporelle. Manque à l'appel le gros single qui permettrait au plus grand nombre de les découvrir.

Quand j'ai trouvé le nouvel album d'Al Green dans ma boite aux lettres, j'étais pour le moins dubitatif. Je n'avais plus rien écouté de lui depuis des années. Alors que sa voix fut l'une des merveilles de la Soul musique, rivalisant avec des pointures tel Otis Redding, mais son virage religieux m'en avait détourné. Retour donc d'un des maîtres de ce style musical. Et dès les premières mesures, il faut se rendre à l'évidence, il n'a rien perdu de sa superbe, pas vieilli d'un iota, un bain de jouvence. Un son qui nous transporte dans les années 70, mitonné par la jeune garde James Poyser et Ahmir Thompson, des duos avec John Legend, Anthony Hamilton ou Corinne Bailey Rae, la grande classe. Si la vraie soul music vous manque, si Curtis Mayfield, l'Otis pré cité, Sam Cooke ou encore Marvin Gaye sont vos disque de chevet, ce Lay it down ne vous décevra pas.
<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Al green src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Algreen.jpg>

<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Cabrel - des roses et des orties src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/cabrel.jpg>
Impossible de terminer cette revue musicale sans vous parler du dernier Francis Cabrel, Des roses et des orties. Autant ses derniers albums albums m'avaient déçu, autant celui ci m'a mis sur le cul. L'un de ses tous meilleurs disques et pourtant, il en a déjà un paquet de réussis sous la ceinture. Plus engagé dans les textes, socialement en tout cas, non pas qu'il ne l'ai jamais été mais ici c'est plus prégnant, un son de guitares à tomber, 3 adaptations françaises (Creedence, JJ Cale et , moins réussie à mon goût, Dylan), quelques réelles chanson sublimes (Le chene liège, African tour), le Cabrel 2008 est un grand cru, il tourne en boucle sur ma machine, limite indispensable..


Le clip de ce mois ci est un petit bijou de pop signé Barth. Son nouvel album est tous frais sorti de presse, si tout est à la hauteur de ce titre, délicieusement fondant, ce Cuchillo,nom de l'opus, pourrait vite devenir un sacré coup de coeur


<a href=http://www.youtube.com/watch?v=XRqwUjmvMlU target=_blank>le clip

Et bien entendu, n'oubliez pas d'aller remercier les artistes présents sur ces pages que vous aurez apprécié. Achat de disques/mp3, concerts ou simple message, rendez leur un peu du plaisir qu'ils vous donnent.
Rendez-vous le 1er juin pour un retour au rock and roll en compagnie de Malin Plaisir et d'ici là,Sortez Covers !
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