Si les 3 lettres du groupe LEO vous évoque quelque chose, vous êtes fin prêt pour la chronique qui suit.
Hors donc, il était une fois un groupe nommé ELO pour Electric Light Orchestra, collectionneur de tubes dans les années 75-80 , drivé par un mentor, Jeff Lynne, auteur-compositeur-arrangeur-multi instrumentiste et chanteur. Le groupe se saborde dans l’indifférence générale en 1986. Un album 15 ans plus tard, puis de nouveau silence radio.
En 2006, le dénommé William James McAuley III, plus connu sous le nom de Bleu, décide, en s’alliant a d’illustres comparses du monde de la pop (issus de Jellyfish, Papa Fritas entre autres) qu’il était temps pour le monde d’entendre un nouvel album d’ELO.
Pour ne pas surcharger de boulot le sieur Jeff Lynne, devenu producteur en vogue, il décide de tout faire lui-même.
Voici donc un ovni nommé Alpacas Orgling qui reprend les choses ou Lynne les avaient laissé en 1977.
L’idée est donc d’écrire des morceaux originaux à la manière de.
Les Rutles (alias les Monthy Python) avaient en leur temps opéré de même pour les Beatles, mais en laissant deviner dans leurs propres morceaux le titre qui les avaient inspirés.
Ici, foin du comique, c’est du sérieux, faire du ELO sans ELO. Et après écoute de l’album, je reste mitigé.
Côté production et son, c’est à tomber de réalisme. On est en pleine période A New World Record - Out of the blue. Tous les tics, les gimmick , les rythmes de batteries, tout donne l’impression d’écouter des chutes de studio. Bon, il manque la voix de Jeff, certes, mais c’est remarquablement réussi, particulièrement quand on sait que les musiciens ont essentiellement travaillés à distance par le net (comme un Sucrepop de votre connaissance ;o)
Néanmoins, un truc manque cruellement pour que l’illusion soit parfaite. Les petits gars ont oublié d’écrire les mélodies. Tout ici est honnête, sans plus. Pas de hit mémorable, pas de titres à chanter sous la douche, bref, la forme mais pas le fond.
Dommage d’avoir mis tout ce talent, tout ce travail et d’avoir omis ce qui était quand même la caractéristique majeure d’ELO, des bons titres.
L’album est du coup le parfait Canada Dry, la couleur, le goût, le son, mais ca n’est pas l’original, juste un ersatz.
Bien sur Distracted ou Goodbye innocence sont écoutables mais ne tiennent pas la comparaison, c’était pourtant l’ambition affichée.
1. Overture
2. Goodbye Innocence
3. Ya Had Me Goin'
4. Distracted
5. Make Me
6. The Ol' College Try
7. Nothin' Will Ever Change
8. Don't Let It Go
9. Private Line
10. Sukaz Are Born Every Minute
Un second album est toujours un périlleux pari.
Le premier est souvent le best de la somme des chansons accumulées avant son enregistrement. Ensuite, s’ouvre l’inconnu, faire aussi bien, faire mieux.
C’est l’alternative devant laquelle se trouve Gilliane Kim, déjà chroniquée ici même pour le point exact, son premier opus datant de 2001.
5 ans plus tard, une foultitude de concerts à son actif, Vertige, la suite nous est offerte.
Fidèle à mon habitude, je vous propose une ballade pas à pas dans son univers, pour les pressés, un résumé succinct:
C’est tendance folk et c’est un putain de bel album à ne pas manquer.
Voilà, une fois ces choses posées, en route.
L’album s’ouvre avec Ici c’est le désert. Dans le précédent Ici l’espace était ma préférée. On change de paysage mais pas la beauté de celui-ci. Toujours dans une veine acoustique, percussions et guitares forment un parfait écrin à la voix aussi chaude et veloutée qu’à l’accoutumée. Une belle mélodie, et nous sommes plongés dans son univers, à noter que le son de l’album est superbe, chaque sonorité y est parfaitement dessinée, définie, du beau boulot.
Vertige, qui donne son nom à l’album, avec la voix qui d’un souffle, accompagnée d’un contre chant de cordes somptueux, nous propulse dans les hauteurs vertigineuses justement, une superbe réussite.
C’est le meilleur empire, choisi je crois pour être le single de l’album. Un couplet à mon avis trop proche de la mélodie d'un hit de Pagny. Le titre est plus enlevé, toujours acoustique mais emmené par une batterie qui pulse bien.
Les saisons de l’amour, doté d’arrangements plus étoffés, sans jamais nuire à la mélodie, sans surcharge, nous offre une nouvelle fois une chanson accrocheuse. Pas un de ces hits instantanés dont on se lasse si vite, non Gilliane demande qu’on l’apprivoise, qu’on la découvre, mais dès qu’on se laisse séduire, nous sommes conquis.
Vient une popsong aux parfums country, A tous les chercheurs d’or, petit bijou de chanson qui à tout pour convaincre un homme de radio intelligent du potentiel commercial de la belle.
Je suis venue te dire réaffirme au et fort que cet album est un enchaînement sans faute de goût, et que l’anonymat relatif auquel est confrontée la Kim est une aberration que cet album va corrigé.
Je suis une pierre poursuit la quête folk. Parmi ces influences revendiquées, Donovan, Yves Simon, Tim Buckley. Comme eux, elle allie les textes ciselés aux mélodies insidieusement charmeuses. Si Kim est une pierre, c’est du diamant qu’elle tient.
Sous le pas du chameau avec son rythme chaotique qui évoque parfaitement la démarche du dit animal, son arrière goût oriental, est un parfait single, original, avec un refrain imparable. Il démontre, en 3’16 toute la richesse et la palette d’émotions qu’a à sa disposition cette artiste et son équipe.
Après moulte hésitations, L’équilibre des choses est ce titre que j’ai finalement décidé de faire tourner sur mon radioblog. Hésitations car le nombre de titres accrocheurs qui auraient mérités cette mise en avant est conséquent. Alors pourquoi celui ci ? Les petits traits de guitares qui répondent à la voix, le texte, la voix, l’alliage réussi de l’équilibre de toutes ces choses.
Plaisir des plaisirs est le plus long des titres de l’album, à peine plus de 4 minutes mais comme c’est un plaisir que de l’écouter, il résume parfaitement ce que je pense de ce disque.
Pour clore cette jolie balade dans le monde de Kim, Ni plus ni moins, ou elle nous chante joliment, je ne suis que moi, simplement moi. Que demander de plus au vu du résultat.
Au final, un album rare, aux teintes un peu mélancoliques, laissant la part belle à l’acoustique et à la voix. Du folk haut de gamme, la belle trace son chemin lentement mais avec une redoutable efficacité. Un bel album aux sonorités folk, qui tient toutes les promesses du 1er, et même plus. Laissez le vertige vous envahir
PS :Elle tourne pas mal sur Paris, vous trouverez les infos de ces concerts sur son site.
Un album de tubes revisités par notre Lolo national avec le talent qu'on lui connaît. un album à déguster en bord de mer et que l'ou oubliera sitôt les vacances terminées.
Coupant cours brutalement à l’habitude de sortir un album tous les 10 ans, voici qu’à la moitié du chemin, L’ami Voulzy, l’un sinon le plus talentueux de nos compositeurs français, se fait une petite récréation en nous proposant un album de reprises.
Elles sont nombreuses nos rock-star à s’être livré à un moment ou à un autre a cet exercice. Pour souffler un peu, pour terminer un contrat avec une maison de disque ou par plaisir.
Les choix opérés sont toujours un éclairage intéressant sur les influences du compositeur, la manière de les traiter respectueusement ou en se les réappropriant totalement également.
Lolo s’y colle donc avec rien moins que 19 titres et un battage médiatique impressionnant, nous présentant notre bande son de l’été. La liste des titres retenus étant impressionnante, c’est avec un intérêt non dissimulé que je me suis attelé à l’écoute de la 7eme vague, que je m’en vais vous faire découvrir pas à pas.
Do you wanna dance, en ouverture sur un fond sonore de vague (récurent tout le long de l’album). Vieille scie des fifties, reprise un nombre incalculable de fois, ma version préféré à ce jour était celle, sur-excitée comme d’hab des Ramones. Le tempo latin utilisé par Lolo, style qui restera constant tout le long de l’album, ce qui n’est pas pour me déplaire, n’apporte rien de neuf, c’est doux et agréable, certes, mais assez passe partout.
C’est un titre de notre BB nationale (celle des sixties) qui suit. Bon, a priori, La madrague, ne fait pas partie des titres impérissables pour moi, mais , pour une ambiance vacances, l’atmosphère est posée, et je me laisse bercer doucement.
Avec Oh Lori, initialement des Alessi Brother on approche des tubes en or massif dont il semble difficile de faire oublier l’original. Et de fait, quoique très sympathique, cette version est une relecture somme toute assez fidèle. Ceci dit, réentendre une telle mélodie interprétée avec talent est toujours un réel plaisir.
Dans le même ordre d’idée, La reprise de Smooth Operator de la sublime Sade n’innove pas non plus. Mais coté compil d’été, je l’avoue, c’est carton plein, je suis près à m’injecter des titres revisités ainsi quand il veut.
Le chef d’œuvre des Korgis, everybody’s got to learn sometime est traité de manière bien plus personnel, et ça fait mouche, évidemment. De toutes façons, avec un telle mélodie, comment se planter. Pas de grosse prise de risque pour le choix des titres, c’est certain, mais putain que c’est bon .
Et on enchaîne sur un autre méga tube, premier duo de l’album, avec une demoiselle Corrs. All i have to do is dream. Alors évidemment, les voix se marient aussi bien qu’on pouvait l’espérer, ça respire la joie de vivre, les sixties tel que l’on peut les fantasmer. Un solo de guitare (pas si courant chez le Voulzy), pas le grand frisson, mais comment se retenir de chanter en choeur avec eux ?
Passer sur du Yves Montand après est un peu audacieux. Un titre énorme en son temps, revisité avec balais et rappel des pizzicatos d’origine. Etonnament, le titre se fond bien avec les autres et sent bon aussi les ballades entres copains.
Après , Il attaque du lourd ? Une monument de Mc Cartney, here there and everywhere. Meek (www.meekintheweb.com) en avait déjà fait une cover similaire, remplie d’harmonies vocales, un vrai mille feuille. Et là, plein cœur, il s’en sort comme un chef. Bien sur, difficile de se rater sur un tel truc, mais là pour vous donner une idée, vous avez les Beach Boys chantant les Beatles. Alors évidemment ca le fait grave. 2’30 magiques.
Encore un de mes titres favoris ensuite, du sous estimé Gilbert O’ Sullivan, auteur d’une poignée de popsongs royales. Clair est une copie quasi carbone mais rien d’étonnant à cette reprise, j’ai toujours pensé que leur deux univers était très proche.
Le 1er single de l’album, Dernier Baiser, est la parfaite expression de la raison d’être de l’album. Chagrin d’amour estival, romantisme, fleur bleue. Le parfait slow qui tue au camping des flots bleus. En fait , septième vague n’est que la version album de Rock Collection.
L’ami Souchon, l’inséparable, rejoint son compère pour imiter un fameux duo, Simon and Garfunkel. A mon sens, ca ne fonctionne pas car pour le coup, c’est limite karaoke, vraiment trop comme son illustre aînée.
Toujours en duo (avec la fille de Nana Mouskouri ??) une reprise d’un méga hit des Carpenters. Bien fait, indéniablement, jolie carte de visite pour Lenou (le nom de la miss en question) mais pas de quoi non plus réveiller un mort, ou simplement dresser les poils des bras.
A suivre, le 1er titre que je ne connaissais absolument pas avant, le piano de la plage. Donc pour moi, quasiment un original de Laurent. Un petit rythme jazzy retro, un peu à la Karin Reddinger, mais un poil plus marqué. Agréable, sans être à tomber. Mais dieu, que j’aime la manière qu’a le Voulzy de studio de revisité des rythmes bossa/jazzy. Tout à fait l’univers que j’aime, et qui ne fait que confirmé que, comme pléthore d’autres, j’adorerais bosser un titre avec lui.
Et comme le titre suivant est exactement dans cette optique (Atrud Gilberto, the shadow of your smile) je fonds aussi sec.
Pour le titre suivant, un instant d’incompréhension. Un tube ordinaire (the captain of her heart), traité de manière quasi similaire à l’original, absolument aucun intérêt, si ce n’est de réécouter une jolie chanson, évidemment.
Piochant dans le répertoire des tubes, Il nous en sort un Hugues Auffray des familles, le 1000 fois entendu Santiano, et ma foi, en ralentissant le morceau, il le transforme , à défaut de le transcender, de fort belle manière.
Et pour prouver son éclectisme (mais par la même aussi, son manque de curiosité), le Lolo nous enchaîne le tube colonie de vacances sus-cité sur un titre des Doors, Light my fire. Et plutôt qu’exhumer un titre moins connu dans le magnifique répertoire de ces géants, c’est leur plus gros tube qui est passé à la moulinette latine, avec au passage, un chouette jeu de guitares acoustiques.
Et pour finir cette pantagruélique récréation, LV succombe au morceau caché, qui n’est plus une surprise pour personne, et qui fait ch… tout le monde puisque il faut se fader 3’ de blanc pour l’entendre. Heureusement, divine surprise, cette reprise de Duel au soleil d’Etienne Daho, tout en finesse et en émotion retenue clos superbement l’album.
Au final, un album très agréable à écouter, parfait pour les vacances, dont il ne restera rien ensuite, une récréation en somme, mais avait il promis autre chose ?
On peut regretter un choix fort peu original, presque tous les titres présents ici ont été d’énormes tubes dans leur version première. Autant reprendre ces titres lors de concerts aurait été bienvenu, autant là on à l’impression d’un album totalement dispensable
D’un autre côté, ne crachons pas dans la soupe, c’est un vrai best of que nous offre là notre Lolo. Et comme des albums comme celui-ci, c’est simple à faire, pour le prochain, je me permets de lui conseiller les Eagles, América, Chicago, Wings Abba , Queen ...
Un pianiste auteur compositeur interprete qui vous offre des chansons intimistes, 14 perles dans un bel écrin.
Emmanuel Weil écrit des chansons.
Vous me direz, ils sont nombreux dans ce cas.
Oui mais attention, lui il écrit de bonnes chansons, voir même de très bonnes chansons. Et là, il y a déjà moins de monde sur le créneau.
Ce sont des chansons douces, mélancoliques, très mélodieuses.
Alors son disque, il fait du bien. Un piano, une contrebasse, une batterie tout en balai et une voix caressante.
On pense parfois à Berger, pour le piano, même si Emmanuel est moins ouvertement « commercial », et pour la voix à un belge aujourd’hui oublié, Philippe Swann.
Son album se nomme De vous à moi, et justement, entre nous, la chanson éponyme est une des plus belles chansons que j’ai pu entendre depuis des lustres. Et le reste des titres à l’avenant.
L’album s’ouvre sur la chanson, il a plu sur nos têtes. Et tout de suite, l’ambiance qu’Emmanuel distillera tout le long de ses 14 titres s’installe et enchante.
Lentement, insensiblement, ses ritournelles font leur chemin, des textes simples et bien écrits, des orchestrations limpides, épurées servent parfaitement les chansons.
Une amie, qui l’a vu dernièrement sur scène était sous le charme, séduite tant parle personnage que par ses compositions.
Il suffirait d’un tout petit coup de pouce du destin, que la fée media daigne se pencher un peu sur lui, pour que démarre une belle carrière car le talent lui, est au rendez-vous.
Déjà vu, groupe rock d'influences Beatles/Kinks/Oasis sort ce 1er album dont les frères Gallagher feraient bien de s'inspirer
Pour les gens de ma génération amateur de pop/rock, Déjà vu évoque, de prime abord, un mythique album des années 70 enregistrépar le quatuor Crosby, Stills, Nash & Young.
Autant le dire tout de suite, il y a autant de rapport entre ce premier album de ce groupe Lyonnais et nos californiens qu'entreSincever le site de la SNCF. Même media utilisé, pas le même effet.
Déjà vu se positionne clairement du côté rock de la force. Format guitares/basse/batterie, classique et efficace, Influences revendiquées Beatles, Kinks mais aussi Supergrass et Oasis nous sommes en terrain de connaissance. Là ou la différence se marque avec la foultidude de groupes oeuvrant dans un domaine similaire, c'est dans la qualité des compos. Car l'énergie ne supplante pas pour antant la finesse d'écriture. Ils n'y font jamais référence sur leur site , http://www.dejavurock.com/ mais il y a chez Déjà Vu un irrésistible parfum pop. Tous les titres tournent autour des 3'30, font mouche et se tapent l'incruste dans vos oreilles sans problèmes.
L'album s'ouvre sur le titre Nu. Une dizaine de secondes de silence, une intro tout en puissance, puis entre la voix, dont je n'ai pas encore parlé, mais qui a ce grain, cette rock attitude perceptible immédiatement, entre feulement rock et caresse pop, écorché et à caractère. Ca sonne tout de suite, ca accroche en moins de temps qu'il ne le faut pour l'écrire.
Le 1er single, La grande évasion, n'est que l'un des titres pouvant prétendre à ce titre, péchu, il emballe tout sur son passage, tout est dit en 2'34
2'34 ! Ils sont combien aujourd'hui ceux qui arrivent à tout dire, de manière concise, sans rien élaguer, en 2'30 ? C'est l'essence même de Déjà vu, arriver à l'os, sans fioritures inutiles, l'efficacité au service du rock, des boules d'énergie qui doivent faire Strike en live.
Arrivé au douzième et dernier titre, une évidence s'impose, si ces mecs tiennent sur scène la promesse qu'ils font sur disque, on tient là des grands. Comme manifestement ils se sont donné les moyens de faire plus qu'une simple carte de visite, enregistrement au Studio Bleu à Lyon, qui, au vu du résultat présenté ici, ne rigole pas avec le son rock, masterisé à Londres, on peut légitimement supposer que ce n'est pas le simple fruit du hasard et qu'un vrai projet professionnel est derrière, avec une vrai ambition, c'est tout le mal que je leur souhaite
Je n'ai pas encore parlé des textes. Grave erreur, ces rockers sont aussi intelligents, de l'humour de 30 millions d'amis (mon titre préféré, le futur single ?), du prémonitoire Les carottes sont cuites, de l'anti américain God bless you ou du vachard et presque punk dans la forme Petite conne.
En résumé, cet album est l'un des tout meilleurs que j'ai pu écouter sur le net depuis un bout de temps, pas un titre de remplissage, c'est du tout bon, il peut s'acheter en ligne sur leur site ou dans les FNAC/VIRGIN de Lyon.
Déjà vu oui, mais pas encore entendu !
Après La vie facile, voici que l'homme que décidément rien n'effraie, récidive avec un album live nommé Ballades de nulle-part, son petit dernier.
Alors que Fabrice (auteur, compositeur et interprète, Fabrice Collette, que vous pouvez découvrir plus en détail sur www.fabricecollette.com, m'avait déjà adressé lors de sa sortie son premier album, la vie facile, voici que l'homme, que décidément rien n'effraie, récidive avec un album live nommé Ballades de nulle-part, son petit dernier.
A ma gauche donc, l'homme et sa guitare, à ma droite un public (peu nombreux semble t'il) le tout pour un enregistrement d'une soirée. Ce qui, côté droit à l'erreur, réduit considérablement la marge de manoeuvre, il ne faut pas louper son coup, c'est pour la postérité.
Un livret reprennant toutes les paroles accompagne le CD, c'est assez rare pour être souligné, dans le cas d'une autoproduction, coût oblige.
Là je dis respect, Mr Collette ne se moque pas de l'auditeur.
Le site web, succint, présente : et le bonhomme et sa musique. il semble qu'il ne soit pas encore possible pour le moment de commander l'album (ou alors je n'ai pas trouvé comment)
Alors que l'album La vie facile était orchestré, ici, c'est donc un tête à tête avec une guitare/voix auquel nous sommes conviés, excepté Jeane comme toujours et Fiesta, au piano. Certains titres étaient déjà présent sur le précédent album mais la majeure partie est inédite.
Ce choix plus intimiste permet de mettre en avant les textes, des petites histoires du quotidien, croquées sur le vif, souvent mélancoliques, ou le temps qui passe a une belle part.
Mes gouts me portent plutôt vers une musique moins dépouillée, et La vie facile m'avait plus facilement séduit, par la diversité de ses ambiances que cet album, trop uniforme à mon goût, ou la richesse des mélodies est un peu gommée par ce traitement similaire. Mais c'est plus une défaillance de mes tympans qu'une réelle critique de ce choix artistique.
La prise de son est irréprochable, et ca n'a pas dû être une mince affaire, on a vraiment l'impression que Fabrice est face à vous, et que nous assistons nous même au concert. La voix est bien en avant, intelligible, permettant de comprendre parfaitement les textes.
Bref si vous n'étiez pas le 19 mars dernier à la fenêtre (et je sais de source sur que c'est le cas de certain(e)s d'entre vous, c'est la séance de rattrapage )
Les ACI, les groupes pullulent sur le net. Et il n’est pas rare d’y trouver des perles. C'est de Yann Vei dont il est question ici !
En cherchant à peine, les oreilles grandes ouvertes, il est aisé de trouver de quoi satisfaire sa passion de la musique. Plus rare déjà, des sites ou l’on trouve plusieurs bons titres. Souvent on subodore la pépite sous la gangue, le talent affleure, l’avenir dira si éclosion il y aura.
Mais parfois, on tombe sur un artiste déjà tout prêt. Dont on se demande comment il est possible que les maisons de disques n’aient pas encore mis la main dessus. L’évidence d’une personnalité, d’un talent, des chansons. Un univers, un son déjà bien défini, dégagé de ses influences, bref un monde artistique. Après on aime ou pas, peu importe, mais l’indiscutable est là, l’identité.
Et Yann fait partie de ceux là.
Son premier album "Avec un grand A" est terminé et disponible en commande sur son site, ou téléchargeable. Des guitares tranchantes, sur des rythmiques d’aujourd’hui, un timbre de voix bien à lui, aisément identifiable, une manière de phrasé unique. Et bien sur des titres qui tiennent la route. 11 titres, dont une reprise d’Aznavour (je m’voyais déjà), tout le reste étant signé par le jeune homme en question.
Comme souvent avec la nouvelle génération des auteurs compositeurs, tout est home made, et putain, ca sonne grave. Bien des productions professionnelles aimerait avoir ce son surpuissant, conquérant, d’aujourd’hui.
Des titres comme "Milles visages" ou "Sexy Baby" ont le potentiel pour être de méchants hits, les autres sont tous d’excellents calibres. Comme les textes ne sont pas en reste, qui parlent au cœur sans être mièvre, rien de révolutionnaire certes, l’amour, toujours l’amour, mais après tout, quel autre sujet peut il avoir un intérêt, je ne vois pas de raison pour que ce Yann Vei ne fasse pas parler de lui plus amplement.
Et comme la mariée n’est jamais trop belle, le site web Yann Vei est lui aussi à la hauteur. Simple et efficace à la fois, esthétique et original, bref en accord avec celui qu’il illustre.
Rappellez-vous en, c’est sur Sincever que vous en aurez entendu parler en 1er.