une tournerie sur 3 accords. Simple et efficace.
Mickael Miro - L'horloge tourne
Intro![]()
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Un SMS vient
d'arriver,
j'ai 18
ans, Envolée ma vir
ginité,
j'suis plus un en
fant. L'horloge
tourne, les
minutes sont to
rrides Et moi je
rêve d'ac
célérer
le temps.
Dam dam
déo
oh oh
oh, dam dam
déo
oh oh oh
oh.
Un SMS vient
d'arriver,
j'ai 20
ans, On l'a fait sans se
protéger mais
j'veux pas d'un en
fant, L'horloge
tourne, les
minutes infan
ticides et moi je
rêve de
remonter le
temps.
Dam dam
déo
oh oh
oh, dam dam
déo
oh oh oh
oh.
Un SMS vient
d'arriver, j'ai
21
ans, 9 mois se sont
écoulés et
toujours pas d'en
fants. L'horloge
tourne, les
minutes se
dérident et moi je
rêve, tran
quille je prends mon
temps.
Dam dam
déo
oh oh
oh, dam dam
déo
oh oh oh
oh.
Un SMS vient
d'arriver, j'ai
25
ans, Un tsunami a tout
emporté,
même les jeux d'en
fants, L'horloge
tourne, les
minutes sont
acides Et moi je
rêve que
passe le mauvais
temps
Dam dam
déo
oh oh
oh, dam dam
déo
oh oh oh
oh.
Un SMS vient
d'arriver, j'ai
28
ans, Mamie est bien
fatiguée et
j'suis plus un en
fant, L'horloge
tourne, mais son
coeur se
suicide Et moi je
rêve, je
rêve du bon vieux
temps
Dam dam
déo
oh oh
oh, dam dam
déo
oh oh oh
oh.
Un SMS va
arriver,
j'aurai 30
ans, 30 ans de
liberté et
soudain le bi
lan,L'horloge
tourne, les
minutes sont
des rides Et moi
je rêve, je
rêve d'arrêter le
temps
Dam dam
déo
oh oh
oh, dam dam
déo
oh oh oh
oh.

Les 1er jours de printemps, une douceur presque estivale, et les premières notes du premier extrait du nouvel album des Malin Plaisir, en parfait accord avec cet instant . C'est doux comme une caresse du vent, normal, c'est Domino qui chante, c'est lumineux, normal, c'est Eric qui tricote derrière, et ça sonne car c'est Laurent qui y a posé ses oreilles. On écoute, on ré écoute et on attend le titre suivant, puis le disque. et on ne s'en lasse pas.
Compteur bloqué dans les sixties, période garage, entre la mythique compil Nuggets et un Ductronc (Jacques), bref du rock millésimé que nous propose ce sextet. les deux premiers EP, chroniqués dans ces mêmes pages, avaient fait leur petit effet, le passage au format LP leur va bien au teint. Passée l'intro, Johnny Marr déboule sous forme de single ravageur, harmonica façon Antoine et ses problèmes, jerk endiablé comme à la belle époque. Bleu abandonne un temps le côté garage pour une pop sixties moins typée, nouvel intermède pour un blues façons Car Hiss by my window des Doors, intitulé Mauvais trip child ou l'harmonica frappe à nouveau. Complètement stone, guitare Fuzz au vent, d'inspiration Kinks continue d'ancrer le tout dans les années 60 quand La chimère vient rompre la belle unité, tirant plus vers les Aphrodites' child. I'm leaving my way, seul morceau en anglais est paradoxalement celui ou l'inspiration anglo-saxonne est la moins prégnante. Rupture complète de style avec le titre qui donne son nom à l'album, La bourgeoise, plus Gainsbourg, tu meurs, un sax en solo en arrière plan, une voix qui parle sur quelques harmonies, étonnant car décalé. Nazz, intermède mouillée, précède le sauvage Les Cryptones, face B d'un quelconque ? and the mysterians. Dr Gonzo mixe Le titre précédent avec la bourgeoise, moitié anglais moitié français, bel hybride. 13ème titre et nouvel ovni, Gigolo, banjo sur du Dutronc, intermède instrumental avec Sa majesté, enchaînant sur Stax !, hit en puissance, l'album se ferme sur la seconde partie de la bourgeoise, ou l'ensemble du voyage musical est passé en revue, point final orgasmique à un bel album.
Je ne connaissais rien de cette toute jeune femme, mais son premier album est ma foi fort agréable. Une pop fourrée à la soul, ou le contraire, une voix dotée d'un joli grain,les 12 titres sont plutôt éclectiques, probablement du fait du nombre d'intervenants différents dans l'écriture et la composition. Mais, alors qu'elle n'a pas encore 25 printemps, ce disque fait montre d'une belle maturité, sans faux pas, avec assez de singles potentiels pour en faire rêver pas mal. C'est rondement mené, enregistré entre Paris et New-York, elle même semble être une globe trotter si j'en crois sa bio, et le tout ne va absolument pas de travers, quoiqu'elle en dise. Une jolie découverte, une heureuse surprise, je lui promet un bel avenir, jolie femme et chanteuse douée, difficile de demander plus.
Le trio avait déclenché un wagon d'éloges avec leur premier album, plus par la forme, un trio avec guitare violoncelle voix, que sur le fond, une musique que, personnellement, j'avais trouvé assez insipide. Et les voilà de retour, rentrant dans le rang car le côté intimiste, pop de chambre comme il la qualifière à l'époque, laisse la place à un côté pop tout court assumé. Le Let's get together d'ouverture, hormis son break à la ELO est ma foi assez convenu, quoique indéniablement efficace. Les frenchies connaissent leur job sur le bout des doigts, harmonies made in Beach Boys leut point fort - The letter - ou frappé du sceau de Brian Wilson - Still - mélodie McCartnesque - Wind song et son rythme enlevé - Les élèves ne dépassent jamais les maîtres mais proposent une très honorable copie, un peu aseptisée peut être, mais ne boudons pas notre plaisir, la pop française n'est pas si riche qu'elle puisse se permettre de faire l'impasse sur ce Revolver.

Je reçois un mail me demandant de parler de Giant Claw jeune artiste américain d'électronique expérimentale. Bon, je suis une garçon obéissant, je n'ai pas l'ombre d'une idée de ce que peut être de l'électronique expérimentale, masi je me doute bien que cela doit piquer un peu les oreilles et être aussi éloigné de la pop, sucrée ou pas, que possible. En route donc vers le site de Babylone promotion, label bordelais dont la totalité des autres artistes me sont inconnus. Rien d'étonnant. titres, 18 minutes, on reste dans un format pop. Pour le reste, je donne ma langue au chat. Ce n'est finalement pas si expérimental que cela, pas bruitiste pour un sou, des arpèges de synthés en boucle, recouverts de nappes de clavier, une boite à rythme lancinante, qui s'emballe parfois, des bribes de mélodies qui vont qui viennent, le tout formant, pour un total néophyte comme moi, un truc plutôt agaçant, la répétitivité des boucles usant les nerfs, en tout cas les miens assez rapidement. Je suppose qu'il y a des clients pour ce style de zic, je passe mon tour.
La mordue c'est le groupe qui porte les chansons de Caroline Varlet, et c'est leur premier album. Et c'est un disque ou la femme règne en maître, que seule une femme pouvait écrire. Qu'elle nous parle de l'évolution de ses seins à travers les âges dans - Mes nénés - qu'elle cogne sur la gente masculine - Du poil au menton, le plus intelligents des hommes - du diktat de l'image féminine sur l'hilarant et bien rock sur Plus je prends des kilos, au poids d'être une femme - Petite femme, Maman - elle sait trouver les mots qui touchent et émeuvent. Chansons à texte donc, comme il est d'usage d'écrire, accordéon de temps à autres mais une chanson réaliste parée d'atours plus riche que la chanson rive gauche. Flirtant avec le ska - Je suis une femme - ou un rock tendance douce, elle réussit l'alliance d'une écriture sensible avec des musiques qui ne soient pas simple support du texte. Beau départ.