Me voici donc sorti de ma cave pour aller à la rencontre de Mr Hantson que je n'avais vu à ce jour que dans Starmania, ce qui ne nous rajeunit pas. La java, salle que je ne connaissais pas, ce trouve 105 rue du Faubourg du Temple, à Belleville. Une mini galerie commerciale, au bout une volée de marche qui descende vers une cave, un grand bar, quelques banquettes, des chaises en plastique devant la "scène" ridiculement petit, bref l'endroit parait aussi approprié pour un concert que ma salle de bains. 200 personnes à tout casser, moyenne d'âge de celle de Renaud, quelques gamins en prime.,Annoncé à 19h30 le concert démarre bien 45 minutes plus tard. Au fond une batterie dont l'hôte du jour viendra frapper les peaux à quelques reprises, un guitariste à gauche, Mike Zurita de Satan Jokers, maître de la 6 cordes, qui malheureusement sera quasi inaudible, hormis en solo, tout le long
du spectacle. Derrière, deux choristes, dont le rôle principal est d'être canon, mission remplie à droite, les claviers, derrière lesquels officie Didier Escudero, grand maître des sons, c'est lui qui assure le gros des orchestrations, basse/ batterie synthés, ... Au centre notre chanteur, qui ne risque pas de s’essouffler puisque il doit avoir 2 m² d'espace vital. De bassiste point A ma grande surprise, le show ne s'appuie pas essentiellement sur Opera Rock, dernier album en date, mais alterne des compos perso (ses "tubes" Voyeur voyeur, c'est du sirop ...), des reprises, la version hard de la chanson d'Azima, de Michel Berger, à qui il rendra plusieurs fois hommage et sur la fin, Roxanne, Stand by me, unchained my heart ... Quelques guest star Lena Ka, Pablo Villafranca, Cyril Paulus, Barbara Scaf, tous déjà présents sur l'album, qui viennent en pousser une petite et à qui il laisse même une petite chanson à chanter. L'acoustique est aussi naze que la configuration du lieu pouvait le laisser entendre, mais le gars aux manettes s'en sort avec les honneurs. La voix de Renaud est toujours aussi exceptionnelle, même si le côté rauque/rock à tendance à prendre le dessus. La pèche est là, le public est acquis à sa cause, et tout le monde ressort content, même si cela fait un petit pincement au coeur ce voir un type de cette trempe se fader des salles comme celle là.
Les lecteurs les plus réguliers de ce site auront surement remarqué qu'il y a de moins en moins d'autoproduits chroniqués, ce qui ne relève pas d'un choix éditorial, mais simplement que je reçois de moins en moins d'albums, physique ou numérique, mais simplement des messages indiquant, que l'on peut écouter la musique d'untel à tel endroit. Désolé, mais, pour chroniquer un disque, je l'écoute à plusieurs reprises sur mon player, pas en zappant vite fait sur un site web. Pour le groupe dont il est question ici, c'est un disque qui est arrivé dans ma boîte aux lettres. Pas de lettre d'accompagnement, pas de bio, de présentation, bref, de la zic, que de la zic. Pas de site web dédié, ou alors pas trouvé, excepté une page Noomiz. bref service minimum sur la com. En résumé Quintet parisien, obédience rock, influences New Order/ The Smiths/ Daft Punk/ Dépeche Mode/ Blur. Le côté Cold wave ou l'option synthé m'échappe un peu, les claviers sont relativement discrets, hormis l'intro de Neon Light, les 4 titres de cet EP gravitent dans une mouvance pop rock, plutôt Made in England qu'U.S. Energie, guitares acérées, voix bien timbrée, les petits gars assurent comme il faut, rien qui ne les sorte vraiment du lot, rien qui ne les y enfonce non plus. Une mention pour Sophia C, le titre le plus réussi.
Un bonne surprise avec ce nouvel album - leur second - du duo autralo-anglais. Une poignée de chouettes singles à leur actifs, et ils complètent leur collection avec ce rêve impossible de bonne facture. Leur musique pourrait être qualifié de Synth pop, mais les guitares sont loin d'être absentes de leur palette sonore. Un parfum nostalgique des années 80 flotte sans aucun doute sur leur musique, mais ils valent bien plus que cela. Un sens certain du refrain efficace, l'album comptabilise au moins 5 singles potentiels sur les 11 le composant, ratio pour le moins rare. Ils semblent s'être récemment relocaliser en Allemagne, pays d'Alphaville et ou ce type de musique est plus populaire qu'il ne l'est en francophonie. Dommage pour nous car nous perdons une bonne occasion de se faire du bien au oreilles. Only love can save us now pourrait être un tube façon Cock Robin, les deux voix se répondant parfaitement - option régulièrement prise sur le disque Could this be par exemple. Un album réussi à tout point de vue, sans génie mais avec un sens certain de l'efficacité
Il n'est de mystère pour personne qu'à la fameuse question Beatles ou Stones, question déterminante s'il en est sur votre personnalité, que j'ai choisi Beatles. Et à vrai dire, déclinée sur le mode Who ou Stones, Kinks ou Stones, et j'avoue tout, Rubettes ou Stones , la réponse reste la même. Donc qu'un des Glimmers Twins sorte de sa tanière ne m'émeut pas plus que cela. Qu'il décide de s'acoquiner avec Dave Stewart d'Eurythmics, de la chanteuse Joss Stone, du compositeur A.R.Rahman, totalement inconnu de mes services même s'il semble avoir un sacré pedigree et d'un fils Marley est plus étonnant. Le côté world musique, je le voyais plutôt du côté du frérot Keith. Le but fixé était de mélanger toutes leurs influences pour le moins diverses; passé le tout au shaker et voir ce qu'il adviendrait. Comme on pouvait s'y attendre, le cocktail n'est pas détonant, juste indigeste le plus souvent. bref lourd, comme son titre le laissait entendre. 4 lead vocalistes, c'est 3 de trop, on passe du reggae au rock via le rap ou de la musique indoue, parfois au sein du même titre. C'est globalement le reggae qui triomphe, avec Beautiful People, un vrai chouette titre, ou Miracle Worker le premier single ou le quasi stonien Never gonna change. Il ne suffit pas coller de bons ingrédients ensemble pour faire un bon plat.
L'ami Brian, dont il est coutume de dire qu'il a gardé une âme d'enfant, a décidé de confirmer en s'attaquant aux musiques de quelques Walt Disney. Soit. La proximité de Noël - l'album est prévu pour fin octobre - pourrait laisser penser à de vils pensées mercantiles, mais ne boudons pas notre plaisir, c'est tout de même de Mr Brian Wilson dont il est question. Après des écoutes répétées, il a indéniablement imprimé sa patte sur ces reprises. Certaines, comme Bare necessities, n'en sortent pas transformé outre mesure, mais un Baby be mine - extrait de Dumbo - à tout d'un Beach Boys de la grande époque. Harmonies vocales superbes, When you wish upon a star de Pinocchio arrangements intemporels, bref, c'est du bon boulot, et quitte à faire écouter de la musique dédiée à nos enfants, autant leur éduquer l'oreille avec la crème de la crème. Un reproche tout de même, Ne pas avori repris A Spoonful Of Sugar ou Supercalifragilisticexpialidocious de Marry Poppins frôle la correctionnelle.
Et un petit tour pour dérider les zygomatiques, sans excès il faut bien l'avouer. Ecrit mis en scène et interprété par Fabrice Blind, le ressort de la pièce est simple. Lui, un vieux garçon, un peu coincé et plutôt bas de plafond, le profil parfait du brave type, elle, Amandine Bessi, jolie brin de fille totalement amorale. ancienne camarade de classe pas vue depuis des lustres qui souhaite se pacser dans les plus bref délais. Tous les deux seuls en scène pendant une grosse heure. Si on rit peu, on sourit souvent, les deux se donnent sans compter, et les répliques fusent, même si certaines sont un peu datées. Au final, un agréable moment de détente, on sort de là détendu, pas de prise de tête, on a a largement pour son argent (10 euros ). C'est à la Comédie République à Paris et se serait franchement dommage de s'en priver