Arther - Arther

janvier 26, 2008 Temps de lecture: 4 minutes

Arther



Retour à la première partie
Retour à la seconde partie

L’album

Introducing donc le 1er album de ce quartet breton. Une chanteuse et ses 3 acolytes. La combinaison parfaite pour m’accrocher avant de me séduire.
La pochette ne met pas Juliette en avant, les 4 assis sur un banc, pas de quoi faire rêver et attirer l’œil (sans faire putassier) c’est pourtant quand même le but d’une couverture.
arther
1ère mesures, quelques arpèges de guitare et une jolie voix pop, je me dis, tient, une Blondie en puissance. Arrive le refrain, et là , ca s’énerve carrément. Grosses guitares, break basse batterie, il est clair que la demoiselle et son band ne sont pas là pour faire dans l’acidulé, le frais et le gentil.
Totally out, ce morceau d’ouverture, tient bien son rang de morceau de présentation, à la sortie, l’envie d’en savoir plus est là.
Même principe pour TV show. Un début calme pour mieux mettre la pression ensuite. La voix part dans les aigus, se casse presque parfois, nous tient au bout de son souffle, les guitares ne lâchent pas leur part.
Bon, moi qui m’attendais à un groupe pop, propre sur lui, raté. Ghost of my mind, 3ème et meilleur titre du disque calme un peu le jeu. Plus acoustique, la voix virevolte sur les entrelacs de guitares, la mélodie est efficace, c’est probablement le titre le plus radiophonique, même s’il n’est pas la facette la plus représentative du groupe.
Move to tears flirte avec le hard, Woman et son intro quasi Eagles surprennent également, mais globalement, effet de surprise passé ? le reste du disque est un poil au dessous des 4 premiers morceaux. Ceci dit, la couleur est annoncée, cette musique est rock et faite pour être jouée live. Rejoignons donc Arther sur scène.

La scène.

Partis manger ailleurs, d’où leur retard, les 4 prennent positions. La chanteuse est très jolie, le batteur, doté d’un micro, va être également en charge des harmonies. Basse et guitare de chaque côté de la demoiselle.
Au menu, 4 titres acoustiques, 4 électriques dont une reprise de Portishead.
Côté musiciens, nous avons affaire à des gens qui connaissent la leur. Le bassiste lance des lignes originales et mouvantes, recherchées, le guitariste connaît son manche sur le bout des doigts, et des morceaux acoustiques du début aux électriques il impressionne par sa facilité et supporte l’ensemble de l’architecture sonore.

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Le batteur, bien que doté du même kit batterie minimal (grosse caisse, caisse claire, charley cymbale, pas de toms) que ses prédécesseurs se défonce bien et lorsque il y a besoin de frapper lourd et fort, il répond présent. Les 3 assurent un confortable tapis sonore à la belle qui, malheureusement ne sait pas trop quoi en faire.
Parce que là, clairement, le bât blesse. Un chant régulièrement faux, à sa décharge des retours inexistants, et surtout un manque de présence flagrant, le charisme d’un pied de micro. Elle ne sait pas quoi faire de ses mains, de son corps, et c’est très perceptible. Je ne suis pas venu seul et la même impression générale s’est dégagée à la fin du set pour nous trois.
Indépendamment des problèmes de justesse, peut être dus aux conditions particulières, elle a vraiment une voix intéressante avec d’évidentes qualités de puissance, le son, le timbre sont là, mais tout un apprentissage pour capter l’espace et focaliser les regards sur soi est nécessaire. Etre chanteuse ne se résume pas à une plastique et des cordes vocales et l’envie et le plaisir d’être là, perceptibles, ne suffisent pas.
Heureusement, elle est toute jeune et à tout le temps de progresser, elle a quand même le principal, une vraie voix.


ColorBlind - Under a paper moon

janvier 26, 2008 Temps de lecture: 4 minutes

Colorblind



Retour à la 1ere partie

L’album

colorblindColorblind nous arrive de Suisse. Under a paper moon, leur 1er album sort le 28 janvier. Basé autour d’un noyau composé des deux frères, leur bio les présente comme lassés du rock « dur » qui fut leur quotidien et engagé sur une voix plus folk.
10 titres composent le disque. La première chose qui attire l’oreille, c’est la voix de Vito. Haut placée, entre Starsailor et Pavlov’s dog pour les plus anciens. Original pour le moins et qui donne un cachet certain au son du groupe.
Un son plutôt acoustique mais finalement assez loin du folk. Plutôt atmosphérique, tout en anglais, loin de la chanson ou de la pop que j’affectionne mais avec une réelle personnalité.
Only Business est probablement le titre le plus accessible, les titres oscillent autour de 4 minutes mais l’impression qui s’en dégage est qu’ils ont besoin d’espace, de temps pour s’épanouir. Après quelques écoutes, l’impression initiale d’une certaine uniformité s’éloigne, chaque chanson prend sa place. Bon, ce ne sera clairement pas mon disque de chevet, mais tout amateur de rock, de Radiohead à Muse devrait y trouver son bonheur. Paper Moon, Sell My soul sont les autres points fort de cet album

La scène.

colorblind Ils sont 4 à affronter le public. Sur ma droite, le bassiste, discret et efficace, comme souvent les bassistes, avec des lignes de basse sans esbroufe, le batteur allant également à l’essentiel, sobriété est le maître mot de la rythmique. A ma gauche, le guitariste passant de l’électrique à l’acoustique. Une bonne partie du son lui incombe, ses arpèges enrobés d’effets participant efficacement à l’identité sonore de Colorblind .

Et puis le colosse Vito. Grand, très grand, emplissant l’espace, guitare et voix. Et la voix est là, quelques problèmes de justesse dus à une fin de bronchite, mais clairement nous n’avons pas affaire à des débutants. Ca assure, le groupe est soudé, et délivre sa musique sans complexe.
Chassez le naturel, il revient au galop. Le folk est complètement occulté pour une violence moins contenu, un rock qui sans être agressif n’en laisse pas moins apparaitre une énergie que l’album ne laissait qu’entrevoir. Vito est logiquement le point de mire, à l’aise, très bête de scène même si le lieu ne se prêtait pas à d’énormes démonstrations.

Au final, Colorblind devrait arriver à se faire une place, sinon au soleil, en tout cas hors de l’ombre, car ils ajoutent scéniquement une dimension à leur disque qui les rend attractifs. Pas assez pop pour mon propre gout, mais indéniablement talentueux.

après un set d’environ 40 minutes, ouvert et clôturé par Only Business, ils laissent la place à Arther.

La suite par ici

Phil Pace au Pix bar

janvier 26, 2008 Temps de lecture: 4 minutes

Phil Pace


Phil Daruma Productions ayant l’excellente idée de me tenir au courant de la sortie de leurs albums et de leurs concerts, je me suis rendu ce 25 janvier au Pix bar ou 3 de leurs artistes se produisaient en acoustique.

Le Pix bar est l’un de ses nombreux bar restaurant parisien qui permet aux musiciens de jouer, même si la plupart du temps le public est clairsemé.
Ponctuel comme à mon habitude, me voici rendu à l’heure dite, 20h00, rue de Pixérécourt dans le 20ème, à quelques encablures de mon home sweet home.
Le Pix bar, tout en rouge et noir, depuis un récent changement de propriétaire et de nom ne paye pas de mine. Un bar classique, une salle restaurant, 20 couvert à tout casser, et une scène au fond avec un piano. Vite bondé, vu l’exiguïté du lieu et le nombre de groupes à l’affiche, et le plaisir, grâce à la nouvelle législation en vigueur, d’une atmosphère sans tabac, un contrevenant étant même éjecté manu militari par le barman.

Un coca (4 euros) pour patienter. Un peu avant 21h, la salle se vide, tout le monde descend au sous-sol. J’en déduis que c’est par là que ça se passe, car rien n’indique le début d’un concert
Effectivement une volée de marche plus bas, une cave en pierre, voûtée, plutôt sympa, ou 30 personnes à tout casser peuvent se caser. Les concerts « bruyants », comprendre avec batterie, se déroulent donc en bas.

Entrée de Phil Pace, dont j’avais chroniqué l’album dans ces pages. Accompagné d’un guitariste (que j’avais déjà entendu derrière Gilliane Kim), mais en version souriante cette fois) et d’un percussionniste.
Un set ultra court, 5 titres. Ouverture par There’s a place qui donne son nom à l’album. Voix bien posée, accompagnement guitare simplistique mais efficace et un appoint percussion fort bienvenue. Humeur bon enfant, Phil Pace sort l’harmonica de temps à autres, on pourrait presque se croire aux USA.
Lauren Manning, seul titre du disque qui me m’accroche pas de part sa trop grande ressemblance avec un hit connu, passe, suivi de Mary. Don’t get me wrong plus enlevé lance la machine, la sauce prend, l’inédit (pour moi) joué ensuite me parait être de tout premier plan, avec chœurs, refrain accrocheur, j’attends avec impatience la version studio et hop, monsieur Phil Pace s’arrête pour laisser place à ses collègues !!
Le fait d’avoir commencé en retard à t’il écourté son set ? En tout cas, trop court à coup sûr.
Ca commençait à décoller, pas cool.
Au rayon des regrets, dommage que Confort and else n’est pas été interprété, ainsi qu’un petite reprise, toujours fédératrice. La proximité du public aurait permis plus d’échanges.

Au final, pas de surprise, le bonhomme maîtrise son sujet, la formule acoustique lui va comme un gant.
Entrée De Colorblind qui remplace Arther, prévu en seconde position et qui sont introuvables.

La suite par ici

Lizz Wright - The Orchard

janvier 22, 2008 Temps de lecture: 3 minutes

Lizz Wright


Lizz Wright est une jeune chanteuse - née en 1980 - dont le 3eme album, The Orchard vient de sortir. Je ne connaissais d’elle qu’une reprise époustouflante d’A taste of honey, immortalisé entre autres par les Beatles sur son album précédent Dreaming Wide Awake
.
Côté biographie, cursus presque cliché, père pasteur, mère qui chante du gospel dans les églises et voix à coller la chair de poule. Le style de voix qui ferait passer n’importe qu’elle Celine Dion pour Birkin. De la soul à ne plus savoir qu’en faire.
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Et le problème, justement, avec des voix de ce calibre, c’est que vous pourriez leur faire chanter le bottin, l’émotion passerait. L’écueil à éviter est connu, il faut donc trouver des compos à la hauteur du talent. N’ayant peur de rien, la demoiselle cosigne ici 8 des 12 titres proposés. Et comme sur les albums précédents, les reprises qu’elle choisis sont étonnantes, tel Led Zeppelin avec Thank you, revisité de fort belle manière ou le bluesy i Idolize you de feu Ike Turner.
Ces propres compos ne dénotent pas.

Tout le long de l’album, elle aborde des styles différents, jazz, blues, pop, qu’elle passe en revue avec toujours un savoir faire certain tout en gardant une unité de ton. Et pour ceux que la voix seule ne suffirait pas à convaincre, côté guitares, quelques solos d’anthologie sont de la partie.

Otis Redding, Aretha Franklin semble être ses influences majeures. Plus roots qu’une Nora Jones, moins jazzy, sa musique me parait plus profonde, moins superficielle.

Manque à cette collection de chansons le titre assez fort pour la propulser en haut des charts, quoique my heart ait le potentiel pour forcer le barrage, mais déjà, ainsi, si la soul music de qualité vous attire, nous tenons la une chanteuse d’exception.

Passez sur la pochette de l’album, qui ne le sert pas vraiment, et laissez vous emmener par cette voix.

The Orchard

  1. Coming home
  2. My heart
  3. I idolize you
  4. Hey Mann
  5. Another angel
  6. When I fall
  7. Leave me standing alone
  8. Speak your heart
  9. This is
  10. Song for Mia
  11. Thank you
  12. Strange

David Keler - Fenetre ouverte

janvier 13, 2008 Temps de lecture: 2 minutes

David Keler



David Keler c’est un auteur compositeur multi intrumentiste qui, à force d’écrire pour les autres, finit par se convaincre qu’après tout, pourquoi pas lui.

Et donc, voici un album, fenêtre ouverte, qui débarque. Les influences avouées du bonhomme étant Daho, Souchon et autre Gainsbourg, on se doute de l’importance accordée au texte, à l’atmosphère des chansons. David_Keler.jpg
Les musiques n'en sont pas pour autant négligées, une ambiance doucement pop/folk, comprendre par là que les métalleux n'y trouveront pas leur dose de décibel, règne sur tout l'album. Les guitares sont plus présente que les claviers, la voix, bien timbrée, dans les graves, drive le tout.

Le duo, était-ce utile, est radiophonique en diable, avec un arrière gout de Marc Lavoine pas désagréable du tout, et la demoiselle qui lui renvoie la balle est craquante comme tout.

L'album coule entre les oreilles fort agréablement et Le malentendu ou Tombé sur toi accrochent bien. Bref un album honnête, attachant, qui confirme que le David en question à eu raison de tenter l'aventure solo.




Shine - The common station

janvier 13, 2008 Temps de lecture: 3 minutes

Shine



Quand on choisi comme nom de groupe Shine, il faut faire dans le solaire, le lumineux, pas le choix.

Et ce premier album, The common station rayonne effectivement, et pas qu'un peu.
La chanteuse, Hanane, a dans la voix le soleil de ses origines. Une de ces voix qui font la différence, pas de ces criardes performeuses touchées par le syndrome Dion, mais de celles qui réchauffent, qui caressent qui enveloppent. Ce timbre qui indique sans hésitation, attention talent maousse.
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Mais réduire Shine à son interprète principale serait faire injures aux 3 autres membres le composant. Car la pop electro que propose le quartet est dans la droite ligne d'un Morcheeba des grands jours, pour situer le niveau.
Les arrangements électroniques de messieurs Simon et Houdart fournissant le partait écrin à la voix de velours.

Les compos, majoritairement en anglais, seules trois compos font des incursions dans notre langue, font la part belle aux ambiances groovy et aux parfums jazzy, plutôt mid tempo.

Pour ne pas rater son entrée et histoire de marquer le coup, Shine à pourvu son album, dès l'ouverture d'un tube en or, soulful music, le truc imparable dont les radios feraient bien de s'emparer. Le reste est à l'avenant, Rest your head on me et ses choeurs paradisiaques, le doux Hawaï, le court et dépouillé Insomnie, le poignant Ceux qui partent qui ferme l'album, toutes s'apprécient avec plaisir, comme une sieste à l'ombre ;o)

Si Morcheeba intégrait Sade, vous auriez une assez bonne définition de ce que propose Shine.

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  1. Soulful music
  2. Ashbury
  3. In The Midlife Zone
  4. Rest your head on me
  5. Hawaï
  6. Insomnie
  7. One Day
  8. Daylight
  9. Comme si l'amour
  10. Life
  11. Ramed
  12. Whatsoever
  13. Ceux qui partent

Vincent Delerm - A lacigale + favourites songs

janvier 13, 2008 Temps de lecture: 4 minutes

Vincent Delerm



Vincent Delerm fait partie de la longue tradition de chanteur français qui va de Renaud en passant par Nicolas Sirkis d'Indochine qui sont chanteurs parce qu'ils chantent et non parce que leur voix leur permettrait d'y prétendre. vincent_delerm.jpg
Vincent Delerm, étendard de la mal nommée nouvelle chanson française, étiquette qui date par ailleurs, vogue dans les eaux qui généralement ne m'intéressent pas. Des mélodies inexistantes, exsangues que des arrangements essaient sans grand succès de sauver du naufrage.
Un talent d'auteur, une capacité d'empathie avec le public qui ferait de lui un excellent showman comique, mais qui sur disque, sous la bannière ACI me laisse plus que dubitatif.
alors pourquoi diable me fader les 29 titres de sa dernière production, son album à la Cigale couplé avec Favourites songs ?
C'est à cause de ce petit dernier, puisque je suis dans le même trip cette année, reprendre une poignée de titres avec un nouvel éclairage. Et comme le brave homme a un goût sur (Voulzy, Souchon, Chamfort, Regianni) et des invités de marque type Helena (mon amour ) je me suis laissé tenté.
Mal m'en a pris. Un avis définitif, Delerm est chiant.
Définitivement chiant.
Qu'il joue ses propres titres ou des reprises, il a un talent d'interprète équivalent au mien, c'est dire, et rend désespérément plat tout ce qu'il touche.
Pourtant j'ai essayé, j'le jure. Ecouté. Réecouté. Rien à faire, lui et moi ça ne colle pas.
Bon, ça plait à d'autres hein, mon avis n'est pas parole d'évangile, mais quand même ...

Il arrive à saboter le lumineux Désir désir de Voulzy - Jannot, il ratatine le coup de soleil de Cocciante qu'il massacre allègrement avec Valerie Lemercier aussi exécrable chanteuse qu'elle est talentueuse actrice réalisatrice, atomise Quoi de Jane Birkin, qui n'a pourtant pas de voix non plus mais assez de sex appel pour faire fondre le pôle nord sans l'aide du réchauffement climatique, pulvérise le somptueux des gens qui doute d'Anne Sylvestre sauvé en partie par Jeanne Cherhal, bref là ou Midas transformait ce qu'il touchait en or, Delerm rend insipide ce que ces cordes vocales vibrillonnent.
les seuls passages à sauver de cette Berézina sont ses apartés avec le public, qui renforcent ma conviction qu'il devrait écrire des sketchs plutôt que des chansons

Tel maitre Corbeau je jurais, mais un peu tard, qu'on ne l'y reprendrait plus.

Vicnent



Disque 1

1. Je t'ai même pas dit
2. Sous les avalanches
3. Avec ta tête
4. Voici la ville
5. Quatrième de couverture
6. Déjà toi
7. Sépia plein les doigts
8. Fanny Ardant et moi
9. Le baiser modiano
10. Les filles de 1976 ont trente ans
11. Kensington square
12. Il fait si beau
13. Les jambes de Steffi Graf

Disque 2
1. Votre fille a vingt ans
2. Cent ans
3. L'ennemi dans la glace
4. Quoi
5. Les cerfs-volants
6. Désir désir
7. Poulet n 728120
8. C'était bien
9. Les embellies de mai
10. Favourite song
11. Le coup d'soleil
12. Marine
13. Au pays des merveilles de juliet
14. Les gens qui doutent
15. Na na na
16. Y'a d'la rumba dans l'air