Mady Keita - Dependence

juin 2, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Mady_Keita.jpgMady Keita - Dependence

A quoi tiennent les à priori.frown En recevant un email me proposant l'album de ce Monsieur, me fiant bêtement à la consonance du nom, je m'attendais à un disque façon world music, style dont je ne raffole pas plus que cela. Bougre d'âne que je suis. le Mady Keita,  en question, un frenchy,  balance un pop rock anglo saxon des plus affriolant, les guitares ne laissent pas leur part au chien, sa voix, légèrement voilée, à juste ce qu'il faut pour convaincre les plus réticents, quelques pointes de synthés viennent de tant à autres adoucir la rugosité des guitares. Century night a assez d"énergie pour faire la nique à n'importe quel rocker de la perfide Albion, et quand il calme, à peine,  un peu le jeu, Try again, le dernier titre, il reste racé jusqu'au bout des ongles. Manque peut être un titre un plus lent pour laisser respirer l'auditeur et un ou deux refrains mémorisables pour totalement transformer l'essai.


Ending Satellites - We all are strangers in our own lives

juin 2, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Ending_Satellites.jpgEnding Satellites - We all are strangers in our own lives

Un EP deux titres qui porte un nom comme un album, raflant au passage l'oscar du nom le plus long du moment, les deux titres en question n'étant pas en reste. Deux titres, et deux univers totalement différentss Drive Through This Ghost On The Side Of The Road, rien que ça, est assez sombre et torturé, quelques accords de piano qui résonnent, une voix, entre Bowie et Jay Alanski,  plutôt séduisante donc, puis entrée de divers son synthétique, et d'une boîte à rythme. Au total, le tout me parait assez proche d'un Regis Delbrouq (je sais personne ne connait, ça n'empêche) ils devraient se causer ceux là. le second titre, Parcelles d’Incertitudes Quotidiennes serait le remix d'un groupe tout aussi obscur, KERRIA NOIR. Le piano et l'electro de la boite à rythme se mêlent à nouveau. Il faut reconnaître une capacité certaine à interpeller à Ending Satellites, ils ne font pas exactement dans le commercial  c'est le moins que l'on puisse dire, mais à défaut d'être des hits, leurs morceaux ont cette marque qui force le respect. Vous ne les entendrez probablement pas en radio, certainement pas sur vos pistes de danse estivales, mais il vous reste la possibilité de  télécharger cet EP  - et les autres - gratuitement, sur les nombreux sites qu'ils citent sur leur page web. 


Georges Chelon - C'est passé vite

juin 2, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Georges_Chelon.jpgGeorges Chelon - C'est passé vite

Pas entendu d'album de ce monsieur depuis mon enfance, quand ma maman écoutait l'album Prélude, grand prix de l'académie Charles Cros, et bijou de chansons françaises. Un coup d'oeil sur wikipedia montre que le bonhomme n'a pourtant pas chômé, avec une flopée d'albums, que le black out des médias, radio télé confondues, a éloigné des feux de l'actualité. Pourtant, dès les premières notes, l'impression que le temps n'a pas eu de prise sur le classicisme du monsieur. Des orchestrations aérées, laissant toute sa place à la voix, grave, chaude, ample, aux textes empreints de nostalgie, écrits en artisan, à l'ancienne, avec l'amour du travail bien fait. Alors certes on pourrait lui reprocher cet ancrage dans le passé, ce son sans âge, intemporel, mais c'est justement cette force tranquille qui fait la différence avec   les staracadémicien(ne)s de tout poil, si prompt à sauter sur la vague de la dernière mode. Ici, tout est calme, luxe et beauté pour paraphraser ce Baudelaire qu'il aime temps et dont il adapte ici à nouveaux deux textes. Un bel album, d'un homme serein, aux textes réfléchis dont l'amour est souvent le thème, le temps qui passe, la vie quoi. Si la chanson française a une quelconque signification pour vous, cet album vous tend les bras.


The Pierces - You and I

juin 2, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

The_Pierces.jpgThe Pierces - You and I

Les sisters spécialiste de folk tendance pop enchanteresse frappent à nouveau avec un disque plutôt réussi, fourré comme il se doit aux harmonies vocales et gorgé de mélodies attractives. You'll be mine, sorti en guise d'apéritif il y a quelques semaines et qui lance ce disque en est le parfait exemple, une guitare acoustique, une voix qui lance le couplet, la seconde qui se pose sur le fragile édifice pour proposer le meilleur titre de Fleetwood Mac depuis Dreams, c'est vous dire. Un autre ? Glorious à ce côté Mama's and Papa's façon 67 été de l'amour qui devrait se se retrouver dans la BO de quelques séries que vous regardez sur votre écran plat. Pas suffisant pour vous convaincre ? J'ajoute Drag you down, son couplet insidieux et son refrain mille feuille imparable. Monsieur est difficile ? Un quatrième tube potentiel vous semble le minimum pour investir ? No problemo. Kissing you goodbye, sous ses allures ordinaires de couplet bien foutu mais sans plus débouche sur le type de refrain à faire fondre l'iceberg qui coula le Titanic. et là encore les California Dreaming ou Monday Monday des sus cités sont la référence évidente et immédiate. Et avec ça , ça sera tout ? le reste du disque est à l'avenant, c'est frais, printanier, estival, automnal, c'est doux et féminin, tendre et envoûtant, c'est un chouette bon disque, et ce n'est pas tous les jours comme peut s'en mettre en comme ça entre les deux oreilles. 


Blondie - Panic of girls

juin 2, 2011 Temps de lecture: 3 minutes

Blondie.jpgBlondie - Panic of girls

9 albums seulement en près de 40 ans de bons et loyaux services, on ne peut pas dire que Miss Debbie et ses boys aient poussé à la consommation. -pour leur discographie, c'est par ici. Comme il y a tout de même beaucoup plus de médiocre que d'excellent, ou placer cet inattendu album ? Et bien contre toute attente, je le placerais en 3ème position, derrière l'intouchable Parallel lines bien entendu, mais juste après Eat to the beat. Il dépasse The Hunter d'une courte tête, car plus homogène, même s'il lui manque un grand titre à la English Boys. Pourtant ça démarrait mal. D-Day en intro augurait mal du reste de l'album, une batterie honnête , un gros synthé baveux, une voix méconnaissable, le titre redresse la barre en court de route, mais le carton rouge était proche d'entrée. What I heard, renoue avec le bon son, et ferait un chouette single, refrain efficace, la voix sans la moindre traces des 65 printemps au compteur,  solo de guitare rageur, c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes Mother premier single, garde la même direction, fière popsong, à noter que si madame signe les paroles, les musiques ne sont pas des membres historiques du groupe - dont il ne reste que Chris Stein, bien discret ici, et le batteur Clem Burke, toujours impressionnant - The end, the end nous emmène dans les eaux reggae de Tide is high, avec moins d'efficacité, certes, mais on l'y suit avec plaisir. C'est d'ailleurs un style ou Blondie se sent à l'aise puisque sur ce disque Girlie Girlie et Sunday Smile croisent dans le même domaine, sans génie, mais sans démériter non plus. Love does'nt frighten me poursuit la quête du single qui tue, et y arrive presque, Wipe off my sweat, mi espagnol mi anglais est trop putassier pour réussir son coup, en marchant sur les plates bandes d'une Shakira ou d'une Madonna décatie, mais sur les pistes de danse estivale, le carton est peut être à portée de main, Un titre totalement chanté - enfin façon bouillie - en français, Le bleu - avec un accordéon en intro  , dommage car la mélodie de Chris Stein était sympa, et on termine avec China Shoes, sans rien de remarquable ni de désagréable. Au final, un album nettement supérieur à ce à quoi on pouvait s'attendre, qui n'ajoutera certes pas d'étoiles à la légende, mais au moins ne la ternira pas. En tout cas, une nouvelle preuve que les sexagénaires assurent toujours.


Paul Personne - Personne à l'Ouest

juin 2, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Paul_Personne.jpgPaul Personne - Personne à l'Ouest

Ami(e)s, amoureux de la guitare, vous allez en prendre plein les mirettes, plein les oreillettes, plein la musette, LE guitare héros français s'il en est is back in town avec un album qui met le feu, comme d'habitude. Le blues est légèrement délaissé, hormis la balade finale, Bonne soirée son harmonica qui pleure et sa guitare qui gently weeps, ou le très Gary Moore To a friend, pour laisser place à un son entre West-coast - le J'ai rêvé d'ouverture m'évoque furieusement la grande époque des Grimaldi-Zeiher, pour les plus anciens d'entre nous - et un son latin funk quasi festif, , pas mal de percussions, et une influence Carlos Santana patente, - Ou étais tu ?- pour notre plus grand plaisir. La guitare dépote grave, les morceaux prennent tout leur temps pour prendre leur envol, jusqu'à 9 minutes pour To a friend, ou vont droit au coeur en moins de 3 minutes (le superbe instrumental Caresses, qui porte si bien son nom. La bonne nouvelle c'est que ce disque est en réalité double et que la suite nous attend en septembre. Là, le Paulo a déjà fait fort, pas de déchet sur cette première livraison de 9 titres, nul doute que la suite sera à la hauteur. Merci m'sieur.


The Lollipops - Hold!

mai 29, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

The_Lollipops.jpgThe Lollipops - Hold!

Une fois n'est pas coutume, ce doit même être une première dans ces pages, un groupe polonais. Qui pique le nom à un groupe Danois des années 60 qui avec quelques tubes pas piqué des hannetons. Donc Pologne, mais du coup, pas trop d'info sur qui le compose  et qui fait quoi, le site ne fournissant aucune info et le myspace étant aussi muet. Reste le disque, 12 titres oscillant entre une pop proto punk, You forgot my name, Jack horror show, et influences sixties, l'excellent Girl's night out ou Young boy, les morceaux les plus efficaces étant clairement ces derniers. La voix de la miss sur le devant de la scène fait bien son job, pas de grains très remarquables, mais quand elle rocke un peu - Good girls - ça le fait bien. Un album sympa, qui ne vous tournera pas la tête mais qui donne plus que le minimum syndical.  Reste qu'on peut préférer les danois