Sara Lov - I already love you

mars 20, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Sara_Lov.jpgSara Lov - I already love you

Je ne connaissais rien de cette jeune femme avant d'entendre cet album. Qui m'a immédiatement envouté. Je suis en général fan de covers et cet album n'est que cela; même si la plupart sont assez obscures. Pour un Elvis Costello - I want to vanish -  doucement déchirante, ou un Smiths - There Is A Light That Never Goes Out - nombre d'autres morceaux sont pour moi des découvertes. Une voix chuchotée, murmurée parfois, quelques arpèges de piano, des cordes, une guitare acoustique, vous l'aurez compris, pas de décharge d'énergie ici, juste beaucoup de douceur, une proximité qui frise l'intimité, la mélodie de Square heart (initialement de The Black Heart Procession confused est absolument vampirisante, Papa was a rodeo, des Magnetic Fields sublime l'atmosphère pop de l'original, bref, sans esbroufe, sans coup d'éclat et sans recourir à la puissance, Sara Lov, séduit par la grâce avec laquelle elle se réapproprie ses perles oubliées. je l'aime déjà.


Four of a kind - Let me live my dream

mars 20, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Four_of_a_kind.jpgFour of a kind - Let me live my dream

Quartet tourangeau, 4K nous propose un premier EP 5 titres (5€ sur leur boutique) d'inspiration indéniablement rock. Le morceau éponyme, porté par une belle ligne de basse est plutôt accrocheur, pas si éloignée d'une power pop efficace, After the rain privilégie une ambiance un peu plus lourde sur un tempo plus lent, au rythme zébré de break. Plus de 5 minutes au compteur, preuve qu'ils se sentent à l'aise sur ce titre, même si un zeste de concision n'eut pas été superflue à mon sens. Le troisième titre, Based on a true story, présente une autre facette, plus calme, ou les 4 développent leur thème pendant près de 6 minutes, avec évidement le crescendo final habituel de ces ballades de rockers, un solo de guitare échevelé et ma foi fort réussi quoiqu'un peu noyé dans le mix ou la basse s'octroie à nouveau le leadership.  A place in my heart alterne passages agressifs et énergiques et arpèges délicats. Le dernier titre, particulièrement important à leur yeux puisqu'il porte le nom du groupe suit un peu les mêmes schémas que les titres précédents, sur près de 6 minutes cette fois, le morceau le plus long de l'EP. Avec un son un peu plus travaillé  - plus de temps de studio - et peut-être l'ajout d'un clavier, il est probable que le groupe gagnerait en richesse et en profondeur. Mais cette première livraison est prometteuse .
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Conversations avec ma libido

mars 20, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Conversation_avec_ma_libido.jpgConversations avec ma libido 

Un petit tour hier soir au petit Théâtre des Variétés (il faut grimper quelques volées de marches à droite de la grande salle pour y accéder, sauf erreur inaccessible si handicap), pour voir cette pièce de  ELENI LAIOU (elle y joue) et PATRICK HERNANDEZ, mise en scène par  CORINNE PUGET - qui joue aussi -  et en tête d'affiche ALEXANDRE PESLE, l'excellent Sylvain de Caméra Café. Le thème, un écrivain coincé prônant, et pratiquant, l'abstinence sexuelle voit débouler dans son nouvel appartement sa voisine de palier, évidement extravertie, ce qui à un effet dévastateur sur sa libido qui se matérialise sur scène. Une comédie basée sur le sexe, de quoi s'attendre à un franc succès.
Pourtant salle à demi vide, étonnant pour un samedi soir. Surtout que, sans être désopilante et provoquer l'hilarité permanente, on passe une heure (65 minutes pour être précis) très agréable, on l'on sourit souvent et l'on rit parfois. Les deux filles sont les plus efficaces, font preuve d'un sacré abattage et balancent les mots les plus crus très naturellement smile. Monsieur Pesle lui surjoue un peu à mon goût,  ses mimiques de types coincés heurté par les propos de sa libido font forcées, et ne semble pas avoir pleinement trouvé son personnage.
Reste qu'après un petit restau et en attendant le début de la vrai soirée ou pour les couche-tôt - début de la pièce à 21h30, sortie à 22h40 - c'est une manière idéale de se détendre franchement, et si vous n'êtes pas trop prude, impossible d'être déçu.


Woodlander - The question

mars 16, 2011 Temps de lecture: 4 minutes

Woodlander-The_question.jpgWoodlander - The question

Dès le 1er titre, on comprend qu'il n'y aura pas de question sur la qualité de l'abum mais une réponse unanime, tongue. La vida Cambia,  la voix de Nathalie, on pourrait écrire des pages à son sujet, inutiles puisqu'il suffit d'écouter  - la guitare d'Alvaro Fernandez et les claviers et arrangements du Woodlander lui même, tout est en place, la mélodie qui squatte les tympans, caractéristique du travail de Pablo Montero, le maître des lieux, bref, c'est du lourd avec un reproche néanmoins qu'elle idée d'avoir coupé si rapidement le superbe solo d'Alvaro qui clôt le titre mad. Changement d'ambiance avec Man without name, l'instrumental qui suit, très celte, comme si un Ritchie Blackmore période & Night téléscopait un Mike Oldfield. Jazz in flight, toujours instrumental, opère un net virage vers le style indiqué dans son titre, tout en douceur, ou la guitare d'Alvaro se fait plus câline. Retour vers la chanson avec Last night with you, ambiance discrètement jazzy, nappe de clavier pour écrin ou Nathalie affole les compteurs. Break up est le dernier titre ou Pablo n'officie pas seul, et ou brille de mille feux la guitare solo, entre un Gary Moore et un Carlos Santana et un de ses mélodies qui font les slow qui tuent. Pablo ayant constitué son groupe récemment, les titresqui suivent sont plus anciens et il est seul aux commandes, ce qui n'enlève rien à la qualité des morceaux. Young adventures laisse entrevoir une forme de romantisme, proche d'un Vangelis par exemple. Le septième titre est la version initiale de Last Night with you, sans la voix de Nath, ce qui permet de mesure deux choses, que le morceau était bon au départ et que son apport vocal transcende le titre pour l'amener encore plus haut. Star of Crete a de nettes influences Floydiennes et l'ombre de Shine on You Crazy Diamond plane le long des 5 minutes de cette plage, on a vu pire comme référence. The Useless pain renoue avec les ambiances Mike Oldield, Traveller, comme son nom l'indique est une invitation aux voyages, aux grands espaces, la parfaite bande son d'un film sous-marin qui n'existe pas encore, Ojos Negros a tout d'un titre qui pourrait subir le même sort que Last night with you, voir sa mélodie passer par les cordes vocales de Nathalie. Au final un album qui vous emmènera en ballade sans jamais vous lasser ni vous agresser, ou, curieusement, connaissant la passion de Pablo pour Electric Light Orchestra, on n'en perçoit pas une trace, peu voir pas  de cordes par exemple. Et surtout, l'équipe qu'il vient de constituer avec Alvaro et Nahalie - sans oublier Fran Calzas à la basse - est plus que prometteuse et s'il pouvait un temps orienter ses compos dans un style plus chanson, j'en serais le premier ravi.
Reste tout de même une question en suspend, pourquoi Lonely Face est elle passée à la trappe ?
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Axelle Red - La claque

mars 16, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Axelle-Red.jpgAxelle Red - La claque

La rousse incendiaire prépare le terrain de son nouvel album, Un coeur comme le mien, à paraître début avril avec cet EP 3 titres. Bien que sortant des albums de qualité, elle peine à retrouver le succès de ses débuts, Pourtant, une signature vocale comme la sienne, cela ne se trouve pas tous les 4 matins, mais il manque à chaque fois la petite étincelle nécessaire pour enflammer les foules, la mélodie accrocheuse qui ferait la différence. La claque, et son étrange clip - voir ci-dessous - ne déroge pas à la règle. Le son soul, la discrète guitare rythmique, la basse qui porte le tout, cette voix légèrement voilée, si envoûtante, tout est en place, et si la première écoute m'avait laissé un peu dubitatif sur le potentiel radiophonique, quelques passages supplémentaires m'ont convaincu. Mais je crains que ce ne soit encore un peu trop élaboré pour toucher le Graal.  Par contre les deux morceaux suivant m'ont un peu décontenancés, moins efficaces, plus face B que face A, en espérant que qu'ils ne seront pas sur l'album, histoire d'avoir un peu plus de nouveaux morceaux à découvrir.


Nasser - #4

mars 16, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Nasser.jpgNasser - #4

Comme son nom pouvait le laisser présager, #4 est la quatrième rondelle dégoupillée par le trio Nasser, quatrième sortie mais premier album. Leur ambition, mettre le feu aux pistes de danse avec une décharge d'électro survitaminée. Warning, qui ouvre le bal, a un lien de parenté certain avec un  Atomic de Blondie, enfin le backing track, puisque de lead vocal, il n'y a point, juste une voix parlée façon Thriller de vous savez qui. Le morceau est attachant, et fait le job d'un morceau d'ouverture, donner envie de poursuivre la route. Come on est le premier single extrait des 13 titres. Basse et batterie continuent de bien marteler les temps, et sauf à être unijambiste, fatalement, ça pousse au cul. Bon, le Come on repris en choeur, manque un peu d'imagination, mais les synthés couplés aux machines font le taf, ça accroche. Les guitares ne sont pas oubliées pour autant, et les rythmiques avec de petits riffs vicieux sont innombrables. Côté son, rien à redire, c'est ample, ça cogne quand et ou il faut. Pour être complètement emballé il faudrait fréquenter un peu plus que moi les dancefloors ou accrocher quelques refrains moins stéréotypés. Tiens, un hybride Superbus/Nasser, ça, ça aurait de la gueule
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Libres de chanter - Paroles de femmes

mars 13, 2011 Temps de lecture: 5 minutes

Paroles_de_femmes_Chabada_Fr3.jpgLibres de chanter - Paroles de femmes

C'est pour une bonne cause, l'association paroles de femmes, et le gratin de la variété française féminine d'aujourd'hui s'y est collé. Orchestré par Stanilas, des standards de la chanson francophone avec pour point commun d'avoir un prénom féminin dans le titre, sont donc repris par Liane Foly, Nolwenn Leroy, Jennifer, Amandine Bourgeois, Elisa Tovati, Tina Arena, Chimène Bady, Joyce Jonathan, Irène Jacob, Véronique Sanson, Hélène Segara, Shym, Amel Bent, seules ou à plusieurs suivant les titres, sacré générique. Ça démarre - mal - avec Gabrielle de Johnny, prétexte à ce que chacune des donzelles y aille de sa phrase, et ou clairement, les différences de puissance vocale en atomise certaines (pauvre Joyce). Jenifer exécute Bambou de Gainsbourg/Chamfort, bon si vous voulez mon avis, c'est surtout la robe de la miss qui vaut le détour, sa version, quoique fort correcte, n'efface pas l'original, la faute à une orchestration trop proche hormis le bel accompagnement de cordes. Shy'm dont je ne connais rien, inculte que je suis, s'empare de fort belle façon du Nathalie de Gilbert Bécaud, et est la première franche réussite de cet album. Joyce Jonathan se lance dans une version country/folk de la superbe Michele de Gerard Lenormand. Si on fait l'impasse sur le fait que le texte n'est absolument pas adapté pour une femme, ça le fait bien. Amel Bent vampirise le Lucille de Jonasz (ou Mitchell au choix) et colle le grand frisson, avec cette version on sa voix chaude et grave fait merveille. Tina Arena se retrouve à chanter une version electro pop de Vanina (Dave) façon Arnold Turboust / Daho des années 80 et impossible de résister à cette ritournelle et à cette demoiselle. Nolwenn Leroy coeur.gif et une violoniste soliste dont le nom m'échappe, désolé,  bénéficient d'une orchestration très originale sur Aline de Christophe, et avec la voix qu'elle a ne pouvait que faire un carton. Chimène Badi s'empare de la Mathilde de Brel, même réserve sur le texte que pour Michèle, mais côté rentre dedans, c'est efficace. Natasha Saint Pierre, sans risque, reprend la Lucie d'Obispo, avec lequel elle travaille habituellement, en duo avec Claire Keim. Sans risque donc sans éclat. Amandine Bourgeois, qui on le sait excelle dans la reprise, s'approprie avec talent le Osez Josephine de Bashung, en passant avec de bonnes compos, cette gamine ferait un tabac. Liane Foly chante la très belle chanson de Pierre Perret, Lily, dommage que ce titre ne lui permette pas de laisser éclater tout son potentiel vocal. Les poèmes de Michele de Teri Moise - elle est passé ou d'ailleurs elle ? - repris ici par Anggun, me laisse sur ma faim, déjà ce titre n'est pas un standard du niveau des autres morceaux et bien que je sois fan d'Anggun en tant qu’interprète, là ça ne le fait pas. Ella elle l'a, France Gall bien entendu, est ici à la main d'Helene Ségara, qui s'abstient, heureusement, dans faire des tonnes, reste que le titre est un poil molasson, dommage, il y avait matière à en faire un truc géant.. Rubrique second couteaux, Irène Jacob et Elisa Tovati se font Que Marianne était jolie de Michel Delpech, joliment remis au goût du jour. Leurs voix se marient bien et donnent envie de les écouter dans leurs propres univers. Pour fermer l'album, la grande Véronique Sanson, non présente lors de l'émission télé à  proposé d'inclure son titre Marie, peu connu dans son répertoire. Au final un chouette disque pour une chouette cause.