Rumer - Season of my soul

février 8, 2011 Temps de lecture: ~1 minute

Rumer.jpgRumer - Season of my soul

Cet album est paru en 2010 mais je ne tombe dessus que maintenant, et il se trouve qu'il a pris la place de disque de chevet. Au départ, c'est la présence d'un titre, Blackbird, qui m'a fait écouter ce disque, espérant une belle reprise des scarabeats. Ça n'en est point une, mais le détour en valait la chandelle. Si la musique des Carpenters, la voix de Karen, les mélodies soyeuses - je vous défie de résister à l’envoûtement de Slow - vous manquent, vous ne pouvez pas passer à côté de cette jeune femme. Originaire du Pakistan elle démontre à chaque seconde que c'est du métissage que naissent les plus belles choses. Certes l'album peut être qualifié d'un peu sirupeux et de ne pas inventer grand chose, mais avec une telle voix et quelques mélodies poru nous bercer, qui a besoin d'autre chose. Am I forgiven ?  son côté pop et ses choeurs enchanteurs, si ce ne sont pas des bonbons pour les oreilles, je ne m'y connais pas. Come to me high et ses pa pa da da d'entrée, ses balais et sa trompette, plus fondant, tu te liquéfies. Pour votre Valentin/Valentine, le cadeau idéal.


Roxette - Charm School

février 8, 2011 Temps de lecture: ~1 minute

Roxette.jpgRoxette - Charm School

Pour ceux qui résumerait la contribution suédoise à la pop à Abba, c'est faire l'impasse un peu rapidement sur ce duo qui, fin des années 80 et début des années 90 tricota quelques singles mémorables, et qui enchaîna sur une flopée de compils. 10 ans et quelques aventures solo plus tard, voici Marie Fredriksson et Per Gessle qui nous reviennent avec une douzaine de titres. Indéniablement le Per n'a pas perdu la main pour trousser quelques popsongs bien balancées et mon singlescope m'assure que sans trop forcer on tient là quelques hits probable. Le Beatlesque After all, l'englué dans les eighties mais si efficace Only when i dream, le pop folk Dream on. Way out flirte avec le we will rock you de Queen, bref Roxette n'invente rien, mais recycle avec talent. Si tout l'album passe comme une lettre à la poste, et avec un plaisir non dissimulé, reste tout de même l'idée que le tout relève plus du savoir faire que de l'inspiration. Mais ne boudons pas notre plaisir, c'est du sacré beau boulot tout de même. 
 


Gary Moore - 1952 - 2011

février 7, 2011 Temps de lecture: ~1 minute

Parmi les milliers de guitar hero qui firent ce qu'est le rock aujourd'hui, dans mon panthéon personnel,  figure dans le top 5 Gary Moore. Guitariste hors classe, touché exceptionnel, son grandiose. Qu'il joue du rock, du blues, il sublimait la musique, il va manquer, il manque déjà  Salut l'artiste



Keith Richards - Life

février 6, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

keith.jpgKeith Richards - Life

Toute une vie d'un rocker tel que le guitariste des Rolling Stones, même résumé, ça donne un pavé. En un peu plus de 600 pages, l'une des icônes rock les plus respectées raconte, aidée par le journaliste James Fox, sa vision des Stones, de la vie, de la musique bref la totale. C'est plutôt bien écrit , et bien entendu très intéressant. Hormis les quelques détails croustillants et anecdotiques dont la presse a fait ses choux gras, cette autobiographie regorge d'infos précieuses pour qui à peu ou prou un intérêt pour la période sixites/seventies. De ses premières gammes, ses multiples démêlés avec la justice, ses relations tendues avec son alter ego Mick Jagger, son amour du blues, et ses amours tout court, ses problèmes avec la drogue, sa façon dde composer,   il ne dissimule pas grand chose. Quelques digressions m'ont parfois un peu fait décrocher mais globalement c'est un bouquin à recommander à tout amateur de rock. On y croise tout le gotha des stars de cette époque bénieet on y apprend même que quelque part traîne au moins une chanson signée McCartney-Richards, ce qui doit valoir de l'or biggrin.
Je prends les paris que, vu le succès de ce livre qui truste les premières places des classement des ventes, l'ami Jagger, qui se fait quand même régulièrement allumer dans ces pages ne va pas tarder à répliquer avec sa version des faits.


Klervia & Flew - Moonlight love

février 5, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Klervia_and_Flew.jpgKlervia & Flew - Moonlight love

Après un premier album, Under the surface, sorti il y a un peu plus d'un an, non chroniqué dans ces pages faute de l'avoir appris, Klervia, jeune chanteuse bretonne, poursuite sa route en duo en officialisant sa collaboration amorcée sur le dit album avec Flew, guitariste. Influences rock pour l'un, folk pour l'une, la conjugaison de leurs talents aboutis à ce Moonlight Love, un EP 3 titres. All black birds have flown away qui à la lourde tâche d'ouvrir le bal est une franche réussite. Un folk un peu enlevé, ou leurs deux voix se marient à la perfection, un harmonica accentuant le côté dylanesque de la voix de monsieur, la mélodie fait mouche, et l'on se surprend assez rapidement à fredonner ce titre. Le second morceau donne son titre à cet EP. Un soupçon d'électricité vient pimenter la recette, un morceau plus punchy sans être franchement rock, ou la voix de Klervia démontre tout son potentiel de séduction. Sweet escape ferme la marche, un côté plus rock américain, qui m'évoque un peu un Chris Issak même si les vocaux sont partagés entre les deux protagonistes. La progression entre ces 3 titres, glissant lentement d'un folk bien léché à un rock plus affirmé est elle une indication de la direction que le duo va prendre ? L'avenir le dira, mais quel qu'il soit il semble prometteur.


Juliette - No parano

février 5, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Juliette.jpgJuliette - No parano

Parfois, je suis bourré d'à priori sur un artiste, sans pourtant être très familier de sa discographie. Quelques titres entendus de ci de là, des chroniques lues, une interview entre aperçue, bref, Juliette est clairement pour moi dans cette catégorie. Cataloguée chanson française vieillotes à textes aux parfums surannés, Barbara de bazar. Première écoute, l'ouverture de l'album No parano, La lueur dans l'oeil n'est pas pour me convaincre du contraire. Un rythme latin option tango, une orchestration qui date des années 50, je sens qu'arriver au bout de l'album va être une corvée. Un petit vélo rouillé, bis répetitas, accordéon et percus. Dans ma rue, au texte façon chanson réaliste entre Frehel et Piaf, orchestré manière fanfare me perd définitivement. Bref je laisse tourner l'album en vaquant à d'autres occupations. L'entrée d'une boîte à rythme, d'un texte à l'humour glaçant et d'une mélodie accrocheuse sur le 5ème titre, Une chose pareille me rattrape par les bretelles, et les 5'20 de ce morceau passent comme une lettre à La Poste avec un goût de revenez-y prononcé. Rhum-pomme renoue avec l'option latino mais humour toujours et refrain imparable m'incitent à reprendre une écoute plus attentive. Le tendre et nostalgique Rue Roger Salengro qui suit , doucement ternaire, me séduit, je zappe l'espagnolade qui suit La chanson de Dea et ne raccroche les wagons qu'avec la reprise Des dessous chics (Gainsbourg Via Birkin bien sur), traité assez simplement, mais pas besoin d'en faire plus avec un titre de ce calibre. Dernier titre à m'accrocher la satire reggae/rock Le single, au clip rigolo, au texte égratignant gentiment les aspirants chanteurs. Les nombreuses réécoutes qui ont suivit n'ont fait que confirmer une chose, cette femme à bien du talent et que souvent je suis un âne.


My Sidekicks - Distance

février 3, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

My Sidekicks - Distance My-Sidekicks_Distance.jpg

Ces 4 là ont décidé d'axer leur promo sur le fait qu'ils ont enregistré leur disque sans jamais se rencontrer, via internet. Comme ça fait plus de 10 ans que sur Sucrepop, les chansons sont conçues ainsi, pas de quoi m'exciter outre mesure, même si le dossier de presse nous montre que les journalistes eux, semble y trouver l'attrait de la nouveauté. Ceci dit, un disque, c'est avant tout de la musique, pas la manière dont elle a été crée. Les 12 titres proposés ici oscillent entre les influences des 4 protagonistes, qui ratissent assez large, de Marillion à Stevie Wonder, des Beatles à Louise Attaque en passant par les Pixies ou ColdPlay.   Au final, une pop ma foi bien foutue, ou effectivement on trouve quelques trace de progressive - l'orgue très présent - , et un sens de l'écriture indéniable. Mes préférées, Never Fall again, très sixties, avec Kicking, l'élément féminin du groupe au chant, dommage qu'elle soit le reste du temps confiné au choeurs, You don't care qui tire un peu son inspiration du Walking on sunshine de Katrina and the waves, Let it go, et ses nappes presque Floydiennes ou So wrong et son violoncelle plaintif. Le son est au niveau, pas de la petite maquette, et le tout est cohérent. Manque à l'appel un vrai single efficace pour pleinement convaincre.