Woodlander - Lonely face3ème titre proposé par Pablo avec Nathalie au chant. Même musiciens que sur le titre précédent, Alvaro Fernández aux guitares, dont un solo décoiffant et Fran Calzas à la basse, Pablo assurant à son habitude les claviers et la programmation batterie. Ca ressemble de plus en plus à un groupe, faudrait voir à lui trouver un nom les gars. Cette fois c'est une ballade pop que Pablo nous a sorti de derrière les fagots. Quelques accords de piano en intro, la voix de Nathalie qui se pose en douceur sur cet écrin, le temps d'être rejoint par des arpèges de guitares et la rythmique, on pense à Badfinger, ou à un Eric Carmen, l'inspiration est clairement à chercher du côté des grands maîtres des seventies, le somptueux chorus de guitare signé Alvaro accentuant cette impression. Chacun des 3 morceaux proposés à ce jour explore un univers différent, non pas comme si le groupe se cherchait, mais au contraire, pour montrer l'étendu de sa palette sonore. Et dire qu'il va falloir attendre des mois pour l'album.
James McCartney - Available LightZak le fils de Ringo est un batteur d'exception, Sean et Julian, les fils Lennon ont sorti quelques belles chansons, Dhani Harrison est sorti récemment de l'ombre avec le groupe Fistful of Mercy, manquait à l'appel l'unique fils de Paul McCartney, James. Depuis des années il participait de ci de là aux album de papa. A 33 ans, le voici qui se décide à se lancer dans le grand bain. Quoiqu'il fasse, quoiqu'il écrive il sait que la comparaison ne sera pas à son avantage, pas simple probablement que de tenter l'aventure. Si la ressemblance physique est frappante - comme celle de Julian ou Dhani pour leurs pères respectifs - côté musique, le mimétisme n'est pas au rendez-vous. Pour le chant le bougre assure - cf Denial - une bonne voix, sans trop d'identité, mais c'est le cas de pas mal de monde. 5 titres, 4 originaux et une reprise de Neil Young, Old man. Et une question. 33 ans, premiers morceaux et c'est le mieux qu'il puisse faire ? Je veux dire, demain, on me dit de choisir 5 de mes titres pour faire un disque, je prend les 5 qui me paraissent les meilleurs, vu que je ne suis pas certain de pouvoir en faire un autre - ok, lui si - Là franchement ,si l'on excepte le son aux petits oignons et les arrangements au cordeau, il reste quoi ? 18 minutes de vacuité, même après plusieurs écoutes. Pas l'esquisse d'un single, d'une mélodie, d'un gimmick. Des accords qui tournent, une batterie qui avance, une basse qui pousse, un chant qui enrobe le tout mais pour aller ou ? Ce disque n'est pas plus mauvais que la foultitude qui sortent au quotidien, pas meilleur non plus, juste dispensable.
Emily Helbert - ProofSur la photo sur-exposée de la pochette, une gamine à qui l'on donne 16 ans à tout casser. Elle n'en a pas beaucoup plus, 21, Proof est déjà son second album - je ne connais pas le premier - et cette minette nous en fout plein les mirettes. Elle écrit ses chansons, joue de la guitare, acoustique, comme c'est pas permis, elle est dotée d'une voix rien moins que divine, et ne fait que confirmer ce que l'on savait tous déjà, non, nous ne naissons pas tous égaux. Un zeste de world , le très Paul Simon Lazy, un doigt de pop à la Jack Johnson, Brandy in the summertime, le chair de poulesque et jazzy Not a fool , quoiqu'elle touche, cette fille l'illumine. Ce Tightrope walk qui clôt l'album, c'est pas du pur talent ? Les Norah Jones et autres divas jazzy n'ont qu'a bien se tenir, la petite Emily c'est du lourd. Je parie qu'on en reparle. http://emilyelbert.com/
Steel MagnoliaMeghan Linsey et Joshua Scott Jones sont un duo à la scène comme à la ville. Vainqueur d'un concours à la façon Starac mais spécialisé dans les duos, les voilà qui débarquent avec un premier album 12 titres qu'ils signent en partie seulement côté compos. Côté son c'est country option rock, ou plutôt rock option country qu'ils ont choisi, un peu à la Lady Antebellum, Ils se partagent quasi scrupuleusement les vocaux, un couplet pour moi, le suivant pour toi, le refrain ensemble, pas de jaloux, pas trop de surprises non plus du coup. Le titre d'ouverture, Ooh la la sent le single en or. Le second morceau, Keep on loving you a déjà escaladé les marches des charts aux USA, à raison, ça le fait bien, leurs deux voix se conjuguent parfaitement., ça Cock Robin sec en quelque sorte. Just by being you et c'est la passe de trois, un sans faute, mais malheureusement le reste de l'abum s'essoufle ensuite. Les voix continuent à assurer bien entendu, mais les compos sont un peu passe partout, inodores, bien réalisées mais la machine tourne à vide. Du rock américain comme il s'en débite au kilomètre. Reste que la demoiselle à quand même une putain de voix et je suis curieux de voir comment elle va évoluer si les petits cochons ne la mangent pas. Steel Magnolia
Melissmell - Ecoute s'il pleut
Cobra Skulls - Bringing the war homeRègle N1: Ne jamais faire confiance au marketing . Il y a les albums que je reçois via les artistes ou les maisons de disque, et puis il y a ceux que le hasard me conduit à écouter au gré de mes pérégrinations sur le net. Nom de groupe, nom d'album, pochette, allez savoir ce qui me décide. En général, qu'il y ait une fille au chant multiplie les chances par 1000
. Apparaît sur mes radars Cobra Skulls, inconnu de mes services, 4 poupées souriantes en couverture, courant punk rock en style indiqué, dans ma petite cervelle clignote Runaways, Go Go's, Blondie, bref, un léger filet de bave coule de mes lèvres. Un click sur l'aimable bouton download, 5 minutes plus tard, c'est dans foobar. Punk, je confirme, tous les titres sous les 3', ça dépote des riffs à qui mieux mieux sur des tempos propres au pogo, le tout avec un parfum pop prononcé. Mais de gazelles, pas l'ombre d'une. Trio de rockers ricains (Reno - Nevada), les cranes de cobra sont un combo basse/guitare/batterie qui balance la sauce sans génie mais avec efficacité. Dans le style ma référence reste Size 14, voir SR 71, mais il leurs manque une efficacité mélodique pour prétendre rivaliser avec eux.
Mademoiselle K - Jouer dehors3ème album pour la rockeuse, et toujours cet excellent buzz qui l'entoure, de bonne chroniques sur à peu près tout ce que l’hexagone compte de critiques, bref suis-je le seul à me demander ce qu'on trouve de si particulier à cette jeune femme ? J'ai beau m'enquiller écoute après écoute, au casque, sur enceinte, dans le métro ou concentré sur le sujet, rien à faire, nib de nib, j'accroche pas. Et encore c'est théoriquement son album le plus pop. Hormis Que toi, à qui j'accorde le bénéfice du doute, mini tube, le reste me laisse de marbre. Même quand elle sort de sa manche un accompagnement au piano, inattendu de sa part, Laurene Lhorizon, ca matche pas. Sa voix qui traîne dans l'ombre d'une Buzy me crispe un peu, la photo de la pochette indique sans détour et trop facilement qu'elle se découvre sur cet album. Moi je passe mon tour, mais histoire de ne pas en dégoûter les autres, la vidéo de présentation est ci-dessous .