Claire Keim - Ou il pleuvra

janvier 18, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Claire_Keim.jpgClaire Keim - Ou il pleuvra

De cette actrice jouant à son tour la carte chanson, je ne connaissais que le duo avec Marc Lavoine, prometteur au demeurant, et ses différentes participations aux Enfoirés ces dernières années, signe que le virus de la musique la titille déjà depuis un certain temps. Ou il pleuvra, premier album solo, est la concrétisation de cette maladie. Francis Cabrel en parrain, qui co-signe le titre éponyme, Ours (Souchon connection) qui se fend du premier single, un peu comme si elle manquait de confiance en soi, elle qui signe les 8 autres titres dont certains bien plus efficaces et radiophoniques que cette ballade passe partout mais arrive nulle part. L'album est court, 10 titres seulement, pour à peine 30 minutes, la voix de Claire oscille entre Clémence Lhomme (remember Blues Trottoir) Elsa Lunghini ou Vanessa Paradis, et manque un peu d'identité sur le marché encombré de la chanteuse pop/folk, même si à l'évidence elle assure le job. les compositions manquent un poil de mordant, peut être est-ce du à la réalisation un peu lisse du disque. Quelques bons morceaux à mettre à son crédit, en sus d'Ou il pleuvra, meilleur titre à mon avis, On sait c'quon perd par exemple, l'excellent Mes silences ou C'était mieux avant, bref les morceaux un peu plus up tempo.
Les textes doux amers ou les sentiments amoureux fondent l'essentiel du propos révèlent une facette plus personnelle de l'artiste, et en tout cas une vraie sensibilité et un réel talent d'écriture. Claire Keim, jolie tête de façade mais pas uniquement, convainc sur la sincérité de sa démarche, issue d'une réelle envie et non d'une opportunité, et propose un album trop léger pour faire date, mais juste assez pour nous emmener promener un moment, ce qui n'est déjà pas si mal. Elle gagne le droit d'éveiller l'intérêt pour son second album et l'attente de ce que ces prestations scéniques pourraient donner comme dimension à sa musique.


La fiancée - Trois

janvier 17, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

lafiancee3.jpgLa fiancée - Trois

Un peu comme lorsqu'on entre frileusement dans le grand bain, un doigt de pied après l'autre, La Fiancée entre progressivement mais sûrement au coeur du maelstrom médiatique musical. Troisième EP 6 titres, sobrement et logiquement intitulé Trois. Cette fois, seules des reprises sont au menu, histoire d'affirmer/confirmer la filiation pop, qu'elle soit française ou anglo-saxonne. Des 6 morceaux présentés ici, quatre m'étaient familiers, le plus gros hit de Jil Caplan coeur, Tout ce qui nous sépare, ici en version plus dépouillée mais tout aussi addictive et à la fraîcheur bienvenue, Ouverture, signé Daho, dont elle réussie le tour de force de faire un bon titre là ou je m'étais ennuyé à mourir sur la version originale et un titre de Benjamin Biolay, extrait de Trash yéyé, Bien avant, légèrement jazzifié pour l’occasion, qui lui non plus ne m'avait pas convaincu à sa sortie. Un certain air de famille est d'ailleurs perceptible entre la voix de Claire et celle de Coralie Clément, soeur du Benjamin. Une histoire de plage que j'avoue humblement découvrir ici, est tiré du répertoire de Brigitte Bardot, fort agréable au demeurant, ancrant ainsi les multiples influences de , La Fiancée dans les sixties, impression accentuée par la reprises du Smokey day des Zombies, obscure pépite exhumée de leur non moins obscur catalogue. Driving away from home, second titre chanté en anglais est une cover d'It's Immaterial, inconnu de mes services et dont c'est, paraît il pourtant, le titre le plus connu. Bref cette troisième carte de visite confirme tout le bien que l'on peut penser de cette fiancée, sa pop intimiste façon Françoise Hardy, son charme qui sans l’air d’y toucher opère à plein, et l'accoutumance est telle que le 4ème EP, déjà sur les rails, fait déjà naître le manque.


Auryn - Winter hopes

janvier 16, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Auryn - Winter hopesAuryn - Winter hopes

L'album est sorti il y a près d'un an en Belgique, d'ou est originaire Auryn mais la grande offensive médiatique débute maintenant en France. Bien que francophone, c'est vers l'anglais qu'elle se tourne principalement sur ce premier album, souhait d'une carrière internationale oblige. Des morceaux un peu mélancolico - tristounes (Jasmin d'hiver ou sa reprise inspirée d'Over my shoulders de Mika, ), d'autres d'obédience plus pop, ou elle me séduit nettement plus, comme l'enjoué single Today ou son pendant, Not in love ou elle fait montre d'un potentiel de séduction indéniable. Néanmoins La balance penche nettement du côté douceur, calme et romantisme, à l'image de la pochette, Violoncelle et arpèges de guitare (Trust me)  ou de piano (Broken dreams) sont les atours dont se pare le plus souvent sa très jolie voix. Prince aux cheveux d'or, plus enlevé, donne un peu le regret qu'elle n'ait pas tenté l'aventure en français. Peut être avec le prochain album ?

Pour vous donner goût à celui ci, un clip de présentation

 


In-Grid - Lounge musique

janvier 16, 2011 Temps de lecture: ~1 minute

In_Grid.jpgIn-Grid - Lounge musique

4ème album pour cette jolie italienne qui après deux albums de compos originales c'est dit que finalement, il existait tellement de bonnes chansons qu'il n'était peut être pas utile de ce casser la tête à réinventer la roue. Et donc, un peu dans le style Nouvelle vague, voici un disque aux reprises traitées de façons plus ou moins latines/jazzy. Comment te dire adieu de Françoise Hardy à C'est si bon d'Yves Montand, Etienne de Guesh Patti ou Tu veux ou tu veux pas , de Zanini/Bardot, un beau catalogue, comme elle chante bien et que les orchestrations sont chouettes, ça fait du bien par ou ça passe. Bon, ça me parait pas vraiment un disque hivernal, trop caliente pour cela, mais c'est bien le seul reproche que je pourrais lui faire. 
http://www.in-grid.it


Ivor Game - Then

janvier 9, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

Ivor Game - ThenIvor Game - Then

8ème album pour ce jeune anglais qui a décidé de jouer les troubadours il y a une peu plus de 10 ans. C'est avec Then, album paru en octobre 2010 que je le découvre. 8 titres pour une petite vingtaine de minutes, Ivor va à l'essentiel, et il y  va de manière épurée puisque une guitare, une voix sont les deux seules choses que vous entendrez ici. Du coup, pour séduire, il ne faut pas se rater, ce strict minimum ne permet pas de faux pas. Et ma foi, il s'en sort plutôt bien. L'album me fait penser, par son atmosphère, sa manière d'aborder les choses à l'album Ram de Paul McCartney, avec des morceaux comme Heart of the country. Un petit quelque chose dans la voix sur  Scary girl par exemple, un phrasé, une manière de structurer les chansons qui évoque définitivement l'ex Beatles, on a vu pire comme influence. Un seul faux pas, à mon avis, l'instrumental Everywhere, long et sans accroche, pour le reste, de It ain't you and me à I don't want to go to war, le charme opère.
Son site http://www.ivorgame.com/


Little Bob - La story

janvier 5, 2011 Temps de lecture: 2 minutes

little-bob.jpgLittle Bob - La story

Dans le rock comme dans le foot, il existe une seconde division. Ce n'est pas que les matches soient moins bons, moins excitants,  sans enjeu, mais ils se jouent un ton en dessous, un peu moins vite. Little Bob, avec ou sans la Story, c'est ça. Un mec qui incarne le rock & roll dans tout ce qu'il a d'unique et de pur, d’intègre, l'essence de cette musique, mais sans le génie qui va avec. Après près de 40 ans passés à arpenter les routes, les petites salles, les clubs sans envergure mais également les grands festivals, à côtoyer les plus grands, à évangéliser les foules, Roberto Piazza raconte. Les joies et les galères d'un artiste qui a voué sa vie au rock & roll, qui n'est pas passé loin de la gloire, pas assez près non plus pour s'y brûler les ailes. Forçat du rock, il nous fait revivre l'épopée d'un homme qui décide, envers et contre tout, d e faire la musique qu'il aime, avec foi, fougue, et sans grande réussite. et au final une poignée d'albums pas si mal foutus d'ailleurs, auxquels il manque quelques grandes chansons et des milliers de concerts.
Même avec le coup de pouce de  Christian Eudeline, le livre n'est pas super bien écrit, un peu brut de décoffrage - ou sortie de magnéto -, manque de structuration, de style, bref la Story n'est pas oeuvre de littérature, et si le fond est intéressant, le livre pèche par sa forme. Néanmoins, pour les gens de ma génération, qui ont suivi, de loin certes, mais suivi quand même le petit bob, c'est un voyage dans le temps qui ne se refuse pas.
Little Bob vous pas connaître ? Allez deux albums pour la route, Living in the fast lane, période LBS et en solo, Rendez-vous in Angel city, probablement son album le plus "Grand public" 
http://www.littlebob.fr


Kina Grannis - Stairwells

janvier 4, 2011 Temps de lecture: ~1 minute

Kina GrannisKina Grannis - Stairwells

Cet album est sorti il y a près d'un an mais n'est arrivé sur mes rivages que dernièrement. albums déjà pour cette toute jeune femme, auteur compositeur, découverte via ses videos youtube ou elle chante pas mal de reprises. Ce disque lui est composé de chansons originales, et ma foi elle à un joli brin de plume en sus d'un filet de voix enchanteur. Un pop folk de bonne facture, une sorte de Suzanne Vega en plus pop, un sens de la mélodie indéniable (Valentine, World in front of me, Stars falling down), l’utilisation d'une voix en mode falsetto qui me fait craquer et qui est clairement son point fort. La guitare acoustique est l'élément dominant, même si les orchestrations laissent s'égrener quelques notes de piano de violons ou d'un glockenspiel. Je ne saurais dire si elle ira loin, mais à coup sur elle m'y emmènera. 
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