Tennis - Cape DoryPremier album pour ce duo américain, à la ville comme à la scène. Madame au chant, monsieur au boucan derrière. 10 titres, moins de 30 minutes au total, 80% étant parus sur des EP précédemment. Une forte attirance pour les sixties, côté girls band de la force, un son low fi par choix ou par contrainte qui nuit un peu à la qualité sonore, un orgue, une rythmique simplette comme je les aime, des guitares un peu brouillonnnes quisoutiennent une voix acidulée, un peu comme si Blondie était accompagnée par des Ramones assagit. C'est sympa comme un coca fraise, ne casse pas trois pattes à un canard, mais qui voudrait faire du mal à un canard ?
De la pop sans prétention mais pas sans intention. Choisir le patronyme de Tennis les réduit quasi à l'anonymat sur le web, si ces quelques lignes peuvent vous donner envie d'aller les écouter...
Oyez oyez braves gens, qu'on se le dise, la version la version 2011 du site du photographe Pierre Prospero est en ligne.
Toujours en ballade, Kief, New York, Ankara, Malmo, Los Angeles, Paris, Barcelone, Londres, Tokyo, San Francisco, Ténerif, Ljubljana, Copenhague
des portraits et le reste !
Y a des filles, jolies of course, et d'autres trucs, mais aussi des filles, surtout des filles ...
Bref, c'est à voir avant qu'il ne soit au top de l'affiche.
Je l'ai écrit, le ré -écrit, si un jour je fais un "vrai" disque , Pierre en fera la vraie pochette.
Et la manière qu'il a de présenter son travail sur son blog, cette pointe d'humour ... mmm, presque aussi bon q'un chocolat chaud
Le style d'albums auquel je ne résiste pas. Une collection de reprises choisies avec soin, chantée par une jeune femme et dans des versions très laid-back. Un des ces anciens albums, Just a little bossa nova était du miel pur, Step into my dreams, même sans l'option bossa est un autre délice sirupeux. Susan Wong, made in Hong-Kong, base sa carrière sur des covers. Cette fois, jetez moi un oeil sur le générique, 2 Beatles, Something et une superbe version slow d'I wanna hold your hand, royale, le California Dreamin des Mama & Papa's, Sound of Silence de Simon & Garfunkel, Une étonnante reprise de Creedence Clearwater Revival, Have you ever seen the rain, façon Carpenters. The letter des Boxtops est belle à pleurer et cerise sur le gâteau, l'album se referme sur une perle parmi les bijoux, une cover de la sublimissime chanson des Supremes, Where did our love go, qui sans atteindre les sommets hantés par Diana Ross fout quand même des frissons. Je connais des pisse froids qui reprocheront un manque de risque dans le choix des titres et un traitement un peu convenu voir aseptisé. A ceux là, je ne répondrais même pas, je pousse un peu le volume de mon mp3 pour ne plus les entendre et je replonge dans l'univers de rêve de la demoiselle.
PS et j'oubliais de citer la terrific reprise d'Happy together des Turtles. Susan Wong est dans la droite ligne d'une Claudine Longuet par exemple, et de ma part, c'est vous dire le compliment
Hormis le célébrissime Hey There Delilah, tube millésimé repris par mes soins ce mois ci, les Plain White T's n'avaient à ce jour produit que des albums de seconds couteaux, du rock de bonne facture comme il en existe tant au pays de l'oncle Sam. Et voilà que la bande à Tom Higgenson se lance dans un concept album sur la jeunesse, histoire de batailler sur le terrain d'un groupe comme Green Day par exemple auquel ils sont souvent comparés, et pas à leur avantage.
Curieusement, alors que la plupart des chroniques que j'ai pu lire sur cet album sont mitigés, c'est un des disques de power pop les plus intéressant que j'ai pu écouter ces derniers mois. Oh, rien du niveau de Delilah, bien sur, mais une bonne ration de chansons efficaces, avec des gimmicks qui accrochent, des refrains addictifs, bref du tout bon. j'ai même pensé à Linus of hollywwod sur Welcome to mystery, c'est dire. Bref The wonders of the younger est non seulement leur meilleur disque, mais l'un des meilleurs de 2010. J'ai dit !
L'homonymie de l'album avec une célèbre maison de pompe funèbre n'est pas fortuite, c'est sous le signe du deuil, des deuils, qu'est né cet album. Et pour autant, en sus d'être le plus réussi de sa carrière solo, c'est aussi le plus optimiste finalement.
Maintenant je reviens qui ouvre l'album en est la meilleure preuve, le premier single, Demain sera parfait la confirmation. Enregistré quasi en solitaire, comme replié sur lui même pour mieux gérer/digérer sa peine, privilégiant l'acoustique, c'est l'album de l'épure et de l'intime, de la maturité et de la sérénité. Que ce soit Roc Eclair, ou Hiver son complément bonus lié à une inspiration débordante, chacun des titres à en lui cette petite lumière d'humanité qui réchauffe et fait de Jean Louis Aubert, depuis tant d'années, ce compagnon des bons comme des mauvais jours.
Si on excepte les divines jambes de la belle et la présence de la guitare, peu de choses rattachent ce second album au premier. Exit le chant en français, quitte à faire du country blues, autant le faire à fond, ajout d'un vrai groupe, les Sweet talkers, débauchage de pointures, Slim Batteux, Daniel Lavoie certes mais surtout l'immense Elliott Murphy pour un duo inattendu et réussi, et virage blues accentué, plus roots, porté par cette voix d'exception qui est toute la richesse de Sofaï. Cette voix qui feule, qui rauque, aussi black que la belle est blanche. Les USA, c'est clairement la tasse de thé whysky de la miss, marquée au fer rouge par le Nebraska de Springsteen, même ambiance dépouillée, ou nostalgie, mélancolie règnent en maîtresses, les guitares pleurent doucement, le tempo général est plutôt lent, la prise de son aux petits oignons et fait ressortir chaque souffle d'émotion de la voix. Allumez le feu dans la cheminée, fermez les yeux and let the good times roll.
De Jenifer, Staracadémicienne, je ne connais rien d'autres que les singles martelés sur les ondes, très "varièt" comme on dit. Bof quoi. Appellez moi Jen est son 4ème album et sois je vieillis (ça c'est certain) soit elle murit, mais cet album est carrément tout bon.
Exploitant à fond le créneau electro dance façon eighties qui est à la mode, elle balance une douzaine de titres tous plus sympas les uns que les autres. Et que ca groove et que ca bouge, elle dégage de bonnes vibes communicatives, pleines d'entrain et les titres de s'enchaîner sans moment faible et les mélodies qui donnent envoie de chanter à tue-tête. Je jette un oeil sur les crédits, histoire de voir qui lui a concocté cette bombinette et je repère quelques noms que j'ai déjà croisé (Chat, Jérôme Attal, Rose, Pierre-Dominique Burgaud) mais que je n'attendais pas dans ce style. Au final, l'un des albums les plus raffraichissants de cette fin d'année.