Killtronik - Dresscode

décembre 26, 2010 Temps de lecture: ~1 minute
Killtronik

Killtronik - Dresscode

Une chouette surprise que ce quartet cannois Killtronik. Leur EP 4 titres est efficace. Le titre éponyme a tout d'un mini tube, un peu de promo radio là dessus et ça pourrait le faire. Mélange de rock et d'electro, entre un Depeche Mode, un Bowie ou un Brian Ferry, ils font la musique qu'un Marc Bolan ferait aujourd'hui. Fun et dansante, rock et pop, actuelle tout en s'appuyant sur les bonnes recettes du passé. Si les synthés sont au rendez-vous les guitares n'en sont pas banies pour autant, Travel to your heart mixe les deux à merveilles. Et la meilleure preuve que leurs titres tiennent la route, l'épreuve qui ne pardonne rien, une version acoustique de Travel your heart ou la soliditité mélodique est confirmée. 3 titres prometteurs, mais qui laissent sur ma faim, trop court, allez on enchaîne et on pousse jusqu'à l'album.


Julien Fumaz - L'inspiration

décembre 26, 2010 Temps de lecture: 2 minutes
Julien Fumaz

Julien Fumaz - L'inspiration

L'inspiration est le premier album de Julien Fumaz, et clairement un album de musiciens. Dès le titre d'ouverture, A l'ombre du ciel, la moitié du morceau est réservé à un solo de guitare ébouriffant, longue progression comme les seventies en étaient friandes. Le bougre récidive dès le 3eme titre, Juste gentil,  moins rock, option jazzifiante, un peu barré même, qui sur scène aurait probablement toute sa légitimité mais qui après plusieurs écoutes, me lasse un peu sur disque. Le son est excellent, les guitares en étant le point fort, la variété n'est clairement pas la tasse de thé du Julien, dont l'inspiration est du côté rock de la force. Côté textes, l'option bac littéraire n'est pas en prime. Des choses à dire et le vocabulaire qui va avec, on est loin de la chansonnette d'amour, même s'il n'est pas besoin d'avoir un diplôme d'ingénieur pour le comprendre. C'est plaisant d'avoir à lire ET à écouter. Violoncelle - superbe Ton pays d'Orient - , violon, accordéon, harmonica, deux duos,  une vraie recherche sonore, une recherche de diversité agréable qui permet de découvrir l'étendue de sa palette sonore et d'éviter toute lassitude. De mon point de vue de suppôt de la pop, un zeste de concision dans les compos eut été bien venue, mais tout amateur de musique devrait trouver dans cette inspiration une vrai respiration.


Over The Rhine - The long surrender

décembre 26, 2010 Temps de lecture: 2 minutes
Over The Rhine

Over The Rhine - The long surrender

C'est deux là, ça fait un bail que je les suis. Quasi inconnu en Europe, ce duo américain produit régulièrement quelques chef oeuvres. Avec The long Surrender, à paraître début 2011, on ne doit pas être loin du 20eme album quand même. Over the Rhine c'est monsieur et madame à la scène comme à la ville. C'est les compos poignantes de Linford Detweiler - guitariste et pianiste -  et peut être surtout l'incroyable voix de Karin Bergquist, une de ces voix habitées, magique, qui touche au coeur et aux tripes. Un doigt de Gospel - l'excellent Only god can save us now - ou la steel guitar jouée par Greg Leisz est un pur enchantement, la jazzy There’s a bluebird in my heart démontre s'il en était besoin qu'elle formidable chanteuse de jazz pourrait être Karin, le duo avec Lucinda Williams, Undamned flirte avec la country, bref l'essence de la musique américaine est passée à la moulinette OTR pour en faire quelque chose qui n'appartient qu'à eux. La production de Joe Henry a parfaitement su capter toute les subtilités de la musique d'Over the Rhine. A l'image de la pochette, l'ensemble est un peu sombre - Infamous love song -, dépressifs s'abstenir, mais si vous avez besoin d'écouter une âme chanter, de toucher l'émotion du doigt, cet album est pour vous.


Anti-Fiasco - Funny

décembre 26, 2010 Temps de lecture: 2 minutes
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Anti-Fiasco - Funny

Est ce pour faire la nique au mauvais sort qu'ils ont choisi ce pseudonyme ? Toujours est-il qu'Anti-Fiasco, groupe nantais, monte à l'assaut de nos tympans avec un second album, Funny, qu'ils qualifient de folk-rock spaghetti confused , terme qui me semble plus propre à faire buzzer que recouvrant une quelconque réalité. Côté influences revendiquées, Crosby Still &  Nash meilleure période, dixit le dossier de presse, pas moins. Bien, avec de telles ambitions, il faut assurer derrière. Ce qui caractérise le groupe avant tout, c'est sa couleur sonore. Du cajon en guise d'assise rythmique et la présence d'un joueur de scie musicale permettent immédiatement au groupe de se doter d'une identité unique, ce qui est loin d'être une mince affaire. Avec ou sans Young, les CS&N restent hors de portée, mais l'univers d'Antifiasco, particulièrement grâce à l'apport de la scie est attachant. Quelques jolies harmonies vocales plus tard (Pigeon shit), l'album se termine sur une plage de plus de 20', Crows, bucolique à souhaits, ou oiseaux et autres grillons, flirtant avec voix et guitares nous baladent à milles lieux de la ville. Funny, indubitablement.


Nolwenn Leroy - Bretonne

décembre 26, 2010 Temps de lecture: 2 minutes
Nolwenn Leroy

Nolwenn Leroy - Bretonne

Bon, là, faut l'aider la gamine. Visiblement elle appelle à l'aide. Raide paumée, artistiquement parlant. Reprenons depuis le départ. Gagnante d'une émission télévisée supposée révéler les futurs stars, la jeune Nolwenn, plastique d'enfer et voix paradisiaque balance un premier album très variété au succès prévisible par la grâce d'un seul single. Soit. Soucieuse de reprendre un peu en main  le contrôle des évènements, un second album option pop, produit par sa majesté Laurent Voulzy, référent en la matière, qui pourtant est plutôt avare de ses participations. Succès mérité, on tient une possible valeur sûre de la pop made in France. Piquée par je ne sais quelle mouche, envie de reconnaissance ou d'indépendance, elle décide de réaliser son 3ème album d'une manière plus intimiste, plus personnelle, en s'impliquant plus dans l'écriture, choix tout à son honneur mais qui conduit à un bouillon commercial, vu que les compos et la réalisation ne sont pas à la hauteur. Ne pas faire ce à quoi on s'attend, endosser un autre habit de lumière, c'est le principe de l'artiste, mais il faut prendre garde à assurer son changement. A peine un an plus tard, elle déboule avec un album en breton frown. Si si. Même un Bowie ou un Neil Young, pourtant spécialisés en volte face artistique n'auraient pas osé un tel grand écart. Un seul inédit, signé Miossec, quelques grandes chansons, mention spéciale à Brest , le meilleur morceau, une reprise du sublime Baggad de Lann Bihoue, chef d'oeuvre de Souchon/Voulzy, un peu aseptisé malheureusement, une reprise de Greensleeeves qui fait la nique à un Blackmore's Night,  et toujours cette voix ensorcelante. Je ne sais pas ce qu'elle nous réserve pour son cinquième, mais je suis impatient de voir ce qu'elle a dans la tête.


Mylène Farmer - Bleu Noir

décembre 26, 2010 Temps de lecture: 2 minutes
Mylène Farmer

Mylène Farmer - Bleu Noir

Oui mais non, le single tête de pont du nouvel album de Mylène le laissait présager. La panne d'inspiration très marquée avec Point de suture est toujours présente. Et pourtant, consciente je suppose de tourner un peu en rond, exit le fidèle Laurent Boutonnat, à ses côtés depuis le début du succès et dont il a une large part de responsabilité, place à un casting en or, Moby , qui réalise la moitié de l'abum,  Darius Keeler d'Archive, et autre RedOne,  bref place à du sérieux, de l’éprouvé, du solide pour minimiser la prise de risque. L'option electro dance reste la dominante de l'album ou notre rousse signe comme d'habitude les textes sans renouveler un instant ses thèmes de prédilections, Eros et Thanatos coincent la bulle. Soyons franc, par rapport à l'album précédent, celui ci marque un net progrès, Mylène y fait du Mylène, certes, mais de meilleurs qualité, et même l'habituellement soporifique Moby arrive à élargir un peu sa palette harmonique. Globalement le disque est plus mélodique, plus pop et s'il ne contient aucune grande chanson, la diversité des intervenants permet d'éviter le ronron et la lassitude, et c'est déjà un grand pas eu égard à ses dernières productions.


Jeanne Moreau & Étienne Daho - Le condamné à mort

décembre 26, 2010 Temps de lecture: 2 minutes
Jeanne Moreau & Étienne Daho

Jeanne Moreau & Étienne Daho -  Le condamné à mort

C'est tout à fait fortuitement que j'ai appris l'existence de ce nouvel album d'Etienne Daho. Sortie presque confidentielle, peut être à cause de son thème. Condamné à mort est un long poème de Jean Genet, écrit en 1942, mis en musique dans les années 60 par Helene Martin. Etienne Daho et l'inattendue Jeanne Moreau s'y collent donc. Les derniers album du dandy pop sont, à mon goût, totalement ratés, la voix de la Jeanne n'est pas exactement l'idée que je me fais d'une grande chanteuse, quand à Jean Genet, je n'en connais rien. De suite, le texte, très cru, vous saute aux oreilles si j'ose dire. Très cru car cette déclaration d'amour homosexuelle ne fait pas dans la dentelle, bite, couilles et sperme se succèdent en longue prière amoureuse. Jeanne Moreau ne chante pas mais parle le texte, quand à l'Etienne, si son image doit en prendre un coup, c'est pour la bonne cause, car il se révèle ici, et même s'il reste le chanteur très limité qu'il a toujours été, cette fois musique et lui sont raccords et il propose ainsi son meilleur album depuis des lustres. Reste qu'évidemment, ce disque est, par sa thématique, réservé à un public averti, et que je doute qu'il bénéficie d'un quelconque passage radio. 70 ans après sa mort, Maurice Pilorge, par la grâce de l'art et de l'amour qui lui furent portés voit ses éternels vingts ans prolongés en peu plus.