Je suppose que c'est le premier d'une longue série d'albums contenant des inédits sortie des coffres de feu Bambi. Au delà de la polémique, ce n'est pas lui qui chante, il n'aurait pas laissé sortir ces titres ainsi, bref le bla bla habituels post décès des artistes, l'album est là et donc à moi de jouer. Passons sur la pochette, aussi désespérément kitch que possible et bien dans la droite ligne de ce que le doux givré aurait cautionné. Il est d'usage de dire qu'Elvis est mort , artistiquement parlant s'entend, après son service militaire, pour MJ, passé l'album Bad, son chef d'oeuvre, il était cliniquement mort et ses rares disques reflétaient plus le gamin paumé qu'un auto proclamé king of pop. Ce Michael, monté de bric et de broc, association de morceaux qui n'auraient jamais eu une chance de se retrouver sur un même album, voir même sur un album tout court tient finalement la route si on le le considère pas comme un nouvel album mais un documentaire. Les titres proposés ont été enregistré sur une période de 20 ans, et si aucun n'égale la fulgurance de ses meilleurs moments, qui aurait pu l'envisager ne serait qu'une second de toutes façons, ils sont significatifs de son style, ressemblent à des titres de Michael Jackson autant que faire ce peut, que pouvait attendre d'autres d'un mort ?
Elle a décider de faire mentir l'adage, on ne change pas une équipe qui gagne. Après le raz de marée de Rockferry, peut être agacée par les incessantes comparaisons avec Amy Winehouse, elle vire tout le monde et plonge plus profond dans les sixties. Une pochette jeune fille à couette avec jolie moue, raccord avec le côté sixties, et c'est parti pour un voyage dans le passé. et ca marche. Le slow qui tue Too Hurt to Dance, quasi fifties, le parfaitement Motown My boy, l'hyper rétro Girl, tout est en place. Quitte à faire dans le pastiche, autant s'en donner les moyens et là, la dose est mise. Perso, je suis client, et autant je m'étais ennuyé sur Rockferry, autant ce disque m'enchante à chaque écoute . Sa voix m'évoque parfois un peu trop une Cindy Lauper jeune - Well well well - mais on ne peut nier une capacité à balancer des chansons efficaces. Si vous êtes d'humeur rétro, à écouter sans fin.
Cette jolie femme m'était totalement inconnue avant que j'assiste au spectacle Mamma Mia dont elle incarne le personnage principal, celui de Meryl Streep pour ceux qui ont vu le film . Sacrée voix, don de comédienne, bref assez d'atouts pour me donner envie d'en savoir plus. Je googlelise la belle et hop. Elle est la voix française de série type Desperates Housewife, Nounou d'enfer ou Buffy, et pas des seconds rôles s'il vous plait. Côté musique, j'apprends qu'elle a réalisé un album autoproduit, il y a deux ans environ. Donc, avec pas mal de retard le voici sur mon PC. Première note, et de suite, une étrange similarité vocale avec une chanteuse qui a disparu de la circulation et dont l'unique album m'avait scotché, Nathalie Koenig. Même univers musical, similitude des timbres de voix ... Indiciblement est écrit en partie par Emmanuel Moire, et de fait, sa patte est bien présente. Claire Guyot n'est pas que les voix derrière lesquelles elle se cache, mais a un réel talent d'interprète, sa reprises de La chanson des vieux amants de Brel collerait même des frissons à Maurane, mais si le tout s'écoute fort agréablement, sans une seconde d'ennui, il manque des mélodies un peu plus fortes pour être pleinement convaincant. Stylistiquement, on est très loin d'Abba, à l'époque elle n'imaginait probablement pas chausser des plateformes boots et des costumes à paillettes, elle est plutôt proche d'une Julie Zenatti par exemple, il ne lui manque qu'un JJ Goldman ou un Michel Berger pour que tout son talent explose.
Messieurs, c'est pour vous. Déjà, la pochette. Ne serait ce que la pochette. Clara Morgane est une bombe anatomique, le sait et ne se prive pas de le faire savoir. Certes elle est pour le moment essentiellement connue pour ses galipettes filmées et cette tentative de se recycler dans la musique me laisse à priori dubitatif. Il fallait s'y attendre, elle capitalise sur le thème du coquin (cf les titres, Le diable au corps, Mademoiselle X, French kiss ...) , et quoiqu'elle reste soft, le sexe est omniprésent côté texte. Côté zic, c'est de la dance assez passe partout, pas plus mal foutue qu'une autre, pas mieux non plus. un poil electro, bref dans l'air du temps, mais ça manque de peps, d'accroches, l'utilisation d'autotune est un peu trop systématique et les beat sont un peu répétitifs. D'un autre côté, ce disque rivalise sans problème avec le dernier Mylène Farmer dans un style similaire. Le monde de la nuit étant le sien, possible que sur les pistes de danse, dans le feu de l'action, ça le fasse. Comme Clara signe la plupart des textes et musiques et que ma foi, elle ne chante pas si mal que ça, l'expérience venant, peut être qu'elle réussira sa reconversion. C'est tout le mal que lui souhaite (je luis souhaite beaucoup de bien aussi, mais c'est une autre histoire) ![]()
Un album du maître à penser des dernières années du Pink Floyd, annoncé pour 2010, dispo sur les sites parallèles depuis quelques jours et sans annonce officielle de sortie. Pas trouvé trace de l'album sur le site de l’intéressé. J'avoue que sa carrière post Floyd m'est passé totalement au dessus des oreilles, et hormis The Pros and Cons of Hitch Hiking, son tout premier, je n'ai jamais rien ré-écouté de lui. Et finalement rien ne semble vraiment avoir changé pour lui ces 30 dernières années. Cet album serait la seconde partie de The final cut du Floyd - enfin de lui joué par le Floyd - que je n'en serait pas plus étonné que cela. Même ambiance, même voix - évidemment - 8 titres pour un plus plus d'une heure de musique (When the wind blows approche les 25' à lui seul !!). Rien de très radio friendly dans tout ça, et un livret avec les paroles est quasi indispensable pour vraiment accrocher. On est loin du rock ou de la progressive music, et si j'ai écouté tout ça sans déplaisir, me manque les images illustrant le propos pour me convaincre pleinement.
Capitalisant sur le succès de leur dernier album, Can't slow down, véritable renaissance pour la bande à Mick Jones, voici un double live de la tournée qui suivit. Aussi bon qu'ait été ce dernier disque, l'ossature de cette tournée était clairement bâtie sur la foultitude de hits de leur grande période et plus particulièrement du premier et quatrième album. Ca tombe bien, ça me convient parfaitement. Et d’égrener dans des versions au petit poil Cold as ice, Feels like the first time, Urgent, Waiting for a girl like you et autre Starrider, bref le bréviaire du parfait petit best of.
Du groupe original, seul le capitaine est resté à bord, mais même Lou Gramm ne manque pas devant le calibre qu'est Kelly Hansen, dont toute la puissance et l'aisance sont révélées ici. Un disque sans surprise, mais qui fait du bien par ou il passe. Hautement recommandé, ne serait ce que pour découvrir ce groupe s'il vous était inconnu.
The Fireman est de retour avec un 3ème album intitulé Electric Arguments et du coup, ça discute sévère dans les chaumières de Pepperland.
Pepperland ??
Yes Sir. Comme Romain Gary inventa Emile Ajar, The Fireman est le pseudonyme emprunté par un ex Beatles.Si ce nom de groupe ne vous dit rien, se cache pourtant derrière, se cachait devrais je écrire puisque le secret est éventé depuis un bail, le duo composé de Sir Paul Mc Cartney et Martin Glover, dit Youth. Si le nom du premier vous est familier, le second, bassiste originel de Killing Joke et producteur reconnu de groupes tel U2 ou the Verves certainement moins.
Depuis 1993, date de parution du premier opus, ces deux là travaillent ensemble. Et que vous n’en ayez pas entendu parler d’eux n’a rien d’étonnant. Leur musique est à classer dans les albums expérimentaux absolument anti-commercial, dont les Beatles solo nous ont généreusement gratifiés du style Electronics sounds de Georges Harrison ou Two virgins et autres Life with lions de John Lennon. Bref du boucan organisé - ou non et résolument loin de l’aura pop des Fab Four.
Je m’attendais donc à un album inécoutable auquel j’allais jeter une oreille distraite à titre informatif, puisque choix du pseudo Fireman. Et surprise, voila t’y pas que Paulo, avec ces disputes électriques nous fait en réalité un album de Mc Cartney. Il chante tous les titres (les précédents Fireman étaient quasi instrumentaux), les signe tous, à se demander qu’elle fut la part de son compère et le tout est nettement plus accessible que par le passé. 13 titres pour 13 journées d’enregistrement, à chaque jour suffit sa peine dit le proverbe, c’était le deal. En tout cas, c’est ainsi qu’il nous est vendu. Petit tour du propriétaire.
Nothing to much, just out of sight:: Ou le papy de 66 ans démontre qu’il a encore des ressources de rocker. Il lâche les rennes et la voix pour un blues incatatoire de 5 minutes, brouillon, graisseux et sale à souhait, croisement d’un Helter Skelter et d’un Monkberry Moon Delight ou la voix se déchire devant un lourd riff de guitare et une basse en fonte. Vous pouvez aligner les petits jeunes que vous voulez, il en a encore assez sous le coude pour atomiser la concurrence côté voix.
Two Magpies : Changement de décor total pour ce second titre. Une sorte de baby’s request de l’album back to the Eggs en moins pop, un poil jazzy, il est coutumier de ce style, pas désagréable, pas transcendant non plus. Nous sommes tout de même loin de Fireman et dans le pré carré de Sir Paul.
Sing the changes : Aurait pu sans problème figurer sur l’album précédent, Memory almost full, il en aurait été l’un des meilleurs titres, une popsong tout ce qu’il y a de plus Cartney, le single lançant l’album, pas de quoi faire exploser les charts mais une chouette surprise tout de même. Juste histoire de démontrer qu’il n’a pas tout à fait perdu la main.
Travelling light : Le principe de l’album, une journée, un titre, fait que des styles différents sont abordés. Une douce balade folk, une flûte, une mélodie au piano en écho, une atmosphère que je rapprocherais de Off the Ground pour la première partie, la chanson évoluant en une autre en cours de route, s’achevant un peu hâtivement à mon goût. 
Highway : Un rock peu inspiré, il doit pouvoir en écrire une comme ça tous les jours. Bien fait, mais dispensable, sur scène, ça peut dépoter, il ne se laisse pas assez aller à mon goût, il aurait pu laisser parler la poudre. Il fut un temps ou il nous aurait collé un tel titre en face B d’un 45T, pas sur un album.
Light from Lighthouse : Il cherche le tube ou quoi ? Un refrain simpliste a reprendre en cœur, fédérateur, mais sans ce petit plus qui fait la différence entre une honnête chanson et un grand titre. Un titre qu’on pourrait imaginer joué par une bande de copains, en bœuf en fin de concert. Avec les voix des 3 autres, ça aurait pu le faire, seul
Sun is shining : Les petits oiseaux, quelques accords de guitare acoustique, une basse qui chante un peu (c’est tout de même deux bassistes qui produisent le disque), Du Mc Cartney solo pur jus, à l’instar des titres qu’il produit ces dernières années, plutôt au dessus de la moyenne, mais sans étincelle.
Dance till we’re high: Sur la plupart des morceaux qu’il signe depuis pas mal de temps maintenant, c’est souvent la basse qui donne tout le sel aux compos. Jamais téléphonée, toujours chantante, il reste le patron pour ce qui est d’écrire des lignes recherchées et originales. Ca ne suffit pas à faire un grand titre mais cela sauve au moins les meubles. Là, il a beau coller de jolies cordes ou des cloches, c’est encore par les 4 cordes que son talent transparaît le plus.
Lifelong passion : Ou Paul joue à être Georges. Avec talent, il va s’en dire. Un zeste de musique indienne, des Give me love en veux tu en voilà, le morceau le plus world de cette première partie, déjà paru en début d’année pour une action caritative..
Is this love ?: Ca commence comme une musique de documentaire animalier. Le retour du Fireman alors que l’on s’était fait à l’idée qu’on tenait là un nouveau Macca. Amis de la pop, passez votre chemin. Même quand rentre la voix, je n’accroche guère.
Lovers in a dream. Bon, la récréation est finie. Ou alors c’est Mister Youth qui a repris les commandes. Bruitages divers et variés, au bout d’une minute un beat se met en place, une voix mixée à 50 km, puis la basse, et un morceau presque dance et au final une heureuse surprise. Surprenant, mais séduisant. Un peu dans le style ou est le soleil ? Ca ne finira pas sur un best of, mais sur une piste de danse ça peut le faire.
Universal here Everlasting now. Ca part sur un arpège de piano, tout doux, et puis aboiement de chien, bruits divers, la BO d’un film dont on a pas les images. On patauge en pleine Firemania. C’est toujours mieux que Revolution 9, mais ce n’est pas compliqué non plus. Quand rentre la boite à rythme (lourdingue) et les guitares on se demande pourquoi il s’énerve d’un seul coup, on était si bien à se laisser bercer. Et s’il revient au piano initial, trop tard, on est réveillé.
Don’t stop running. Serait le dernier titre si, le farceur, il n’avait pas caché un morceau. En voilà un truc qui est original. Pour un titre qui lui ne l’est pas. Enfin si, dans sa forme, mais pour moi, totalement dépourvu de tout intérêt. Une basse qui colle au tympan, mais c’est bien tout ce qui y colle.
Le morceau caché le serait resté que ça n’aurait manqué à personne. Mettons qu’il a découvert qu’avec un synthé ou pouvait faire plein de bruit et qu’avec un ordi ou pouvait passer des bandes à l’envers.
Alors au final cet Electrics Arguments ?
Un petit jeune se pointant avec un tel album n’aurait aucune chance d’être publié de nos jours, pas trop de raison de l’avoir sorti sous le nom de Fireman, même si, de fait, certains titres sont un peu difficiles d’accès pour les pop lovers. De la part d’un homme de 66 ans qui a déjà tant donné pour la cause, je dis chapeau. Cet album ne rajoutera rien à la gloire de l’éternel ex Beatles, et aucun titre ne figurera dans un quelconque Best of, reste que c’est loin d’être son plus mauvais. Arriver encore à surprendre n’est pas donné à tout le monde, il s’en sort avec mieux que les honneurs, l’éclectisme de l’ensemble laissant un parfum de double blanc sans que toutefois les sommets de celui-ci ne soient ne seraient-ce qu’approchés.
Nothing too much just out of sight
Two magpies
Sing the changes
Travelling light
Highway
Light from your lighthouse
Sun is shining
Dance til we’re high
Lifelong passion
Is this love ?
Lovers in a dream
Universal here, everlasting now
Don’t stop running
Morceau caché