Julien Clerc - Ou s'en vont les avions

septembre 16, 2008 Temps de lecture: 7 minutes

Ou s'en vont les avions ?

Julien Clerc et moi, c’est une drôle d’histoire. 40 ans pile qu’il parsème nos humeurs de mélodies accrocheuses, de tubes en or massif, qu’il interprète des textes pas toujours faciles dans cette musique dite de variété. Pourtant, contrairement aux Berger/Gall, Chamfort, Balavoine, Sanson,  Voulzy , Souchon et autre Chedid, dont les albums viennent systématiquement enrichir ma collection, je n’ai pas régulièrement acheté ses albums.

 Julien_Clerc.jpgC’est indéniablement un mélodiste d’exception, il a cette voix charmeuse et si aisément reconnaissable, et, chaque fois que j’ai vu ou lu l’une de ses interviews, le personnage semble intéressant, sensible et posé, mais j’ai rarement pris le temps de me pencher sur autre chose que ces tubes.

C’est avec Fais moi une place en 1990 que j’ai commencé à tendre l’oreille. Utiliser Phil Ramone comme producteur, ça me parlait. L’album m’avait vraiment plu, moins tubesque qu’un Michel Berger, autre pianiste compositeur, mais avec un charme certain. L’album suivant , Utile, me laissait sur ma faim, quelques jolies chansons beaucoup de remplissage. Idem pour Julien, daté de 1997. Du coup, de celui qui suivit, Si j’était elle, je ne connais que le titre éponyme signé Carla Bruni pour le texte. Je ne me suis réconcilié avec lui que sur le superbe Double enfance, qui contenait quelques pépites dont Place Clichy, signé Gérard Duguet-Grasser, inconnu pour moi, contrairement à nombre de collaborateurs de Julien Clerc.

 C’est donc avec l’envie d’être à nouveau séduit et un a priori favorable que j’abordais le petit dernier Ou s’en vont les avions ?, ou le décidément omniprésent Benjamin Biolay se colle à la réalisation en compagnie de Bénédicte Schmitt. Le titre d’ouverture, La jupe en laine, est un autre titre du Duguet-Grasser pré cité et le sens mélodique du compositeur aidant, nous tenons là un morceau qui va s’ajouter à la longue collection des belles réussites du Juju de ces dames. Un arrangement sans grande inventivité mais qui colle bien au titre, ce qui est tout ce qu’on lui demande. Un zeste de Ukulele la dessus, histoire d’être dans l’air du temps, voilà le single qui va faire acheter le disque.
 

biolay_julien_clerc.jpgLe problème c’est qu’ensuite ça se gâte. Non pas que le reste de l’album soit mauvais, loin de là, il a trop de talent pour cela,  mais nous sommes plus dans l’optique des albums Utile/Julien que Double enfance. Les orchestrations manquent de surprises, le piano étant le fil conducteur de l’ensemble mais sans rupture rythmique ni diversité quoique le tout sonne plus pop que variété. Deux titres sont déjà connus, puisque figurant déjà sur les albums récents de leurs auteurs Restons amants de Maxime Leforestier et Déranger les pierres de Carla Bruni.,  traités un peu différent, bien entendu, mais rien qui justifie leur reprise (hormis le fait qu’il en ait signé la musique bien sur), la production un peu terne de l’ensemble plombant un peu le tout. Forcément, sensé évoquer l’affaire Mary Kay Letourneau, cette instit américaine emprisonnée pour viol sur mineur, l’un de ses élèves, élève qu’elle épousera ensuite, est très maladroitement explicitement cité, pour être sur que l’on ne passe pas à côté, la berceuse Dormez atteint son but avoué, je ne vous fais pas le détail, tout est à l’avenant, correctement exécuté mais pas passionnant.

  En fait, que les textes soient signés Manset, Dabadie ou Biolay, ce qui cloche en réalité ce sont les compositions, plutôt fadasses, si l’on excepte le morceau d’ouverture, et si l’interprète est toujours largement à la hauteur, le compositeur a été plus inspiré, plus immédiat. Là, je sens bien que trouver le second single va être une gageure. Je ne sais pas ou s’en vont les avions, mais de toutes façons c’est sans moi pour cette fois.       

1. La jupe en laine         
2. Restons amants         
3. Où s'en vont les avions ?         
4. Sous sa grande ombrelle         
5. Apprendre a lire         
6. Une petite fée         
7. Frère, elle n'en avait pas         
8. Souvenez-vous         
9. Forcément         
10. Le rue blanche, le petit matin bleu         
11. Déranger les pierres         
12. Dormez         
13. Toboggan         
14. Le juge et la blonde
 

Brian Wilson - That lucky old sun

septembre 16, 2008 Temps de lecture: 6 minutes

That Lucky old sun

luckysun.jpgBrian Wilson est une légende. Capitaine du navire amiral les Beach Boys, il fut l’un des rares à pouvoir tenir la dragée haute à la déferlante anglaise du début sixties. Brian Wilson est une légende certes, mais qui a fondu les plombs il y a maintenant plus de 40 ans. Top de pression, trop de génie, trop de drogues, trop de musiques, trop de tout et à partir de 1967, disparition musicale de l’inventeur de la symphonie de poche.

Exhumé de temps à autre pour redonner une crédibilité aux Garçons de la plage, pauvre fantôme de ce qu’il fut, une carrière solo anecdotique parsemée d’albums plus dispensable les uns que les autres avec parfois une petite lumière au détour d’un titre un peu moins raté que les autres. En 2004, résurrection du mythique album Smile, datant du pétage de plomb. Tournée avec son nouveau groupe , les Wondermints, techniquement des années lumière au dessus des californiens d’origine, tous au service du passé circa Pet sounds, bref, Brian recycle le vieux, et rien que ça c’est déjà beau, vu d’où il vient.

Du coup, la sortie d’un nouvel album, That  lucky old sun me laissait dubitatif. Mais, fidèle à mes vielles amours, je tente néanmoins le coup. Et ne voilà t’il pas que le bonhomme a inventé la machine à remonter le temps. Pas le sien, lui est resté bloqué là-bas, mais il nous permet de venir l’y rejoindre, le retrouver en ce milieu des années 60 sur une plage de Californie. Conçu comme à la bonne époque comme un album d’une seule traite, ou tous les morceaux s’enchaînent via de petites saynètes parlées (dont d’ailleurs on se lasse vite),  ce disque renoue avec le son dont il est le dépositaire. Des les premières secondes, nous sommes happés par des harmonies vocales dont il a le secret et le soleil apparaît. Même sur le périphérique parisien en ce mois de septembre frisquet, il arrive à nous fait croire que nous sommes dans une Chevrolet 1957 rose , cheveux au vent, sur un highway de L.A, avec de jolies filles sur la banquette arrière.

Les 17 parties de ce Lucky old sun retracent donc la vie rêvée californienne à l’époque ou il était le roi du monde. La voix, merci le studio, n’a rien perdu des ces qualités, falsetto au rendez-vous, nostalgie omniprésente, dans les textes, intimistes, ou il affronte ses démons personnels. Les orchestrations sont riches à souhaits, cordes, cuivres, une leçon pour tout apprenti arrangeur. Aucune grosse faute de goût, même si des titres comme le boogie poussif Going home font plus penser aux Beach Boys post Brian, un peu lourd et empesé et pas vraiment inspiré.
.
Chef d’œuvre ce disque ? Non évidemment,  si la forme est bien là, le fond pêche un peu,  les compos ne recèlent pas ce truc magique qui fait les hits. Pas de Good vibrations, de Caroline no, de Warmth of the sun ici. Pas l’ombre d’un tube. Mais un plaisir certain à retrouver quelqu’un qui revient de très loin, et qu’on avait cru définitivement perdu pour la pop. Pas simplement une ligne de plus donc sur le CV de la légende, mais une leçon pour tous ceux qui doutaient encore.

  1.  That Lucky Old Sun
  2.             <li>&nbsp;Morning Beat</li>
                <li>&nbsp;Room With a View</li>
                <li>&nbsp;Good Kind of Love</li>
                <li>&nbsp;Forever She'll Be My Surfer Girl</li>
                <li>&nbsp;Venice Beach</li>
                <li>&nbsp;Live Let Live</li>
                <li>&nbsp;Mexican Girl</li>
                <li>&nbsp;Cinco de Mayo</li>
                <li>&nbsp;California Role</li>
                <li>&nbsp;Between Pictures</li>
                <li>&nbsp;Oxygen to the Brain</li>
                <li>&nbsp;Can't Wait Too Long</li>
                <li>&nbsp;Midnight&rsquo;s Another Day</li>
                <li>&nbsp;Goin' Home</li>
                <li>&nbsp;Southern California</li>
            </ol></div><div class="media-img">&nbsp;<img height="299" width="410" title="brian_wilson.jpg" alt="brian_wilson.jpg" src="/bl-content/uploads/img/news/2008-10/brian_wilson.jpg" /></div></div>



    La bande annonce de l'album That Lucky old sun de Brian Wilson (2008)


Nel & les Touristes

juillet 9, 2008 Temps de lecture: 5 minutes

Nel & les Touristes

neletlestouristes.jpgEn période estivale, quoi de plus naturel que de parler de touristes. en voici  5 entourant Nel, le G.O. de service. La quarantaine assumée, cette bande qui s'était déjà croisée tout au long des années en arpentant leur Bretagne natale décide d'additionner leurs talents pour produire un 5 titres.  Ambition affichée,  faire de la musique en anglais avec des paroles en français.

Deux des membre de cette éminente confrérie ne sont pas de totals inconnus pour votre serviteur ,  puisque Jean-Michel Chapron et Frank Sieniski, respectivement guitariste (et à la Ricken SVP) et clavier des Touristes m'avaient enchanté il y a quelques années avec le groupe Aura (disparu des écrans radars depuis, d'ailleurs, j'en profite pour réclamer, même si ce n'est pas beau, la réédition des morceaux) réincarné en Flying Torpedoes, enfin réincarné, dans un étant plutôt proche du coma cool vu leur actualité. Donc une musique très mélodique, pop comme j'aime, ou les claviers avaient la part belle, enjolivés d'arpèges et de chorus subtils. Donc, un a priori positif  avant de déposer ce 5 titres sur ma platine. Pour info le disque est sorti sur le label Musikalouest, ou vous trouverez nombre d'autres artistes qui valent le détour auditif.

Petit tour du propriétaire. I want you, raté par les Wantones, un riff de guitare, basse lourde et batterie marquée, Nel marque son territoire, la pop un - leger- poil en retrait, le rock prend le dessus. Une production un peu brute, très roots and roll, un texte en français quoiqu'en laisse penser le titre, option sexe incluse. La voix de Nel ne m'excite pas plus que cela, mais le morceau est addictif, le refrain efficace, le clavier est relativement discret, enfin comparé à Aura, plus utilisé en ponctuation qu'en maitre des lieux, limite eighties parfois. Le single de l'album, Un ange passe, creuse un peu plus profond le sillon sexe, après la déclaration d'intention d' I want you, Nel passe à la consommation biggrin. Un côté pop plus prononcé, et toujours ce son presque garage ou la rythmique saturée prend le dessus, quelques arpèges à la Voulzy (l'effet Ricken ?), Et c'est parti.Un très chouette titre (ça fait deux) qui pourrait avoir un bel avenir. La bouteille à l'amer poursuit le même chemin, quelques accords bien saturés, quelques breaks bien sentis et une compo qui se retient bien. Pas de génie la dedans (mais qui en a encore ?)  mais du bon boulot efficace. Insomnie nous propose le côté ballade des Touristes & de leur Nel, solo de guitare quasi seventies à la clef, ca partirait en live à la Freebird (remember Lynyrd Skynyrd ?) en live que je ne serais pas plus étonné que cela. Attentat Terroriste ferme la marche. Un texte qui détonne un peu avec le reste du disque, même si, côté zic on reste dans les mêmes eaux.

Alors bien sur, 5 titres c'est trop peu pour se faire une vrai idée. Comme il n'y a pas de faux pas ici, il est légitime de penser que 5 de plus ne nous aurait pas fait de mal aux tympans. Je m'attendais à une production moins brute,  plus léchée, c'est un son plus incisif qui a été privilégié, mettons plus  Stones que Scarabée.

Vous pouvez retrouver le club des 5 sur /www.myspace.com/lestouristes, et j'ai identifié ceux de certains d'entre eux,  le blog de Jean-Michel Chapron (il écrit sacrément bien le salaud, et j'adore son humour) , le myspace du batteur, Fabrice Le Mur, et celui du clavier, Frank Sieniski . Le guitariste ingénieur du son Yann Barreau et le bassiste Philippe Courvoisier semblent  aux abonnés absent  sur le net


Laurent Voulzy - Recollection

juillet 5, 2008 Temps de lecture: 8 minutes

Recollection

LVrecollection.jpgLa sortie d'un nouvel album de Laurent Voulzy en Sucrepopie est un évènement national. Car tout de même, s'il y a un maître en terme de pop sucrée doucement , c'est quand même notre Lolo Star.

Hors donc, pour dignement fêter les 30 ans de la chanson Rockcollection qui l'a mis sur orbite et a, dit-il, littéralement changé sa vie, décision est prise de revisiter la chose et de l'agrémenter de quelques lignes de CV complémentaires. Le single magique sortie peu avant, Jelly Bean, ayant donné le coup d'envoi et m'ayant plus que mis l'eau à la bouche, me voici album à la main (merci Isabelle) puis casque aux oreilles pour m'en délecter.  

Concept album donc autour de l'idée originale pour un album en 10 actes, c'est du moins ce que la pochette indique. Pochette clin d'oeil à celle de 77, si la couleur du mur à changé,  notre bopper souriant semble n'avoir laissé aucune prise au temps, j'en déduis que le talent conserve bougrement bien. La ricken  en bandouillère , tout sourire,  c'est partie pour 50 minutes en sa compagnie, suivez le guide.

Acte I Dans le vent qui va.

Petite intro chantée, 1'25, du Voulzy pur sucre,  s'ouvrant avec un petit carillon et son parfum d'enfance,  illustrant la naissance de Laurent Voulzy je suppose et qui ce clôt  sur des choeurs réminiscent de 'I'm not in Love de  10 CC, premier clin d'oeil à la musique des années 70.

Qui nous emmène sur l'acte II Jelly Bean, un single éclatant comme il est un des rares à savoir les faire. Une intro ou les guitares tournent comme des horloges, batterie basse,  un son un peu à la Jeff Lynne post Elo, un refrain imparable,  le type de popsongs qui définit le bonhomme et son style, juste la grande classe. Si la première écoute m'avait laissé avec une sensation d'un titre un peu plat, rapidement  il emporte le morceau,  et je m'incline, il fait fort. Cet été devrait voir ce If you know what I mean, Jelly Bean sur toutes les lèvres, surtout que côté promo, la dose a été mise

Rupture brutale avec l'arrivée de l'acte III, Radio collection, totalement dispensable en tan que titre, dont la place ne se justifie éventuellement que dans l'optique d'une transition avec le gros morceau, l'acte IV Rockcollection 008. C'est parti pour 15'43 de souvenirs. La collection 77 est encore dans tous les esprits, la version live qui l'avait déjà revisitée également, voici une version studio avec d'autres morceaux. Ne boudons pas notre plaisir, si l'effet de surprise est passé, on a là le gros son et le choix des extraits est tout aussi judicieux. Difficile de s'enthousiasmer néanmoins, rien de nouveau sous le soleil, juste une bonne dose de plaisir, mais rien que ça déjà ...LVportrait.jpg

L'acte V, A7708 sur un rythme similaire parle du temps qui passe, et est assez réminiscent de là ou je vais titre studio que l'ont trouvait sur un album live précédent,  doté d'un solo de guitare style Talkbox immortalisé par Peter Frampton sur l'abum live du même nom (Do you fell like I do ?). Rien de transcendant avec cette chanson, ça sonne, c'est bien fait, mais il doit pouvoir nous en pondre une tous les 1/4 d'heure des comme celle là. Et puis les choeurs d'enfants, à la fin, moi ça m'agace en général, et celui ci ne fait pas exception à la règle.

Acte VI, Rockcollection scène 10 ajoute un couplet, pas très inspiré, un peu bancal côté texte, prétexte à nous balancer un coup de Buggles (j'adore), et l'on glisse dans l'acte VII, les interrogations d'Elizabeth, qui n'est qu'une virgule sonore (ou j'aurais parié entendre un sample d'Electric Light Orchestra, pourtant non crédité) totalement inutile. Arrivé là, en fait des septs titres que l'on pouvait légitimement attendre à la lecture de la pochette, il n'y a que deux réelles chansons nouvelles , allez, 2 et demi avec dans le vent qui va, plus le rockcollection 2008. Pas de quoi crier au voleur mais tout de même, de quoi se poser quelques questions.

Surtout que l'acte VIII, Jukebox me laisse perplexe. C'est rockcollection sans les couplets originaux, un medley de standards de la pop, une sorte de 7eme vague condensée en 11 minutes. Ce qui m'ennuie là c'est que, sur plusieurs titres, Laurent  ne chante  pas , ou alors dans les choeurs.  la demoiselle qui interprète Heart t of glass ou Moonlight Shadow chante parfaitement,  mais moi c'est un album de Voulzy que j'ai acheté, pourquoi diable ne les a t'il pas chanté lui même,  puisque il les a choisi ? E comme par ailleurs, côté orchestrations, la prise de risque est minimale, il s'écarte peu des versions originales, reproche que je faisais déjà à la 7eme vague, je suis loin d'être convaincu. Et puis les choeurs sont parfois envahissants. Evidemment, tout le monde connait par coeur les titres choisis, et donc l'ensemble se laisse écouter plus qu'agréablement, et le son est excellent, mais bon, rien qu'un bon groupe de bal n'aurait pu faire. Le morceau s'éternise pour finir sur une reprise de Canned Heat, On the road again, à qui il rend ainsi un hommage appuyé et qui paraît long, aucune idée du pourquoi.

l'Acte IX, Sous la lune, est un ovni dans la discographie de Laurent Voulzy. Comme il ne la signe pas seul, ceci explique peut être cela. Basé sur un riff de basse, j'ai immédiatement pensé à Ou est le Soleil de Mc Cartney, même esprit ludique et sans grand intéret autre qu'anecdotique. Un titre qui aurait pu avoir parfaitement sa place sur une face B ou dans des bonus mais sur un album ? Ici, rien qui n'ajoutera à la gloire du Bubble star. Dans la veine de  Catherine part ou Le train de 3H14. Début du texte en anglais, puis passage vers la fin au français. Le morceau meurt doucement dans l'acte X Epilogue, Dans le vent, queue de comète de synthé, bouclant la boucle avec l'intro, point final.

en résumé, au lieu des 10 chansons légitimement attendues à la lecture de la pochette,  4 seulement dont Rockcollection. Là ou j'espérais 10 Jelly Bean, des popsongs inventives, bande son idéale de mes vacances à venir, une seule répond à l'appel. Je pense qu'il ne faut pas aborder cet album comme un nouveau disque de Laurent Voulzy mais comme un truc à part ,  une récréation que celui ci s'est accordé et dont il nous fait profiter.  Le prochain album est donc à venir. Merci tout de même pour ce Jelly Bean, you know what I mean.

 

 LVrecollection.jpg

  1.  Dans le vent qui va
  2. Jelly Bean
  3. Radio collection
  4. Rockcollection 008
  5. A7708
  6.  Rockcollection scène 10
  7. les interrogations d'Elizabeth
  8. Jukebox
  9. Sous la lune
  10. Dans le vent

 


The Portalis

juin 22, 2008 Temps de lecture: 9 minutes

The Portalis

portalis.jpg

The Portalis ce sont 4 musiciens originaires de la région aix/marseille. Tombé je ne sais comment sur leur myspace, j'avais été plus que séduit par les premiers titres proposés, éclaireurs d'un album en gestation.

Avril 2008, l'abum est là, sur le label effervescence-records.com. Evidemment, Sucrepop ne pouvait que se pencher attentivement sur ce premier opus.

La pochette tout d'abord. que j'avais pris pour un pneu confused  et qui, si j'en crois un jeu concours sur leur site s'avererait être un rideau. Bon, le symbolisme de ce choix m'échappe un peu, peut être est-ce uniquement un parti pris esthétique, au final, cela n'apprends rien de plus sur le groupe. Au verso une photo des 4 membres, idem à l'intérieur. Pas de textes, pas de crédits, qui fait quoi, qui joue quoi, c'est enregistré ou  ? bref service minimum, un peu comme si The Portalis était un tout indivisible, un bloc que l'on prend comme il est. Pour en savoir plus rendez-vous sur le site ou le forum.

Pour faire court, nous avons affaire à une formation guitare basse batterie clavier. 3 hommes, une femme. Elle a le bon goût de n'étre ni chanteuse ni bassiste, rôle généralement dévolu à la gente féminine dans le rock. Ils se présentent comme groupe d'obédience pop rock. Chant anglais exclusivement. Du rock ils ont effectivement une certaine sophistication, le batteur particulièrement  est loin de l'habituel tchac poum métronomique et joue tout en rupture, en break,  bref en finesse,  le côté pop s'affirmant avec des refrains qui font mouche, entêtant et efficaces. Après plusieurs écoutes nous avons là un mix entre une musique ou j'entends des influences de progressive, avec des orchestrations élaborées, recherchées, se developpant sur un format un peu plus long que ceux de la pop  et parallèlement une évidente volonté d'être accessible et de conserver un potentiel radiophonique. Entre Toto, Coldplay et Genesis quoi 

Revue de détails:

Ouverture avec Vibrations. Une nappe d'orgue, descente de toms, basse et guitares qui se rejoignent, le tout monte crescendo pour arrriver à un refrain qui emporte le morceau. Pas un grand single mais un titre qui pose bien les jalons de l'univers du groupe. Une parfaite entrée en matière pour faire connaissance. Le style de titre qui sur scène doit prendre son envol

My revolution qui suit est de la pure chair à radio FM. C'est rock, le chanteur s'y carbonise les cordes vocales, la basse bourdonne à qui mieux mieux, un hymne évident, une grosse production pourrait transformer ce titre en phénoménal carton.

Et c'est, quoique dans un autre style, exactement ce que l'on pourrait attendre de Leave the ground. Si ce n'est pas de la graine de tube ça, je m'appelle Mc Cartney. Impossible de ne pas avoir ce titre logé au fond des tympans dès la première écoute. Et sans concéder une once de terrain à la variété FM. C'est du rock qui ne se cache pas, qui s'assume et porte haut les couleurs de la pop.Portalis2.jpg

 Rainy day, sur un tempo plus enlevé persiste et signe. N'importe quel groupe ricain qui sort un album avec ces 4 premiers titres ferait les gros titres de toute la presse rock. Bon, si je voulais être pointilleux j'aurais ajouté plus d'harmonies vocales, mais toute l'énegie de ce titre emporte l'adhésion.

All the time calme un peu le jeu, rythmiquement parlant, laissant transparaitre un côté U2. Une mélodie accrocheuse, un titre riche en atmosphère ou le batteur se taille la part du lion.

Ca repart aussitôt avec un couplet  rock couplé à un refrain quasi Motown I can never stop. Encore un titre au parfum de tube, ou les influences Beatles, omniprésentes tout du long de ce disque ce matérialisent plus précisément. Et puisque nous parlons Beatles, le Mc Cartnesque Mrs Gladys qui suit enfonce le clou. Un piano/voix, quelques cordes pour une ballade tout en douceur, confirmant que The Portalis est à l'aise dans différents registres. Idéalement situé au milieu de l'album, il permet de souffler avant d'attaquer la dernière ligne droite. 

Fairy tale song relance la machine en conservant le piano comme instrument prédominant.  Le côté rock de la première partie du disque s'estompe pour laisser place à des choeurs, et à un titre plus pop ou l'énergie est mise de côté pour laisser place à plus de simplicité.

Once upon a time peine a tutoyer les sommets des précédents titres. Morceau ou l'ambiance prime un peu sur l'efficacité. Pas un titre raté,  mais un ton en dessous.  Un titre d'album plutôt qu'un single. Le groupe s'essoufflerait-il déjà ?

Kiss before the kill dément en partie. Toujours du côté pop de la force, un refrain porteur, un clin d'oeil au fab four avec un final très Twist and shout, des choeurs qui envahissent l'espace, un bon titre, ou, sans forcer leur talent, les Portalis arrivent à convaincre.

Et pour clotûrer l'album, Till the End la bien nommée. Près de 7'30 quand même. Un piano une voix sur la majorité du titre. Basse baterrie sur la fin en ponctuation. Un final tirant sur  Hey Jude sans évidement pouvoir s'y comparer (mais qui pourrait ?). Fin

Alors ?

Rayon critiques, si le chanteur est bon, ce n'est pas le grand chanteur que cette musique mérite. Je suppose qu'il est l'auteur compositeur de la plupart, voir de tous les titres. Et l'impression qu'il est aux Portalis ce que Mc Cartney était au Wings la pièce maitresse et essentiel du puzzle.

Pour résumer, un disque en deux parties, avec des morceaux au rock accéré pour débuter,  pour basculer doucement sur un versant plus pop au fil du temps. Un sacré paquet de singles potentiels les place largement au dessus de la mêlée.

Une production plus  ambitieuse, mais qui pourrait leur reprocher pour un premier album, autoproduit qui plus est, pourrait faire d'eux des artistes de tout premier plan, car le  matériel est là. The Portalis est clairement l'un des groupes les plus talentueux que  j'ai pu entendre depuis un bail et s'ils donnent sur scène la moitié de ce qu'ils offrent sur disque, ces 4 là pourraient bien aller très loin.

 portalis.jpg

  1.  Vibrations
  2. My revolution
  3. Leave the ground
  4. Rainy Day
  5. All the time
  6. I can never stop with my baby
  7. Mrs Gladys
  8. Fairy tale song
  9. Once upon a time
  10. Kiss before the kill
  11. Till the end

 


Malin Plaisir - Prenons le large

mai 18, 2008 Temps de lecture: 14 minutes

Malin Plaisir


malinplasirduo.jpgUn nouvel album de Malin Plaisir, c’est obligatoirement un évènement. C’est quand même un truc qui n’arrive que les années bissextiles.
Le premier (chroniqué ici ) était en fait précédé d’un 4 titres, ce qui fait de ce second album la 3ème parution du duo (vous suivez toujours ?)
En si peu de chansons ils ont néanmoins réussi à créer un univers personnel.

Pour ceux (il en reste ?) qui ne connaitraient pas encore ce duo, Malin Plaisir c’est Domino au chant lead, Eric à l’écriture, composition et la plupart des instruments ainsi qu’au chant lead également, entouré d’une brochette de guests dont je vous laisse découvrir la liste dans les crédits.
Malin Plaisir c’est avant tout des cascades de guitares acoustiques cristallines, une abondance d’harmonies vocales, des tempi médium, des mélodies qui s’infiltrent insidieusement dans vos neurones et de jolis textes tournant le plus souvent autour des relations humaines. Malin Plaisir c’est doux, c’est chaud, c’est agréable comme d’être à deux sous une couette quand il fait froid dehors.
Pour les amateurs d’étiquettes, vous prenez un soupçon de Laurent Voulzy, un zeste d’Eagles, deux doigts d’America , secouez moi tout ça et servez autoproduit.

Prenons le large est le titre de ce second opus. 10 titres à consommer sans modération dont le détail suit. Pour ceux qui auraient la flemme de lire cette chronique en entier, faite moi confiance, cliquez ici ,vous me remercierez plus tard.
Vous voulez ses défauts pour pouvoir en dire du mal sans même l’avoir écouté ?
- Il n’y a que 10 titres.
- Aucun ne comporte de ukulele (hérésie).
- Domino ne chante pas tout le temps.
- Eric ne chante pas tout le temps
- Va falloir attendre encore 3 vies avant le prochain.

Mais entrons dans le labo et passons le tout à l’analyse spectroscopique et à au microscope à particules.

MalinPochette tout d’abord. Un dessin illustrant le titre de l’album. Le capitaine Eric, fièrement campé dans sa baignoire à pattes, veille au grain tandis que le moussaillon Domino bulle les pieds dans l’eau. Bref y en a qui s’en font pas.
On pourrait croire que cela ne décrit pas ce que l’on va trouver dans la galette. Erreur, c’est indiqué en gros, on va y prendre Plaisir.

Prêt à prendre le large avec eux, en avant toute !

1- Attrape moi
Petit riff de guitare (tout doux, on est pas chez les Stones là), la voix de Domino qui casse la baraque de suite, magique, ou l’on s’aperçoit du manque qu’elle avait laissé depuis tout ce temps, un rythme léger comme un papillon, quelques couches de chœurs pour rendre encore plus fondant le tout, un texte subtil ou le chasseur n’est pas celui que l’on croit, bref on renoue avec le meilleur de Malin Plaisir, on les retrouve ou ils nous avaient laissés, abandonnés devrais je écrire, et c’est si bon.
2- Prenons le large
Si, enfin, quelqu’un, parmi les grands décideurs de qui a du talent ou pas, les pourvoyeurs de soupe FM , les fabricants télévisuels d’artistes au kilomètre, les chroniqueurs pressés daignaient accorder 3’40 de leur précieux temps pour écouter ce bijou, ils ne le perdraient pas et serviraient à porter la bonne parole auprès du plus grand nombre.
Ceci DOIT être un hit de l’été. Demerden sie siech comme vous voulez, je ne veux pas le savoir. C’est de l’or en barre, un puit de pétrole déjà raffiné, ça justifie que l’euro sois plus fort que le dollar.
Putain, Voulzy sort ça, on crie au chef d’œuvre, comme c’est Malin Plaisir on murmure que c’est pas mal.
Quand la voix de Domino entre, ça colle des frissons.
Des paroles de Christophe Marie à faire se pâmer tous les amoureux, la musique d’Eric les faire se retrouver coller l’un contre l’autre sur les pistes de danse estivales, et les voix mêlées de Domino et Eric faire rêver le monde entier qu’un accord parfait est possible. C’est juste beau. Voilà. Ca justifie (presque, faut pas déconner) cette si longue attente entre les deux albums.

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3- Passagère (Corriya)
J’aime bien l’idée de faire partie d’une famille. Corriya avait fait une chanson nommée Sucrepop (avec entre autre la complicité de Malin Plaisir). Eric lui en dédie une avec cette passagère. Les deux ont collaboré avec moi. Des talents divers qui se croisent, s’épaulent, la vie comme elle devrait être quoi. Domino en solo, juste une guitare en soutien et un violoncelle discret mais si beau, pour nous emmener jusqu’au final, lui plus enlevé. Une troisième réussite.
4- Aimer à ta manière.
Plaidoyer tranquille pour les amours différents. Pour respecter la règle non écrite de l’alternance, retour au mode duo. La guitare électrique se fait plus présente, lorsque le rythme décolle dans refrain, nous sommes face à un Malin Plaisir dans sa version rock (enfin rock, façon de parler). C’est un autre single à venir, la mélodie est imparable, les deux voix se répondent, s’entremêlent, se mélangent, pour notre plus grand plaisir. Pour le moment un sans faute.
5- Ce qui reste
Et ce n’est pas ce petit bijou qui va inverser la tendance. Une histoire de rupture, délicatement interprétée par Domino. Ou l’on retrouve Corriya dans l’une de ses spécialités, les choeurs éthérés. Et Domino chante si bien, qu’on aurait presque envie d’être quitté par elle ;o)
6- Ou s’en vont les gens ?
Retour à l’option rock and roll. Guitares électriques en bandoulière, basse qui pompe tout ce qu’elle peut, batterie qui emballe le tout et refrain indélogeable du lobe temporal. Merde font chier les Malin Plaisir, que des chansons qu’on rêverait d’avoir écrites. Et d‘ailleurs, j’y pense, ou s’en vont les Malin Plaisir pendant les 4 ans d’interruptions ?
ah ah, font moins les malins là, plus personne ne répond. Celui qui oserait un : ils prennent le large, je le bute !
malinplaisirraspail.jpg7- Tout doux.
Il lui à pris quoi à l’Eric là ? Lors des 5 premières secondes, j’ai cru à une reprise de France Gall période Babacar (bon, c’est pas le problème, j’adore Gall et Berger, ça m’a juste surpris)
Ensuite un titre chanté en solo par lui, normal, sur le premier album, il avait aussi craqué et je suis bien mal placé pour lui jeter la pierre. Simplement, une sorte d’ovni sur la galette. Le steak frite dans un restaurant de fruits de mer. C’est bon dans tous les cas, mais ça n’est pas attendu là, à ce moment là.
Déjà, le texte, plein d’humour, sur les affres d’un amant qui refuse les fantasmes SM de sa compagne. C’est typique Malin ça ?
Et la compo avec break de basse slappées, guitares de plombs ?
Bon, il reste la voix qui fait le lien, mais on ne me la fait pas à moi, je ne suis pas dupe, Tout doux à tout de l’incursion solo, de l’intrusion scélérate au coeur du système Malin. le Hyde à pris le pas sur Jekill. Comme la compo est bonne, je ne porterai pas plainte, mais c’est limite outrage.
Il y en a même qui sont foutus de penser que c’est le meilleur titre.
Excommuniés !
8- Donnons nous le temps.
Conscient de son inconscience précédente, Eric nous rend Domino. Co-écrit à nouveau avec Christophe Marie, leurs collaborations se révèlent chaque fois judicieuses. Cette fois-ci la naissance d’un couple. Un des sommets de l’album, qui commence du coup à ressembler à une chaîne montagneuse. Du Malin pur jus. Les deux voix ensembles, des harmonies, des arpèges acoustiques, un rythme tranquille, magique.
9- L’écrit est un leurre
Eric en solo strike again. Cette fois, l’ambiance est tout de même plus proche de l’univers Malin Plaisir. Les tourments de l’auteur pour le texte. Si ce n’était l’absence de la voix de Domino, on croirait écouter un de leur album, c’est dire ;o). Dommage car sa voix se serait probablement parfaitement intégrée à l’ensemble.
10- D’ici
Le titre qui clôture l’album. Toujours Eric en solo, la voix de Domino la double au loin parfois. Un beau texte sur l’intégration. Une très belle chanson qui ne pêche, encore une fois, que par l’absence d’une moitié de Malin Plaisir. Néanmoins une jolie réussite, un solo très américain dans l’esprit pour finir, très inspiré également.

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Voilà.
10 chansons pour un très, très bon album. L’attente fut longue mais le résultat à la hauteur. Si la vie était bien faite, tous les ingrédients sont réunis ici pour faire un tabac. De belles chansons, des textes intelligents, des arrangements ciselés. Alors soyons optimiste, la vie est (parfois) bien faite et ce disque aura le succès qu’il mérite.

Pour un amateur de popsongs, passer à côté d’un tel condensé de plaisir serait une folie. Plutôt que de mettre 15 euros dans vos clopes/loto/petit noir du matin ou je ne sais quelle autre addiction, prenez le large en compagnie des Malin Plaisir, laissez votre stress à la porte, il n’y a pas de mal à se faire du bien.

Malin
  1. Attrape-moi
  2. Prenons le large
  3. Passagère (Corriya)
  4. Aimer à sa manière
  5. Ce qui reste…
  6. Où s’en vont les gens?
  7. Tout doux
  8. Donnons-nous le temps
  9. L’écrit est un leurre
  10. D’ici

Arnaud Simon au Zebre de Belleville

mars 26, 2008 Temps de lecture: 5 minutes

Arnaud Simon

billet_arnaud_simon
Ce 25 mars, c’était la première d’Arnaud Simon au Zebre de Belleville. Première date de trois dans cette salle que je ne connaissais pas.
A deux pas du métro Belleville, 63 boulevard du même nom, arrivée à 20 heures, salle presque vide 30 minutes avant le début du concert, normal, assez spacieuse, haute de plafond, une dizaine de tables devant la scène, des tabourets de bar tout autour. A noter des consos à des tarifs très abordables. Largement une bonne cinquantaine de places assises dans cette configuration, une salle très agréable donc dont l’acoustique se révèlera de bonne qualité tout au long du concert, bref un chouette endroit pour lancer la sortie d’un album.

20h40, les lumière s’éteignent la salle s’est doucement remplie, loin d’être pleine comme un œuf mais tout aussi loin d’un désert, j’ai l’impression qu’une grande majorité des présents sont des supporters issus de la trilogie famille/copains/copines (pas mal de filles dans la salle, c’est bon signe), rien que de plus normal c’est la première.

Les 5 musiciens entrent sur scène. A ma droite la rythmique basse batterie. Le clavier au fond le guitariste électrique sur la gauche, Arnaud au centre, il va de soi. Premier morceau, sans doute impressionné si … Loin d’être mon préféré sur Pourquoi pas l’Angleterre, j’aurais aimé rentrer dans le vif du sujet de suite.

Le son est là, plus rock que sur disque, plus musclé, plus scène quoi. Une évidence qui ne fera que se renforcer tout le long de la prestation, monsieur sait s’entourer. Jolie brochette de zicos qui sont autour de lui. Je n’ai pas retenu tous les noms of course, mais une ballade sur son site m’a donné quelques renseignements. A la batterie Xavier Delpech, le réalisateur de l’album. Le bougre assure grave, emballe le tout proprement, efficacement et soutien tout l’édifice sans coup férir. Impressionnant. Le bassiste, Yoann Roy fait le show, un sacré charisme qui volerait presque la vedette à Arnaud, une technique à la hauteur, un showman sans aucun doute. Aux claviers Philippe Bouthemy. Principalement un son d’orgue hammond (la classe), en soutien, plus les chœurs. Quelques cordes ou partie de piano. De par sa position sur scène et les choix musicaux fait, plus en retrait mais essentiel dans la couleur finale. Impossible de remettre la main sur le nom du guitariste. Plus posé, tranquille, pas vraiment le guitar hero, mais qui assure ses parties nickel, que demande le peuple. Au milieu de tout ça, de la complicité perceptible entre les membres du groupe, l’Arnaud Simon, Contact facile avec le public, assurant chant et guitare. La voix , particulièrement dans les aigues est parfois à la peine, mais, dans le feu de l’instant, ça passe. ça passe même très bien. Le public, évidement tout acquis à sa cause ne lui facilite pas la tâche, applaudissant entre les morceaux certes mais plutôt sage que déchaîné.
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L’intégralité de l’album va être joué, un arrêt acoustique avec un peu de Ukulele (je vous le dis, cet homme à la classe) pour un hommage à Georges Harrison avec Something (et devinez quoi, le fond d’écran de mon PC c’est une superbe photo du dit Georges un uke à la main). Les Beatles seront à nouveau à l’honneur avec une reprise de Blackbird conforme à l’original. Une autre cover, moins attendue, des Dexys Midnight Runners avec Come on Eileen que je n’avais pas réentendu depuis des lustres. Pas plus fan du morceau que ça, alors je n’en dirais rien d’autre sinon qu’il a été correctement exécuté. Ajoutez à cela quelques titres que je suppose provenir de son répertoire précédent, dont un Stella franchement excellent et péchu.

De mon point de vue le moment fort du show a été l’enthousiasmante version de monogame, orchestrée différemment avec une ukulele en folie, un rythme presque New Orleans, superbe.
En rappel, deux titres déjà interprétés, Avec ceci et elle marche et pour finir la sublime, il manque une chanson pour toi, jouée un peu vite à mon goût avec une voix fatiguée (près de deux heures quand même).

Voilà en bref résumé. Arnaud Simon tient sur scène les promesses de son album. La même chose en plus fort, plus rentre dedans. La version scène quoi. Si vous n’avez pas encore le disque, faudrait vous réveiller. S’il passe près de chez vous sur scène, c’est lui qui vous réveillera.

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