My Brother Woody - It's a long way...

mars 24, 2008 Temps de lecture: 4 minutes

My Brother Woody

My Brother Woody a sorti fin 2007 un album qui concours au titre le plus long de l’année It's a long way from that sort of thing you were raised, mais c’est loin d’être sa seule qualité.

My Brother Woody est le véhicule musical d’un homme Michael Cleare.

My My Brother Woody est persuadé que Dublin, sa ville d’origine est situé sur la coté Ouest des Etats-Unis, Californie pour être précis, les fan de celtiques attitudes peuvent passer leur chemin.

My Brother Woody n’est pas l’un des Beach Boys mais personne n’ose le lui dire tant il est agréable de le lui laisser croire, fans de rugby, rangez vos crampons, sortez vos surfs

My Brother Woody, même sous une de ces pluies battantes dont l’Irlande est coutumière vous ferait croire que l’on est en plein été et repeint la grisaille en bleue

My Brother Woody écrit des popsongs format mille feuilles, un délicat enchevêtrement d’harmonies vocales, de cuivres, de clochettes de guitares cristallines, bref MMy Brother Woody a beaucoup écouté Pet Sounds et visiblement (ainsi qu’audiblement) ne s’en est jamais remis.

My Brother Woody nous invite à un voyage dans le temps (65-75), et, en onze titres, tente de nous convaincre avec succès qu’il nous manque un album dans la discographie des garçons de la plage.

Un bémol peut être à My Brother Woody l’absence d’un réel classique, son God only knows ou sa Caroline no à lui. Car même bourré de bonnes vibrations jusqu'à la gueule manque à It's a long way from that sort of thing you were raised le titre qui ferait la différence, le petit bijou qui transformerait l’intention en confirmation.

Ce disque est le meilleur album des Beach Boys depuis le départ de Brian Wilson, pas possible d’en dire plus ni d’en dire moins.

MBW-Cover.jpg


  1. Another Wave Of Harmony
  2. Wish I Was A DJ
  3. Hanging Around
  4. Getting Old Goes With Getting Fat
  5. Your New-Found Taste
  6. Super Serotonin Girl
  7. I Got A Gurl
  8. When Summer Comes Around
  9. Not Exactly What You Dreamed Of
  10. Shelly
  11. I Only Like Songs With Bops, Oohs & Aahs

Mathieu Johann - Le bonheur ça fait mal

mars 16, 2008 Temps de lecture: 4 minutes

Mathieu Johann



De Mathieu Johann je ne connaissais rien à réception de l’album. Sa participation à la Starac de je ne sais quelle année par exemple m’était inconnue. Donc pas d’a priori, positifs ou négatifs.

Mathieu L’inconvénient des achats sur le net c’est que, côté crédits, c’est le minimum syndical. Titres des chansons, point barre. Qui à écrit, composé, joué, réalisé mystère et boule de gomme. Donc, données de départ un album nommé Le bonheur ça fait mal (également titre du 1er morceau et 1er single) par Mathieu Johann , interprète, sans que je sache son degré d’implication dans les titres, hormis le fait qu’il ne signe pas la plupart des textes. Mes différentes recherches sur le net ayant éclairés un peu son passé mais guère sur ce disque.

Je m’attends donc à un album catégorie variété pop, option Calogero Obispo Goldman. Bingo, je ne me suis pas trompé.

Le titre d’ouverture, dont la mélodie d’intro m’évoque furieusement le Juste une mise au point de Jackie Quartz des années 80, est un titre efficace, pas plus mais pas moins, une voix qui prend ici parfois des accents de Renaud, mais qui mutera tout le long de l’album. A l’évidence, une signature vocale majeure manque ici, le timbre de voix, quoique agréable ne s’identifie pas instantanément, trop passe partout et impersonnel.

Après de multiples écoutes, je suis partagé sur ce disque. Il ne s’y trouve pas un seul mauvais titre et l’on y déniche même quelques belles surprises comme le très joli la plus belle fille du monde ou l’émouvant Les jambes de Laure. Un titre consacré à l’artiste peintre mexicaine Frida Kahlo, un autre au photographe Robert Doisneau, consacre un univers plus visuel que musical.

D’un autre côté, dans le genre choisi, il manque des titres forts. La faute à la réalisation ? l’ensemble est un peu lisse, manque d’accroche et d’énergie. Même le rock Certaines histoires et ses guitares très Shadows n’a pas autant d’impact que nécessaire.

Et pourtant il y a un réel goût de revenez y dans ce disque, un charme insidieux qui fait que chaque écoute permet de mieux l’apprécier.

Dans le monde d’aujourd’hui, une écoute, on zappe, au suivant, un artiste a t’il le temps de demander à son public de prendre son temps pour le découvrir ? Particulièrement sur le créneau choisi par Mathieu Johann , étiquette Starac oblige, une musique par essence commerciale et qui doit se vendre vite sous peine d’être effacée des tablettes.
En résumé, un premier album de qualité mais qui va sûrement avoir de la peine à se faire sa place au soleil.

Mathieu



  1. Le bonheur, ça fait mal
  2. Carburant
  3. A nous
  4. Au fond des mers
  5. Frida
  6. Je m'en sors
  7. Sait-on jamais ?
  8. Les jambes de Laure
  9. Doisneau
  10. Parallèles
  11. Certaines histoires
  12. La plus belle fille du monde
  13. Venise
  14. Bye bye




Edenmix - Face à face

mars 15, 2008 Temps de lecture: 8 minutes

Edenmix


edenmix
Edenmix fait partie des cas rarissimes de groupes dont j’ai entendu la musique live avant celle studio (Compte-rendu du concert par ici). En résumé, époustouflé par l’aisance technique, circonspect quand aux compos elles même. Réception de l’album, écoutes répétées, en voici le résultat.

L’album s’appelle Face à Face même si la pochette laisse plutôt présager un corps à corps à venir, la pose du duo composant Edenmix ayant un caractère sexué prononcé (ou alors c’est moi qui fantasme ;o).

De fait, l’ouverture du disque, les rubans de Satan, sur le thème de la soumission est à l’image de la photo. Un son de synthé saturé qui, l’avouerais-je ?, m’agace un peu, en intro et une base rythmique originale, une mélodie efficace, un texte que le divin marquis n’aurait pas renié, voilà cocktail proposé. Les arrangements sont fins, recherchés, exclusivement basés sur des claviers, la guitare, hormis basse, étant bannie de l’ensemble du disque, sans d’ailleurs que son absence se fasse sentir (quoique que sur les rubans justement, le solo y eut peut être gagné en intensité). Par instant la rythmique me semble réminiscente de celle du dernier titre de Berger/Gall, laissez passer les rêves de En tout cas un titre accrocheur qui pose un univers.

Le second titre, qui porte le titre du disque est également doté d’une mélodie qui sonne de suite. Plus jazzy dans les harmonies, quelques dissonances rappelant que nous ne sommes pas là dans de la variété « ordinaire» mais qu’il y a là deux musiciens dont le CV ferait pâlir d’envie plus d’un. Une manière de faire tourner les morceaux, une réelle et perceptible envie de faire des chansons accessibles mais sur des orchestrations qui ne soient pas « bateau », tel semble être le credo D’Edenmix

Les deux titres suivant m’étaient déjà connus, car présent sur le second album de Marijane, les petits bonheurs. Les orchestrations étant quasi similaire, pas de réelles découvertes. Encore était le pur bijou des Petits bonheurs. Ici, ré-haussé d’un violoncelle (superbe) il reste un moment fort même si, privilège de l’antériorité peut être, la voix de Marijane y ajoutait un cachet supplémentaire. Piano Bartok, redoutable machine à swing comme j’ai pu le constater sur scène, est orchestré plus « richement » mais n’apporte rien de fondamentalement différent.

J’ai rencontré la lune, cinquième titre. Toujours cette faculté d’arranger sous un angle complexe pour un rendu qui parait simple, le talent quoi. Faire en sorte que le travail n’apparaisse pas, et que seul le plaisir soit présenté. Pour te trouver, essentiellement piano voix est donc de facture plus classique et c’est donc la signature vocale de Claude Collet qui porte l’émotion. Une jolie voix, bien plus séduisante que ce que le concert ne m’avait laissé entendre.
edenmix
Tabacomanie, pourrait être qualifié de single de Face à face. Si un titre peut faire office de tube ici, c’est incontestablement celui-ci, un rythme doucement latin, interprété en duo, un texte au subtil et coquin double sens, un refrain squatteur de tympans, tout pour conquérir le grand public, encore faudrait il que celui-ci y ait accès.

Un lit de percussion, un piano, une voix, c’est Cherche en toi et l’archétype de ce que peut proposer Edenmix . Un titre qui me parait représentatif de ce qu’ils sont, ou en tout cas de ce qu’ils furent, sans présager de l’avenir. Utilisant un tout nouvel instrument rythmique le Hang (voir le clip ci-dessous)

Toi Fillette montre une nouvelle facette de leurs talents. Alternant les ambiances, les ruptures rythmiques, presque un conte sous forme de chanson ; un peu atypique dans l’album mais toujours avec ce petit quelque chose qui fait la différence.

Le dixième titre, Revenir à moi est plus « ordinaire » une chanson qui pâtit peut être de son traitement de type piano accompagnant la voix. Je suis rarement client de cette simple alliance, ou alors il faut me pondre des titres à la Véronique Sanson avec de ces mélodies imparables. Pas le cas ici, c’est un chanson qui n’est pas désagréable, Edenmix à trop de talent pour se planter à se point mais qui ne marque pas (en tout cas pas moi).

Manque voit apparaître un joli saxophone soprano pour ajouter une couleur de plus à la palette d’Edenmix . C’est d’ailleurs effectivement de saxophone qui apporte tout le sel à ce morceau. J’ai le sentiment d’un essoufflement de la veine créatrice qui portait l’album jusque là. Ou est ce simplement que ce morceau à moins cette patte mélodique qui fait que les autres chansons se retiennent aisément ?

L’album se ferme sur je ne veux plus dire … Une superbe intro au piano qui, pour le profane que je suis en musique dite classique, rivalise avec les grands maîtres. Et ensuite je perds un peu pied, je n’accroche plus.

Au final, un album intéressant et prenant à plus d’un titre. Un paquet d’excellentes chansons (toutes composées par la moitié féminine du duo, Claude Collet), des orchestrations de Daniel Ciampolini, la moitié masculine, pleine d’inventivités, de trouvailles qui ne sont pas pour rien dans ce qui distingue Edenmix des autres groupes. Pour seul bémol, le disque a, à mon sens, un peu de mal à tenir la distance de 12 titres. Mais Encore, Tabacomanie ou Rubans de Satan placent la barre très haut.

Si l’univers d’Edenmix est plutôt éloigné de la planète pop que je fréquente habituellement, il n’en reste pas moins que leur attractivité est certaine et pourrait séduire beaucoup de monde, du jazz à la chanson en passant par les amateurs de musique classique sensibles à la qualité des interprètes.

edenmixCD.jpg



  1. Rubans de Satan
  2. Face à face
  3. Encore
  4. Piano Bar tok
  5. J'ai rencontré la lune
  6. Pour te trouver
  7. Tabacomanie
  8. Cherche en toi
  9. Toi, fillette
  10. Revenir à moi
  11. Manque
  12. Je ne veux plus dire...



Alexandre Kinn - Dans la tête d'un homme

mars 8, 2008 Temps de lecture: 3 minutes

Alexandre Kinn


Alexandre Kinn - Dans la tête d’un homme.

C’est le titre du 1er album d’Alexandre Kinn. Coïncidence, l’ami Pierre Prospero, fin skateur, me conseille d’aller jeter une oreille sur un petit nouveau, dont le titre Aude à fait son bonheur et le soir même, l’album arrive dans ma boîte aux lettres.
J’écoute donc ce premier titre qui ouvre l’album et qui semble avoir déjà conquis quelques radios.
Rythmique guitare acoustique, un groove certain, une parenté sonore avec De Palmas, une inspiration folk, pas si loin d’un Jack Johnson par exemple, en moins heureux. Bon le titre ne m’emballe pas plus que ça mais se laisse écouter et donne au curieux que je suis l’envie d’en savoir plus.

Un 6 titres autoproduits était paru en 2006, assez convaincant je suppose pour être signé sur une major et en reprendre une partie pour cet album.
alexandre
Un poil de blues, un brin de folk et Alexandre Kinn tresse son univers. Un voix qui râpe un peu, des guitares, souvent sèches, en veux tu en voilà, de la slide, un régal, des textes écrits, presque littéraires, qui nous racontent ce qu’il se passe dans la tête d’un homme.

Côté son, c’est du sacré beau boulot, réalisé, enregistré et mixé par Bob Coke (Ben Harper, Noir Désir entre autres), tout tombe précisément à sa place, le réalisme folk urbain d’Alexandre Kinn est superbement mis en valeur et transcende les compositions..

Américain, il aurait toutes les chances de faire partie des chouchous de la critique car il y a un son, une émotion, une sincérité qui se dégagent de cette musique qui ne trompe pas.
Une certaine uniformité au fil des 13 chansons nuit un peu à l’ensemble et le manque de titres phares l’empêcheront probablement d’avoir un succès à la De Palmas mais il faut garder un œil et une oreille sur ce jeune homme, il y a là un vrai talent d’écriture et une manière de chanter le blues pas si courant en francophonie.

La track-list
01-Aude (emmène moi)
02-L'alliance
03-Fragile
04-Moi, moi même et ma bouteille
Tranquille
J'appartiens
07-Glisse
08-Lentement
09-Les jardins de Babylone
10-Adieu Lolita
11-Les braves gens
12-Pour toi
13-Dans la tête d'un homme



Midnight Juggernauts - Dystopia

mars 8, 2008 Temps de lecture: 4 minutes

Midnight Juggernauts


Midnight Juggernauts - Dystopia

Midnight Juggernauts serait la nouvelle hype de moment sur les pistes de danse, le truc tendance quoi.
Question, qu’est ce qu’un groupe destiné aux dance floor vient faire dans les pages de Sucrepop, habituellement consacrées à une musique plus intimiste.
En fait, dès les premières secondes d’écoutes de l’album Dystopia, difficile, voir impossible de ne pas établir une filiation avec L’Electric Light Orhestra, période Discovery – Times.

Quelques recherches sur le net pour en savoir plus, l’album m’ayant été envoyé sans aucune info. Midnight Juggernauts est composé de trois australiens, qui, à la manière de Daft Punk, décident de ne pas se mettre en avant pour laisser parler leur musique. Ils enrobent leurs discours de délirants propos science–fictionesques sur leur mission, bref du nanant pour journalistes. L’album est sorti dans leur pays d’origine mi 2007 et déboule ces jours ci. Mais quid de la musique ?
midnight_juggernauts_verso.jpg
Bon, Pour faire simple, vous croisez Daft Punk, L’ELO de la période 80 et David Bowie aux alentours de Golden years ou Fame et vous obtenez les Midnight Juggernauts. Les pieds crânement enfoncés jusqu’aux oreilles dans les années 80. Empilement de nappes de synthés, vintages il va de soi, de riffs de synthés, de bruits aux synthés, boostés par une rythmique robotique disco à la Giorgio Moroder, assaisonnez le tout de vocaux mixés dans la musique et non devant et passés au vocoder et roule ma poule.
Tenter de repérer les différents emprunts pourrait devenir un jeu à la mode.

Bon, présenté comme cela, il y a tous les ingrédients pour me plaire.
Enfin presque.
Parce qu’un élément qui a son importance a été oublié, L’écriture des compos.
Non, parce que le pont commun entre les artistes sus cités, c’est tout de même la capacité d’écrire des putains de hits qui fonctionnent encore près de 30 ans plus tard. Daft Punk, plus récemment, a accroché quelques tubes en haut des hits parades, de ceux que le grand public, même non friand d’electro/disco/à la modo reprend à tue tête. Et là, sur ce Dystopia, pas l’ombre de la queue d’un truc qui pourrait marquer les esprits.
Clairement, ça sonne, et probablement que sur les pistes de danse, la cible est atteinte. Mais dans seulement 2 ans d’ici, qui se souviendra d’un seul morceau de Midnight Juggernauts ?
Alors que franchement, j’aurais rêvé d’un album à la hauteur des influences annoncées.
Devant les chroniques dithyrambiques que j’ai pu lire sur le net, je me suis dit que je passais à côté de quelque chose. Je me suis ré injecté en boucle les Shadows, Road to recovery et autre Tombstone présentés comme les fer de lance de Dystopia . Je persiste un bel enrobage de musique sous-vide.

Allez, mode suivante !

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  1. Intro
  2. Ending of an era
  3. Into the galaxy
  4. Shadows
  5. Worlds converged
  6. Dystopia
  7. Road to recovery
  8. Scorpius
  9. Twenty thousand leagues
  10. Tombstone
  11. Nine Lives
  12. So many frequencies
  13. Aurora



Out of Focus - Aux yeux du monde

mars 4, 2008 Temps de lecture: 3 minutes

Out of focus


Out of focus
Loin des yeux du monde

Comme son nom ne l’indique pas, Out of focus est en fait une seule personne, Nicolas Belloin. Comme son nom ne le laisse pas deviner, la musique d’Out of focus est chantée en français, l’album ayant pour titre Aux yeux du monde.

La pochette, originale, est très naïve, enfantine. Aussi pure que la musique se révèlera l’être. Essentiellement acoustique, avec un très beau jeu de guitare rythmique, il faut le signaler, Out of focus propose une pop d’influence The Smiths ou Belle and Sebastian. Et c’est effectivement sur ce terrain de jeu que les 10 titres composant l’album évoluent.
out
Dès les premières mesures de Belle armée, la direction est donnée, une guitare sèche portant la rythmique, une voix aux textes parfois cryptiques et un léger soutien rythmique.

Le titre éponyme, Aux yeux du monde a des effluves des Innocents qui n’est pas pour me déplaire.
En fait si vous être fans des Smiths, de musique douces et mélancoliques tendance folk, Out of focus est pour vous, si les filiations avec les groupes sus cités existe, elles ne sont pas trop prégnantes et la musique de Nicolas existe en soi délivrant une musique que je qualifierais d’automnale.
De mon point de vue de pop lover, qui n’a jamais accroché aux Smiths, le disque a les défauts de ses qualités. Même après une bonne demi douzaine d’écoutes répétées, je suis toujours incapable de cous siffloter un quelconque titre de ce disque, comme si toute mélodie mémorisable était sciemment évitée. Encore une fois, les musiques de Belle and Sebastian ou de Morrissey et sa bande me font exactement le même effet, et le côté monocorde est souvent évoqué à leur sujet..

Bref ne cherchez pas le tube ici, mais je présume que ce n’est pas le propos d’Out of focus. C’est une musique d’atmosphère qui remplit parfaitement son rôle.

outoffocus.jpg



  1. Belle armée
  2. Aux yeux du monde
  3. Monochrome
  4. Port à l'anglais
  5. La jalousie
  6. Fée d'hiver
  7. Cavaler
  8. La nationale
  9. Déborah
  10. Fragile

The Wantones - I want you

mars 4, 2008 Temps de lecture: 8 minutes

The Wantones


The Wantones - I want you

Bon, je l’avoue, je suis un peu jaloux de ne pas avoir eu cette idée le premier. Car, avant d’être un groupe, The Wantones est une idée, un concept. Le principe est de reprendre des titres dont le point commun est d’avoir le même titre (vous suivez ?)
Donc I want you décliné en 11 chansons de Bob Dylan à Kiss en passant par Debbie Harry (Blondie) et Tom Waits pour les plus connus.

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Derrière ce groupe se cache un ex Innocent, JP Nataf , dont la présence sur n’importe quel album justifie quasi chaque fois l’achat même s’il n’a jamais obtenu le succès qu’il mérite, le prolifique Albin de la Simone qui traîne ses claviers sur une foultitude de projets, Pascal Colomb que l’on a pu régulièrement voir avec le précédent, et , oh surprise pour moi, un John Christopher Jacq qui, sauf parfaite homonymie, pourrait bien être le Christophe J dont je parlais justement dans ma dernière newsletter. Aucune idée de qui peut se cacher derrière le pseudo Harry Vederci et je ne connais pas non plus, mes excuses auprès d’eux, les Bertrand Bonello, Bernard Viguié, Philippe Entressangle ,Christopher Board et autre Julie Gasnier qui finissent de composer ce classieux casting.

Il y en a à qui le mot reprises pourraient faire peur. Car il y a reprises et reprises Les Starac et consorts, avec leur production aseptisée, leurs synthés gluants et leurs orchestrations dans l’air du temps font parties de cette catégories. Et nos Wantones en sont loin.
Nous sommes loin sur ce I want you, de rechercher le tube radiophonique. C’est rock tant dans la forme que dans l’esprit, foutraque, essentiellement basé sur des guitares. La production est brute de e décoffrage, me faisant penser aux Costello d’avec T Bone Burnett par exemple.
Allez un rapide tout d’horizon des 11 titres pour vous donner envie.

Rien que pour nous embêter et briser le concept dès le départ le premier morceau s’intitule Someday (you’ll want me to want you). Crédité pour je ne sais quelle raison à Dean Martin (qui certes l’a reprise) parmi la foultitude d’interprètes de ce standard. Cette version a le mérite de poser le décor sonore. Version country folk presque fifties dans le traitement, accrocheuse.

kiss.jpgKiss est revisité de belle manière. Ponctué par des I want you à la Screamin Jay Hawkins, le titre prend un couleur soul qui rend justice à un titre qui initialement ne m’a jamais branché.

dylan.jpg Impossible de faire l’impasse sur le titre de Dylan quand on décide de jouer des I want you, l’une de ses plus connues. Harmonica au placard, rythme un poil plus lent, basse plus marquée, une honnête version.

On passe ensuite à mon I want you préféré. Elvis Costello est l’un de mes auteurs compositeurs favori sur la période 77-85 et ce titre l’une de ses plus belles réussites. J’étais donc curieux d’écouter le traitement qui allait lui être infligé. Globalement, une certaine fidélité. Un son actualisé, un rythme plus marqué, sans plus, bref hommage plus que re création. Mais toujours un plaisir que de réécouter cette perle.

blondie.jpg Celui signé Debby Harry, extrait d’un album solo Rockbird que je ne connais pas. Ici, une guitare à la Ramones posée sur un boite à rythme cheap très imitation maquette dans le traitement. Ca a la pèche, très Blondie avec de multiples voix chantant lead.
The Mabuses et un groupe dont je sais que peu de chose. Un album surprenant, déjanté serait plus juste, au début des années 90, un second dont je ne sais rien, réapparition, pour moi, de son pilier, Kim Fahy sur le sous estimé plus de sucre de monsieur Nataf, ce qui explique probablement sa présence ici. Version ou le chant est plus proche du mec bourré qu’autre chose. Un morceau un peu bancal dans son rythme, mais qui se tient.

Christine Perfect pour le suivant. Je ne connais pas l’album de la future Fleetwood Mac dont il est question ici. Donc pas de comparaison possible avec sa version ou l’originale de Tony Joe White parue en 1969. Les Wantones en propose une version bluesy, bien dans l’esprit de ce que le brillant guitariste Lindsey Buckingam aurait pu en faire.

Le titre suivant est signé Nataf/Bonello , un titre de la bande originale du film Quelque chose d'organique de Monsieur Bonello justement. Je ne connais ni la bande son ni le film. C’est le seul titre en français, avec des paroles plutôt bien tournées, Plus je te veux qu I want you d’ailleurs, très hypnotique dans son traitement.

christophe-j.jpg 9eme titre, signé du Christophe J sus nommé. Il n’est pas sur le fameux quoique oublié Sons of Waterloo ni sur le single suivant, Next Step seules pépites que je connaissais de lui. Peut être écrit spécifiquement pour cet album. Une ballade pop qui se laisse écouter mais qui ne laissera pas une trace impérissable.

Avant dernier titre, signé Chris Stamey. Hormis sa participation au 1er et très bon album des Db’s, je ne sais rien de sa carrière solo dont ce I want you est extrait. Une popsong très Mc Cartney période Ram je trouve. Sonne un peu bricolée, un peu explosée, étrange.

Pour fermer le ban, Tom Waits. Je suis rarement client de Monsieur Waits. Pas le style de musique qui me fait craquer ou alors à doses homéopathiques. Ici, la guitare acoustique remplace le piano pour une de ses complaintes donc il est coutumier. Mélancolie, blues, bref les ingrédients habituels qui font le quotidien de ce pianiste. Une belle manière de clôturer le disque.

Pour finir cette chronique, la pochette, extraite de photos probablement considérées comme pornographiques quand elles ont été prises (1895-1900) illustrant peu subtilement le concept I want you. Ces jeunes femmes (et le jeune homme) auraient été diablement surpris de se retrouver plus d’un siècle plus tard sur la couverture d’un produit de consommation courante..

Voilà, un disque qui sent bon l’amour de la musique rock, personnellement, j’y aurais glissé au moins le I want you des Beatles et le I want you to want me de Cheap Trick. J’aime le son des guitares, la production en général de ce disque, qui en font une œuvre une peu à contre courant de la musique formatée d’aujourd’hui mais qui fait tant de bien aux oreilles.

wantones.jpg



  1. Someday (You'll want me to want you)
  2. I want you (Kiss)
  3. I want you (Bob Dylan)
  4. I want you (Elvis Costello)
  5. I want you (Debbie Harry)
  6. I want you (The Mabuses)
  7. I want you (Christine Perfect)
  8. I want you (Laurie Markovitch)
  9. I want you (Christophe J.)
  10. I want you (Chris Stamey)
  11. I want you (Tom Waits)