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3 ans après l’inattendu succès d’à l’autre bout du monde, Emily Loizeau nous propose son second album studio, Pays sauvage., autre titre à connotation géographique donc, et passage sur une major dans la foulée.
Le 1er ne m’avait pas accroché plus que cela, la voix de la jeune femme, fluette, encore trop proche de l’enfance. Elle a ici nettement mûrit, pratique intensive de la scène oblige, mais je ne suis pas pour autant convaincu.
L’album, riche, touffu, offre des atmosphères assez disparates, il faut parfois la suivre dans les méandres de ce pays sauvage, aux contrées si différentes.
Dans ce grand bazar ou trouve de la world musique avec le titre d’ouverture, Pays sauvage, une belle réussite, captivante sans céder à la facilité, et de l’ambiance blues noir avec Fais battre ton tambour, ou, malgré les limites de sa voix dans ce type d’exercice, elle séduit tout de même.
Son ascendance franco-britannique lui autorise le passage de l’anglais au français, Tell me that you don’t cry aura son écho avec Dis moi que tu ne pleure pas aux couleurs africaines fièrement affichées, Thomas Fersen participe au duo bilingue The princess and the Toad, sur un titre qui s’intègre parfaitement dans le répertoire de l’un ou de l’autre. Perso je ne suis pas client.
Il y a un vrai chouette single, le seul ?, Sister, absolument imparable, aux parfums seventies prononcés, pop en diable, une comptine foutraque, La dernière pluie, special low fi et un joyeux bordel avec La femme à Barbe. On croise, aux détours des morceaux les Moriarty ou Herman Dune, Olivia Ruiz ou Jeanne Cherhal.
Cet un album original que nous délivre là Emily Loizeau, personnel, décalé, et souvent surprenant. Eclectisme de rigueur, arrangements subtils, entre violoncelle d’inspiration classique (Olivier Koundono oblige) comme sur Les songes et percussions affricaines tout sauf déjà entendus, et en définitive, ce voyage en pays sauvage finalement civilisé et très accueillant est un plaisir. Suivez Loizeau migrateur.
Tracklist
01. Pays Sauvage
02. Fais battre ton tambour
03. Tell me that you don’t cry
04. Sister
05. La dernière pluie
06. Songes
07. Coconut Madam
08. La femme à barbe
09. Princess and the Toad
10. Ma maison
11. In our dreams
12. Dis-moi que tu ne pleures pas
13. Le coeur d’un géant
14. La photographie
Un pianiste auteur compositeur interprete qui vous offre des chansons intimistes, 14 perles dans un bel écrin.
Emmanuel Weil écrit des chansons.
Vous me direz, ils sont nombreux dans ce cas.
Oui mais attention, lui il écrit de bonnes chansons, voir même de très bonnes chansons. Et là, il y a déjà moins de monde sur le créneau.
Ce sont des chansons douces, mélancoliques, très mélodieuses.
Alors son disque, il fait du bien. Un piano, une contrebasse, une batterie tout en balai et une voix caressante.
On pense parfois à Berger, pour le piano, même si Emmanuel est moins ouvertement « commercial », et pour la voix à un belge aujourd’hui oublié, Philippe Swann.
Son album se nomme De vous à moi, et justement, entre nous, la chanson éponyme est une des plus belles chansons que j’ai pu entendre depuis des lustres. Et le reste des titres à l’avenant.
L’album s’ouvre sur la chanson, il a plu sur nos têtes. Et tout de suite, l’ambiance qu’Emmanuel distillera tout le long de ses 14 titres s’installe et enchante.
Lentement, insensiblement, ses ritournelles font leur chemin, des textes simples et bien écrits, des orchestrations limpides, épurées servent parfaitement les chansons.
Une amie, qui l’a vu dernièrement sur scène était sous le charme, séduite tant parle personnage que par ses compositions.
Il suffirait d’un tout petit coup de pouce du destin, que la fée media daigne se pencher un peu sur lui, pour que démarre une belle carrière car le talent lui, est au rendez-vous.
Après La vie facile, voici que l'homme que décidément rien n'effraie, récidive avec un album live nommé Ballades de nulle-part, son petit dernier.
Alors que Fabrice (auteur, compositeur et interprète, Fabrice Collette, que vous pouvez découvrir plus en détail sur www.fabricecollette.com, m'avait déjà adressé lors de sa sortie son premier album, la vie facile, voici que l'homme, que décidément rien n'effraie, récidive avec un album live nommé Ballades de nulle-part, son petit dernier.
A ma gauche donc, l'homme et sa guitare, à ma droite un public (peu nombreux semble t'il) le tout pour un enregistrement d'une soirée. Ce qui, côté droit à l'erreur, réduit considérablement la marge de manoeuvre, il ne faut pas louper son coup, c'est pour la postérité.
Un livret reprennant toutes les paroles accompagne le CD, c'est assez rare pour être souligné, dans le cas d'une autoproduction, coût oblige.
Là je dis respect, Mr Collette ne se moque pas de l'auditeur.
Le site web, succint, présente : et le bonhomme et sa musique. il semble qu'il ne soit pas encore possible pour le moment de commander l'album (ou alors je n'ai pas trouvé comment)
Alors que l'album La vie facile était orchestré, ici, c'est donc un tête à tête avec une guitare/voix auquel nous sommes conviés, excepté Jeane comme toujours et Fiesta, au piano. Certains titres étaient déjà présent sur le précédent album mais la majeure partie est inédite.
Ce choix plus intimiste permet de mettre en avant les textes, des petites histoires du quotidien, croquées sur le vif, souvent mélancoliques, ou le temps qui passe a une belle part.
Mes gouts me portent plutôt vers une musique moins dépouillée, et La vie facile m'avait plus facilement séduit, par la diversité de ses ambiances que cet album, trop uniforme à mon goût, ou la richesse des mélodies est un peu gommée par ce traitement similaire. Mais c'est plus une défaillance de mes tympans qu'une réelle critique de ce choix artistique.
La prise de son est irréprochable, et ca n'a pas dû être une mince affaire, on a vraiment l'impression que Fabrice est face à vous, et que nous assistons nous même au concert. La voix est bien en avant, intelligible, permettant de comprendre parfaitement les textes.
Bref si vous n'étiez pas le 19 mars dernier à la fenêtre (et je sais de source sur que c'est le cas de certain(e)s d'entre vous, c'est la séance de rattrapage )
Le blues n’est pas vraiment une musique à la mode, peut être justement parce que indémodable.
Pour décider d’en sortir un, en français qui plus est, il faut avoir la passion chevillée au corps. C’est donc Fabrice Collette qui s’y colle, accompagné par quelques pointures du genre, dont entre autres, Patrick Verbeke, gage de qualité s’il en était besoin.
3ème opus pour Mister Collette, après un album acoustique et un live en version dépouillée également, il se dote ici avec Rouge et Blues, qui annonce bien la couleur, de moyens plus importants, orgue, piano, basse batterie et, est-il besoin de le préciser, guitares. Rien de révolutionnaire dans ce genre, les règles en sont écrites et codifiées depuis des lustres, c’est donc tout un défi que d’y glisser sa patte tout en n’en respectant la lettre.
Les tempi sont plutôt cool, voir slow, la voix, grave, chaude, posée, nous raconte des histoires d’amours déçus, de coups de blues, de solitude, entre crépuscule et aurore. Des titres comme le coquin Comme tu veux, pourrait enrichir la playlist de maintes radios généralistes, et est le single évident de l’album et la trompette Chet Bakerienne du blues des petits matins devrait séduire la gente féminine.
On s’imagine bien, à l’écoute tranquille de ce disque, être dans un bar, lumières tamisées, laissez le temps s’écouler en écoutant l’ami Fabrice nous conter ses déboires et ses espoirs. Un disque comme celui réconcilie avec la musique, un peu de calme, un sentiment de plénitude, d’agréable tristesse, un moment de relâchement et de détente, bref un album qui fait du bien.
A noter, et à saluer, la démarche commerciale audacieuse qui consiste à vous proposer de télécharger l’album, en totalité et en bonne qualité et de le lui commander ensuite si vous l’avez apprécié. J’espère que le pari qu’il aura tenté sera couronné de succès. Rendez vous sur cette page pour y lire le détail de la procédure
en attendant, fourrez vous cet album entre les oreilles, même si le blues n’est pas à priori votre tasse de thé, ou si vous en avez une idée préconçue, celui ci est une bonne entrée en matière.
Rouge et Blues
Dans le monde du rock and roll, rien n’est improbable, pas même la résurrection d’un groupe comme Foreigner, hit machine des années 80 qui, après 15 ans d’éclipse (pour ce qui est des sorties d’albums studio) refait surface.
Enfin, quand j’écris Foreigner, c’est un bien grand mot. Du groupe de départ ne reste que le leader Mick Jones. Hors Foreigner était aussi incarné la voix, caractéristique de Lou Gramm, parti fonder un groupe de rock chrétien !!
Qu’a cela ne tienne. Kelly Hansen est recruté, qui mérite l'oscar du Patrick Sébastien tant sa performance vocale est proche de l'originale, double parfait de Lou Gramm, histoire de conserver le son Foreigner. Et résultat ?
Un triple album composé de 13 titres inédits, d’un remix de leurs grands tubes et un DVD live. Le remix n’a de remix que le nom car la différence avec les originaux est, à mes oreilles en tout cas, imperceptible, mais cela fait toujours plaisir de réécouter ces vieux tubes. Mais quid de Can’t slow down le nouvel album ?
Contre toute attente (en tout cas contre la mienne) ce disque s’avère est un très bon cru. Respectant à la lettre le son Foreigner, rock mais pas trop agressif, avec ce qu’il faut de ballades efficaces, un zeste de synthé mais pas trop, tout les ingrédients sont là et la cuisine ne sent pas le réchauffé. Hormis Too late, déjà paru sur un précédent Best of, les autres sont inédits.
Can't slow down, qui ouvre l'album est un tube en puissance, un bon rock américain FM formaté pour cartonner en radio, le morceau suivant, In pieces, s'il calme un peu le jeu, conserve la même aisance mélodique et aurait pu être issu de Double Vision ou 4 sans que l'on puisse y trouver à redire. Comme When it comes to love enfonce le clou, on se dit là qu'on tient un sacré bon disque.
Je ne vais pas passer les 13 titres en revue, tous sont dans la même lignée et surtout de le même qualité et je placerais cet album en 3eme position dans la discographie de Foreigner (derrière le 1er, intouchable, et 4 et son usine à tubes), c'est dire leur incroyable retour.
Donc si en bon album de rock US typé FM ne vous fait pas peur, laissez vous tenter, ce disque est une heureuse surprise.
| Can't Slow Down | L'album Remix | Le DVD |
| 1. Can't Slow Down 2. In Pieces 3. When It Comes to Love 4. Living in a Dream 5. I Can't Give Up 6. Ready 7. Give Me a Sign 8. I'll Be Home Tonight 9. Too Late 10. Lonely 11. As Long As I Live 12. Angel Tonight 13. Fool For You Anyway |
1. Feels Like the First Time 2. Cold as Ice 3. Hot Blooded 4. Blue Morning, Blue Day 5. Double Vision 6. Dirty White Boy 7. Head Games 8. Jukebox Hero 9. Urgent 10. I Want to Know What Love Is |
1. Double Vision 2. Head Games 3. That Was Yesterday 4. Say You Will 5. Starrider 6. Feels Like the First Time 7. Urgent 8. Juke Box Hero 9. I Want To Know What Love Is 10. Hot Blooded |
Longtemps que je ne m'étais fendu d'une chronique pour un album, il fallait au moins le retout de Françoise Hardy sur le devant de la scène pour que je prenne la plume pour un peu plus que quelques lignes. Hasard du calendrier j'ai terminé il y a quelques jours son autobiographie, Le désespoir des singes ...et autres bagatelles ou elle se dépeint sans complaisance et ou je n'ai pas assez retrouvé à mon goût la délicate plume de l'auteur que je place parmi les plus inspirée quand il s'agit de chanson.
Nouvel album donc, La pluie sans parapluie, pour une chanteuse qui avait promis il y a lurette qu'elle ne ferait plus jamais de disques, craché juré.
Plutôt content qu'elle ait changé d'avis, ce petit dernier bénéficie d'une promo conséquente, et de critiques plutôt élogieuses dans l'ensemble, voici ma petite contribution à l'édifice avec un passage en revue des 13 titres qui compose l'opus.
Elle le clame à tout vent, ce qui la décide à chanter un titre c'est la qualité de la mélodie, elle y est très sensible dit-elle. Pour le morceau d'ouverture et premier single elle a donc fait appel à l'un des maîtres en la matière quand il veut s'en donner la peine, Calogero pour Noir sur blanc. Contrat rempli, sans génie mais avec efficacité, une petite ritournelle sympatoche, un texte très Hardy quoique co-signé par Patrick Loiseau, un produit d'appel qui assure et rassure.
Mieux le connaître, composé par Thierry Stremler est du Hardy ordinaire , une chanson en demi-teinte, plutôt lente, à la mélodie assez (trop) lisse, ça n'accroche pas. Champ d'honneur renoue la collaboration avec Alain Lubrano (il con-signe 4 titres cette fois), une popsong au tempo plutôt enlevé (pour elle), réminiscente d'un autre Alain, Chamfort, et qui tourne bien, pas du mythique mais un potentiel radio évident.
Le 4ème titre donne le sien à l'album, La pluie sans parapluie est initialement une compo d'une jeune allemande, Fouxi, que Lubrano fait écouter à Françoise qui accroche et, moyennant quelques substantielles modifications des paroles des couplets, adopte pour ce disque. Bon, en écoutant l'original, on comprend ce qui a attiré l'oreille, la similitude du timbre de voix et de l'interprétation ne laissait pas beaucoup de place à l'imagination cela ne pouvait que lui aller comme un gant, et de fait. c'est à un classique que nous avons à faire.
Les pas relance la machine pop, un titre que n'aurait pas renié Etienne Daho, les guitares carillonnent et emballé c'est pesé, un chouette titre de plus dans la balance.
Le temps de l'innocence n'a rien de spécial, mais permet de nous rappeler que cette élégance vocale,lui permet, même sur un titre somme toute moyen de titre son épingle du jeu.
Avec Je ne vous aime pas nous terminons la traversée du Lubrano et c'est en beauté, avec de superbes cordes, et ou sa voix, vraiment mise en avant tout le long de l'album prend tout sa profondeur.
Ben Christophers signe la délicate Esquives, il avait déjà travaillé avec Françoise sur Parenthèse, sa contribution ici, sans être majeure, ne détonne pas, piano et guitares acoustiques se partage le terrain.
La grande Sophie fait une remarquable contribution au disque avec un Mister ma foi fort réussi, jolie ligne mélodique et texte tout aussi bien tourné et qui pourrait bien mériter d'être le prochain single. Memory Divine est assez étonnant, le titre est en anglais, quoiqu'écrit par Jean-Louis Murat, et c'est le seul sur lequel elle pousse, un peu, la voix. Ceci dit, c'est une belle réussite et on se prend à rêver d'un album entier écrit par le prolifique auvergnat, à qui un tel défi ne ferait certainement pas peur.
Pascale Daniel, déjà collaboratrice sur Tant de belles choses signe les musiques des deux titres suivant, Un coeur éclaté ne m'éclate pas plus que cela, une piano voix sans grande imagination ou la mélodie n'est pas assez dessinée pour vraiment convaincre, L'autre côté du ciel, bénéficie d'un arrangement plus étoffé, et sans être envoutant, à ce petit quelque chose qui donne envie de le ré écouter et qui finit par emporter l'adhésion.
C'est à Arthur H que revient la tâche de clôturer cet ultime ? album. Les mots s'envolent seront ils le point final de la discographie de Françoise Hardy ? Un titre nostalgique qui s'éteint doucement, dans le lointain, comme un au revoir, pas un adieu.
au final, un album à l'image de son auteur, élégant, léger et grave à la fois, homogène, ce qui n'a pas toujours été le cas de ces albums, et qui, s'il demande un peu de temps pour se laisser apprécier pleinement fera certainement un long voyage en notre compagnie. Bref une pluie qui rafraîchit.
Il est temps maintenant, titre de l'album de Fred Jimenez, bien connu des services de police pour avoir sévit entre autres dans AS Dragon ou en compagnie de Jean Louis Murat, est l'exact titre qu'il fallait pour cet opus pop.
Il est temps pour le sieur Jimenez de sortir du relatif anonymat dans lequel sa position de bassiste de talent le confinait pour passer au 1er plan, exit les rôles de second couteau, à lui la tête d'affiche.
Il est temps également qu'un disque purement pop sixties made in France émerge de la bouillie sonore que nous propose les radios, pensant que seul le public féminin entre 12 et 14 ans à valeur de référence.
Il est temps également de s'affranchir du CD, qui va rejoindre sous peu les rouleaux de cire, K7 et autres regrettés vynils au cimetières des supports musicaux ayant bien servis leur cause. Dispo en téléchargement, et uniquement via le web pour l'obtenir sous sa forme physique (distributeur officiel, La Poste), il ne préfigure pas l'avenir de la musique, il en est le présent.
Et il est temps maintenant de parler du contenu du dit opus.
Deuxième tour ouvre le bal, 2'49 ou la basse ronfle et emporte tout juste comme il faut, ça sonne Bijou, pour ceux qui se rappellent les années 70, des woo woo woo, des guitares, des descentes de toms à la Keith Moon, bref, le décor est posé on y est, Popland, nous voilà !
C'est le printemps, second titre, est le premier single choisi. Un rythme marqué, un Fender Rhodes, des chœurs comme s'il en pleuvait, une mélodie efficace, un riff de trompettes à la Penny Lane, une sorte de Thierry Hazard plus pop et moins jerk, je lui souhaite le même succès, le clip ci-dessous devrait vous en convaincre.
Bon, je ne vais pas vous faire l'article (enfin si un peu quand même), tout est du même tabac. Des musiques qui donnent la pêchent, des textes sans prétention, à l'anglo saxonne quoi, une influence sixties/seventies totalement assumée avec un son d'aujourd'hui. Un disque qui fait plaisir, sourire, bref un disque estival, ça tombe bien, l'été arrive.
Et puis, tout de même, le morceau qui donne son titre à l'album, une superbe ballade ou le piano à la part belle, des tit tit tit à la Beatles sur Girl en ponctuation, une seule envie à la fin, il est temps de réecouter ce disque.
Et puisqu'il a pris le pari de faire l'impasse sur les modes de distribution classiques, Il est temps maintenant de l'aider à le gagner, c'est par ici que ça se passe.
L'album il est temps maintenant