Fredcaster

juillet 1, 2007 Temps de lecture: 2 minutes

Fredcaster

 

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Si le livre d'Orwell, la machine a remonter le temps vous dit quelque chose, cet album du groupe Fredcaster's devrait vous parler.

Fermez les yeux, vous y êtes, retour fin fifties, début sixties. Les Beatles n'ont pas encore tout emporté sur leur passage. Vous êtes devant un de ces motels style la série culte Happy days, au volant d'une chevrolet rose, vos santiag préférées tapant la mesure sur le dernier rock passant à la radio.

Imaginez Chuck Berry télescopant un boogie endiablé, Le swing s'acquoquinant au Rock and roll.

Voilà ou Fredcaster vous emmène.

5 musiciens vous téléportent 40 ans en arrière, avec cette musique qui vous fait monter des bouffées de jubilation.
PochetteCe premier CD 6 titres, en attendant l'album a pour nom American Roots. On ne peut pas plus être parlant comme titre. Une plongée dans l'amérique profonde, country, matinée de ce boogie/swing/blues jouissif, caractéristique de ces années là.

Le plus fort, c'est que ces 5 personnes sont plus proche de Pau que de Nashville. Du guitariste au batteur en passant par LA pianiste, des musiciens de haut niveau technique pour une musique qui paraît simple, jouée avec une efficacité redoutable.

Par contre, il y a fort a parier que votre voisin du dessous, à force de vous entendre marquer le tempo comme un forcené ne monte partager une bouteille de Jack Daniels avec vous.

Vous pourrez voir Fredcaster en concert au 7ème festival de Franch Country, qui aura lieu les 20, 21 et 22 août 2004 à Trévillers, petit village du Haut-Doubs.


Gatz Laurent - Meets in Chauzon

septembre 14, 2007 Temps de lecture: 5 minutes

Laurent Gatz

 

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Laurent Le cas du gars Gatz.
Laurent de son prénom, dont j’ai déjà évoqué dans ces pages l’intérêt que je lui portais vient de sortir un album hybride.
Hybride ? Kesaco ?
Simple c’est un album mi-live mi-studio, ou, pour être plus précis, live in the studio. De bons zicos, un bon ingénieur du son, one, two, three, quatre et c’est parti, sitôt joué, sitôt en boîte.

Pas de multiples réenregistrements, empilement de couches d’instruments, ça passe ou ça casse, à l’ancienne quoi.. Ici, évidemment, puisque j’en parle, ça passe.

Pour vous situer le bonhomme, la première influence qui me vient à l’idée c’est Michel Berger. Pas le mentor de France ou le génial compositeur de Starmania, non le Berger solo des premiers albums. Pas seulement parce que Laurent Gatz est également pianiste, mais parce que le timbre de voix, certaines inflexions vocales font irrésistiblement penser au pianiste à groupies.

Voilà pour la présentation, mais quid des 7 titres de l’album (le 8ème étant un titre enregistré at home, performance piano voix uniquement ).

Qui prend son temps en ouverture. Une guitare incisive sur une rythmique piano, et c’est parti. Ca groove grave, la basse bourdonne comme il faut, le titre emballe sec, un pur single d’enfer, quel bonheur que d’entendre des musiciens prendre leur pied à jouer ensemble. Le son est nickel, le mix impeccable, chaque instrument bien défini et à sa place dans le spectre sonore. Le son de la guitare, et ce sera une constante sur tout le disque est lumineux, mordant quand il faut, toujours inspiré. L’avantage d’un tel album, c’est que vous savez d’office ce que vous entendrez sur scène, et il devrait donc vous convaincre de courir le voir si d’aventure il passait par chez vous.

Le second titre, Baby Blues, est plus jazzy. Car j’avais oublié de vous préciser que le jazz nourri la pop de Monsieur Gatz, comme le rock nourrissait le Berger sus cité.
C’est le texte, humoristique, qui prend le pas ici sur la musique, près de 5’30, nous nous éloignons donc du format pop habituel, petit solo de guitare, le côté Live prend le dessus sur le côté studio.

Les titres 3 et 4, insatisfait éternel et les méchantes heures, sont sur un format plus mid-tempo, un son plus rock sur le 1er, avec une guitare plus agressive, plus musclée, plus de douceur mais aucune mièvrerie dans le second.

Le cinquième titre, je traîne, est second sommet de l’album, encore un morceau imparable, qui balance et envoie, doté d’une mélodie qui fait mouche. C’est clairement le Laurent Gatz que je préfère, quand il marie habilement la pop et sa jazz attitude pour des morceaux courts, concis et redoutablement efficace.

Agoradécadence, morceau le plus court de l’album, oscillant entre bossa et jazz séduit également, Recyclez moi, avant dernier titre, ayant à mes oreilles des réminiscences lointaines du Prince des villes de qui vous savez, peut être dû à ces ruptures rythmiques similaires.

L’album se clôt sur les voyages impossibles, piano voix accentuant la similitude avec Berger, avec une facilité mélodique certes moindre, mais tout aussi attachante. Pour les accros à ce style, sa voix , son myspace propose d’autres titres piano/voix tout aussi réussis.

Au final un album avec deux tubes et 6 bonnes chansons, à se demander ce qu’il nous fera quand il entrera en studio.

Pochette

 

  1. Qui prend son temps
  2. Baby blues
  3. Insatisfait éternel
  4. Les méchantes heures
  5. Je traîne
  6. Agoradecadence
  7. Recyclez moi
  8. Voyages impossibles

George Harrison - Let it Roll

juin 20, 2009 Temps de lecture: 5 minutes

Let it Roll

George Harrison

G_Harrison.jpgEt une compilation de plus d'un ex Beatles. Cette fois c'est George Harrison qui s'y colle, enfin sa femme et son fils.
Celle ci, intitulé Let it roll à la particularités de balayer l'intégralité de la carrière post Beatles, de Concert for Bangla Desh à l'album posthume Brainwashed. la précédente datant de 1976
19 titres au menu, dont 3 en live du fameux groupe des scarabés, issu du premier concert caritatif organisé par des musiciens, en l'occurence our le Bangla Desh, soit immédiatement après la séparation.
L'album, en sus d'un très belle photo noir et blanc en guise de pochette, ajoute un livre décrivant les chansons qui le compose.
Bon, comme toute compil recouvant une aussi longue période, on peut être déçu par les choix effectués, les morceaux retenus et ceux écartés. Autant de fans de George, autant de compil, mais là, quand même une interrogation
A qui est elle destinée ? 
Aux inconditionnels ?  raté, pas un inédit à se mettre sous l'oreille, et le remastering, réalisé par le fils de Georges Martin, n'apporte rien de plus, sachant que quasi tous les titres avaient déjà bénéficié d'un lifting.
alors au grand public ? L'ensemble des grands succès n'y figure pas et d'autres titres, purement annecdotiques, s'y trouvent.
Ou sont passés Not guilty, This song, Crackerbox palace  et You, ma favorite ? Si je comprends l'inclusion en masse de Bangla Desh pour permettre l'inclusion de 3 Beatlesseries et donc ratisser plus large, sachant par ailleurs que cela reste, commercialement parlant, son zénith - quoique le morceau éponyme manque à l'appel, l'album Brainwashed avec 3 titres me parait sur représenté. Surtout quand l'album 33&1/3 qui pour moi est parmi ses meilleurs ne place aucun morceau. Au total, sur les 11 albums solo post Fab four, 4 passent totalement à la trappe. Pour un disque censé balayer l'ensemble de la carrière, excusez du peu ! mad et bien entendu, aucun titre issu des Travellin Willburies, acceptable puisque Let it roll retrace son itinéraire solo.
Bref, si vous ne connaissez absolument rien à la carrière du guitariste soliste des Beatles, et son inimitable touché de slide, cette compilation, même mal gaulée comme elle l'est peut éventuellement servir d'introduction, et encore. Sinon voir ci-dessous.
Une remarque pour finir, nos excellentes majors ont encore eu l'idée phénoménale d'inclure un titre rare (Isn't it a pity version demo période Beatles probablement ) uniquement sur I'tunes. Et qui n'est pas dispo à l'unité. Donc ceux qui ont acheté le CD, s'ils souhaitent posséder ce titre doivent acheter une seconde fois tout l'album en digital. Si ce n'est pas de l'encouragement à pirater ça ..

Voici ma track list à moi de la compilation idéale du Quiet Beatles, en 19 titres, tout pareil, et en respectant l'ordre chronologique.
Let it roll n'y figurant pas, l'album s'appelle dorénavant Here comes the George smile

  1. My sweet Lord
  2. Isn't it a pity
  3. While my guitar gently weeps (live)
  4. Something (live)
  5. Here comes the sun (live)
  6. Give me love (give me peace on earth)
  7. You
  8. This song
  9. Crackerbox Palace
  10. Love Comes to Everyone
  11. Not Guilty
  12. Here Comes the Moon
  13. Blow Away
  14. All those years ago
  15. This is love
  16. Got my mind set on you
  17. When we was  fab
  18. Any road
  19. Marwa blues

J'ai fait l'impasse sur les albums Dark horse (et sacrifié Ding a Dong pour le coup) et Gone troppo (rien à sauver)
Et s'il fallait un inédit en bonus, j'essairerai de reprendre les bandes des albums de Splinter, en mixant George en avant. Pour les insultes, c'est dans la rubrique commentaires ci-dessous.

 


Gilliane Kim - Le point exact

juillet 4, 2007 Temps de lecture: 3 minutes

Gilliane Kim

 

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Pochette De la pop acoustique, combinant violon et guitares, composant un écrin pour la voix de Gilliane

Bon, hypothèse de travail. Vous avez 15 euros, vous aimez la chanson francophone et vous cherchez quel placement sur vous pourriez faire. Tout miser sur une nouvelle tête, soyons fou.
Je ne connais pas de meilleur façon actuelle de décrocher le jackpot et d’avoir un retour sur investissement immédiat que d’investir sur l’album de Gilliane Kim, le point exact.

Vous prenez la demoiselle en question, vous lui ajoutez un violoniste inspiré, un guitariste/compositeur qui ne l’est pas moins et un percussionniste. Vous constaterez que nous avons donc affaire à une formation à forte tendance acoustique.

Et puis, sur la page écouter, vous allez picorer quelques extraits en real audio. Une voix que je rapprocherais de celle de Jill Caplan. Le titre éponyme, Le point exact devrait vous convaincre dès les premiers accords que l’on a affaire là a du gros calibre. Chouette mélodie, guitare acoustique en avant, contre-chant de cordes léger rehaussant le tout. Une atmosphère plus qu’agréable, on se sent tout de suite bien avec Gilliane.

Pour être sur que ce n’est pas un coup de chance, un autre titre au hasard, les filles aux corps encore lisse : Bingo à nouveau. Moi, je me demande ce que foutent les maisons de disques, au lieu de pleurnicher sur le chiffre d’affaires qui fond comme neige au soleil et d’accuser les vilains pirates, elles feraient mieux d’aller dénicher des perles comme cette Gilliane.

Pas besoin de Starac. Elle a la voix, les chansons qui ne sont pas les inévitables reprises, et un look avenant (Voir la pochette sexy en diable). Les mélodies sont accrocheuses, pas besoin de la sur-exposer pour s’assurer que l’on tient là un bon filon.

La belle classifie sa musique comme de la pop acoustique. Si Carla Bruni a pu faire le carton que l’on sait, dans un registre plus intimiste, pas de raison que Gilliane Kim n’ait pas droit au même traitement de faveur. Toutes les chansons de l’album sont disponibles, soit en totalité soit en extrait sur le site, et je n’ai pas trouvé une seule faute de goût. Belle prise de son, belles chansons. Adopté a l’unanimité !
Allez, c'est bien partie pour être mon artiste du mois dans la Newsletter de décembre.


Gilliane Kim - Vertige

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 6 minutes

Gilliane Kim

 

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Gilliane Un second album est toujours un périlleux pari.
Le premier est souvent le best de la somme des chansons accumulées avant son enregistrement. Ensuite, s’ouvre l’inconnu, faire aussi bien, faire mieux.

C’est l’alternative devant laquelle se trouve Gilliane Kim, déjà chroniquée ici même pour le point exact, son premier opus datant de 2001.

5 ans plus tard, une foultitude de concerts à son actif, Vertige, la suite nous est offerte.
Fidèle à mon habitude, je vous propose une ballade pas à pas dans son univers, pour les pressés, un résumé succinct:
C’est tendance folk et c’est un putain de bel album à ne pas manquer.

Voilà, une fois ces choses posées, en route.

L’album s’ouvre avec Ici c’est le désert. Dans le précédent Ici l’espace était ma préférée. On change de paysage mais pas la beauté de celui-ci. Toujours dans une veine acoustique, percussions et guitares forment un parfait écrin à la voix aussi chaude et veloutée qu’à l’accoutumée. Une belle mélodie, et nous sommes plongés dans son univers, à noter que le son de l’album est superbe, chaque sonorité y est parfaitement dessinée, définie, du beau boulot.

Vertige, qui donne son nom à l’album, avec la voix qui d’un souffle, accompagnée d’un contre chant de cordes somptueux, nous propulse dans les hauteurs vertigineuses justement, une superbe réussite.

C’est le meilleur empire, choisi je crois pour être le single de l’album. Un couplet à mon avis trop proche de la mélodie d'un hit de Pagny. Le titre est plus enlevé, toujours acoustique mais emmené par une batterie qui pulse bien.

Les saisons de l’amour, doté d’arrangements plus étoffés, sans jamais nuire à la mélodie, sans surcharge, nous offre une nouvelle fois une chanson accrocheuse. Pas un de ces hits instantanés dont on se lasse si vite, non Gilliane demande qu’on l’apprivoise, qu’on la découvre, mais dès qu’on se laisse séduire, nous sommes conquis.

Vient une popsong aux parfums country, A tous les chercheurs d’or, petit bijou de chanson qui à tout pour convaincre un homme de radio intelligent du potentiel commercial de la belle.
Gilliane
Je suis venue te dire réaffirme au et fort que cet album est un enchaînement sans faute de goût, et que l’anonymat relatif auquel est confrontée la Kim est une aberration que cet album va corrigé.

Je suis une pierre poursuit la quête folk. Parmi ces influences revendiquées, Donovan, Yves Simon, Tim Buckley. Comme eux, elle allie les textes ciselés aux mélodies insidieusement charmeuses. Si Kim est une pierre, c’est du diamant qu’elle tient.

Sous le pas du chameau avec son rythme chaotique qui évoque parfaitement la démarche du dit animal, son arrière goût oriental, est un parfait single, original, avec un refrain imparable. Il démontre, en 3’16 toute la richesse et la palette d’émotions qu’a à sa disposition cette artiste et son équipe.

Après moulte hésitations, L’équilibre des choses est ce titre que j’ai finalement décidé de faire tourner sur mon radioblog. Hésitations car le nombre de titres accrocheurs qui auraient mérités cette mise en avant est conséquent. Alors pourquoi celui ci ? Les petits traits de guitares qui répondent à la voix, le texte, la voix, l’alliage réussi de l’équilibre de toutes ces choses.

Plaisir des plaisirs est le plus long des titres de l’album, à peine plus de 4 minutes mais comme c’est un plaisir que de l’écouter, il résume parfaitement ce que je pense de ce disque.

Pour clore cette jolie balade dans le monde de Kim, Ni plus ni moins, ou elle nous chante joliment, je ne suis que moi, simplement moi. Que demander de plus au vu du résultat.

Au final, un album rare, aux teintes un peu mélancoliques, laissant la part belle à l’acoustique et à la voix. Du folk haut de gamme, la belle trace son chemin lentement mais avec une redoutable efficacité. Un bel album aux sonorités folk, qui tient toutes les promesses du 1er, et même plus. Laissez le vertige vous envahir

PS :Elle tourne pas mal sur Paris, vous trouverez les infos de ces concerts sur son site.


Henri Salvador - Révérence

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 5 minutes

Henri Salvador

 

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henri_salvador_reverence.jpg Parier sur Monsieur Henri au début du XXIème siècle était plus qu’improbable. Allié à de jeunes talents, il produit pourtant l’un des plus beaux albums de ce début de siècle, Jardin d’hiver, un véritable bijou bossa nova. 2 ans plus tard, rebelote, avec Ma chère et tendre, toujours dans le même créneau, quoique avec un peu moins de réussite, il y signait cette fois la plus part des compositions.

Voilà donc qu’à l’aube de ces 90 ans, il complète la trilogie par Révérence, allusion à sa décision d’arrêter la scène, ce que l’on comprend aisément.

Ce nouvel album reprend donc les choses ou Ma chère et tendre les avait laissé, 11 des 13 titres portant la signature musicale du maître des lieux, Ray Charles et Carlos Jobim complétant la série.

Produit au ¾ par Jacques Morelenbaum, l’arrangeur de bossa nova référent, enregistré au Brésil, Salvador revisite d’anciennes compositions, comme la célèbre Mon île, dont la légende dit qu’elle aurait influencé la naissance de ce style de musique ou nous propose de nouveaux morceaux toujours dans ce style plein de douceur.

Malgré son âge, sa voix de crooner reste étonnamment belle, chaude, et, si elle a perdu en souplesse, il a bien réussi à le dissimuler.

Deux titres dénotent un peu, une compo co-signée Eddy Mitchell, reprise également par ce dernier sur non nouvel album Jambalaya, sur un rythme jazzy plus enlevé, porté par des cuivres envahissant, montre les limites de l’exercice.
Idem pour la reprise d’Allelouia, I love her so, dans un registre moins cool que le reste de l’album.

Pour le reste, le tout s’écoute plus qu’agréablement, les orchestrations sont somptueuses, les cordes font un tapis moelleux à la voix qui prend alors toute sa plénitude. Un bémol néanmoins, les compos sont assez fades en elle-même, pas ici de chef d’œuvre à la Jardin d’hiver, si l’interprète Henri Salvador stupéfie par sa capacité à nous enchanter malgré son âge canonique, le créateur s’essouffle rapidement. Avec cette voix et ces arrangements, il pourrait bien chanter n’importe quoi, il nous séduirait tout de même, mais que ce soit avec l’hommage à Françoise Sagan Mourir à Honfleur on son duo avec Caetano Veloso, le tout manque d’une efficacité certaine, d’une force mélodique que possédait jardin d’hiver et dans une moindre mesure Ma chère et tendre. Seule Mon île, premier single extrait, quasi 50 ans au compteur, allie la fraîcheur et le charme.

Côté textes, l'amour toujours l'amour, et un certain optimisme, bien en phase avec le personnage.

En souhaitant à Monsieur Henri de nous offrir une suite aussi délectable, et que ce dernier album ne soit pas le dernier, ne boudons tout de même pas notre plaisir, toute cette douceur est tout de même un chouette cadeau. Le froid va arriver, posez le disque sur la platine, tamisez les lumières, serrez vous sous la couette, et laissez vous aller. Le Brésil n’est pas si loin, à portée de voix.


  1. La Vie C'Est La Vie
  2. Mourir A Honfleur
  3. Dans Mon Île
  4. Cherche La Rose (duo avec Caetano Veloso)
  5. L'Amour Se Trouve Au Coin De La Rue
  6. Tu Sais Je Vais T'Aimer
  7. J'Aurais Aimé
  8. Italie
  9. D'Abord
  10. Les Amours Qu'On Délaisse
  11. Alleluia ! Je L'Ai Dans La Peau
  12. Les Dernières Hirondelles
  13. Tu Sais Je Vais T'Aimer (duo avec Gilberto Gil)

 


Jack in the box

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 5 minutes

Jack in the box

 

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Pochette La page d'accueil du site internet de Jack in the Box indique clairement qu'il faut laisser les harmonies vocales et les guitares façon feu de camp à l'entrée, ça devrait ramoner les tympans.

Le site: http://www.jackinthebox.fr :

* L'idée étant de vendre le tout nouvel album sorti en mai 2003, difficile de passer à coté de l'annonce
* Un menu et un graphisme général qui démontre une réelle volonté d'esthétisme sur le site.
* La page musiciens indique 2 batteurs !! peu courant ça.
* Page présentation, le groupe a de la bouteille. Si après une période aussi longue, relativement rare pour un groupe francophone, ce trio est toujours ensemble, on peut au moins s'attendre à une belle unité de son.

Musique :

J'ai téléchargé 5 titres : les 3 extraits de l'album Matrice, le morceau qui donne le nom au groupe (et qui devrait être représentatif de celui-ci je suppose) et "Ecoute le meilleur".

- Ecoute le meilleur
Ce dernier est bien moins Hard que je ne m'y attendais. Même pas du tout hard. Un rythme de batterie plutot aéré, une basse en solo, bien présente, une voix de chanteur très tendance hard (AC-DC) bref un mariage improbable, avec nombres de changement rythmique limite progressif s'il y avait eu un peu de clavier.

Bon les mecs savent jouer, y a pas photo, on se lance pas la dedans comme dans le punk. Par contre l'extrait s'interrompe brutalement à 2mn39. Un fade eut été plus propre si vous ne souhaitiez pas mettre le morceau dans son intégralité.

- Jack in the box
Presque du funk. Ou j'ai rien compris à la page d'accueil du site ou alors le groupe a subi une étrange mutation. Les guitares sont là, mais c'est la basse qui domine les débats. La voix est moins arrachée, on l'attend vraiment plus dans un domaine hurleur à la Led Zep, harmonies vocales (comme quoi j'aurais pas du douter au début). Bon ce n'est pas dans la dentelle mais ça sonne sacrément bien pour de la maquette. Des noix comme ça, j'en mangerais bien tous les jours. Sincèrement, ce type de musique ne m'excite pas du tout, mais ca, c'est une affaire de goût, c'est indéniablement très bien réalisé, mais ça tourne assez vite a l'esbrouffe technique à mon sens. D'ailleurs, je ne sais même pas ce que le texte peut bien raconter.

Passons aux extraits de l'album :
- Elle a
Au premier abord, ça m'étonnerais que ce soit une reprise de France Gall
Bon alors là, il y a bien adéquation entre la page d'accueil et la zic. On est dans le rock. l'extrait est court, mais c'est un style tout à fait différent des extraits précédents. Guitares plombées, basse qui pompe comme une malade et le chanteur qui se libère enfin. Plus proche de ce que je peux apprécier. Trop court pour savoir si le reste ne tombe pas dans le travers de Jack in the box (le morceau).

- Wholo lotta love
Un clavier (si si) en avant, basse et voix à l'honneur. Ca lorgne toujours plus du coté du hard que de la fusion. Un genre plus classique. Ca tient la route, ça sonne mais, peut être est-ce du à la compression plus importante que sur Jack in the box, on sent moins de patate dans le son, il est plus fin, moins gras.

- Eclats de verre
Ca déménage mais en 40 secondes on a pas trop le temps de juger du truc. Par contre, quitte a promouvoir l'album, la compression en 128 plutot que 64 me parait importante. Les différences de son entre les morceaux proposés qui utilisent l'un ou l'autre format est flagrante.

Voila :

Il n'y a pas la de compos qui m'aient tourneboulé. Dans le genre mes références sont Rainbow par exemple, qui alliait virtuosité ET mélodie. Mais clairement les musiciens de JITB ne sont pas des manchots. Ca assure grave la dedans. Pour les amateurs de ce style, c'est surement un groupe qui vaut le détour. Amis musiciens, il y a la de quoi vous étonner les oreilles, mais dans ce style de musique, c'est surement sur scène que ca prend tout son ampleur.

Ceci dit, a 3, ils en font un boucan )