JJ Cale - Roll on

février 7, 2009 Temps de lecture: 3 minutes

Roll on

JJ Cale

JJ-Cale-Roll-on-recto.jpgUn nouvel album de JJ Cale, ca reste un évènement, surtout avec la participation d'Eric Clapton (déjà réuni sur tout un disque en 2006, Road to Escondido). Un des maitres de la guitare, 70 ans aux fraises, ça impose le respect. J'appelle donc le fiston, apprenti guitariste, et pose le Cd dans la platine.
Ca démarre avec Who knew. Un beat jazzy, ou JJ Cale scat (si si, vous avez bien lu), la guitare est releguée à l'arrière plan. La voix est toujours là, qui permet de se raccrocher à un truc connu. Au final le morceau est  agréable mais surprenant, enfin de sa part. Que dire du second. Former me fait plus penser à Paole Conte qu'au créateur de Cocaïne. Foin de guitare, piano en ryhmique, au secours on nous l'a changé, rendez nous le JJ Cale que je connaissais et appréciais ! Celui de  5 ou Shades ?
Fiston se marre et regagne sa chambre, mal lui en prend, Where the sun don't shine reprend les ingrédients habituels et la guitare magique sort enfin du bois. Et à partir de là, on retrouve ce mix blues country rock qui fait la marque de fabrique de la légende. Down to Memphis pourrait être sorti n'importe quand ces 30 dernières années, le banjo de Strange days nous renvoie au premier album, Naturally. Cherry street nous fait taper du pied et hocher la tête, Oh Mary ressemble à un remake d' Oh Carol de Chuck Berry et c'est un plaisir. Le titre avec Clapton, Roll on,  tient ses promesses, oh, rien de révolutionnaire mais une bonne dose de blues rock derrière les oreilles, du style dont on redemande toujours. Bring down the curtain ferme la marche, en espérant que ce ne soit pas un titre prémonitoire.
Au final, passé les deux premiers titres totalement hors propos, JJ Cale nous délivre encore un album attachant, peut être même son meilleur album,  ou la guitare et son style si particulier donc merveilles. A noter que l'ensemble des instruments et la prise de son ont été réalisé par le maitre quasi en solitaire.JJ-Cale-Roll-on-verso.jpg
Son âge - et lui même - laissent à penser que ce pourrait être son dernier album, mais on a vu des Salvador en prendre pour 20 ans de plus avec le succès que l'on connait, c'est tout le mal que l'on peut souhaiter à l'ermite de Tulsa

  1. Who knew
  2. Former me
  3. Where the sun don't shine
  4. Down to Memphis
  5. Strange days
  6. Cherry street
  7. Fonda Lin
  8. Leaving in the morning
  9. Oh Mary
  10. Old friend
  11. Roll on
  12. Bring down the curtain

Kundalini Primale - Chansons pour se pendre

juillet 1, 2007 Temps de lecture: 3 minutes

Kundalini Primale

 

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Pochette Chansons pour se pendre, Le premier album autoproduit de Kundalini Primale

Il y des noms de groupe qui n'évoquent rien quand à la musique qu'ils portent. Et a lire le nom de Kundalini Primale, difficile de se faire une idée de se que l'on va trouver derrière.

La page d'accueil du site donne la couleur, pop-rock. Ce vocable recouvrant a peu près tous les agencements de sons que vous puissiez imaginer, les KP (ils sont deux, mari et femme) ont eu l'excellente idée de mettre leur 1er album, "Chansons pour se pendre" en ligne (on y trouve aussi les morceaux déjà réalisés du second).

Au vu du titre de l'album, il eu été légitime de s'attendre à du noir de chez noir. Du déprimant, du neurasthénique. Même pas !

Les deux composantes de ce duo se partage les vocaux, monsieur se chargeant de toute la partie écriture.

C'est madame qui ouvre le bal, une voix prenante, stylée, une mélodie envoutante, ou le piano prédomine un texte bien troussé, la voix de monsieur la rejoint en cours de route, c'est bingo tout de suite. Bien plus pres de la pop que du rock, une réussite incontestable.

Alors bien sur, on veut en connaitre plus, le second aborde un style plus enlevé, plus facile, tout en restant de bon niveau. Les morceaux s'enchaînent ensuite, avec pour ma part une nette préférence pour ceux ou la voix de Blandine se fait entendre.

Et puis on arrive sur le titre nommé l'explorateur du roi (et là, sur le cul le Phil). Une intro somptueuse, classieuse, très William Sheller, du grand titre chanté par Stéphane (mais on lui pardonne ). L'influence classique se fait sentir. un sens certain de l'orchestration, de la mise en place, la talent quoi.

Le reste de l'album, même s'il s'élève moins haut, est bien au dessus des productions habituels. Globalement un des albums auto-produits que j'ai préféré.

Les premiers morceaux disponibles du premier album laissent entrevoir une même continuité, une vrai style, une patte Kundalini Primale, même si je trouve les titres un poil moins accrocheur mélodiquement. L'instrumental le siège de Castelnaud, doté d'un guitariste flamboyant extérieur au duo laisse envisager une belle évolution.

Reste à savoir pourquoi l'album, lumineux, porte ce titre. Peut-être plus un reflet des états d'âmes des artistes que de l'album. A suivre avec intérêt en tout cas !


Laurent Dutrey - Dernières nouvelles

juillet 1, 2007 Temps de lecture: 3 minutes

Laurent Dutrey

 

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Pochette Second album de Laurent Dutrey qui récidive son 1er coup de maître. Pop à tous les étages, mélodies addictives, c'est signé succès !

Son 1er album, Radical Paradis était truffé de tubes potentiels (Thomas Clarence, Soit il ainsi, Je respire, Nos rêves à fleurs …) qui n’en furent jamais, la faute aux médias, certainement pas de la sienne, lui qui avait mis tout son talent pour réaliser totalement seul ce petit bijou de pop.
Et ces jours ci, l’homme récidive et nous donne ces Dernières Nouvelles, un album 12 titres avec la même foutue classe qui le place d’office en haut de mon top album !

Coulis de guitares nappé de claviers discrets, un mille-feuilles de voix parsemé de mélodies qui ne vous lâcheront plus, c’est la recette du chef.
Et quelle recette !

L’album ouvre le feu avec Dedans dehors, si cette voix, haut perchée, délicate, sur cette douce rythmique acoustique ne vous ensorcelle pas, vous n’êtes pas humain ;o)

Le titre suivant, qui donne son nom à l’album fini de vous achever, le refrain ne devrait plus vous lâcher avant longtemps.
La pluie de la nuit a tout du single imparable, très Beatles (un synthé très Fool on the hill) et au théâtre de ma fenêtre étant fait du même métal, je vous laisse deviner la suite.

Dans le monde de l’autoproduction, il n’y a pas tant d’artistes qui me scotchent vraiment. Beaucoup de talents, de bonnes chansons, mais Laurent Dutrey est de ceux qui ont un univers qui leur est propre, un compositeur hors pair et capable de nous pondre les orchestrations qui vont bien.

S’il vous faut des références, Obispo/Goldman sont dans la droite ligne du travail de ce bonhomme là.

Pochette
Tous les titres sont en extraits sur le site :
1) Dedans dehors
2) Dernières nouvelles
3) La pluie de la nuit
4) Au théatre de ma fenêtre
5) Les bottes de géant
6) Au travers des volets
7) L'hiver
8) Je ne vois que moi
9) En plein vent
10) La vie des hommes
11) On verra demain
12) Les jeunes filles


Laurent Dutrey - L'être transparent

août 19, 2008 Temps de lecture: 10 minutes

L'être transparent

Un petit medley pour vous mettre en appétit et vous faire découvrir l'album le temps de lire cette chronique.

Dutrey_single_villes.jpg

En cette rentrée 2008 Laurent Dutrey nous revient avec un 3ème album sous son nom. Entre temps, un intermède avec Cosmic Latency nous aura permis de patienter un peu. 4 ans déjà depuis le précédent, le temps a paru long.
L'être transparent nom du nouvel opus, est dans la droite ligne de ses glorieux aînés, Radical Paradis et Dernières nouvelles, soit, si vous ne  connaissez rien de lui, une pop francophone qui claque fièrement au vent, une voix haut perché aisément identifiable, des arpèges de guitares qui nous éclaboussent, et un sens rare de la mélodie qui fait mouche. Bref la panoplie complète du pop singer de charme et qui fait de lui l'une des valeurs sures de Sucrepop.

L'album s'ouvre sur le 1er single, Les villes sous la mer, sorti déjà depuis quelques semaines sur myspace, en teasing. Petit riff mémorable, la voix qui décolle et c'est parti. A peine le temps d'apprécier le couplet que déjà le refrain vous embarque vers les sommets, tubesque en diable. Si Laurent n'a pas changé de direction, le son lui c'est un peu "durcit" si tant est que ce terme puisse être employé pour sa musique. Mettons que deux doigts de rock se sont glissés dans sa pop. La collaboration avec Eric Parmantier, de Malin Plaisir, qui a assuré les parties de batterie et quelques lignes de basse y est probablement pour quelque chose. Ce premier titre est signé pour le texte par Stéphane Libert, vieux complice, mais j'observe que plus le temps passe et plus Laurent assume ses propres paroles puisque plus de la moitié des chansons sont cette fois signées de sa plume alors qu'aucune ne l'était sur le premier album et deux seulement sur le second. dutrey_header1.jpg

Le morceau suivant donne son titre au disque  L'être transparent, sur un texte au blues affirmé, je ne suis qu'une ombre, je glisse dans les airs comme un fantôme, Laurent a collé une de ces mélodies dont il a le secret et nous colle en prime un superbe solo de guitare. L’influence Beatles, dont il est souvent question quand on parle pop n’est pas si évidente. Dutrey sonne France, même si bien entendu la musique Anglo-saxonne est la source de son inspiration, il a su l’adapter à ses propres racines.

 Si rien ne dure poursuit la quête du single parfait. Le morceau est plus rentre-dedans, plus énergique dans sa réalisation et devrait fournir aux radios une autre bonne raison de le diffuser en boucle. Lointaine voisine, hymne lunaire est la quintessence de ce qu’est Laurent Dutrey. Quelques arpèges de guitares, un rythme tranquille et une mélodie de haute volée, stupéfiante d’aisance et de facilité. Ca coule tout seul entre les oreilles, ça colle aux tympans,  Si pour vous faire une idée de la classe de ce bonhomme vous n’écoutez qu’un titre, c’est par celui ci qu’il faut commencer. Retour à un rock pop fougueux avec Dans la fumée, 5ème titre et 5ème réussite. Le refrain est un bijou addictif, à écouter à fond dans les embouteillages.

 Il y avait déjà eu une Suzy sur le 1er album, La voix de Suzanne continue la saga. Pour moi, le titre le plus faible de ce disque. Pas un mauvais morceau, à se demander si Laurent écrit de médiocres chansons, juste un ton en dessous de la quinte flush qu’il nous a servi en ouverture. Ou la vie commence relance la machine,  popsong tournoyante avec ses guitares cristallines et ses harmonies vocales éthérées, pour ouvrir la voie à un morceau tendance hard-rock, si, si, hard-rock, je maintiens. Pas vraiment un terrain ou l’on attendait Laurent Dutrey. Et c’est une heureuse surprise. Bon, évidemment, pas de chanteur hurleur à la Ronnie James Dio, mais ce Dernier homme montre une direction rock FM à l’américaine, solo du guitare héros inclus qui fait plaisir à entendre. Journey ou Def Leppard  étant parmi ces influences reconnues, il s’aventure avec talent dans ce style, prélude à de nouvelles aventures ?

 dutrey_header.jpgSur le fil renoue avec sa patte « classique » tout en conservant quelques guitares saturées. Mais qui nous l’a énervé notre Laurent ? En tout cas cette énergie lui va parfaitement au teint, puisqu’il na pas laissé en chemin sa capacité à nous émouvoir par de belles mélodies. Un titre déjà dispo depuis un bail, La pluie de Liverpool marie à merveille l’Angleterre et la France, clin d’œil aux Beatles  (avec une guitare réminiscente de Georges Harisson) et à Charles Trenet. Un petit côté nostalgique à la Voulzy indéniable référence francophone dans ce style musical. L’album se clôt avec un bonus track (bonus par rapport à quoi ?), Le nageur, illuminé par de la steel guitare jouée par Urbain Lambert,  l’un des plus beaux titres de cet Etre transparent.

 Voilà 11 titres et c’est déjà terminé (les deux précédents en contenait 12, je suis en manque). Laurent Dutrey a remis en jeu sa couronne de meilleur songwriter pop autoproduit, et  la conserve haut la main. Si les deux albums précédents vous avaient conquis, cette chronique était  inutile, nul doute que vous allez acheter ce 3ème, si vous le découvrez, vous ne serez pas déçu. Cette année 2008 est riche en beaux disques puisque ceux que je considère, dans des styles différents mais toujours sous forte influence pop, comme les plus talentueux, j’ai nommé Meek, Malin Plaisir et Laurent Dutrey ont tous un nouvel album réussi. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, je vous propose de les retrouver en concert dès la rentrée, le 4 octobre pour Meek, le 15 novembre pour Malin Plaisir et Laurent Dutrey sur une scène commune au Studio Raspail dans le cadre des concerts Sucrepop and Friends. Plus d’infos prochainement sur Sucrepop.

 Le site de Laurent Dutrey
Son myspace
Son label Keby and Co
La boutique pour acheter ses albums

dutrey.jpg
01 - Les villes sous la mer
02 - L'être transparent
03 - Si rien ne dure
04 - Lointaine voisine
05 - Dans la fumée
06 - La voix de Suzanne
07 - Où la vie commence
08 - Le dernier homme
09 - Sur le fil
10 - La pluie de Liverpool
11 - Le nageur

Laurent Voulzy -La 7ème vague

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 9 minutes

Laurent Voulzy

 

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cdseptiemevague.jpg Un album de tubes revisités par notre Lolo national avec le talent qu'on lui connaît. un album à déguster en bord de mer et que l'ou oubliera sitôt les vacances terminées.

Coupant cours brutalement à l’habitude de sortir un album tous les 10 ans, voici qu’à la moitié du chemin, L’ami Voulzy, l’un sinon le plus talentueux de nos compositeurs français, se fait une petite récréation en nous proposant un album de reprises.

Elles sont nombreuses nos rock-star à s’être livré à un moment ou à un autre a cet exercice. Pour souffler un peu, pour terminer un contrat avec une maison de disque ou par plaisir.

Les choix opérés sont toujours un éclairage intéressant sur les influences du compositeur, la manière de les traiter respectueusement ou en se les réappropriant totalement également.

Lolo s’y colle donc avec rien moins que 19 titres et un battage médiatique impressionnant, nous présentant notre bande son de l’été. La liste des titres retenus étant impressionnante, c’est avec un intérêt non dissimulé que je me suis attelé à l’écoute de la 7eme vague, que je m’en vais vous faire découvrir pas à pas.

Do you wanna dance, en ouverture sur un fond sonore de vague (récurent tout le long de l’album). Vieille scie des fifties, reprise un nombre incalculable de fois, ma version préféré à ce jour était celle, sur-excitée comme d’hab des Ramones. Le tempo latin utilisé par Lolo, style qui restera constant tout le long de l’album, ce qui n’est pas pour me déplaire, n’apporte rien de neuf, c’est doux et agréable, certes, mais assez passe partout.

C’est un titre de notre BB nationale (celle des sixties) qui suit. Bon, a priori, La madrague, ne fait pas partie des titres impérissables pour moi, mais , pour une ambiance vacances, l’atmosphère est posée, et je me laisse bercer doucement.

Avec Oh Lori, initialement des Alessi Brother on approche des tubes en or massif dont il semble difficile de faire oublier l’original. Et de fait, quoique très sympathique, cette version est une relecture somme toute assez fidèle. Ceci dit, réentendre une telle mélodie interprétée avec talent est toujours un réel plaisir.

Dans le même ordre d’idée, La reprise de Smooth Operator de la sublime Sade n’innove pas non plus. Mais coté compil d’été, je l’avoue, c’est carton plein, je suis près à m’injecter des titres revisités ainsi quand il veut.

Le chef d’œuvre des Korgis, everybody’s got to learn sometime est traité de manière bien plus personnel, et ça fait mouche, évidemment. De toutes façons, avec un telle mélodie, comment se planter. Pas de grosse prise de risque pour le choix des titres, c’est certain, mais putain que c’est bon .

Et on enchaîne sur un autre méga tube, premier duo de l’album, avec une demoiselle Corrs. All i have to do is dream. Alors évidemment, les voix se marient aussi bien qu’on pouvait l’espérer, ça respire la joie de vivre, les sixties tel que l’on peut les fantasmer. Un solo de guitare (pas si courant chez le Voulzy), pas le grand frisson, mais comment se retenir de chanter en choeur avec eux ?

Passer sur du Yves Montand après est un peu audacieux. Un titre énorme en son temps, revisité avec balais et rappel des pizzicatos d’origine. Etonnament, le titre se fond bien avec les autres et sent bon aussi les ballades entres copains.

Après , Il attaque du lourd ? Une monument de Mc Cartney, here there and everywhere. Meek (www.meekintheweb.com) en avait déjà fait une cover similaire, remplie d’harmonies vocales, un vrai mille feuille. Et là, plein cœur, il s’en sort comme un chef. Bien sur, difficile de se rater sur un tel truc, mais là pour vous donner une idée, vous avez les Beach Boys chantant les Beatles. Alors évidemment ca le fait grave. 2’30 magiques.

Encore un de mes titres favoris ensuite, du sous estimé Gilbert O’ Sullivan, auteur d’une poignée de popsongs royales. Clair est une copie quasi carbone mais rien d’étonnant à cette reprise, j’ai toujours pensé que leur deux univers était très proche.

Le 1er single de l’album, Dernier Baiser, est la parfaite expression de la raison d’être de l’album. Chagrin d’amour estival, romantisme, fleur bleue. Le parfait slow qui tue au camping des flots bleus. En fait , septième vague n’est que la version album de Rock Collection.

L’ami Souchon, l’inséparable, rejoint son compère pour imiter un fameux duo, Simon and Garfunkel. A mon sens, ca ne fonctionne pas car pour le coup, c’est limite karaoke, vraiment trop comme son illustre aînée.

Toujours en duo (avec la fille de Nana Mouskouri ??) une reprise d’un méga hit des Carpenters. Bien fait, indéniablement, jolie carte de visite pour Lenou (le nom de la miss en question) mais pas de quoi non plus réveiller un mort, ou simplement dresser les poils des bras.

A suivre, le 1er titre que je ne connaissais absolument pas avant, le piano de la plage. Donc pour moi, quasiment un original de Laurent. Un petit rythme jazzy retro, un peu à la Karin Reddinger, mais un poil plus marqué. Agréable, sans être à tomber. Mais dieu, que j’aime la manière qu’a le Voulzy de studio de revisité des rythmes bossa/jazzy. Tout à fait l’univers que j’aime, et qui ne fait que confirmé que, comme pléthore d’autres, j’adorerais bosser un titre avec lui.

Et comme le titre suivant est exactement dans cette optique (Atrud Gilberto, the shadow of your smile) je fonds aussi sec.

Pour le titre suivant, un instant d’incompréhension. Un tube ordinaire (the captain of her heart), traité de manière quasi similaire à l’original, absolument aucun intérêt, si ce n’est de réécouter une jolie chanson, évidemment.

Piochant dans le répertoire des tubes, Il nous en sort un Hugues Auffray des familles, le 1000 fois entendu Santiano, et ma foi, en ralentissant le morceau, il le transforme , à défaut de le transcender, de fort belle manière.

Et pour prouver son éclectisme (mais par la même aussi, son manque de curiosité), le Lolo nous enchaîne le tube colonie de vacances sus-cité sur un titre des Doors, Light my fire. Et plutôt qu’exhumer un titre moins connu dans le magnifique répertoire de ces géants, c’est leur plus gros tube qui est passé à la moulinette latine, avec au passage, un chouette jeu de guitares acoustiques.

Et pour finir cette pantagruélique récréation, LV succombe au morceau caché, qui n’est plus une surprise pour personne, et qui fait ch… tout le monde puisque il faut se fader 3’ de blanc pour l’entendre. Heureusement, divine surprise, cette reprise de Duel au soleil d’Etienne Daho, tout en finesse et en émotion retenue clos superbement l’album.
Au final, un album très agréable à écouter, parfait pour les vacances, dont il ne restera rien ensuite, une récréation en somme, mais avait il promis autre chose ?

On peut regretter un choix fort peu original, presque tous les titres présents ici ont été d’énormes tubes dans leur version première. Autant reprendre ces titres lors de concerts aurait été bienvenu, autant là on à l’impression d’un album totalement dispensable

D’un autre côté, ne crachons pas dans la soupe, c’est un vrai best of que nous offre là notre Lolo. Et comme des albums comme celui-ci, c’est simple à faire, pour le prochain, je me permets de lui conseiller les Eagles, América, Chicago, Wings Abba , Queen ...


Le chameau

juillet 4, 2007 Temps de lecture: 2 minutes

Le chameau

 

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Pochette Un chameau a 3 bosses pour des chansons a textes sur des airs galopants.

Le chameau. Drôle de nom pour un drôle de groupe.
Bien que connaissant mes goûts un peu lointain du style de musique pratiqué par cet animal, Aurélien, manager en chef, a décidé néanmoins de m'envoyer leur tout nouvel et premier album.

Le chameau, c'est 3 personnes, un frère une soeur et un cousin. C'est surtout une quinzaine de chansons aux textes décalés, sur des musiques qui m'évoquent l'univers des Frères Jacques, ou Brassens par moment (peut-être cette rythmique sautillante).
On oscille entre folk-song et chansons humoritiques. Côté orchestration, on reste dans le basique, guitare sèche en bandoulière, et les voix qui s'échangent, se chevauchent, se courrent après. Le tout est très bien mis en place, et le son est nickel.C'est clairement les textes qui ici, se taillent la part du lion. Un univers peuplé de personnages farfelus, d'histoires abracamarrantes. Quelques morceaux sont en écoute sur leur site Le chameau. Je suppose que, sur scène, ces morceaux prennent une autre ampleur, le groupe semble tourner régulièrement, vous devriez les trouver sur votre chemin à un moment ou un autre.

Ce n'est clairement pas ma planète musicale, mais Le Chameau a une vraie filiation avec la chanson française des troubadours, la chanson d'humour, de vraies valeurs traditionnnelles, presque folklorique. Un sentiment de fraîcheur indéniable, d'innocence se dégage à l'écoute de l'album. On sent un vrai boulot, et une joie communicative qui prend probablement racine dans les racines familiales de la bande.

En passant, parce que c'est important aussi, la pochette est bien jolie, et est en parfaite adéquation avec le contenu, et les textes sont fournis.


LEO - Alpacas Orgling

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 4 minutes

LEO

 

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bleuleo.jpg Si les 3 lettres du groupe LEO vous évoque quelque chose, vous êtes fin prêt pour la chronique qui suit.

Hors donc, il était une fois un groupe nommé ELO pour Electric Light Orchestra, collectionneur de tubes dans les années 75-80 , drivé par un mentor, Jeff Lynne, auteur-compositeur-arrangeur-multi instrumentiste et chanteur. Le groupe se saborde dans l’indifférence générale en 1986. Un album 15 ans plus tard, puis de nouveau silence radio.

En 2006, le dénommé William James McAuley III, plus connu sous le nom de Bleu, décide, en s’alliant a d’illustres comparses du monde de la pop (issus de Jellyfish, Papa Fritas entre autres) qu’il était temps pour le monde d’entendre un nouvel album d’ELO.
Pour ne pas surcharger de boulot le sieur Jeff Lynne, devenu producteur en vogue, il décide de tout faire lui-même.

Voici donc un ovni nommé Alpacas Orgling qui reprend les choses ou Lynne les avaient laissé en 1977.
L’idée est donc d’écrire des morceaux originaux à la manière de.
Les Rutles (alias les Monthy Python) avaient en leur temps opéré de même pour les Beatles, mais en laissant deviner dans leurs propres morceaux le titre qui les avaient inspirés.

Ici, foin du comique, c’est du sérieux, faire du ELO sans ELO. Et après écoute de l’album, je reste mitigé.
Côté production et son, c’est à tomber de réalisme. On est en pleine période A New World Record - Out of the blue. Tous les tics, les gimmick , les rythmes de batteries, tout donne l’impression d’écouter des chutes de studio. Bon, il manque la voix de Jeff, certes, mais c’est remarquablement réussi, particulièrement quand on sait que les musiciens ont essentiellement travaillés à distance par le net (comme un Sucrepop de votre connaissance ;o)

Néanmoins, un truc manque cruellement pour que l’illusion soit parfaite. Les petits gars ont oublié d’écrire les mélodies. Tout ici est honnête, sans plus. Pas de hit mémorable, pas de titres à chanter sous la douche, bref, la forme mais pas le fond.

Dommage d’avoir mis tout ce talent, tout ce travail et d’avoir omis ce qui était quand même la caractéristique majeure d’ELO, des bons titres.

L’album est du coup le parfait Canada Dry, la couleur, le goût, le son, mais ca n’est pas l’original, juste un ersatz.
Bien sur Distracted ou Goodbye innocence sont écoutables mais ne tiennent pas la comparaison, c’était pourtant l’ambition affichée.

Alpacas_ORgling.jpg

1. Overture
2. Goodbye Innocence
3. Ya Had Me Goin'
4. Distracted
5. Make Me
6. The Ol' College Try
7. Nothin' Will Ever Change
8. Don't Let It Go
9. Private Line
10. Sukaz Are Born Every Minute