Combien de temps que je n 'ai pas écouté un Little Bob ? 25 ans ? 30 ans ? Pour les non quadragénaires, il faut se rappeler de qui était (est) Little Bob avec ou sans sa Story. Eternel second couteau dans la lignée des groupes rock and roll made in France, il a longtemps représenté l'ultime rempart, le dernier défenseur d'un rock and blues pouvant rivaliser avec les plus grands, de l'autre côté de la manche ou de l'océan Atlantique, le dernier phare.
Alors bien sur Téléphone ou Trust (ne me parlez pas d'Indochine, je parle de rock ici). Eux ont eu le succès commercial et critique, Roberto Piazza n'a eu que le second, et encore, pas longtemps. vite oublié, il n'en continue pas moins à écumer les scènes du monde entier, et si tout change autour de nous, lui, inamovible, poursuit sa sainte mission, tel Sisyphe poussant son rocher, Little Bon pousse son rock, ad vitam eternaem.
Donc, un nouvel album Time to blast. Pour moi, il avait pris sa retraite, un rapide coup d'oeil sur sa discographie m'indique qu'il n'en est rien et qu'il est toujours sur le pont .
Sans surprise, le petit taureau dans l'arène rock and roll balance la sauce. Les guitares riffent à tout va, piano et orgue sont parfois de la partie, à la manière d'un Springsteen, rock, blues, boogie, toute la panoplie du parfait petit rocker est déployé. Gros son, côté réalisation, ca assure grave, côté voix, peut être un peu moins rapeuse qu'auparavant, mais il s'arrache sans problème. Et bien sur la même problématique sur les compos, problématique qui l'aura poursuivit toute sa carrière, pas l'ombre d'un truc radiophonique à se mettre sous les oreilles. Bon, de toutes façons, les amateurs de ce type de zic n'attendent pas de voir débouler Little Bob chez Drucker, mais quand même, un petit titre sifflotable, ça aurait de la gueule. Nombreux sotn ceux qui ont démontré que l'on pouvait allier racines rock blues et efficacité, et j'aurais bien aimé, qu'en un chouette pied de nez, Little Bob cartonne aujourd'hui.
Si vous aimiez Little Bob, vous pouvez y aller les yeux fermés. Si vous attendez le prochain Stones avec impatience, Time to blast lui sera supérieur.
C'est du rock petit, du vrai 100% pur jus.
Une artiste originale, une femme-enfant couche ses cauchemars sur des comptines pop.
C'est une histoire belge...
Mais pas l'histoire d'un mec, l'histoire d'une girl qui, tombée dans une marmite de potion musique quand elle était petite, et depuis ne pouvait faire autrement qu'assembler bruits, samples, accoupler des 0 et des 1 sonores pour en faire de la pate à chansons.
Parce qu'a plusieurs on est plus fort que seule, Lunabee s'entoura d'autres olibrius issus d'une marmite similaire et vogue la galère.Et la galère finit par flotter sur des flots bleus pour finalement jetter l'ancre près de nos oreilles.
Hors donc, prenez garde aux flots bleus est une expérience ou une voix de femme-enfant (reminiscente parfois de Clemence Lhomme, remember Blues Trottoir ?) nous compte des histoires qui elles ne sont pas pour les enfants.
Entre naïveté et perversions, humour noir et univers sombre, Lunabee nous propose des textes ou l'on torture les petits chats, ou les rats mangent amants et amis, ou elle vous met, gentiment, un peu de sel sur vos plaies, avant de vous enterrer vivant.
Lunabee se propose également de se faire anthropophage par amour, et je ne vous raconte pas la ballade lors de la promenade au Zoo.
Le tout chanté sur des musiques beaucoup moins sombres entre simplicité pop et recherche expérimentale, bref Lunabee et ses comparses sont un tantinet fêlés du bocal et nous propose un univers très personnel, une vraie identité originale, loin des produits manufacturés et formatés.
Ce refus de la facilité n'empeche pas les tubesques Les Rats ou m'a préféré Un petit peu de vous squatter les tympans sans relâche. L'univers de Lunabee est tres imagé, certains titres sont presque des scénarios et plus qu'un clip, j'imagine déjà les courts - métrages possibles.
Au final, Lunabee propose un monde cruel sur des mélodies pop ou le second degré est omniprésent. Si le sucré-salé, le doux-acide vous attirent habituellement, vous ne manquerez pas de craquer pour l'abeille lunaire.
Les titres de l'album :
1. Apocalypse
2. Le remords au frigidaire
3. Les rats
4. Quand maman n'est pas là
5. L'ordinateur
6. Transfert
7. Poupée de chair
8. Coeur brisé
9. Un petit peu
10. Faim de toi
11. Léo
12. Le lion des mers du sud
13. Ce matin
14. Margot au zoo
15. Manèges
Hors donc, un peu plus d'un an après la compil N°1, chroniquée ici, Lyberty.org, le portail des promotion des autoproduits frappe à nouveau avec la number Two. Même principe, une foultitude groupes s'inscrivent sur leur forum, un jury sélectionne 14 groupes/artistes, le 15eme, dans la plus pure tradition staracadémicienne est ratrappé par les bretelles via la vote du public, pour les non retenus, rendez-vous compil N°3.
Comme précédemment, Les p'tits gars (and girls ?) de Lyberty soignent les internautes, en sus de la compil, un beau boulot de présentation des artistes est fourni à partir de fichiers html. Et puis cette fois, une pochette qui ressemble à une pochette.
Comme précédemment, je m'en vais donc passer en revue les 15 heureux élus, et comme précédemment, je vais faire des mécontents vu que certains de ses choix ne me paraitront probablement pas pertinent, je rappelle donc, à toutes fins utiles, que mes commentaires n'engagent que moi, ne sont que le reflet de mes propres gouts et que quand je n'aime pas un morceau cela ne signifie pas qu'il est mauvais mais qu'à moi il ne parle pas. Je sais les égos chatouilleux de certains d'ou ce préambule précautionneux.
Allez, fouette cocher !
C'est donc Autour d'elle et son Une tonne d'homme qui lance la compil. Mur de guitares à la Ramones pour une des popsongs les plus rafraichissantes que j'ai pu entendre depuis des lustres. Ca vous rentre dans la tête sans plus en sortir, un potentiel radiophonique évident, un texte qui a tout pour faire parler de lui, et la voix de la jeune femme dans le pont est un pur délice. La basse pousse au cul et je dis merci à Lyberty de m'avoir dénicher ceux là qui finiront dans la prochaine newsletter de Sucrepop. A suivre, Pixel avec Rockets, duo qui oeuvre aussi dans une pop saturée (en tout cas ce titre) Texte moitié anglais, moitié français, un morceau très mélodique également, ultra court, à peine 1'30 et tout est dit. second titre, seconde réussite, bravo aux membres du jury
Coïncidence, après le morceau le plus court, le plus long, signé David Law and the Arkitekts, Road again. toujours rock et énergie, moins pop, plus élaboré, c'est bourrée d'énergie, la guitare solo s'en donne à coeur joie, des ambiances différentes, qui, parfois, m'ont rappelé Ange sans l'emphase de Christian Decamps voir King Crimson, rien que ça, dans le final, donc un petite côté progressif rock pas désagréable.
Dust river balance un rock d'inspiration plus classique. Permanent Crisis, est le titre de leur EP et du morceau proposé sur la compil. Un arpège de guitare, une voix un peu voilée, un solo de 6 cordes saignant, le tout est prometteur et à tout le moins attachant.
Klervia qui suit a déjà été évoqué dans ces pages. Et de tout le bien que j'en pensais à l'époque, je ne retire pas une virgule. Une voix à coller la chair de poule, des compos frémissantes d'intensité, le Our song présenté ici n'est que la partie emmergée de l'ceberg. Un album est annoncé pour 2009, restez en ligne.
Si j'ai bien tout compris du titre de Amanyth, le pseudo de Cedric Bachellez, il a pris sur un site que je découvre à l'occasion, cahsmusic.org , la voix de Kristin Hersh (ex Throwing Muses) qu'elle met gracieusement à disposition, et il a bati une orchestration dessus. Du coup, j'ai écouté quelques uns de ces collègues qui on fait la même chose avec le même morceau. Et bien le Cedric ne s'en sort pas mal, même si, pour le coup, ce n'est pas une de ces compos qui figure sur la compil. En tout cas je trouve le principe plus qu'attractif.
Xavier Duca et son caillou est la première incursion de cette compil dans la chanson française. Et ma foi, jolie plume qu'a l'animal. Une belle description d'une demoiselle au coeur d'artichaud, une mélodie addictive, ça sonne, ça accroche, et en 3', la Xavier donen envie d'en découvrir plus sur lui.

Kandid est déjà à un niveau un poil au dessus côté autoproduction. travaillant avec quelques pros, un album, des tournées, bref il avance. Sa place du mort est efficace, entre pop sautillante et chanson folk.
Opiium (avec deux I) nous entraine vers un peu d'orient avant de laisser la place au gros son, Guitares lourdes, flirtant avec le hard, un chanteur habité, Kandahar charme par sa puissance contenue, la force derrière Opiium est perceptible. Si le reste de leurs titres est du même tabac ...
Le duo sauvé par le public, c'est Deux gars. Il a bie nfait le public, il eut été dommage de passer à côté de cette popsong, un peu cheap côté son, mais accrocheuse, même si le gimmick sur les prénoms fait long feu, l'idée est sympa. Et puis avec une tonne d'homme, c'est le titre qui m'a le plus rapidement séduit.
The Brimms commence son Hawaï avec un son quasi eigthies avant de subitement passer au punk hard core, pour retourner vers un parfum reggae. Un gimmick de choeurs imparable, une voix lead réminiscente de Bowie, cette alternance de chaud et froid, loin de décontenancer fait tout le sel du morceau. Ca dépote et ca fait du bien.
La gente féminine est peu représentée dans cette compil, Sans Elle est l'une des rares à avoir été sélectionnée Sacrée voix, très pure, des accents de Kate Bush par moment, une musique moins immédiate que celles de ces petits camarades de compil, mais craquante néanmoins. Superbe réalisation, l'autoproduction prouve chaque jour un peu plus qu'elle peut faire la nique à n'importe quelle Major. Un peu trop passe partout à mon goût, écouter d'autres titres permettrait d'affiner mon jugement .
Alors évidemment, j'écris qu'il y a peu de filles, et le duo qui suit Trash aka L est composé de deux demoiselles. Entre electro et rock, elles ce sont déjà fait un petit nom, ce titre à une influence Rita Mitsouko prononcée, Catherine Ringer l'aurait chanté qu'elle faisait un carton, c'est tout le mal que je souhaite aux deux belles.
J'ai déjà parlé d'Anthony Fletcher sur Sucrepop pour chacun de ces deux albums. Preuve que le mec m'interesse. Il a le chic pour écrire de ces chansons qui l'air de rien se loge dans un coin de votre tête, l'extrait de son dernier disque, Aquagym est une excellente introduction à son univers pop coloré.
C'est donc Thierry Cadet qui ferme le ban. Chaque fois que j'entends un titre de lui, et il est plutôt actif sur la scène autoproduite, je suis sous le charme. Ce morceau n'échappe pas à la règle, et pourtant je m'aperçois que finalement je ne connais pas ces albums, erreur qu'il va falloir que je répare.
Voilà, 15 titres pour un minuscule aperçu de ce qu'est la scène de l'autoproduction aujourd'hui. Contrairement à la précédente compilation, cette fois le jury de Lyberty à réalisé le sans faute.
Mon seul bémol, s'il faut pinailler, serait sur la compo basée sur la voix de Kristin Hersh, qui est de ce fait un peu hors jeu, nonobstant la qualité de l'orchestration de Amanyth.
Certains ici ont déjà acquis une petite notoriété et un statut semi professionnel, puisse cette compil leur apporter encore un peu plus de visibilité, et que les autres empruntent la même route;
Pour finir, cette compilation eut été payante que cela n'aurait rien eu de scandaleux, la qualité des artistes, la diversité des styles tout en préservant une unité le justifiant. Et pourtant c'est gratuit. Alors on dit merci à Mr Lyberty pour avoir eu cette idée et l'avoir mise en pratique, merci aux artistes d"avoir joué le jeu, et vivement la N°3
Téléchargez la compil N°2
Téléchargez la compil N°1
3ème du nom donc, la nouvelle compilation du site Lyberty, qui comme le printemps nous revient chaque année à peu près à cette époque. J'en rappelle le principe aux petits nouveaux, les groupes / artistes s'inscrivent sur le site en question, proposent un de leur titres et un jury composé d'on ne sait trop qui, membre de Lyberty ou autre, fais son marché parmi les prétendants, un 15ème est lui qualifié par le vote du public, en gros celui qui sait le mieux mobiliser ses copains ou qui en a le plus.
Bon, les règles sont claires, rien à redire et la qualité des 2 premiers opus, toujours dispo, Compil 2008, Compil 2009 , éclectiques au possible sont là pour en témoigner.
Ce 3ème volet ne propose pas de pochette
et persiste à ne pas uniformiser les morceaux présentés. Taux d'encodage différent, tel que fourni par les groupes je suppose, tags d'origine voir pas de tags, bref même "défauts" que précédemment, dommage, c'est peu de chose et accentuerait l'impression de professionnalisme qui se dégage du beau boulot de présentation avec dans le package téléchargé un mini site web, une page de présentation pour chacun des heureux élus et un player flash pour en profiter de suite. Nickel !
Avant le passage en revue des 15 fouteurs de bruits un double carton rouge . Hey les p'tits girls & boys de Lyberty, la parité, vous en faites quoi ?
Pas une fille sur les 15 candidats ? Pas une n'a trouvé grâce à vos yeux ? J'ai eu certes l'impression, peut être totalement infondée, qu'il y avait moins de participant cette fois à votre tombola, mais tout de même, zéro fille !!!
2 ème coup de gueule, sur les 15 sélectionnés, 3 étaient dans vos précédentes compils. Copinages ? Ou alors vous jugez légitiment qu'ils ont plus de talents que la centaine bien sonnée d'artistes qui frappent à votre porte et qu'il méritent d'être une seconde fois mis à l'honneur. Pour moi, j'aurais plutôt pris l'option prix Goncourt, on ne peut gagner qu'une fois, mais c'est vous les patrons hein ! Ppour nos amis lecteur, je précise que je n'ai pas postulé pour faire partie de cette compil - les deux fois précédentes si - et que c'est donc tout à fait objectivement que je donne mon avis.
Let's go pour un passage en revue de ce que vous pourrez trouver cette fois pour désaltérer vos tympans
Alec ouvre le bal. Un quatuor rock, bien rock même, le titre proposé, Saigne, est accrocheur, le gimmick de guitare est sympa, le tout est bien emballé, tendance Luke par exemple, c'est plein d'énergie, doit cartonner sur scène et ça se réécoute avec plaisir. Bon, certes, rien d'excessivement original, mais l'originalité en rock, je m'en cogne, c'est pas ça qui me branche. Chant en français.
Amanyth à choisi l'anglais pur s'exprimer. Malgré le pseudo champignonesque, rien de psychédélique dans ce Corridor. Tirant un poil sur la progressive, claviers nettement prédominant, un morceau qui me plait bien, aux ambiances variées (en plus de 7' il y a le temps), très anglo-saxon dans l'approche, incluant un solo de guitare presque Floydien. Adopté. L'un des 3 déjà présent dans une compil précédente.

Ayas Pantin nous change d'univers, direction la chanson française. La notice Lyberty indique style Funk Soul Disco, le webmaster à du abuser de la bibine car Partir à l'ouest proposé ici est d'obédience folk et ce que j'ai pu écouter sur le myspace du monsieur semble confirmer cette direction. Si Kent, Myckey D, bref voyez le style, sont votre tasse de thé, vous trouverez un réel intérêt à ce trio
Bertrand Priouzaux était également présent dans l'une des autres compils. Je n'ai rien contre lui, Sursis, son morceau est très honorable rien à redire, ça tourne bien, efficace avec quelques guitares bien senties. La boucle de batterie a tendance à m'agacer un peu, mais rien de bien méchant. Mais sa seconde sélection, au détriment d'un autre illustre inconnu du coup, m'énerve. Il n'y peut rien, n'y est pour rien, moi non plus.
High hopes nous ramène vers le bruit, enfin le rock, que nous avions quitté depuis le premier morceau. Gros son de guitares, très nord américain dans l'idée je trouve, type les canadiens de Nickelback par exemple, ou Pearl Jam. Ca cogne sévère mais en gardant une touche mélodique intéressante. The show nous en met plein les oreilles en 5'30 quand même, le pop addict que je suis pour qui dépasser la barrière des 3'30 est une hérésie ne s'est même pas ennuyé c'est dire. Ce trio serait ricain, il serait dans les charts. Faut changer de continent les gars, il y a le potentiel.
Le groupe suivant se nomme Hors la loi. Soit. Rien dans ce que j'ai pu écouter ne démontre qu'ils pourraient être dangereux. ni même hors des clous. Dans la forêt noire m'évoque un Christian Decamps (Remember Ange période Emile Jacotey) moderne. Petite comptine bien foutue, la mélodie est sympa, l'orchestration surprenante et intelligente.
Jenny in cage nous renvoie vers les guitares. Quoique clairement du côté rock de la force, le son est plus léché, moins brut que chez High Hopes par exemple. Mais le titre ne m'accroche pas plus que cela. Il n'est pas mauvais loin de là, rien à redire sur sa réalisation, le chanteur touche sa bille et les zicos itou mais, ce n'est pas un titre que je choisirais pour mettre en avant mon groupe sur une compil, pas assez différenciant.

Autant le format pop est souvent duo, autant le rock emprunte souvent la voie du trio, les marseillais de Jostle s'y conforment. J'avais déjà parlé d'eux en janvier 2008, à l'époque officiait une fille à la batterie. Superficial confirme ce que j'écrivais sur eux il y a deux ans, avec, en tout cas sur ce titre, le côté seventies moins prégnant mais toujours une efficacité mélodique remarquable. Le titre aurait peut être gagné en concision, mais c'est surement mon côté versatile qui s'exprime.
Kitoslev traîne sur la toile depuis un bail. Chanson française mâtinée de reggae ou de world music c'est leur définition, qui, ma foi, correspond bien à ce que je connais d'eux. Ils tricotent une musique plutôt optimiste et enjouée, je ne suis pas plus client que ça mais ça le fait néanmoins.
Macadam bazar ou le grand fourre tout musical, mais pas le grand n'importe quoi. Finalement, une similitude de démarche avec le groupe précédent je trouve. Un côté festif mêlant chanson française et influences musicales diverses, le titre Bon voyage illustrant parfaitement cette diversité, entre rock et orient.
Namasté. Allez, s'il faut un tube sur cette compil, c'est eux qui l'ont, un titre groovy au refrain imparable, L'absurde à le potentiel commercial le plus évident et pourrait faire les beaux jours de la bande F.M. Histoire de vérifier que ce titre n'est pas un coup de bol, j'ai été faire un tour sur leur myspace. Vous y trouverez une cover originale de What a wonderful world, et d'autres de leurs compos - Girl ou Sorcière de l'amour par exemple - qui font également montrent d'une vraie identité. A suivre de près.

Allons y pour du blues, grande première sur une compil Lyberty si je ne m'abuse. Et belle réussite avec No (c'est quoi ce pseudo ?). Absolument impossible pour moi de ne pas penser au grand Gary Moore en écoutant le Paris-Chicago offert ici. Et comme j'adore le Gary, devinez ce que je pense de ce titre. Un superbe touché de guitare, une voix avec assez de bleu sur les cordes vocales pour rendre crédible le tout, je suis fan de chez fan. Paul Personne n'a qu'à bien se tenir, un sérieux concurrent vient empiéter sur ses plates bandes de french bluesman. Allez une autre du même tonneau.
Une musique un peu plus froide incarnée par Redlight. Crash system control, la carte de visite présentée ici accroche bien, le refrain se loge dans votre cerveau sans coup férir, ceci dit vue l'insistante répétition de celui ci tout le long des 5'08 du morceau c'est bien le moins. Un côté Bowie parfois je trouve, qui donne envie d'en connaître un peu plus du groupe, ce qui est bien le principe d'une telle compilation.
Rosemary's baby est le groupe qui a été rattrapé par les bretelles par les votes du public. Un rock sec et nerveux, je n'accroche pas trop sur la voix du chanteur, mais les goûts et les couleurs, on sait ce qu'il en est, les guitares sont en avant et le groupe n'a pas à rougir de la concurrence anglo saxonne, Ana ou le faussement calme One of Them sur leur myspace sont toutes aussi efficaces.

La compil se clôt avec Xavier Duca et le second single potentiel de cette compilation N°3, Niagara falls, texte et musique, joue gagnant. Option chanson française, refrain addictif, petite chanson plus que sympa et qui pourrait rafler la mise pour peu que quelqu'un d'un peu curieux du côté des radio / télé se penche sur son cas.
Voilà, fin de la ballade découverte. Au final, une fois de plus pas de déchet sur ces 15 artistes qui prouvent si besoin était, la belle santé de l'autoproduction, au moins artistiquement, sinon commercialement. Fidèles à leur credo, les Lyberty continuent dans l'éclectisme à tout crin, et hormis les réserves que j'émettais en début de cet article, la qualité est bien au rendez-vous. Rendez vous même endroit même date l'année prochaine ,c'est tout le mal que je leur souhaite.
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6 ans après avoir laissé sa panoplie au vestiaire, notre super héros - M - fait son comeback avec Mister Mystère, 4ème album studio sous ce pseudo. Après le mega carton effectué par Qui de nous deux ? et la tournée triomphale qui a suivi, - M - avait rangé son costume au placard, retour à « l’ordinaire » Mathieu Chedid pour jouer avec / derrière les copains copines, notamment Vanessa Paradis pour Divinidylle.
Comme, durant ces 6 ans, l’industrie musicale a entamé sa longue agonie, - M - a mis les plats dans les grands pour motiver ces admirateurs à ne pas pirater l’album. Luxueux coffret couplant CD et DVD, et beau livret, le CD permettant d’accéder à un site web ouvrant la porte à 4 titres supplémentaires, plus des démos et goodies divers, une chasse au trésor, bref un vrai effort pour convaincre l’auditeur lambda d’investir, effort à saluer, exemple à suivre.
Le DVD reprend chaque titre de Mister Mystère et l’accompagne de quelques images tournées par notre héros. Pas de quoi rendre jaloux Tarantino, plutôt anecdotique, mais sympa dans la démarche.
Bon, c’est pas tout ça, mais quid de l’album ? Perso, - M -jusquà maintenant, je n’étais pas convaincu, son timbre de voix, haut perché, ne me séduit pas et donc bof. Comme ses compos ne me branchaient la plupart du temps, pas plus que cela, l’engouement autour de lui me laissait dubitatif. Certes guitariste doué, arrangeur inspiré mais bof (je l’ai déjà dit ?
) Et puis, le dernier album avec Miss Paradis suivi du live de la tournée m’avait presque convaincu que je faisais fausse route, le single teasing paru avant les vacances, Le roi des ombres me laissait même espérer un grand disque, une popsong bien balancée sur un clip accrocheur réalisé par Juliette Deschamps, tous les ingrédients étaient réunis pour que je prête une oreille attentive à la galette lors de sa parution.
Et vous savez quoi ?
Bof ! ![]()
13 titres sur le CD plus les 4 via l’opendisc. Et je reste sur ma faim. Un poil plus rock, ou moins funk que son opus précédent, des guitares qui sonnent, aux rythmiques acrobatiques, mais les compos !! ou elles sont les compos ? Enfin les mélodies !
Hormis le sus cité Le roi des ombres et l'africain Amssetou rien qui accroche mes tympans. Foin de tubes. Et pourtant je l’ai écouté ce disque, 5 ou 6 fois, pour être sur de ne pas passé à côté d’un truc, espérant qu’un déclic se produirait. Rien, nada, que dalle, que tchi ! Il a beau avoir convoqué toute la famille (Joseph, Anna, Louis, Andrée, Emilie), Brigitte Fontaine pour une bonne partie des paroles (mention très bien à la dame au passage), l’album ne décolle pas.
Un exemple, il reprend un titre de son père. Sur l’ensemble des chefs d’œuvre mélodiques qu’a écrit celui-ci, et il n’a que l’embarras du choix tant il y en a, le fiston nous reprend, dans une version quasi copie carbone, et donc inutile, Hold up, l’un des titres ou la mélodie est quasi absente.
Alors peut être que l’album aura un succès égal au précédent, parce que le bonhomme est indéniablement sympathique, qu'il a tout un univers intéressant, , et que je n’y comprends définitivement rien.
Mais je reste persuadé que le talent de Mathieu Chedid s’exprime mieux au service des autres qu’au sien. En tant que réalisateur, il magnifie l’artiste pour lequel il travaille, mais son talent de compositeur pop n’est définitivement pas son point fort. Dit - M -, ca ne te dirais rien de produire Sucrepop ? ![]()
La track list de l'album Mister Mystère
Les bonus de Lettre à Tanagra
Rien à voir avec le fils Chedid, Madame Aime est un projet initié par Tania Bruna-Rosso et Cécile Togni en compagnie du Journal Madame Figaro, le concept étant d'inviter 14 actrices à interprèter une version d'une chanson d'amour. Sachant que Bertrand Burgalat et Philippe Uminski étaient aux manettes pour les arrangements et la réalisation, ma curiosité était titillée. Mes connaissances cinéphiles étant nettement plus réduites que les musicales, hormis quelques pointures qui font partie du gotha du cinéma, type Nathalie Baye, Emmanuelle Beart , Valerie Lemercier et autre Silvie Testud, certaines me sont totalement inconnues, tant de nom que de visage.
Si j'en crois les vidéos interviews du site dédié, les chansons n'ont pas été choisi par leurs interprètes mais leur ont été proposé. Tous les titres repris ici sont en français, et moi qui suis client de covers bien foutues, c'est avec délice que je me suis plongé dans l'album. On peut supposer que si cet opus fonctionne, la recette sera déclinée version hommes par exemple. Les majors du disque sont à la recherche d'idées et ce type de partenariat / sponsoring ne peut que leur être profitable.
Allez revue de détails:
C'est Joana Preiss qui ouvre le feu avec une reprise du célébrissime Vertige de l'amour de Bashung. Je n'ai pas l'ombre d'une idée de qui est cette demoiselle, sa version est politiquement correcte, sur un tempo similaire à l'original, piano bastringue en prime, un peu de flonflons et un peu de cuivres la-dessus, l'intro laissait présager plus d'audace. Côté voix, elle s'en tire honorablement pour quelqu'un dont ce n'est pas le métier. Elle ne fait pas oublier l'original, loin de là, mais ça passe.
Rachida Brakni (qui ?) s'empare de l'unique tube de Patrick Coutin, J'aime regarder les filles pour en faire une version féminine, J'aime regarder les mecs. Hormis le clin d'oeil coquin du texte qui gagne en sensualité ce qu'il perd en testostérone, pas de surprise majeure dans l'orchestration, une version plus ramassée, plus compact que l'originale et qui est bienvenue, un zeste de Light My fire des Doors en arrière plan. Vocalement, ça le fait, la demoiselle s'en sort haut la main.
Virginie Ledoyen nous déterre le premier tube de Niagara, L'amour à la plage dans une version quasi soul. Autant la version initiale me sortait par les yeux, autant là, ça accroche, une voix de vraie chanteuse, un sax incisif, les
choeurs masculins horripilants auraient été complètement virés comme dans le second couplet , qu'on tenait là une excellente version.
Pour premier single, c'est Emma de Caunes qui a été désigné avec une version rock (papa oblige) des Histoires d'A des Rita Mitsouko. Bon elle y met l'énergie qu'il faut, l'envie est là, évidemment, comparée à Catherine Ringer, la voix parait fluette, particulièrement quand elle tente d'y insuffler un côté rocailleux rock and roll. Mais à l'arrache, ça passe.
Le 5ème titre, est interprété par Cécile Cassel, Le coeur au bout des doigts est de Jacqueline Taïeb. Je n'avais jamais entendu ce titre auparavant, donc pas de comparaison possible. Une chose est certaine, je ne connais rien d'elle en tant qu'actrice, mais côté chant, elle assure sans problème, nous ne sommes pas là face à un actrice qui chante mais à une vraie chanteuse. Une vocation vient de naitre ?
Mélanie Laurent reprend bu Barbara avec Du bout des lèvres. Un timbre un peu voilé, Carla like, elle envoie bien elle aussi, le titre démarre lentement pour augmenter en vitesse et en intensité au fil du temps et c'est une belle réussite, Mélanie peut également envisager un recyclage dans ce domaine le cas échéant.
Nous voici à la moitié du parcours, avec une reprise d'Alain Chamfort La fièvre dans le sang par Sylvie Testud. Moins dance que l'original, elle a choisi de ne pas féminiser le texte, donnant ainsi un côté saphique au morceau. sur ce titre l'actrice qui fait la chanteuse est perceptible, elle assure sa partie, rien à dire, mais la voix reste bridée, chanter est un métier, ce n'est pas le sien, mais l'honneur est sauf.
Emmanuelle Beart s'empare du monument qu'est Seras tu là ? de Michel Berger. Cette chanson est tellement connue qu'il est difficile de de l'approprier, marquée qu'elle est du sceau Berger/Sanson. Sans avoir une grande voix, presque récitante, la fragilité, l'émotion qu'elle arrive à faire passer, soutenues par l'orgue atteignent le but recherché, toucher au coeur. Chapeau !
Je n'ai pas la moindre idée de qui p
eut bien être Isabelle Carré, pourtant semble t'il plus que confirmée dans son métier, si j'en crois les sites que j'ai visité. Elle revisite le Confidence pour confidence de Jean Schultheis dans une version très France Gall période Berger premières années. Le tout est sympa sans être transcendant , elle tire son épingle du jeu, un presque sans faute si ce n'est ces choeurs masculins qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. Uun reproche tout de même, Pourquoi s'obstine t'elle a dire j'en suis fou plutôt que j'en suis folle, ca ne colle pas.
On reste dans les tubes eighties avec Un toi mon toit repris à Eli Medeiros par Clotilde Courau. La princesse (je suis people aussi parfois
) garde la ligne festive et dansante initiale, rien à dire, le tout est bien emballé, bien envoyé, du boulot propre net et sans bavure.
Valérie Lemercier reprend du Sylvie Vartan. Ne connaissant quasi rien de cette dernière, ce par amour ou par pitié est une découverte pour moi. Valérie avait déjà travaillé avec Burgalat, pour un disque complet, disque que je n'avais pas du tout aimé, la voix n'étant pas à la hauteur. Même punition ici, si ce n'est pas faux, ça frotte souvent, et je ne suis pas client. L'étonnant étant que c'est la seule de cette sélection à avoir fait son album et clairement celle qui me parait le moins doué pour la chanson. Ici en tout cas, pas l'ombre d'une pointe comique, le titre est traité premier degré (en a t'il d'ailleurs un second ?), il n'est pas mauvais en soi, mais ça ne passe pas.
Lea Drucker (la seule dans la famille Drucker dont je n'ai jamais entendu parler ?) vampirise Les parfums de sa vie d'Art Mengo. Le titre est assez bon en soi pour supporter n'importe qu'elle traitement , et si elle ne fait pas oublier la version originale, marquée par le timbre si particulier de son créateur, elle ne se rend pas ridicule pour autant. Pas de quoi s'en reléver la nuit, pas de quoi non plus éteindre le poste, une honnête version, et c'est déjà beaucoup.
Il en va autrement de Nathalie Baye qui reprend Ainsi soit il de Louis Chedid. ëtre plus à côté de la plaque c'est difficile. L'intonation est fausse (le comble pour une actrice de ce calibre dont je suis totalement fan), rythmiquement pas toujours en place, quasi parlé, comme si jean Pierre Leaud avait réalisé ce morceau. Il paraît qu'elle avait hésité à participer à ce projet, elle aurait du suivre son intuition.
Initialement Isabelle Huppert avec une autre reprise de Sylvie Vartan, Comme un garçon, aurait du être au générique, et puis finalement non, elle ne figure pas dans la version définitive. Quand à savoir pourquoi ... Idem pour Juliette Binoche qui a disparu des tablettes.
Au final, sur les 13 titres, seuls deux me paraissent totalement hors du coup, Valerie Lemercier et Nathalie Baye ayant ratée leurs copies, les autres s'en sortant plutôt bien voir très bien, avec d'heureuses surprises, l'exercice étant difficile, on ne s'improvise pas chanteuse, même si on a une salle de bains.
Le choix des titres manque en peu d'audace, tant dans la sélection, la plupart furent des tubes en leur temps, que dans leur traitement mais on passe un bon moment, découvrant ces actrices sous un nouveau jour. Allez, une suite !
Du country-rock à la française, des tubes en puissance, Magali Fortin frappe fort.
Magali Fortin. J’ai croisé son nom à maintes reprises sur le net, depuis des années. Toujours lié à la country music à la française. Sincever m’ayant missionné, je suis allé voir de plus près à quoi ressemblait la dame et sa musique. En route donc pour poux MagaliFortin.com
Page d’accueil, Dans les gris, une floppée d’options de menu (plus d’une vingtaine) et une photo de la dame en question, jean et santiag, à l’image de sa présentation, plus US que France.Comme c’est de musique qu’il est question, direction la page du même nom. Là surprise, en plus des 2 premiers albums sortis (1999 et 2002) et celui prévu dans les prochains mois, ceux de 2005 et 2010 sont là aussi ) humour ? planning prévisionnel exceptionnel ? même les titres des futurs titres sont annoncés.

Le premier album ayant pour nom Rocking chair, je commence par le titre du même nom (nombre des titres de Magali sont dispo gratuitement en mp3, soulignons le, ce n’est pas si courant pour un auto-produit, la tendance étant souvent aux extraits).
Bon, pas d’erreur, on est bien du côté américain de la musique. Le titre est mieux que bien balancé, poussé par une radio, ca aurait pu faire un petit carton , la voix, mixée un peu en avant respecte en ce sens la tradition française.
Les autres titres disponibles, d’une veine un peu plus ballade, sont toujours bien tournés, même si un poil moins accrocheurs. La voix de Magali, toujours bien en place, claire, manque , à mon avis, d’un grain particulier, d’un timbre plus marqué pour faire la différence.Le second album, en vert et contre tout a un son un peu plus rond, plus plein. Le titre éponyme, ballade au piano, est encore doté d’une mélodie imparable, un peu haut peut être pour la voix de l’interprète le passage en voix de tête est difficile, le solo de guitare est inspiré, bref de la grande et belle chanson, même si, sur ce coup, le country-blues revendiqué par la dame est un peu loin. Mais on y revient aussi sec avec amour mon amour, un duo Franco Americain qui le fait bien. L’ombre d’Axelle Red plane sur ce titre, je trouve (le phrasé de la voix, la mélodie ?).
Et on enchaîne avec un bon vieux rock (a la ZZ Top précise la dame). Bon, si le sens du refrain accrocheur n’est une fois de plus pas mis en défaut, côté gros son, c’est pas ca, la rythmique guitare est un peu poussive et n’arrache pas assez. Mais c’est un simple problème de rélalisation/production et n’enlève rien au charme de ce titre qui est un de mes préférés parmi ceux disponibles.
3-4 whiskies est un autre rock. encore un titre au refrain imparable. Un vrai sens de l’écriture musicale chez cette auteur-compositeur. Les textes me laissent plus froid, toujours bien écrit mais trop « cliché » a mon gôut.
Pour conclure, si le reste des albums est a la mesure de ce qui est mis a disposition, il y a là de quoi satisfaire les amateurs de chanson française.
Magali Fortin, sur une major, avec des moyens a la mesure de son talent pourrait décrocher une timbale du style Gérald De Palmas, leurs musiques se situant dans les mêmes eaux entre rock et variétés.Un seul vrai reproche, les deux pochettes sont très laides (pardon Magali) et font beaucoup plus variété (côté péjoratif) et cheap que le contenu de l’album.
Le site web, bien que très complet, a une mise en page et un graphisme qui tire trop sur les pages persos plutôt que sur le pro. Mais il est en cours de reconstruction donc a suivre.